C’est le montant des dédommagements dus par plusieurs sociétés de gestion britanniques à leurs investisseurs après l’enquête de la FCA sur les fonds prétendument actifs (« closet trackers ») qui se contentaient de suivre un indice malgré des frais élevés. Sur les 84 fonds, 64 sont priés de modifier leur communication. Une société de gestion fait face à une « enforcement action » par le régulateur pour avoir utilisé des outils vraiment « très trompeurs ».
Disruption. Comme la banque, l’assurance est considérablement bouleversée par l’irruption de jeunes entreprises innovantes qui contraint les acteurs en place à revoir leur organisation et leurs méthodes de travail. Dans son étude Tendances assurance 2018, Deloitte pose la question « au-delà de l’insurtech, quel futur pour les assureurs ? » et montre que la gestion des risques est et restera une activité indispensable à notre société, mais qu’elle pourrait être exercée par d’autres que les assureurs. Eric Meistermann et Julien Maldonato, associés chez Deloitte, soulignent que d’un côté, les consommateurs s’organisent grâce aux assurtech pour prendre en main leur assurance grâce à divers modèles affinitaires, tandis que les réassureurs, qui gèrent les risques extrêmes, investissent de plus en plus dans ces jeunes pousses (voir le graphique). Comme s’ils anticipaient un risque réel de disparition des assureurs traditionnels incapables ou trop lents à se transformer à temps pour répondre aux aspirations des clients.
L’Autorité bancaire européenne (EBA) a rendu hier un avis favorable à la proposition du Haut conseil de stabilité financière (HCSF) français de «limiter les expositions des banques systémiques sur les grandes entreprises résidentes les plus endettées, à un niveau de 5% de leurs fonds propres». C’est la première fois qu’une autorité nationale demande à limiter davantage que prévu dans les textes réglementaires l’exposition des banques sur de grandes entreprises, précise l’EBA.
Le Sénat américain a voté hier soir en faveur d’un projet de loi révisant la loi Dodd-Frank adoptée à la suite de la crise financière. Le projet de loi, qui doit encore être repris par la Chambre des Représentants, relève notamment le seuil à partir duquel un établissement financier est qualifié de systémique et soumis à une surveillance accrue de la part de la Réserve fédérale. De 50 milliards de dollars d’actifs, ce seuil passera à 250 milliards, excluant de fait de nombreuses banques régionales. Les républicains majoritaires à la Chambre des Représentants comptent toutefois amender le projet de loi pour ajouter d’autres mesures de dérégulation, ce qui nécessiterait un nouveau passage au Sénat. Les démocrates qui ont accepté de voter pour le compromis actuel pourraient alors s’opposer au projet de loi amendé.
Face à la hausse des coûts réglementaires et à la baisse des commissions, les assureurs-vie britanniques se restructurent et misent sur la gestion d’actifs.
Ardian, qui a pris 51% du capital du courtier en assurance Siaci Saint Honoré en 2015, a été approché par le groupe Aon pour lui vendre sa participation, ont indiqué de bonnes sources à L’Agefi, confirmant une information de L’Argus de l’assurance. L’offre informelle remonte à mai 2017 et s'élevait autour du milliard d’euros. Pierre Donnersberg, président du directoire de Siaci Saint Honoré, en a informé cette semaine les cadres dirigeants du groupe lors d’un séminaire. Ni Ardian ni le courtier n’ont donné suite. Ce dernier a l’ambition d’atteindre une envergure mondiale, mais sans s’adosser à un industriel du secteur -la recomposition du capital en 2015 avait d’ailleurs permis de sortir Jardine Lloyd Thomson du tour de table. «Cela fera trois ans en mai que le fonds Ardian nous accompagne et il sera encore à nos côtés si besoin pour d’éventuelles opérations significatives», assurait Pierre Donnersberg en février 2018 dans un entretien à L’Agefi Hebdo.
BNP Paribas s’apprêterait à racheter les activités polonaises de la banque autrichienne Raiffeisen, indiquait Reuters hier citant une source bancaire haut placée. «Il semble que BNP va acheter Polbank. La décision sera prise dans les deux semaines, début avril au plus tard», a dit la source. Le directeur général de la filiale polonaise de BNP Paribas a dit pour sa part mercredi à des journalistes que Bank BGZ BNP Paribas prendrait dans les semaines qui viennent une importante décision sur les moyens de développer encore sa présence en Pologne. «Nous devons attendre quelques semaines de plus, nous y verrons alors plus clair concernant les principales directions de la croissance que la banque poursuivra», a-t-il déclaré à la presse. Raiffeisen Bank Polska a une valeur comptable de 6,49 milliards de zlotys (1,54 milliard d’euros) et un actif de 48,97 milliards de zlotys. BNP Paribas ne fait pas de commentaires.
BNP Paribas Personal Finance a annoncé hier la reprise à partir du 1er juillet prochain de l’ensemble des «activités de financement automobile» de Hyundai Motor France. «Ce nouveau partenariat avec un constructeur emblématique est la reconnaissance de notre expertise auprès des réseaux de distribution», se félicite Christophe Michaëli, directeur du marché automobile France chez BNP Paribas Personal Finance.
Natixis a annoncé hier la nomination de Luc François comme responsable de la plate-forme EMEA de la banque de grande clientèle, en complément de son rôle actuel de responsable mondial de Global Markets. Anne-Christine Champion voit ses responsabilités étendues en tant que responsable mondiale de la distribution en sus de la gestion du portefeuille de financements. Olivier Delay est quant à lui nommé responsable mondial de Real Assets. Thibaut Le Maire rejoint par ailleurs Natixis en tant que responsable mondial du Coverage Assurance.
Elliott Management a participé à l’acquisition de l’assureur-vie américain Prosperity Life Insurance Group, a annoncé le groupe hier. Elliott s’est allié notamment à Wand Partners pour acquérir l’assureur auprès de Reservoir Capital et Black Diamond Capital. L’opération doit encore être approuvée par les autorités compétentes et devrait être bouclée d’ici le troisième trimestre. Le montant de la transaction n’a pas été divulgué.
La Commission a dévoilé des mesures légales pour faire diminuer les risques bancaires. Elle espère débloquer ainsi le dossier de la garantie des dépôts.
La mutuelle d’épargne retraite des anciens combattants, la France Mutualiste, a présenté mercredi sa nouvelle image de marque, dotée d’un logo plus moderne et du slogan « l’assurance d’un esprit de famille ». Elle lancera le 3 avril une nouvelle gamme d’assurances auto, habitation, emprunteur, santé et prévoyance, grâce à des offres de partenaires (comme Suravenir, l’Equité, Apivia…) distribuées grâce à sa plate-forme Média Courtage (éditeur du comparateur en ligne d’assurance AcommeAssure), rachetée en septembre 2017. Elle souhaite développer des partenariats plus structurants avec d’autres mutuelles qui pourraient devenir actionnaires de Média Courtage pour bénéficier de ce canal de distribution en ligne.
BNP Paribas s’apprêterait à racheter les activités polonaises de la banque autrichienne Raiffeisen, indique Reuters mercredi citant une source bancaire haut placée. «Il semble que BNP va acheter Polbank. La décision sera prise dans les deux semaines, début avril au plus tard», a dit la source. Joint par l’Agefi, BNP Paribas n’a pas fait de commentaire.
Le premier assureur britannique Prudential a pris jusqu’à 6,41% à la Bourse de Londres ce matin, et grimpait de 5,70% à 1.929 pence à midi, après avoir annoncé la séparation de ses activités européennes et britanniques de ses activités internationales. La division M&G Prudential, orientée vers l'épargne et l’investissement va être séparée de ses activités tournées vers l’Asie, les Etats-Unis et l’Afrique, qui conserveront le nom de Prudential. M&G Prudential sera cotée à Londres. A l’issue de la procédure, les actionnaires de Prudential posséderont des titres des deux entités.
La Commission européenne a dévoilé mercredi matin ses mesures destinées à résoudre la question des prêts non performants (non performing loans, NPL). Ces propositions « s’appuient sur les efforts déployés par l’Union européenne, les États membres, les autorités de surveillance et les établissements de crédit – efforts qui ont permis de faire baisser l’encours de NPL dans l’ensemble des banques et des États membres au cours des dernières années », reconnait la Commission. Mais celle-ci souhaite aller plus loin « pour régler le problème des stocks de NPL qui ne sont pas encore résorbés et pour prévenir le risque d’une nouvelle accumulation de prêts non performants à l’avenir ».
Plusieurs hedge funds travaillent ensemble pour amender les règles du marché des CDS, rapporte l’agence Bloomberg. Elliott et Apollo font notamment partie du groupe ainsi que CQS et Anchorage. Ce groupe cherche à réagir après les critiques générées par la stratégie de GSO, filiale de Blackstone spécialisée dans le crédit, qui visait à pousser l’entreprise Hovnanian à un défaut partiel pour bénéficier du déclenchement des CDS. Le cabinet d’avocats Milbank, Tweed, Hadley & McCloy pilote l’effort, qui devra passer par l’Isda, l’association des professionnels du marché des dérivés qui fixe les règles du marché des CDS.
Le groupe bancaire suisse UBS a été sanctionné et temporairement banni par la Securities and Futures Commission (SFC), l’autorité de surveillances des marchés de Hong Kong, rapporte Le Temps. La SFC lui a en effet infligé une amende de 119 millions de dollars hongkongais (14 millions de francs suisses) et lui a interdit d’agir comme sponsor pour les cotations en Bourse durant 18 mois. La banque suisses est accusée d’avoir failli à son devoir de diligence en tant que sponsor de China Forestry Holding, une entreprise chinoise entrée en Bourse en 2009.
M&G Prudential, l'activité de gestion en Europe et au Royaume-Uni, aura sa propre cotation. L'action de l'assureur britannique Prudential a bondi de 5%.
Tenus d’évaluer les éléments de nature à modifier leurs risques et leur solvabilité, les assureurs n’en tiennent pas encore assez compte dans leurs décisions stratégiques.
LCL a annoncé hier avoir d’ores et déjà déployé son nouveau concept d’agences «LCL Mon Agence», testé à Paris et à Nantes, dans plus de 40 agences. Ce plan d’investissement, qui s’intègre dans la feuille stratégique de LCL, mobilisera au total 600 millions d’euros pour accompagner la modernisation des agences et les innovations digitales. Le concept de LCL positionne l’accueil au centre de l’agence et est doté d’un écran digital qui diffuse les informations sur la vie de l’agence.
Dès le début du conseil Ecofin, hier matin, les ministres ont reconnu qu’ils n’atteindraient pas d’accord sur le paquet bancaire – un ensemble de mesures réglementaires en discussion depuis près d’un an et demi. En cause, trois points sensibles encore ouverts : l’interaction entre le standard bâlois Tlac et son équivalent européen Mrel (des coussins d’actifs prépositionnés pour les cas de faillite), des exceptions demandées par Berlin pour les petites banques et les établissements publics, et des désaccords sur la façon de mettre en œuvre le standard international sur les risques de marché (FRTB). La présidence bulgare de l’Ecofin espère maintenant acter un accord au prochain Ecofin. Celui-ci se tiendra en mai, plus ou moins au moment où le Parlement européen votera sa position sur ce dossier.
Les banques grecques vont devoir augmenter leurs fonds propres de 5,25 milliards d’euros pour faire face aux nouvelles règles comptables IFRS 9, qui imposent un traitement prudentiel plus conservateur pour les créances douteuses. Piraeus est la plus durement touchée, avec un impact de 1,6 milliard d’euros, mais Alpha Bank, Eurobank, Ergasias et National Bank of Greece sont toutes concernées. Les charges supplémentaires liées à IFRS 9 seront progressivement reconnues par les banques, leur laissant du temps pour lever les fonds nécessaires.
Les banques de l’Union européenne devront augmenter leur matelas de fonds propres pour couvrir leurs nouveaux prêts à risque dès aujourd’hui, date de la publication par la Commission européenne du texte qui le prévoit. La proposition ne concerne que les prêts nouvellement émis et non pas l’encours des créances douteuses qui pèse déjà sur les bilans des banques européennes, précise l’agence Reuters, qui a eu accès à un projet de document. Les nouvelles règles obligeraient les banques à passer des provisions dans les deux ans à partir de l’entrée de leurs prêts dans la catégorie à risque et dans les huit ans pour les prêts à risque garantis, et à procéder à une réduction non linéaire de leur exposition à ces créances douteuses, montre le document qui semble reprendre en grande partie les propositions faites par la Banque centrale européenne en octobre et fortement critiquées depuis.
Gatienne Brault & Associés et MF2A, fondé par Jérôme Majbruch et Romain Franzetti, ont annoncé hier leur rapprochement sous une même marque, Stance, «pour étoffer la palette de leurs services en matière de fusions-acquisitions et de private equity». Stance Avocats compte six professionnels qui s’adressent aux acteurs de la santé réglementée et plus largement aux «start-up, au capital-développement et au segment mid-cap des opérations de haut de bilan.»