Edward Bramson accentue la pression sur Barclays. Le fondateur du fonds activiste Sherborne Investors, qui détient environ 5% du capital de la banque britannique depuis le printemps 2018, a déclaré mardi qu’il avait soumis une résolution au vote de l’assemblée générale du 2 mai, afin de demander aux actionnaires de l’élire au conseil d’administration de Barclays. Il s’agit de la première tentative formellement engagée par l’investisseur activiste pour obtenir le soutien des actionnaires de la banque à son projet de réduction de la voilure en banque de financement et d’investissement. Barclays avait rejeté en septembre sa demande d'être nommé administrateur non exécutif.
Intesa Sanpaolo, la plus grande banque de détail italienne, a respecté son engagement de verser 3,45 milliards d’euros de dividendes à ses actionnaires, soit un taux de distribution de 85%, après avoir fait état mardi d’un bénéfice net en hausse en 2018, à 4,05 milliards d’euros contre 3,8 milliards en 2017, malgré une fin d’année difficile.
Nouveau rapprochement dans l’assurance. Les courtiers Siaci Saint Honoré et CLC Assurances ont annoncé ce mardi la conclusion d’un partenariat industriel et financier. Cette alliance voit Siaci Saint Honoré prendre une participation « majoritaire » dans le capital du courtier bordelais, dont les dirigeants entrent en contrepartie au capital de Siaci, selon un communiqué. Les modalités financières de l’opération demeurent confidentielles. Siaci se renforce ainsi auprès des ETI mais également des TPE et des PME. De son côté, CLC Assurances étoffe son offre de produits destinés aux entreprises, ainsi que sa base de clientèle sur l’ensemble du territoire français.
Des enquêteurs du Congrès américain s’attendent à ce que la Commission des services financiers de la Chambre des représentants examine les démarches entreprises par Deutsche Bank après l'élection présidentielle de 2016 pour se délester d’un prêt octroyé à la banque VTB, contrôlée par l’Etat russe. Selon le Wall Street Journal, Deutsche Bank n'était pas parvenue à vendre la totalité d’un prêt de 600 millions de dollars accordé à VTB. Le numéro un bancaire allemand a vendu seulement 300 millions de ce prêt à la banque russe Alfa Bank en décembre 2016 - VTB a remboursé le solde du prêt en août 2017. Deutsche Bank a cherché à céder le prêt accordé à VTB en raison d’inquiétudes sur ses contacts financiers avec la Russie, que les services de renseignement américains accusent d’ingérence dans l'élection présidentielle américaine de 2016.
La collecte nette de l’assurance vie s’est établie à 22,4 milliards d’euros en 2018, soit 8,3 milliards d’euros de plus par rapport à 2017, selon les chiffres de la Fédération française de l’assurance, publiés lundi. L’assurance a ainsi apporté près de 11 milliards d’euros au financement en actions, le niveau le plus élevé depuis 2007. Par ailleurs, le secteur affiche 39,5 milliards d’euros de volumes de souscription d’unités de compte (UC). Au total, les sociétés d’assurances ont récolté 140,1 milliards d’euros (134,6 milliards d’euros en 2017). L’encours des contrats d’assurance vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) s’élève à 1 700 milliards d’euros à fin décembre 2018, en progression de 1% sur un an.
Le Centre des Professions Financières et ses partenaires, la Caisse des Dépôts, l'Institut des Actuaires, COVEA et l'AFG organisent le retour du Concours international des Mémoires de l'Économie et de la Finance sur le thème de l'investissement de long terme.
Malgré un mois de décembre décevant, la collecte nette de l’assurance vie s’est établie à 22,4 milliards d'euros en 2018, soit 8,3 milliards d’euros de plus par rapport à 2017, rapporte la Fédération française de l'assurance.
Wirecard et son cabinet d’avocats ont déclaré lundi n’avoir trouvé aucune preuve d’inconduite de la part d’un employé de la société de paiement électronique à Singapour, après les articles du Financial Times la semaine dernière sur des irrégularités financières présumées.
La troisième banque suisse cotée a annoncé lundi un plan de suppression de postes, à l’occasion de la publication de résultats annuels décevants. Julius Baer réduira ses effectifs de 2% cette année, un objectif qui s’inscrit dans un programme plus large de diminution de ses coûts de 100 millions de francs suisses (87,6 millions d’euros).
En Australie,la commission d’enquête indépendante, mise en place par le gouvernement, a rendu lundi son rapport surles abus du secteur bancaire australien après onze mois d’investigation. Elle émet notamment une série de 76 recommandations qui visent à contrôler les rémunérations des banquiers et à réformer le système de régulation nationale. Par ailleurs, la commission a conseillé le recours à des poursuites pénales dans 24 cas de mauvaises pratiques repérées chez les banques. Celles-ci comprennent la vente de produits financiers à des personnes handicapées mentales ou encore le prélèvement de frais bancaires à des clients décédés.
Nombre de personnalités politiques ignorent ce qu’est la gestion d’actifs et son rôle crucial dans le financement des entreprises, constate le Financial Times fund management. Cela a poussé certaines sociétés de gestion à renforcer leur engagement politique. Schroders par exemple organise des sessions d’éducation pour les politiques au sein de ses bureaux de la City à Londres. L’objectif est de sensibiliser et d’éviter que les sociétés de gestion soient mises dans le même sac que les autres sociétés de service financier. Les gestionnaires veulent aussi éviter que les règles conçues pour les banques leur soient imposées. Les sociétés de gestion ont aussi renforcé leur engagement à Bruxelles. Nombre de groupes ont créé des équipes de lobbying. Les sociétés cherchent aussi à sensibiliser les politiques.
L’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA) a nomméGabriela Figueiredo Dias, présidente du conseil d’administration du régulateur portugais CMVM, à la présidence de son comité sur lagestion d’actifs (investment management standing committee). Selon un communiqué, la nomination a pris effet au 30 janvier. Le mandat de Gabriela Figueiredo Dias s'étend jusqu’au 30 octobre 2020. Elle avait rejoint le conseil d’administration de l’ESMA en 2018. Le comité sur la gestion d’actifs de l’ESMA étudie les problématiques liées à la gestion de fonds d’investissement et a entre autres pour mission d'élaborer des réglementations pour cette activité telles que les directives UCITS etAIFMD.
Deutsche Bank, qui lutte pour générer des profits, a affiché une baisse de ses revenus de 4% en 2018, accréditant de plus en plus la thèse d’une fusion avec Commerzbank.
L’Autorité européenne de supervision des marchés (Esma), les régulateurs de marchés nationaux de l’Union européenne et la Financial Conduct Authority (FCA) britannique ont officialisé vendredi la signature d’un accord pour gérer les conséquences d’un Brexit dur dans l’univers de la gestion d’actifs, via deux MoU (memorandum of understanding), qui n’entreraient en vigueur qu’en cas d’absence d’accord sur le Brexit. Le premier, qui porte sur la supervision des agences de notation et des registres de données (trade repositories), permettra à l’Esma de continuer à assurer ses missions. Le second MoU, multilatéral, couvre l'échange d’informations entre la FCA et les superviseurs nationaux de l’UE sur des sujets comme la surveillance des marchés ou la gestion d’actifs. Il permettra notamment «la poursuite par des entités établies au Royaume-Uni, de certaines activités comme la gestion de fonds déléguée ou externalisée pour le compte de contreparties établies» dans l’Espace économique européen.
TSB Bank, filiale britannique de la banque espagnole Sabadell, a essuyé une perte de 105,4 millions de livres en 2018 en raison du coût de l'échec d’un important programme informatique qui a pénalisé près de 2 millions de clients. Ces problèmes informatiques ont coûté au total 330 millions de livres (375 millions d’euros). En 2017, TSB avait dégagé un bénéfice de 162,7 millions de livres. La direction de TSB a donc annoncé vendredi que les managers ne percevront aucun bonus au titre de 2018. Tous les salariés de la banque recevront une prime annuelle de 1.500 livres.
Danske Bank a annoncé vendredi qu’il propose de verser un dividende de 8,5 couronnes danoises (1,14 euro) par action au titre de l’exercice 2018, contre 8,64 couronnes attendues par le consensus, et un coupon de 9 couronnes au titre de 2017. Cette réduction est la conséquence des difficultés traversées par le groupe bancaire danois depuis la découverte de l’affaire de blanchiment de sa filiale estonienne. Pour 2019, il table sur un bénéfice net compris entre 14 et 16 milliards de couronnes (consensus 15,04 milliards), après celui de 15 milliards réalisé en 2018. Danske consacrera jusqu'à 2 milliards d’euros à l’intensification de ses efforts de lutte contre le blanchiment de capitaux.
La société d’investissement Eurazeo a annoncé vendredi la cession de sa participation dans Neovia, conformément à l’accord de rachat de la société par le groupe américain Archer Daniels Midland conclu en juillet dernier. Le produit de cession s'élève à 170 millions d’euros pour la quote-part d’Eurazeo, soit un multiple de près de deux fois son investissement initial et un taux de rendement interne (TRI) d’environ 20%, a ajouté le groupe. Neovia a réalisé en 2017 un chiffre d’affaires de 1,6 milliard d’euros. Elle compte 8.950 salariés répartis dans 26 pays.
CNP Assurances a annoncé vendredi dans un communiqué avoir placé 500 millions d’euros d’obligations subordonnées Tier 2, dans le cadre du programme EMTN mis en place en décembre 2018. Il s’agit d’une obligation d’un montant de maturité 10 ans «bullet», de 500 millions d’euros, portant intérêt au taux fixe de 2,75%. Ce coupon fixe est le plus bas payé par le groupe CNP Assurances pour une émission Tier 2. Cette émission permettra à CNP Assurances de préparer les prochaines arrivées à échéance obligataires et d’optimiser sa structure de capital, précise le groupe dans un communiqué. Les fonds provenant de l'émission entreront dans la constitution du capital réglementaire Solvabilité 2.
Le Sénat a voté jeudi en faveur d’un amendement permettant la transférabilité des contrats d’assurance-vie. Mais le gouvernement s’est montré défavorable à cette transférabilité, mettant en avant trois potentielles conséquences: instabilité des assureurs et de l’économie française, réduction de la capacité des assureurs à flécher l’épargne vers l’économie productive, et perversion de la contrepartie demandée aux avantages fiscaux de l’assurance-vie. Alors que l’amendement doit être transmis pour examen en deuxième lecture à l’Assemblée nationale ces prochaines semaines, la fintech Nalo a lancé une pétition sur change.org, «pour peser dans le débat parlementaire», à destination des épargnants et acteurs du secteur.
Confirmant une information du FT et de Reuters parue le 1er février, la Financial Conduct Authority, régulateur des marchés financiers britanniques, a annoncé la signature de mémorandums d’entente avec l’ESMA et les régulateurs des marchés financiers locaux en Europe. Ceux-ci ne s’appliqueront que dansle cas où le Royaume-Uni sortirait de l’Union Européenne sans accord fin mars. Précisément, un mémorandum a été signé entre la FCA et l’ESMA couvrant la surveillance des agences de notation de crédit et des référentiels centraux. Un autre mémorandum signé entre la FCAet les autorités de régulation locales compétentes en Europe porte sur la coopération en matière de surveillance, l’application des loiset l'échange d’informations concernant la surveillance de marché, les services d’investissement et les activités de gestion d’actifs. Ce mémorandum permettra notamment d’assurer l’externalisation et ladélégation de gestion de portefeuille à des gestionnaires d’actifs britanniques avec le consentement detierces parties basées dans l’Espace économique européen dans le cadre d’unBrexit sans accord.
L’Autorité européenne de supervision des marchés (Esma), les régulateurs de marchés nationaux de l’Union européenne et la Financial Conduct Authority (FCA) britannique ont officialisé vendredi la signature d’un accord pour gérer les conséquences d’un Brexit dur dans l’univers de la gestion d’actifs. Deux MoU (memorandum of understanding), qui n’entreraient en vigueur qu’en cas d’absence d’accord sur le Brexit. Le premier porte sur la supervision des agences de notation et des registres de données (trade repositories) et permettra à l’Esma de continuer à assurer ses missions.
TSB Bank, filiale britannique de la banque espagnole Sabadell, a essuyé une perte de 105,4 millions de livres en 2018 en raison du coût de l'échec d’un important programme informatique qui a pénalisé près de 2 millions de clients. Ces problèmes informatiques ont coûté au total 330 millions de livres. En 2017, TSB avait dégagé un bénéfice de 162,7 millions de livres.
Danske Bank a annoncé qu’il propose de verser un dividende de 8,5 couronnes danoises (1,14 euro) par action au titre de l’exercice 2018, contre 8,64 couronnes attendues par le marché selon un consensus Reuters, et un coupon de 9 couronnes au titre de 2017.
Après trois années de pertes consécutives, Deutsche Bank a annoncé vendredi avoir dégagé un bénéfice net, hors intérêts minoritaires, de 267 millions d’euros sur l’exercice 2018, contre une perte de 751 millions d’euros sur l’exercice 2017. «Notre retour à la rentabilité montre que Deutsche Bank est sur la bonne voie», a déclaré Christian Sewing, directeur général de la première banque allemande dans un communiqué. «En 2019, notre but ne sera pas seulement de réduire les coûts mais aussi d’investir de manière ciblée dans notre développement. Nous voulons accroître la rentabilité de manière substantielle tout au long de cette année et au-delà», a-t-il ajouté.
Les titres des banques espagnoles Banco de Sabadell et Caixabank chutaient de quelque 8% vendredi à la mi-journée à la Bourse de Madrid, les investisseurs sanctionnant des résultats inférieurs aux attentes.
Une cinquantaine de société de gestion doivent trouver un accord d’ici à vendredi avec la SEC concernant des accusations selon lesquelles elles ont dirigé les clients vers des fonds présentant des frais élevés au lieu de favoriser les versions meilleur marché, selon le Wall Street Journal, citant des sources proches du dossier. En février 2018, la SEC avait demandé aux sociétés de gestion de faire état volontairement d’affaires dans lesquelles elles avaient surfacturé des clients, en échange de sanctions financières minorées. Les noms des sociétés impliquées n’ont pas été dévoilés. L’affaire porte sur les frais courant (12b-1) qui sont prélevés sur les actifs et utilisés pour récompenser les conseillers financiers qui vendent les fonds. Les frais sont parfois partagés par la société de gestion qui gère le portefeuille. Les sociétés de gestion sont censées dévoiler s’il y a des versions du même fonds qui n’imposent pas ces frais.