La banque américaine Beneficial Bancorp a accepté d'être achetée par WSFS Financial dans le cadre d’une transaction d’un montant de 1,5 milliard de dollars. Selon les termes de l’accord, les actionnaires de Beneficial Bancorp recevront 0,3013 action WSFS et 2,93 dollars en numéraire par action Beneficial détenue. Sur la base du cours de clôture de mardi, l’action Beneficial est valorisée 19,61 dollars, ce qui représente une prime de 20%.
La Commission luxembourgeoise de surveillance du secteur financier a nommé Marco Zwick comme directeur en charge du métier OPC (organismes de placement financier), selon la presse luxembourgeoise. Il succède à Simone Delcourt, qui part à la retraite. Marco Zwick était membre du comité de direction exécutif de RBC Investor Services Bank depuis 2015. Auparavant, il était actif chez Schroder Investment Management (Luxembourg) et avait aussi exercé dans différentes institutions bancaires luxembourgeoises.
Moody’s a annoncé hier la dégradation d’un cran de plusieurs notes de crédit de Banca Carige (de Caa1 à Caa2 pour la solvabilité fondamentale BCA et de Caa2 à Caa3 pour sa note d'émetteur à long terme, entre autres), ainsi que le placement de ses différents notes sous surveillance négative. Ces décisions ont été prises suite «aux récentes tensions dans la gouvernance du groupe, qui constituent un obstacle à sa restructuration efficace», ainsi que face au risque de Carige d'être placée en résolution après le rejet par la Banque centrale européenne de son plan de conservation des fonds propres (CCP), explique l’agence de notation.
Selon le quotidien néerlandais De Telegraaf, ABN Amro va annoncer aujourd’hui des coupes claires dans ses activités de corporate banking (financement et conseils pour les entreprises), à l’occasion de la publication de ses comptes du deuxième trimestre. Cette restructuration pourrait impliquer la fermeture ou la vente de la moitié de ces activités. En décembre 2017, l'établissement néerlandais avait indiqué qu’il inspecterait les performances du corporate banking à l’aune des nouvelles règles bancaires, en particulier le métier de la compensation et les activités liées aux secteurs de l'énergie et du transport international. En 2017, le bénéfice net du pôle corporate and institutional banking a atteint 221 millions d’euros, soit 8% du bénéfice net du groupe financier.
LendingClub a dépassé les attentes des analystes pour le deuxième trimestre grâce à la progression de ses volumes d’activités. Le prêteur en ligne américain a annoncé hier un bénéfice par action hors éléments exceptionnels de 3 cents, contre un consensus Thomson Reuters à 2 cents. Il affiche une hausse de ses commissions de 27% sur un an, à 136 millions de dollars, tout en ayant accordé 2,82 milliards de dollars de prêts, soit une croissance de 31%. Son revenu a progressé de 26% à 177 millions de dollars, mais un bond de 44% de ses dépenses opérationnelles ont creusé sa perte nette, qui est passée de 25,5 à 60,9 millions de dollars.
L’assureur néerlandais Aegon a annoncé mardi son intention de céder au français Scor quelque 700 millions de dollars d’engagements de réassurance vie aux Etats-Unis. Selon les termes de l’accord, Transamerica, la filiale d’Aegon aux Etats-Unis, réassurera ce portefeuille auprès de Scor Global Life, a précisé le groupe dans un communiqué. Transamerica avait déjà cédé l’essentiel de ses activités de réassurance vie à Scor Global Life, en 2011 et 2017. Cette cession représente l’ultime étape du désengagement d’Aegon de ces activités, et devrait se solder par une perte avant impôts d’environ 90 millions d’euros dans les comptes du second semestre, a précisé le groupe.
La banque en ligne helvétique Swissquote a annoncé l’acquisition du luxembourgeois Internaxx Bank afin de s’assurer un accès au marché européen après le Brexit, alors que son plan initial prévoyait un développement depuis Londres. Le montant de la transaction s'élève à 27,7 millions d’euros. Elle est entièrement financée en fonds propres. Internaxx compte environ 12.000 clients et 2 milliards d’euros d’encours. La banque luxembourgeoise a dégagé l’an dernier un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros et elle est bénéficiaire depuis 2006.
La Banque centrale européenne (BCE) a lancé ce 6 août un appel à commentaires sur le projet de règlement de la BCE relatif aux statistiques du marché monétaire. La modification du règlement vise à simplifier le dispositif de déclaration et à améliorer la qualité des statistiques du marché monétaire de l’euro déclarées auprès du Système européen de banques centrales (SEBC). La banque centrale recueille les commentaires jusqu’au 10 septembre 2018.La BCE rappelle qu’elle collecte les données sur le marché monétaire de l’euro depuis le 1er juillet 2016, conformément au règlement BCE/2014/48 concernant les statistiques des marchés monétaires : le règlement relatif à la collecte d’informations statistiques des marchés monétaires (Money Market Statistical Reporting (MMSR) Regulation). Depuis lors, des données détaillées ont été déclarées par les plus grandes banques de la zone euro pour les transactions libellées en euros sur les compartiments suivants du marché monétaire : opérations en blanc, opérations garanties, swaps de change et swaps au jour le jour (OIS). Afin d’améliorer ses statistiques sur le marché monétaire, la BCE publie ainsi un projet de règlement modifiant le règlement BCE/2014/48 (le règlement MMSR). Le règlement portant modification permettra de garantir que les transactions avec toutes les contreparties financières seront couvertes par le règlement MMSR. Il favorisera également encore davantage la déclaration de l’identifiant d’entité juridique (Legal Entity Identifier – LEI) des contreparties, lorsque celui-ci est disponible, afin de garantir que la collecte des données bénéficie de l’utilisation obligatoire étendue du LEI lors des déclarations dans l’Union. En outre, le règlement renforcera les obligations des déclarants à respecter les normes élevées conçues pour protéger l’intégrité des informations. Le projet de règlement précise également que les données collectées peuvent être utilisées pour le développement et la gestion d’un taux d’intérêt au jour le jour sur les opérations d’emprunt en blanc.
Dans sa décision préliminaire, le CRU a indiqué ne pas envisager d'indemniser les actionnaires et créanciers affectés par la résolution de la banque espagnole.
Après avoir étudié les plaintes au pénal déposées contre Deutsche Bank par des avocats pour le compte d’actionnaires de Postbank, les procureurs des tribunaux de Francfort, Cologne et Bochum ont estimé qu’elles étaient infondées, a annoncé Jan Bayer, l’un des représentants des actionnaires. Ces procédures avaient été lancées en parallèle aux plaintes civiles, qui amèneront l’ancien directeur financier de Deutsche Bank Stefan Krause et le directeur général de Deutsche Post Frank Appel à témoigner en mars 2019. De nombreux actionnaires de Postbank cherchent à obtenir un versement plus important suite à l’acquisition de l'établissement de crédit de Deutsche Post par Deutsche Bank pour 6 milliards d’euros. Ils ont perçu 25 euros par action, alors qu’ils réclament au moins 57,25 euros.
Le chancelier de l’Echiquier britannique Philip Hammond a prévenu les membres éminents de la City que l’Union européenne, menée par la France, chercherait à étouffer les entreprises britanniques du secteur des services financiers dans les formalités administratives après le Brexit, avec le risque de leur faire perdre l’accès aux marchés européens. Lors d’une réunion privée, dont le Financial Times a obtenu un résumé, le ministre britannique a exhorté les dirigeants du secteur à travailler avec le Trésor et la Banque d’Angleterre pour développer des «chemins alternatifs de croissance», principalement dans les marchés émergents, pour compenser toute perte d’activité en Europe. Par ailleurs, Philip Hammond a déclaré que les baisses d’impôts décidées par l’administration Trump aux Etats-Unis étaient «intenables», pariant notamment sur une défaite du président américain aux prochaines élections.
Unicredit réclame 90 millions d’euros au fonds britannique Caius Capital, dans un litige lié aux «cashes», un instrument de dette sophistiqué utilisé par la banque italienne. «Unicredit a déposé plainte contre Caius Capital et les fonds Caius au tribunal de Milan pour obtenir des dédommagements pour environ 90 millions d’euros», a déclaré l'établissement dans un communiqué, sans en dire davantage. Caius avait demandé en mai à l’Autorité bancaire européenne d’enquêter sur près de 3 milliards d’euros d’obligations hybrides convertibles et subordonnées, appelées Cashes, émises par Unicredit en 2008. Le hedge fund indique que les titres étaient classés à tord comme des fonds propres Common Equity tier 1 (CET1). Il estime qu’Unicredit devrait les convertir en actions, ce qui augmenterait son ratio CET1, mais provoquerait d’importantes pertes pour les détenteurs de Cashes. Mais l’EBA a estimé le mois dernier qu’il n'était pas nécessaire d’ouvrir une enquête, Unicredit n’ayant enfreint aucune règle européenne, poussant Caius à abandonner toute procédure.
Des investisseurs dans le fonds du groupe Abraaj, qui pèse 1,6 milliard de dollars, ont recruté la firme de conseil Alvarez & Marsal pour les aider à récupérer leur argent déposée auprès de la firme de private equity basée à Dubaï, rapporte International Investment. Alvarez & Marsal (A&M) représentera les bailleurs de fonds d’Abraaj Private Equity Fund IV dans leurs discussions avec les liquidateurs, pour chercher à récupérer plus de 99 millions de dollars dus par la société. Une cour de justice a désigné Deloitte et PricewaterhouseCoopers pour récupérer plus d’un milliard de dollars de dette due par Abraaj, qui était l’un des investisseurs les plus influents des marchés émergents jusqu’à sa disparition cette année.International Investment explique que la société de capital-investissement fait actuellement l’objet d’une restructuration supervisée par un tribunal après qu’il a été découvert qu’elle avait emprunté de l’argent de certains de ses propres fonds pour couvrir ses dépenses d’exploitation sans le consentement des investisseurs.
Pimco et BlackRock sont accusés d’avoir accéléré les mesures de forclusion contre des emprunteurs américains subprime en difficulté dans le sillage de la crise financière, rapporte le Financial Times. Ces allégations viennent de Bill Erbey, fondateur d’Ocwen Financial, la principale société de services pour les emprunts hypothécaires subprime aux Etats-Unis, qui a intenté une action en justice contre les deux sociétés de gestion aux îles Vierges américaines. Ces dernières ont déposé des motions pour obtenir une annulation de la procédure.
Monte dei Paschi di Siena a fait savoir vendredi que son activité de banque commerciale et la qualité de ses actifs continuaient à évoluer positivement, même si le bénéfice et les fonds propres ont diminué au deuxième trimestre. La quatrième banque italienne a vu son bénéfice net chuter de 46% sur le trimestre à 101 millions d’euros, grevé par une perte de trading et des passifs financiers. Le produit net bancaire a baissé de 5% à 832 millions d’euros, se retrouvant inférieur au consensus Reuters le donnant à 870 millions d’euros. Le ratio de fonds propres dur était de 13,0% au 30 juin contre 14,4% fin mars, l’intensification du risque politique italien ayant affecté la valeur du portefeuille obligataire de la banque.
Le fonds activiste Elliott a démenti une information de presse selon laquelle il a pris une participation d’environ 1% dans la banque d’investissement italienne Mediobanca. «Elliott Advisors (UK) confirme que les fonds qu’il conseille n’ont aucune position (...) sur Mediobanca», a déclaré une porte-parole du fonds américain dans un courriel. L’action Mediobanca a pris 1,64% vendredi à la Bourse de Milan, à 8,8260 euros, en réaction à l’information publiée le même jour dans le journal La Repubblica, qui ajoutait qu’Elliott pourrait encore se renforcer dans la banque avec pour objectif d’en modifier la gouvernance et de la pousser à céder sa participation de 13% dans l’assureur Generali. Elliott a pris le contrôle du conseil d’administration de Telecom Italia en mai après une campagne de deux mois contre la gestion de l’opérateur télécoms par son principal actionnaire, Vivendi. Le Français Vincent Bolloré, qui contrôle Vivendi, est aussi le deuxième actionnaire de Mediobanca.
UBI Banca a indiqué vendredi que la part des créances douteuses et litigieuses (CDL) dans l’ensemble de ses créances devrait tomber plus tôt que prévu sous la barre des 10%. La cinquième banque italienne, qui a longtemps été beaucoup plus laconique sur le sujet que ses concurrentes, a annoncé la titrisation de 2,75 milliards d’euros de CDL - une opération attendue de longue date par le marché. Une seconde cession prévue en début d’année prochaine et les dépréciations déjà passées en 2018 devraient permettre de passer sous les 10% de CDL vers le milieu de 2019, a précisé Victor Massiah, le directeur général d’UBI Banca aux médias, à comparer à une échéance précédente fixée entre 2019 et 2020.
Allianz a annoncé vendredi un bénéfice net en baisse de 5% au deuxième trimestre, à 1,9 milliard d’euros, en raison notamment de la vente du portefeuille d’assurance-vie à Taïwan, mais l’assureur allemand a confirmé qu’il était bien parti pour atteindre son objectif de bénéfice d’exploitation en 2018, proche des 11,1 milliards d’euros dégagés en 2017. Le bénéfice dépasse le consensus Reuters, établi à 1,8 milliard d’euros. Le bénéfice d’exploitation trimestriel est lui en hausse de 2,3% à trois milliards d’euros. Le ratio combiné est ressorti à 94,1% au deuxième trimestre contre 93,7% un an auparavant. Le secteur de l’assurance, après une année 2017 marquée par les catastrophes naturelles, devrait rebondir en 2018.
Royal Bank of Scotland (RBS) a annoncé vendredi qu’il payerait un premier dividende en dix ans et qu’il envisageait des versements exceptionnels, après avoir publié un bénéfice au titre du premier semestre. L'établissement bancaire, majoritairement détenu par l’Etat britannique, a indiqué qu’il comptait verser un acompte sur dividende de 2 pence par action. Il s’agit du premier dividende depuis son sauvetage en 2008. Le bénéfice d’exploitation de RBS a atteint 1,83 milliard de livres au premier semestre, en baisse de 6,1% sur un an. Cette bénéfice inclut les charges liées aux litiges du groupe, d’un montant de 801 millions de livres, qui ont contribué au recul de 5,4% du résultat net, à 888 millions.
Banco BPM, la troisième banque italienne, a annoncé vendredi qu’elle avait sélectionné trois candidats à l’acquisition d’un portefeuille de créances douteuses d’environ 10 milliards d’euros. Il s’agit de trois consortiums: le premier est composé de doBank (le premier acteur du recouvrement en Italie), du fonds d’investissement Fortress et de SPAXS, la nouvelle banque créée par le vétéran Corrado Passera ; le deuxième comprend le spécialiste des créances douteuses Credito Fondiario et l’activiste Elliott Management ; le dernier est constitué des fonds d’investissements américains Christofferson Robb & Company, Davidson Kempner et Prelios. Dans le même temps, Banco BPM a publié pour le deuxième trimestre un résultat net de 129 millions d’euros, en baisse de 42% par rapport au trimestre précédent, en particulier en raison d’une chute importante des revenus de commissions.
L’AMAFI, Association Française des Marchés Financiers et l’AFG, Association Française de la Gestion financière, publient un guide destiné à encadrer la commercialisation des produits financiers ayant pour sous-jacents des indices qui répondent à des problématiques ESG. Les thématiques environnementales, sociales ou de gouvernance (ESG) sont un sujet de préoccupation au cœur du développement actuel de l’économie. Elles suscitent non seulement l’intérêt croissant des investisseurs mais aussi la recherche par les adhérents de l’AMAFI et de l’AFG de solutions adaptées permettant de répondre à cet intérêt. C’est dans cette perspective que l’AMAFI et l’AFG ont mis en place le Guide dans le cadre d’échanges avec l’AMF. Il a pour objet de définir les conditions dans lesquelles des produits financiers (titres de créance ou fonds structurés) ayant pour sous-jacents des indices ESG peuvent bénéficier d’une approche différenciée concernant le décompte de mécanismes de complexité appliqué à l’indice en vertu de la Position AMF 2010-05. Les établissements seront ainsi en mesure de proposer aux investisseurs des produits structurés sur des thématiques inhérentes à l’intégration des préoccupations ESG (l’indice sélectionnant les actifs sur la base de « filtres ESG, tels que définis dans le Guide). Cette approche est sans préjudice de l’attention qui doit être apportée à l’intelligibilité des produits concernés et à la qualité de l’information délivrée lorsqu’ils sont commercialisés auprès d’investisseurs non professionnels. Le Guide AMAFI/AFG contribue ainsi,pour les producteurs et les distributeurs, à sécuriser la commercialisation de ces produits dès lors qu’ils répondent aux conditions fixées par ce Guide. Il témoigne de l’expertise et de l’avance de la Place de Paris en matière ESG et s’inscrit naturellement dans les travaux menés par l’ensemble des parties prenantes sur la finance durable. Consulter le Guide ici
Le groupe bancaire genevois Lombard Odier doit effectuer un paiement supplémentaire de 5,3 millions de dollars aux autorités américaines dans le cadre du conflit fiscal, rapporte L’Agefi Suisse. Lors de la conclusion d’un accord amiable fin 2015, la banque n’a pas révélé certains comptes liés aux Etats-Unis et pour lesquelles elle devait avoir ou du moins aurait dû avoir connaissance, a indiqué mercredi le Département de justice (DoJ). Lombard Odier a toutefois annoncé elle-même ces comptes non déclarés et a coopéré entièrement avec le DoJ. Le groupe genevois fait partie de la catégorie 2 du programme fiscal américain. Le 31 décembre 2015, il avait accepté de payer 99,8 millions de dollars pour échapper à des poursuites pénales.