Alors que le gouvernement a présenté hier les grandes lignes de la loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises), Roland Lescure, député des Français établis hors de France et président de la commission des affaires économiques de l’Assemblée Nationale, a estimé à 200 milliards d’euros le capital disponible dégagé par cette loi (et non pas 100Md€ comme écrit par erreur lors de la précédente version de l’article). «Je n’ai pas encore eu l'étude d’impact de Bercy dont je suis sûr les chiffres seront beaucoup plus savants que les miens mais j’ai fait quelques calculs de coin de table : si on fait ce qu’on espère faire, on peut avoir de l’ordre de 200 milliards d’euros de capital long disponible pour les entreprises dans quelques années grâce au développement de l'épargne retraite d’un côté et de l’intéressement et de la participation de l’autre», a-t-il dit lors d’une conférence organisée lundi soir par l’Af2i (Association française des investisseurs institutionnels). La loi Pacte prévoit notamment la suppression du forfait social pour la participation volontairement mise en place dans les entreprises de moins de 50 salariés et pour l’intéressement dans toutes les entreprises jusqu’à 250 salariés. Elle projette également de supprimer le forfait social sur l’abondement dans les plans d’épargne d’entreprise (PEE) et plans d’épargne retraite collectifs (PERCO) dans les entreprises de moins de 50 salariés. Roland Lescure a par ailleurs dit aux investisseurs présents à la conférence de l’Af2i : «Vous avez un rôle à jouer dans la capacité qu’on pourra avoir suite à cette loi à mettre plus de capital long disponible auprès des entreprises. (...) Il va falloir repenser la manière dont on gère les actifs. Je ne veux pas rentrer dans les chicanes entre sorties en rente, sorties en capital, assureurs versus asset managers, mais je suis convaincu qu’il y en aura pour tout le monde. Le sujet n’est pas combien gère qui, mais comment on gère un gâteau qui aura vocation à grandir de manière importante de manière à répondre aux objectifs de cette loi qui n’est pas de vous donner plus d’argent, mais de financer l’ensemble de l'économie».