Le fonds souverain qatari cherche à acquérir une participation d’au moins 5% dans Deutsche Bank, rapporte vendredi l’hebdomadaire Spiegel, qui cite des sources anonymes. La Qatar Investment Authority (QIA) pourrait procéder à cette acquisition sur le marché ou auprès du conglomérat chinois HNA, qui détient 6,3% du capital de la première banque allemande. Les discussions avec la BaFin, l’autorité des marchés financiers allemands, ont déjà commencé, ajoute le journal. Deutsche Bank, la QIA et la BaFin n’ont pas souhaité s’exprimer. La famille royale du Qatar détient déjà une participation de 6,1% au capital de Deutsche Bank, montrent les données disponibles sur le site de l'établissement.
Boursorama, filiale de Société Générale, est en tête des banques en ligne en France, avec 1,7 million de clients fin 2018, soit 460.000 de plus que fin 2017, selon ses résultats annuels. Elle est suivie par Nickel, filiale de BNP Paribas, qui comptait 1,1 million de clients à fin 2018, soit 347.000 de plus qu’un an plus tôt. Par ailleurs, l’allemande N26 compte 600.000 clients en France.
Le fournisseur d’indices S&P Dow Jones Indices a annoncé ce 1er mars que, dans le cadre de nouvelle réglementation de l’Union européenne sur les indices,ses principaux indices, dont le S&P 500 et le Dow Jones Industrial Average (DJIA) ont été admis au registre des indices des pays tiers de l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF, ou Esma en anglais). L’inclusion de ces indices dans le registre de l’Esma permet aux entités supervisées (banques, firmes d’investissement et compagnies d’assurances) de continuer à utiliser ces indices au sein de l’Union européenne. Cette inclusion marque aussi la fin du processus de mise en oeuvre de la réglementation sur les indices par S&P Dow Jones Indices.
L’Autorité bancaire européenne (EBA) a appelé les Etats membres à proposer des mesures de protection des dépôts sur comptes courants dans les agences de banques britanniques situées dans l’UE en cas de Brexit sans accord. Les dépôts des banques sont protégées par un dispositif de garantie nationale des dépôts en cas de faillite des établissement de crédit, à hauteur de 100.000 euros, mais ce dispositif ne s’applique pas aux banques en dehors de l’UE.
Des dirigeants de Wells Fargo ont conclu un accord d’un montant de 240 millions de dollars (211 millions d’euros) pour régler un litige avec des actionnaires américains dans l’affaire de création par des employés de la banque de millions de comptes non autorisés.
L’autorité allemande des marchés financiers ne s’intéresse pas qu’aux présumées manipulations de marchés dont aurait pu faire l’objet Wirecard ces dernières semaines. Dans un mail adressé à Bloomberg, la BaFin a indiqué que son enquête englobe également d'éventuelles fautes de la part de la société de paiements. Elle cherche à savoir si Wirecard pourrait avoir violé son obligation de divulguer des renseignements pertinents pour le marché en temps opportun en ce qui concerne les allégations d’irrégularités comptables évoquées dans plusieurs articles du Financial Times. L’enquête se poursuit dans « toutes les directions », a expliqué la BaFin.
S'étant procuré le texte du jugement contre UBS qui a aboutit à une amende globale de 4,5 milliards d’euros en France, le Financial Times décrypte dans son édition du 1er mars la façon dont les banquiers suisse d’UBS ont procédé pour transférer des fonds de clients français afin qu’ils échappent au fisc. Des allégations que la banque suisse a toujours démenties et pour lesquelles elle a fait appel du jugement. L’article du FT décrit ainsi des banquiers envoyés en France avec des tactiques dignes d’un James Bond : cartes de visite sans logo, clefs USB cryptées et consignes expliquant comment éviter de se faire prendre. Ces banquiers étaient appelés «les chasseurs». Une personne citée dans le document de jugement de 217 pages explique ainsi que le but était de «prendre autant de comptes que possible et de les transférer en Suisse, qu’ils soient déclarés ou non». La «chasse» avait lieu dans des grands restaurants de Paris, dans des golfs, à l’opéra de Nantes et de Lyon, des tournois de rugby ou encore dans la loge à 80.000 euros d’UBS à Roland Garros. Le journal rappelle également le rôle joué dans l’enquête par Stéphanie Gibaud, une ancienne salariée d’UBS, contre laquelle la banque suisse a porté plainte pour diffamation.
BNP Paribas a annoncé vendredi la cession de 9,23% du capital de l’assureur vie indien SBI Life, via sa filiale BNP Paribas Cardif. Cette opération génèrera une plus-value nette d’impôt de l’ordre de 450 millions d’euros dans les comptes du premier trimestre de la banque française, indique celle-ci dans un communiqué.
Le dépositaire central d’Euronext Dublin, Euroclear UK and Ireland, basé au Royaume-Uni, a obtenu une reconnaissance de l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) lui permettant de poursuivre ses activités avec ses clients européens même en cas de Brexit sans accord.
La Société Générale a annoncé jeudi la cession de sa filiale au Monténégro à OTP Bank, et de sa filiale en Macédoine, Ohridska Banka Societe Generale, à Steiermärkische Sparkasse. La banque, qui a déjà cédé récemment ses filiales en Moldavie et en Serbie à labanque hongroise OTP Bank, poursuit ainsi son désengagement d’Europe de l’Est afin d’opérer un recentrage géographique, conformément à son plan stratégique 2020. Ces deux opérations devraient avoir un effet positif de près de 2 points de base sur le ratio de solvabilité CET1 du groupe et réduire les encours pondérés d’1,1 milliard d’euros, selon un communiqué. L’impact de 66 millions d’euros engendré par les cessions a déjà été intégré dans la charge exceptionnelle de 241 millions d’euros.
JPMorgan s’est assuré de disposer de locaux supplémentaires à la périphérie de Paris pour accueillir rapidement jusqu'à 200 salariés en cas de Brexit sans accord, selon l’agence Reuters. Et ce afin d'éventuellement transférer dès le 1er avril des activités qu’elle juge indispensables à son bon fonctionnement en Europe continentale. Elle dispose de bureaux Place Vendôme. L’Hôtel de la Marine, sur la place de la Concorde, est une des adresses permanentes à l'étude. JPMorgan a également signé des baux de court terme pour des chambres d’hôtel et des appartements à Paris et dans plusieurs autres villes européennes en cas de «hard Brexit».
BPER, la sixième banque italienne, qui vient de reprendre les activités bancaires de l’assureur Unipol, a présenté jeudi son plan stratégique 2019-2021. Elle prévoit la fermeture de 16% des agences du groupe, au nombre de 1.476 fin 2018, dont la moitié cette année. Le plan table aussi sur 1.300 suppressions de postes, soit 9% de l’effectif actuel, pour un coût de restructuration de 180 à 200 millions d’euros et des économies annuelles de 80 millions. Enfin, le groupe ne conservera que deux enseignes, contre cinq à l’heure actuelle, BPER et Banco di Sardegna. A l’horizon 2021, BPER vise ainsi un résultat net de 450 millions d’euros (+7,1% par rapport à 2018), une baisse de 5,6 points du coefficient d’exploitation, sous les 59%, et un rendement des fonds propres tangibles d’environ 10%, contre 8,9% l’an dernier.
BPER, la sixième banque italienne, qui vient de reprendre les activités bancaires de l’assureur Unipol, a présenté jeudi son plan stratégique 2019-2021. Ce dernier prévoit la fermeture de 16% des agences du groupe, au nombre de 1.476 fin 2018, dont la moitié cette année. Le plan table aussi sur 1.300 suppressions de postes, soit 9% de l’effectif actuel, pour un coût de restructuration de 180 à 200 millions d’euros et des économies annuelles de 80 millions. Enfin, le groupe ne conservera que deux enseignes, contre cinq à l’heure actuelle, BPER et Banco di Sardegna.
JPMorgan s’est assuré de disposer de locaux supplémentaires à la périphérie de Paris pour accueillir rapidement jusqu'à 200 salariés en cas de Brexit sans accord, selon l’agence Reuters, qui cite plusieurs sources proches du dossier.
Arkéa, la branche dissidente du groupe Crédit Mutuel regroupant les fédérations de Bretagne, du Sud-Ouest et du Massif Central, a publié hier un bénéfice net en hausse de 2,1% sur un an (et de 16,5% hors éléments exceptionnels et norme IFRS 9), au titre de 2018, à 437 millions d’euros, son plus haut niveau jamais atteint. Record historique également pour le PNBA (produit net banque assurance), ressorti à 2,15 milliards d’euros l’an dernier, en progression de 2,7%, et de 4,7% à périmètre comparable.
La Société Générale a annoncé ce jeudi la cession de sa filiale au Monténégro à OTP Bank et de sa filiale en Macédoine, Ohridska Banka Societe Generale, à Steiermärkische Sparkasse. La banque, qui a déjà cédé récemment ses filiales en Moldavie et en Serbie à labanque hongroise OTP Bank, poursuit ainsi son désengagement d’Europe de l’Est afin d’opérer un recentrage géographique de ses activités conformément aux objectifs de son plan stratégique 2020.
Après le départ forcé du gérant star de GAM Tim Haywood, confronté à des problèmes sur les procédures de gestion des risques qui avaient entraîné dans un premier temps sa suspension,c’est désormais le gérant à l’origine de toute l’affaire qui vient d'être remercié, rapporte le site spécialisé finews. «Je peux confirmer que je suis l’un parmi plusieurs gérants de fonds qui ont été licenciés ces derniers mois», a indiqué l’intéressé au site. L’intéressé avait rejoint GAM 13 ans plus tôtet semblait travailler en parfaite ententeavec Tim Haywood dans le cadre de la gestion des fameux fonds ARBF (unconstrained/absolute return), eux aussi liquidés. Cerise sur le gâteau, le lanceur d’alerte ne serait pas parti les mains vides. Selon une source bien informée, GAM lui aurait octroyé l'équivalent de plusieurs années de salaires et lui aurait promis un bonus. L’intéressé n’a pas souhaité s’exprimer sur les modalités de son départ. Il reste que l’affaire Tim Haywood aura entraîné une réduction d’effectifs d’environ 10%, dont de nombreux cadres de l’entreprise, à commencer par Alexander Friedman, anciendirecteur général, qui n’a toujours pas de successeur. Sans parler du bilan désastreuxde la société de gestion en 2018. Et, on le sait, Tim Haywood, qui souligne que la plupart des accusations portées contre lui ont été considérées comme nulles et non avenues, n’exclut pas de donner des suites juridiques à son licenciement...
BNP Paribas Fortis projetterait de supprimer 2.500 postes sur la période 2019-2021, selon le quotidien belge L’Echo. Interrogée par L’Agefi, la filiale belge de BNP Paribas se refuse à tout commentaire. «(...) Si le CEO de BNP a annoncé qu’une bonne partie de ces départs pourrait se faire sur base naturelle, il n’en reste pas moins que pour 1.000 personnes environ, une solution doit être trouvée car à défaut, il s’agira de licenciements », indique le syndicat belge SETCa dans un communiqué publié mercredi. Selon une source proche du dossier, des négociations entre la direction et les représentants du personnel seraient en cours de finalisation. La filiale belge de BNP Paribas, qui employait 13.038 équivalents temps plein au 30 juin 2018, avait clos le premier semestre de l’exercice écoulé sur un bénéfice net part du groupe en repli de 11,2% sur un an, à 934 millions d’euros, pour un produit net bancaire en hausse de 1,5%, à 4,1 milliards.
La banque italienne Carige, placée sous la tutelle de la Banque centrale européenne en janvier, a présenté jeudi son plan stratégique. Elle a porté de 400 millions à 630 millions d’euros le montant des capitaux qu’elle devra lever cette année pour restaurer sa solvabilité. Son renflouement avait été bloqué en décembre dernier. Sur les 630 millions d’euros, 320 millions se substitueront aux titres subordonnés émis fin 2018 au profit d’un fonds de place en Italie. Carige compte ramener cette année de 3,5 milliards à 0,8 milliard d’euros ses créances douteuses (à 4,4% des encours nets), en cédant ou en restructurant ces prêts. Le ratio de fonds propres durs doit passer de 10,7% fin 2018 à 14% fin 2019. A l’horizon 2023, la banque de Gênes vise un ratio CET1 de 14,7% et une rentabilité des fonds propres (RoE) de 7%.
Plus strict que la proposition initiale de la Commission, le compromis sur le cadre prudentiel adopté en trilogue renforce également le régime d’équivalence.
Giovanni Tria, le ministre italien de l’Economie, s’est prononcé mercredi pour la suppression des règles dites de «bail-in» instaurées dans l’Union européenne pour régler les faillites bancaires. Devant le Parlement, Giovanni Tria a dit être d’accord avec Antonio Patuelli, le patron de l’association italienne des banques, qui en début de journée a demandé la suppression de ces règles au motif qu’elles sapent la confiance des épargnants. Instaurée après la crise financière de 2007-2009 pour protéger le contribuable, la règle du bail-in, jamais encore mise en pratique, impose aux banques en difficulté de faire supporter leurs pertes par les actionnaires avant de faire appel à des fonds publics.
Cerberus, actionnaire de Deutsche Bank et de Commerzbank, est ouvert à une fusion entre les deux banques allemandes, selon Reuters et le quotidien Handelsblatt. Le fonds américain est l’un des principaux actionnaires des deux banques, dont il détient respectivement 3% et 5% des parts. Cette déclaration devrait renforcer les spéculations autour d’un rapprochement entre les numéros un et deux du secteur bancaire allemand. Cerberus estime qu’il y a encore de la place en Allemagne pour deux grandes banques, mais la question est de savoir si toutes les deux peuvent se redresser chacune de leur côté, selon une source.