Les risques émergents, liés à la cybersécurité, au climat ou à l’immatériel, réclament des solutions d’assurance nouvelles, souvent encore embryonnaires.
Si vous êtes fonctionnaire, de préférence un homme de plus de 55 ans travaillant dans la fonction publique hospitalière ou dans une administration centrale, alors vous avez une chance d’appartenir au 1 % des agents du public (48.500) dont la rémunération nette est de 7.850 euros et plus. Les femmes ont beau représenter près des deux-tiers des effectifs de la fonction publique, elles ne forment qu’un quart du « top 0,5 % », rémunéré largement au-dessus de 10.000 euros. L’inégalité salariale hommes-femmes a de beaux jours devant elle.
La quête du candidat idéal : le Graal des RH ! Pour améliorer la rétention de ses conseillers de clientèle, le Crédit Agricole d’Ile-de-France s’est doté d’une solution prédictive.
Elle « vise à développer des techniques scientifiques nécessaires à la compréhension des problèmes fondamentaux des marchés financiers, incluant les krachs boursiers, les modèles de risques et l’impact des coûts ». Lancée le 18 février dernier, la nouvelle chaire de recherche « Econophysique et systèmes complexes » est le fruit d’un partenariat entre l’Ecole polytechnique et la société de gestion d’actifs quantitative Capital Fund Management SA (CFM, 9 milliards de dollars d’actifs sous gestion) – laquelle contribuera à hauteur d’environ 2,5 millions d’euros sur dix ans. L’objectif : « Explorer le concept selon lequel les effondrements du marché sont le résultat de faiblesses inhérentes à la construction même du marché, par opposition à la théorie académique actuelle, qui accorde une plus grande importance aux facteurs externes. »
Le réseau des Directeurs financiers et de contrôle de gestion (DFCG) et l’école de management Audencia lancent un executive MSc directeur financier, à Paris. Un programme de 51 jours sur 16 mois (à raison de trois à quatre jours consécutifs par mois), destiné aux actuels et futurs DAF (Directeur administratif et financier), mais aussi aux cadres et managers issus d’autres fonctions intéressés. Objectif de cette formation diplômante : permettre aux participants de maîtriser les aspects financiers et comptables de l’entreprise, en adoptant une vision globale de celle-ci. Eligible au compte personnel de formation, elle est ouverte aux titulaires d’un bac +3/4 ou équivalent, justifiant de cinq ans d’expérience professionnelle. La première promotion d’une quinzaine de personnes démarre le 21 mai prochain.
Le CFA Institute peut se frotter les mains. L’Association des professionnels de l’investissement a enregistré une augmentation de 13 % du nombre de candidats dans le monde ayant passé, en décembre dernier, l’examen de niveau I du programme Chartered Financial Analyst (CFA). Et 45 % des quelque 77.000 aspirants à cette certification ont franchi avec succès ce premier niveau. Les candidats sont toujours plus nombreux dans la région Asie - Pacifique (59 % du total, en hausse de 19 %), la Chine continentale ayant, à elle seule, présenté plus de 23.600 candidats (30 %), devant les Etats-Unis (16 %) et l’Inde (10 %). Pour mémoire, les intéressés doivent réussir les trois niveaux d’examen, disposer de quatre ans d’expérience professionnelle dans le secteur et s’engager à respecter le code d’éthique et les normes de conduite de l’association. En moyenne, il faut quatre ans pour finaliser le parcours. Moins d’un candidat sur cinq décroche la certification.
Sixième année consécutive de hausse pour les recrutements de cadres, annonce l’Apec (Agence pour l’emploi des cadres) dans son Panel Entreprises, publié le 19 février. Au total, le nombre d’embauches dans les services devrait s’établir, en 2019, entre 196.300 et 211.000, dont 17.000 à 19.200 pour le seul secteur banque et assurance, en 4e position, très loin derrière les activités informatiques et télécommunication et l’ingénierie et la R&D. Les activités juridiques et comptables, le conseil et la gestion des entreprises prennent la 3e place (de 26.700 à 28.500). La fonction finance, comptabilité, contrôle de gestion, audit, devrait, elle, recruter entre 21.800 et 23.700 cadres. Une autre étude publiée par la Dares (ministère du Travail) le 11 février fait, elle, état d’une augmentation en 2018 de 3,9 % des ruptures conventionnelles individuelles par rapport à 2017. Et, parmi les 430.700 ruptures enregistrées, 12.460 ont concerné les activités financières et d’assurance. Soit une hausse, tout de même, de 7,2 % !
PASSIF. BlackRock aurait réduit de 60 % ses dépenses de recherche externe en 2018 pour la zone Emea (Europe, Moyen-Orient, Afrique) selon Financial News. Le budget alloué serait ainsi passé de 35 à moins de 15 millions de dollars. Deux fournisseurs estiment même que les coupes seraient encore beaucoup plus importantes. Mais avec près de 70 % de gestions indicielles ou ETF (Exchange Traded Funds), BlackRock peut-il encore être considéré comme un gestionnaire actif emblématique en termes de besoins d’analyses externes ? Une récente étude du CFA Institute évoque une baisse moyenne de 6,4 % des budgets 2018 pour l’ensemble de la gestion, et de 11,1 % pour les sociétés avec plus de 250 milliards d’encours.
La banque italienne Carige, placée sous la tutelle de la Banque centrale européenne en janvier, a présenté jeudi son plan stratégique. Elle a porté à 630 millions d’euros le montant des capitaux qu’elle devra lever cette année pour restaurer sa solvabilité. L’estimation précédente était de 400 millions d’euros, mais le renflouement de la banque avait été bloqué en décembre par son principal actionnaire, poussant la BCE à intervenir en tant que superviseur bancaire européen. Sur les 630 millions d’euros, 320 millions se substitueront aux titres subordonnés émis fin 2018 au profit d’un fonds de place en Italie.
BNP Paribas Fortis projetterait de supprimer 2.500 postes sur la période 2019-2021, selon le quotidien belge L’Echo. Interrogée par L’Agefi, la filiale belge de BNP Paribas se refuse à tout commentaire.
Nouveau plongeon pour l’action Metro Bank. Le cours de Bourse de la jeune banque britannique chutait de 20% mercredi matin, après l’annonce d’une prochaine augmentation de capital de 350 millions de livres (406 millions d’euros). Créée en 2010 avec pour objectif de prendre des parts de marché aux grandes banques du Royaume-Uni, Metro Bank a également annoncé que la Financial Conduct Authority et la Prudential Regulatory Authority projetaient d’enquêter sur ses erreurs comptables révélées le mois dernier. Cette confession d’un calcul erroné des actifs pondérés par le risque avait provoqué une chute du titre de près de 40% le 23 janvier.
Les gouvernements de l’Union européenne (UE) et le Parlement européen ont conclu un accord sur un contrôle renforcé des sociétés d’investissement offrant des services de «type bancaire». L’accord, conclu mardi soir et qui se rapproche davantage de celui validé par les Etats membres en janvier que de la position du Parlement, renforcera les pouvoirs de la Commission européenne en matière de surveillance des sociétés financières étrangères opérant dans l’Union, notamment des entreprises basées au Royaume-Uni, après le Brexit.
La Breda annoncé ce matin un résultat net consolidé en progression de 8% à 277 millions d’euros en 2018, contre 257 millions d’euros l’année précédente. Le produit net bancaire (PNB) s’est lui aussi inscrit en hausse de 3,4% à 1,19 milliard d’euros. La première des Banques Populaires signe ainsi sa sixième année consécutive de hausse.
L’association européenne des gestionnaires d’actifs, l’EFAMA s’est réjouit hier de l’approbation par la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen de l’accord de trilogue sur le projet de produit d’épargne retraite paneuropéen (PEPP), qui ouvre la voie au développement de produits de pension individuelle bénéficiant d’un label européen, indique un communiqué. L’EFAMA réitère son ferme soutien au PEPP, qui joue, selon l’association, un rôle stratégique important pour aider et encourager les citoyens européens à épargner pour leur retraite et pour orienter davantage leurs économies vers des investissements à long terme dans l’UE. Le PEPP pourrait devenir une partie importante du marché unique et renforcer l’Union des marchés des capitaux en augmentant la part de l'épargne des ménages investie dans des instruments des marchés des capitaux. L’association estime qu’il s’agit d’une bonne nouvelle pour les épargnants européens de pouvoir choisir des PEPP de base fondés sur des stratégies de cycle de vie compatibles avec l’objectif ultime de protection de la valeur réelle à long terme du capital apporté. À l’avenir, le règlement PEPP ne produira tous les effets positifs attendus que si les mesures d’accompagnement de niveau 2 garantissent que le PEPP est attrayant à la fois pour les épargnants et les fournisseurs. Le traitement fiscal applicable au PEPP constituera également un élément crucial pour sa promotion dans les États membres. À cet égard, l’EFAMA souscrit à la recommandation de la Commission européenne selon laquelle les États membres accordent au PEPP le même allégement fiscal que celui accordé aux produits de retraite nationaux afin de garantir le bon démarrage du PEPP. Les institutions européennes avaient entériné le 3 février l’accord politique intervenu en décembre dernier entre le Parlement européen et le Conseil sur le projet de PEPP. La Commission avait lancé cette initiative en juin 2017.
Le parlement européen et les Etats membres de l’Union européenne ont trouvé un accord politique sur la réforme européenne du régime prudentiel applicable aux sociétés d’investissement. Ces nouvelles règles ont pour but d’améliorer les flux d’investissement au sein de l’Union européenne et de permettre une meilleure protection des investisseurs. Selon la commission européenne qui voit cette réforme comme un élément clé de l’union des marchés de capitaux dans l’UE, les nouvelles règles seront plus équilibrées et permettront une meilleure supervision des sociétés d’investissement en terme de capital, liquidité et autres critères de gestion du risque. Ainsi les sociétés d’investissement qui opèrent des activités similaires à celles de banques et qui posent aussi des risques identiques seront soumises aux mêmes règles de supervision que les banques. La commission européenne ajoute que que les sociétés concernées bénéficieront d’une législation plus adaptée à leurs modèles d’activité. Les principesd'équivalence concernantla fourniturede services d’investissement par des pays tiers seront renforcés et clarifiés. Les sociétés d’investissement seront réparties en trois catégories avec cette réforme. Les grandes sociétés continueront à appliquer les règles prudentielles en vigueur tandis que celles considérées comme les plus systémiques seront soumises au même régime de supervision que les grandes institutions de crédit. Les autres firmes seront, elles, placées dans deux groupes et les nouvelles règles prudentielles prendront en compte leurs risques spécifiques. Les plus petites sociétés d’investissement pourront ainsi bénéficier de critères plus simples et en ligne avec leurs activités.
Le réassureur britannique Pool Re, qui prend en charge la couverture du risque terroriste au Royaume-Uni, a annoncé le placement d’une obligation catastrophe de 75 millions de livres (87 millions d’euros). Les obligations à 3 ans, qui paient 5,9% par an, sont «les premières insurance-linked securities (ILS) à couvrir exclusivement le risque terroriste», précise le groupe. GC Securities a placé ce «cat bond», et Clifford Chance a travaillé sur les aspects juridiques. Créé en 1993 à la suite de la campagne d’attentats de l’Armée républicaine irlandaise, Pool Re rassemble la plupart des assureurs et des membres du Lloyd’s, et bénéficie d’un engagement de soutien du Trésor britannique.
BNP Paribas a déboursé 7,98 millions d’euros pour être l’unique mécène, sur cinq ans, d’une licence «Impact positif» destinée à former aux métiers du développement durable, selon Libération. Sa création a été votée jeudi dernier par le réseau d’établissements parisiens Paris Sciences et Lettres (PSL). Selon le quotidien, la création de cette licence a provoqué des réactions chez une partie des étudiants et enseignants, certains craignant «une remise en cause de l’indépendance académique». Elle comporte cependant une clause de «non-dénigrement» mutuel, qui permettra à BNP Paribas, en cas de désaccord, de se retirer et de mettre fin au financement de cette licence.
Le groupe Crédit Agricole lance CA Transitions, le premier fonds d’investissement bancaire pour compte propre dédié aux transitions énergétique, agricole et agroalimentaire. Il est géré par Idia Capital Investissement, filiale de gestion spécialisée du groupe Crédit Agricole. Il a pour objectif de lever 200 millions d’euros, apportés par les caisses régionales de Crédit Agricole et le groupe Crédit Agricole S.A. Le fonds cible les PME, les ETI et les coopératives, auxquelles il sera proposé, en co-investissement avec les sociétés de capital investissement régionales du groupe, des investissements compris entre 1 et 20 millions d’euros pour 5 à 10 ans.
L’assureur helvétique Swiss Life a publié mardi un bénéfice net en hausse de 7% à 1 milliard de francs suisses (950 millions d’euros) pour 2018. Les revenus issus de frais et commissions de l’assureur ont, eux, progressé de 6%, à 1,6 milliard de francs suisses. Les actifs sous gestion deSwiss Life AM ont atteint 233 milliards de francs suisses au 31 décembre 2018. L’assureur, qui a dégagé un rendement des capitaux propres de 9,1% en 2018, a dépassétous les objectifs de son plan sur trois ans. En conséquence, Swiss Life a pris la décision de relever son dividende à 16,50 francs suisses par action, contre 13,50 francs suisses lors de l’exercice précédent.
La banque Credit Suisse a annoncé mardi plusieurs changements à son comité exécutif, qui se féminise par la même occasion. Déjà membre du comex, Lara Warner devient responsable des risques pour le groupe (chief risk officer), et remplace Jo Oechslin qui quitte l’instance de direction pour devenir senior adviser. Lydie Hudson, qui était responsable des opérations pour les activités de marché, est nommée patronne de la conformité (chief compliance officer) et fait son entrée au comex. Antoinette Poschung fait également son entrée au comité de direction pour remplacer Peter Goerke en tant que responsable des ressources humaines du groupe.