Le géant de l’assurance American International Group, ou AIG, a publié jeudi un résultat net en baisse de 17% au deuxième trimestre, pénalisé par une charge de restructuration de 200 millions de dollars, une rentabilité en baisse dans sa branche d’investissement et des pressions sur les prix de ses polices d’assurance pour entreprises. Le résultat net a reculé à 937 millions de dollars, tandis que le résultat opérationnel ajusté a reculé de 34%, à 961 millions de dollars. La division Total General Insurance, spécialisée dans les services aux entreprises, a vu son résultat ajusté chuter de 46% sur la période, à 568 millions de dollars. Le résultat des investissements du groupe a lui reculé de 12%, à 3,1 milliards de dollars. L’action AIG perdait 5,6% jeudi soir dans les échanges d’après clôture à Wall Street en réaction à cette publication.
Au deuxième trimestre, BPCE (la maison mère de Natixis) a dégagé un bénéfice net en hausse de 6,1% sur un an, à 1,04 milliard d’euros, pour un produit net bancaire (PNB) en progression de 3,1%, à 6,2 milliards d’euros. La banque mutualiste aux deux réseaux (Caisse d’Epargne et Banque Populaire) bénéficie surtout des performances de Natixis (lire par ailleurs). En effet, le pôle Banque de proximité et assurance de BPCE affiche des revenus quasiment stables (+0,9% en données retraitées), en raison de la persistance des taux bas, qui pèsent sur les revenus tirés des marges d’intérêt.
La filiale de banque en ligne de la Société Générale a gagné 242.000 clients au premier semestre, portant leur nombre total à 1,5 million en juillet, a indiqué le groupe bancaire jeudi, lors de la présentation de ses résultats du deuxième trimestre. Ce chiffre représente une part de marché de 30%, confortant le leadership de Boursorama en France, selon une étude de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution portant sur 12 banques en ligne et néobanques, citée par la Société Générale. Le groupe financier estime que sa filiale pourrait atteindre dès 2019 son objectif de 2 millions de clients, initialement fixé pour 2020.
Barclays a annoncé jeudi un bénéfice imposable au deuxième trimestre quasiment triplé par rapport à il y a un an, les comptes de la banque britannique n'étant plus, comme cela avait été le cas lors de publications précédentes, amputés par des coûts des litiges et des restructurations. Le bénéfice imposable de l'établissement s’est élevé à 1,9 milliard de livres (2,1 milliards d’euros) sur la période avril-juin, contre 659 millions de livres il y a un an. Il est supérieur au consensus de 1,46 milliard de dollars en moyenne des analystes fourni par la banque.
Credit Suisse déplacera sans doute une cinquantaine de banquiers d’investissement vers l’Allemagne, autant à Madrid et jusqu'à 150 ailleurs dans l’Union européenne, dont au Luxembourg, dans le cas d’un Brexit dur (sans accord de transition), ont déclaré plusieurs sources à Reuters. La deuxième banque helvétique emploie 5.500 personnes à Londres. «Les discussions avec les autorités compétentes, les salariés et certains actionnaires de poids se poursuivent, mais notre solution reposera sur des lieux multiples, dont Madrid, Francfort et Luxembourg», a déclaré un porte-parole de la banque. Mais quoi qu’il en soit, Londres restera un centre important, a affirmé Credit Suisse.
La banque ING a publié jeudi un bénéfice imposable ajusté en hausse de 1,5% au deuxième trimestre, à 2,02 milliards d’euros, meilleur qu’attendu, soutenu par une économie néerlandaise solide et une base de clients en augmentation. Les analystes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne un recul du résultat, à 1,83 milliard d’euros, de la première banque néerlandaise, contre 1,99 milliard d’euros un an plus tôt.
Aviva a publié jeudi un bénéfice d’exploitation en recul de 2% au premier semestre, l’assureur britannique ayant été pénalisé par les conséquences de cessions d’actifs, des bénéfices plus faibles au Canada et une hausse importante des demandes de dommages-intérêts liées à la météo. Le bénéfice est ressorti à 1,44 milliard de livres (1,57 milliard d’euros), contre 1,47 milliard un an plus tôt. Mais le groupe affirme qu’il pourra atteindre son objectif d’une croissance de son bénéfice par action supérieure à 5% en 2018. Il a également indiqué qu’il verserait un dividende provisoire de 9,25 pence par action, en hausse de 10% par rapport à l’année dernière.
La banque de financement et d’investissement a bien résisté, au deuxième trimestre, et publie un résultat net de 1,16 milliard d'euros, en hausse de 9,3% sur un an.
Wells Fargo devra s’acquitter d’une amende de 2,09 milliards de dollars (1,79 milliard d’euros) pour fausse déclaration présumée concernant la qualité de crédits immobiliers, a annoncé le département de la Justice mercredi. Cette amende vient sanctionner le montage et la vente présumées de crédits immobiliers dont les dossiers contenaient des informations fausses et ne présentant pas les qualités avancées par la banque. «Le règlement [...] tient Wells Fargo pour responsable du montage et de la vente de dizaines de milliers de prêts qui furent titrisés et qui firent ultérieurement défaut», a déclaré Alex G. Tse, procureur général en exercice du district nord de la Californie.
Intesa Sanpaolo a fait état mercredi d’un bénéfice net supérieur aux attentes au deuxième trimestre et a confirmé ses objectifs à moyen terme, mais plusieurs éléments ont déplu aux investisseurs, qui ont sanctionné le titre (-4,9% à Milan après une hausse de 4% la veille). Le bénéfice a atteint 927 millions d’euros, en hausse de 10,7% sur un an. Le consensus réalisé par Reuters attendait 866 millions. Les provisions pour pertes sur créances ont été réduites de 17,9% au premier semestre. Les créances douteuses représentaient 9,3% des encours d’Intesa au 30 juin, contre 11,7% au 31 mars; mais les analystes ont regretté l’augmentation des dépréciations - qui s’explique par la volonté de faciliter leurs cessions, a justifié la banque. En outre, Intesa accuse un recul de 4,3% de son produit net bancaire.
La banque d’investissement italienne Mediobanca a annoncé mercredi une hausse de 27% de son dividende ainsi que l’atteinte, avec un an d’avance, d’un objectif clef de bénéfice opérationnel brut. Ce dernier a ainsi augmenté de 23,6% sur l’exercice fiscal 2017-20118, clos le 30 juin, à 1,057 milliard d’euros tandis que le dividende a été porté à 0,47 euro par action. Le produit net bancaire de l'établissement a augmenté de 10%, à 2,4 milliards d’euros, un niveau légèrement supérieur au consensus de 2,39 milliards d’euros fourni par la banque elle-même. Les provisions pour pertes sur créances ont été réduites de 21,9%, à 247 millions d’euros, tandis que le ratio de fonds propres CET1 était de 14,2% au 30 juin.
La Société Générale a annoncé jeudi matin dans la foulée de ses résultats la vente de sa filiale en Bulgarie, Expressbank, et sa filiale albanaise à la banque hongroise OTP. Le montant de la transaction n’a pas été communiqué, mais celle-ci entraîne une moins-value de 27 millions d’euros dans les comptes du groupe. Selon Reuters, le montant payé pour Expressbank serait en ligne avec celui versé par KBC pour acquérir la filiale bulgare de la Banque nationale de Grèce l’an dernier, soit 610 millions d’euros (ou 1,1 fois ses fonds propres). Par ailleurs, l’agence de presse croit savoir que la SocGen négocie la vente de sa succursale sud-africaine à Absa (troisième banque sud-africaine). Le groupe «fera de nouvelles annonces au second semestre», a-t-il indiqué hier. Dans son plan 2020, la Société Générale prévoit de fermer ou de céder les activités qui n’ont pas la taille critique ou qui ne génèrent pas suffisamment de synergies.
Carlyle a annoncé l’acquisition de 19,9% du capital de DSA Reinsurance, une filiale de l’assureur américain AIG, dans le but d’en faire un acteur indépendant de l’assurance. Coup double, Carlyle pourra bénéficier d’une manne de 6 milliards de dollars de souscriptions pour ses fonds d’investissement. La société de gestion alternative américaine investira ses propres ressources dans DSA Reinsurance et en fera un véhicule doté d’un capital permanent, non astreint aux processus de collecte de fonds. Carlyle rejoint ainsi ses concurrentes Blackstone et Apollo, qui ont établi des plates-formes d’assurance et recruté des dirigeants du secteur pour attirer davantage d’argent de la part des sociétés d’assurance, à la recherche désespérée de rendement.
Lloyds Banking Group a soufflé un vent d’optimisme sur la City. La banque a réalisé un bénéfice net en hausse de 40 % au premier semestre, à 2,23 milliards de livres (2,51 milliards d’euros). En cause, son niveau de provisions liées au scandale des PPI, ces contrats d’assurance emprunteur dont la vente abusive empoisonne nombre d'établissements britanniques depuis 8 ans, est passé de 1,05 milliard de livres fin juin 2017 à 550 millions un an plus tard (dont 460 millions passés au deuxième trimestre). En outre, la direction a rassuré le marché en indiquant qu’elle ne voyait pas pour l’instant de signes de l’effet du Brexit à venir sur l'économie britannique et sa propre activité.
Axa, qui publie ses comptes aujourd’hui, a annoncé mercredi avoir reçu une offre ferme de Cinven portant sur l’acquisition d’AXA Life Europe (ALE), plate-forme spécialisée dans les variable annuities (contrats d’assurance vie à annuités variables) d’Axa en Europe. L’assureur français percevrait 1,165 milliard d’euros en numéraire, montant qui inclut 925 millions d’euros (soit une fois la valeur des fonds propres) provenant de la cession des actions ALE, ainsi qu’une remontée de capital en amont de la transaction, en juin 2018, de ALE à Axa SA pour 240 millions d’euros. «Cette transaction est une nouvelle étape importante dans notre stratégie visant à obtenir un meilleur équilibre entre risques assurantiels et financiers», a déclaré Gérald Harlin, directeur général adjoint et directeur financier d’Axa. Basée à Dublin, ALE gère un portefeuille de 248.000 contrats et dispose de réserves de 5 milliards d’euros. La plate-forme ne génère plus d’affaires nouvelles depuis 2017.
La banque française serait sur le point de vendre sa filiale en Bulgarie ainsi que sa succursale sud-africaine dans le cadre de son plan stratégique qui prévoit d'autres cessions déjà achevées ou en cours.
A la suite de plusieurs signalements, l’Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) mettent en garde le public contre les activités de Patrimoine Gestion Management et PGM Patrimoine et des sites liés, qui proposent des services d’investissement sans y être autorisés. De fait, ces entités et les sites www.patrimoinegestion-management.com et www.pgm-patrimoine.com « ne sont autorisés ni par l’AMF ni par l’ACPR à fournir des services d’investissement et des livrets d’épargne », note les deux régulateurs dans un communiqué. Les autorités recommandent donc aux investisseurs de ne pas donner suite à leurs sollicitations, et ne pas les relayer auprès de tiers.
Plusieurs salariés de Legal & General Investment Management (LGIM) ont signalé la société de gestion auprès du régulateur britannique, la Financial Conduct Authority (FCA), accusant le gestionnaire d’actifs d’une série de défaillances en matière de conformité et de gestion des risques pouvant coûter des millions de livres à ses clients, rapporte le Financial Times. Les plaintes, qui ont été soumises à la FCA ces dernières semaines en vertu des règles liées aux lanceurs d’alertes, mettent en lumière le fonctionnement interne du plus grand gestionnaire d’actifs au Royaume-Uni et soulèvent des questions quant à la solidité de sa gestion des risques. De fait, au moins trois salariés ont évoqué une « pauvre culture du risque » qui commence au niveau de la direction même de LGIM. « La culture du risque de LGIM est devenue si toxique qu’elle a atteint un niveau de crise, déclare ainsi l’un des salariés dans sa plainte, consultée par le Financial Times. Les investisseurs, dont beaucoup d’entre eux sont des particuliers britanniques, voient leurs économies et leurs investissements menacés par l’actuelle culture toxique du risque. »
Provident Financial s’est adjugé jusqu'à 16% en Bourse hier, les investisseurs saluant le recrutement d’un nouveau président et l’avancée du plan de redressement de l'établissement de crédit britannique spécialisé dans la clientèle vulnérable (subprime). Provident, qui publiait hier ses comptes du premier semestre, a annoncé l’arrivée de Patrick Snowball - un professionnel aguerri de l’assurance - au poste de chairman à compter du mois de septembre, remplaçant Stuart Sinclair, qui assurait l’intérim. Il a également recruté trois administrateurs non exécutifs. Le groupe a également confirmé son intention de verser un dividende en 2018. La chute de 53% de son bénéfice net a ainsi été évacuée par les investisseurs.
L’AMAFI (Association Française des Marchés Financiers) et l’AFG (Association Française de la Gestion financière) ont publié hier un standard de Place destiné à encadrer la commercialisation des produits financiers ayant pour sous-jacents des indices qui répondent à des problématiques ESG. Cette publication se fait dans le cadre d’échanges avec l’AMFCe guide a pour objet de définir les conditions dans lesquelles des produits financiers (titres de créance ou fonds structurés) ayant pour sous-jacents des indices ESG peuvent bénéficier d’une approche différenciée concernant le décompte de mécanismes de complexité appliqué à l’indice en vertu de la Position AMF 2010 - 05. Les établissements seront ainsi en mesure de proposer aux investisseurs des produits structurés sur des thématiques inhérentes à l’intégration des préoccupations ESG (l’indice sélectionnant les actifs sur la base de « filtres ESG », tels que définis dans le Guide). Cette approche est sans préjudice de l’attention qui doit être apportée à l’intelligibilité des produits concernés et à la qualité de l’information délivrée lorsqu’ils sont commercialisés auprès d’investisseurs non professionnels, précise les deux associations professionnelles. Le Guide AMAFI / AFG contribue ainsi, pour les producteurs et les distributeurs, à sécuriser la commercialisation de ces produits dès lors qu’ils répondent aux conditions fixées par ce Guide.
Credit Suisse a annoncé mardi un bénéfice net plus que doublé au deuxième trimestre. Le bénéfice net part du groupe a bondi de 114% à 647 millions de francs suisses (559 millions d’euros), dépassant le consensus Reuters qui le donnait à 626 millions. Le propre consensus de la deuxième banque suisse était de 601 millions.