Plus d’un an après l’entrée en vigueur de la directive Mifid 2 qui demande aux intermédiaires plus de transparence vis-à-vis des clients, il reste de nombreux points à éclaircir sur comment illustrer, ex-ante et ex-post, le détail des coûts que chaque client assume vraiment, non seulement en pourcentage, mais aussi en valeur absolue, observe Il Sole – 24 Ore. L’Association des banques italiennes (Abi), l’association des réseaux de conseillers financier (Assoreti), l’association des société d’intermédiation de valeurs mobilières (Assosim) et l’association italienne des professionnels de la gestion (Assogestioni) ont demandé cette semaine à la Consob, le régulateur italien, de proposer à l’Esma, l’autorité européenne de surveillance, le lancement d’un groupe de travail pour fournir quelques éclaircissements relatifs à l’élaboration de l’information qu’il faut réaliser sur les coûts pour l’envoyer aux clients. L’objectif des associations professionnelles est de pousser l’autorité européenne à publier des orientations spécifiques, et non les habituelles questions-réponses.
La Financial Conduct Authority a demandé des mises à jour quotidiennes aux fonds immobiliersaprès que les investisseurs ont retiré des centaines de millions de livres en raison des incertitudes autour du Brexit, provoquant la crainte d’une nouvelle crise de liquidité, rapporte le Financial Times. Les investisseurs particuliers ont demandé le rachat de 315 millions de livres aux fonds immobiliers en décembre, selon Morningstar. La taille des sorties est comparable aux volumes de décollectes de chacun des deux mois qui ont fait suite au vote sur le Brexit en 2016, et qui avaient obligés les fonds à fermer les fonds. La FCA a accentué sa surveillance des rachats des fonds disponibles aux investisseurs individuels sur une base quotidienne l’an dernier, selon trois sources proches de la situation.
Le titre a chuté de près de 7% hier, en raison de l’abaissement des objectifs financiers de la banque pour 2020, qui avait déjà raté son précédent plan.
Zurich Insurance a annoncé jeudi un résultat annuel et un dividende supérieurs aux attentes au titre de 2018. L’assureur suisse a également dit être bien parti pour atteindre ses objectifs 2017-2019 en matière d'économies de coûts et de rendement. Le bénéfice net a ainsi augmenté de 24% l’an dernier, à 3,72 milliards de dollars (3,3 milliards d’euros), tandis que le groupe propose un dividende de 19 francs suisses (16,70 euros) par action. Les analystes interrogés par Infront Data avaient anticipé en moyenne respectivement 3,48 milliards de dollars et 18,90 francs suisses.
L’administrateur délégué d’UniCredit a laissé entendre jeudi en conférence de presse qu’une éventuelle acquisition de Banca Carige, en difficulté, n'était pas dans ses cartons. L’Italie a créé en janvier un fonds de 1,3 milliard d’euros pour venir en aide à Banca Carige, passée sous administration temporaire de la Banque centrale européenne en début d’année. L'établissement gênois a émis il y a une quinzaine de jours 2 milliards d’euros d’obligations garanties par l’Etat italien. Par ailleurs, UniCredit a publié jeudi un bénéfice trimestriel de 840 millions d’euros, supérieur aux 693 millions attendus par les analystes. UniCredit a abaissé son ratio de créances douteuses sur le trimestre à 7,7%, soit le meilleur d’Italie, et elle a confirmé son objectif d’un bénéfice net de 4,7 milliards d’euros en 2019.
Bjorn Wahlroos, 66 ans, le président de Nordea Bank, a décidé de démissionner, selon Bloomberg. Lui qui a dirigé le conseil d’administration de la plus grande banque nordique depuis 2011, durant son virage difficile vers l’automatisation, des réductions drastiques de coûts, et la décision de déménager son siège dans la zone euro, a rendu sa décision publique jeudi. Il démissionnera lors de la prochaine assemblée générale annuelle, selon le communiqué. Il sera remplacé par Torbjorn Magnusson, qui a aussi été nommé - à partir de 2020 - PDG de Sampo Oyj, qui est le plus gros actionnaire de Nordea.
Mapfre a généré un excédent d’exploitation de 702 millions d’euros en 2018, annonce l’assureur dans un communiqué. Son chiffre d’affaires total atteint 26,6 milliards d’euros, et les primes dépassent les 22,54 milliards. L’impact des dépréciations monétaires sur les primes atteint 1,44 milliard d’euros. Hors de ce facteur, les primes auraient augmenté de 2,1%. Mapfre Espagne a connu une croissance de plus de 10%, contre une croissance du marché de 1,34%, selon le communiqué. Mapfre va payer à ses actionnaires 0,145 euro par action.
Les actionnaires de Royal Bank of Scotland ont approuvé à 98,7%, en assemblée générale, le projet du groupe bancaire de racheter des actions détenues par l’Etat britannique, première étape vers une privatisation. La résolution adoptée autorise le groupe à utiliser des capitaux excédentaires pour racheter des actions à une date convenue avec le ministère des Finances et les régulateurs britanniques. L’Etat, qui détient 62% du capital de RBS, n’a pas participé au vote. RBS utilisera un ou plusieurs procédés pour réaliser ces rachats d’actions: via un placement de titres plus large par l’Etat britannique, un accord bilatéral avec le ministère des Finances, ou un programme de rachats d’actions continus au cours de Bourse. RBS pourra acheter au maximum 4,99% de son capital auprès de l’Etat britannique. Le gouvernement britannique compte céder sa participation d’ici 2024.
Les actionnaires publics de la banque ont rejeté une recapitalisation par des fonds privés et par les actuels créanciers. A charge pour eux de convaincre Bruxelles.
Afin d’accroître sa rentabilité, la Société Générale va réduire de 500 millions d’euros les coûts de sa banque de financement et d’investissement d’ici à 2020.
L’administrateur délégué d’UniCredit a laissé entendre jeudi qu’une éventuelle acquisition de Banca Carige, en difficulté, n'était pas dans ses cartons. En conférence de presse, Jean-Pierre Mustier a répondu qu’il ne pouvait pas répondre directement à la question de savoir si la plus grande banque d’Italie pourrait racheter Carige.
Zurich Insurance a annoncé un résultat annuel et un dividende supérieurs aux attentes au titre de 2018 et l’assureur suisse a également dit être bien parti pour atteindre ses objectifs 2017-2019 en termes d'économies de coûts et de rendement.
UniCredit a terminé 2018 sur une dynamique positive avec un bénéfice net au quatrième trimestre supérieur aux attentes et un nouvel allègement du poids de ses créances douteuses.
L’Efama, association européenne de la gestion d’actifs, a accueilli favorablement l’accord préliminaire sur la proposition de facilitation de distribution transfrontalière de fonds trouvé entre le parlement européen et la présidence roumaine du conseil de l’Union Européenne. Dans un communiqué, Tanguy van de Werve, directeur général de l’Efama, a indiqué que l’association étudiera les détails de l’accord dès qu’ils seront rendus publics. «Il pourrait y avoir des aspects que nous espérons toujours voir considérés de manière appropriée dans les réunions techniques de trilogues. Cependant, et cela nécessite confirmation, nous nous réjouissons dufait que l’accord contienne un appel pour une extension de deux ans, jusqu’en décembre 2021, de l’exemption des fonds Ucits dans la réglementation Priips», dit Tanguy van de Werve. Selon lui, cette demande de reportest «une reconnaissance que les défauts actuels du document d’information-clé pour l’investisseur (KID) défini par la réglementation Priips, dont la présentation de la performance et les méthodologies de calcul de coûts de transaction, doivent être corrigés de manière appropriée, et estde loin la meilleure chose qui soit du point de vue de la protection de l’investisseur.» En dehors des amendements relatifs à Priips, l’Efama accueille également la suppression de barrières numériques régissant la dénotification de fonds dans les juridictions de l’Union Européenne, où cela risquait de créer de nouvelles barrières à la distribution transfrontalière de fonds sous prétexte d’une prise en compte des inquiétudes liées à la protection des investisseurs.
Le Crédit Agricole SA a annoncé que sa filiale Caceis Allemagne avait appris des autorités fiscales bavaroises qu’elles auraient l’intention de lui demander la restitution d’impôts sur dividendes remboursés à certains de ses clients en 2010. «Aucune faute intentionnelle, aucune négligence à l’encontre de Caceis Allemagne ne seraient invoquées à l’appui de cette demande, assure la banque. La demande de restitution d’impôts par l’administration fiscale bavaroise porterait sur un montant de 312 millions d’euros, sans préjudice d’éventuels intérêts. Caceis Allemagne contesterait vigoureusement cette demande qui lui apparaitrait sans aucun fondement si elle lui était adressée». La banque ajoute qu’"en aucune façon, Caceis Allemagne n’a tiré profit de ces remboursements, effectués au bénéfice de ses clients. Caceis a décidé de ne pas provisionner cette somme».
Dans le litige concernant la fortune disparue de la République démocratique d’Allemagne (RDA), le Tribunal fédéral a tranché en faveur de l’actuel Etat allemand, rapporte L’Agefi suisse. L’institut allemand pour les missions spécifiques au titre de la réunification demande 100 millions de francs à Julius Baer en plus des intérêts. Le Bundesanstalt für vereinigungsbedingte Sonderaufgaben (BvS), l’institut représentant l’Etat allemand qui s’appelait auparavant Treuhandanstalt (agence fiduciaire - Berlin) essaie depuis des années de retrouver et de récupérer l’argent que les membres du Parti socialiste unifié d’Allemagne (SED) avaient caché durant le «Tournant». Le conflit entre Julius Baer et le BvS est lié à l’ex-banque Cantrade, reprise par le gestionnaire de fortune zurichois en 2005 à UBS. En 2014, l’organisme allemand avait engagé une procédure contre Julius Baer, en tant que successeur de Cantrade, pour un montant de 97 millions de francs, plus les intérêts courus depuis 1994. Selon le BvS, Cantrade n’aurait rien fait pour empêcher des retraits de fonds d’ex-Allemagne de l’Est entre 1990 et 1992. Julius Baer estimait pour sa part que le risque juridique incombe au numéro un bancaire helvétique.
Emboîtant le pas à sa concurrente BNP Paribas, la Société Générale a révisé en baisse jeudi ses prévisions de revenus et de rentabilité à moyen terme et annoncé de nouvelles mesures d'économies après un quatrième trimestre difficile pour sa division de banque d’investissement et de financement. Le cours de l’action, qui avait ouvert en nette hausse, s’est retourné à la baisse dans la matinée.
Les échanges épistolaires se poursuivent entre le fonds activiste CIAM, qui détient un peu moins de 1% du capital de Scor, et Denis Kessler, le PDG du réassureur. A ce dernier, qui la soupçonnait d’action coordonnée avec l’assureur Covéa, Catherine Berjal a répondu dans un courrier, le 6 février. «Je vous confirme que Covéa n’a ni investi ni promis d’investir, directement ou par personne interposée, dans les fonds gérés par CIAM. Nous n’avons eu aucun contact avec Covéa», écrit Catherine Berjal, présidente de la société de gestion. Après l’annonce par Covéa le 29 janvier qu’il renonçait à racheter Scor, CIAM avait écrit à Denis Kessler pour lui reprocher sa «stratégie judiciaire très agressive», s’attirant en retour une réplique acérée du réassureur.
Atlas Mara, le groupe de services financiers centré sur l’Afrique subsaharienne, a annoncé mercredi que son président et fondateur, Bob Diamond, allait quitter ses fonctions. L’ancien patron de Barclays restera simple administrateur. Michael Wilkerson, l’actuel directeur général de Fairfax Africa, prend la relève. Par ailleurs, Atlas Mara va se concentrer sur ses marchés prioritaires, comme le Nigeria, et réduira la voilure dans les pays jugés non stratégiques. A l’inverse, il a annoncé racheter la participation de 35% de Fairfax dans le groupe sud-africain GroCapital.
La banque suisse a décroché le feu vert de la justice britannique pour transférer des actifs du Royaume-Uni vers l’Allemagne en prévision du Brexit. Le groupe pourra, à compter du 1er mars, transférer 32 milliards d’euros d’actifs de sa filiale britannique UBS Limited vers UBS Europe SE, une structure basée à Francfort. Les plans d’UBS peuvent être décalés jusqu’au 24 juillet au plus tard. La semaine dernière, Barclays avait obtenu l’autorisation de transférer l'équivalent de 190 milliards d’euros d’actifs vers sa filiale à Dublin, afin de pouvoir continuer à servir sa clientèle basée dans l’Union européenne dans le cas d’un Brexit sans accord.
La première banque nordique, Nordea, a dégagé en 2018 un bénéfice net quasi stable par rapport à l’année précédente, à près de 3,1 milliards d’euros, mais en nette baisse au quatrième trimestre, où il a chuté de près de 28%. Le résultat opérationnel, à 689 millions d’euros (-13,4% par rapport au même trimestre 2017) a cependant dépassé les attentes des analystes, qui escomptaient 656 millions. Le fonds activiste Cevian, entré au capital du groupe en décembre, réclame à Nordea d’accélérer ses réductions de coûts.
La Société Générale a annoncé mercredi un accord en vue de céder sa participation majoritaire dans Mobiasbanca Société Générale en Moldavie à OTP Bank, attendu ces prochains mois. La transaction devrait avoir un effet positif estimé à environ 1 points de base sur le ratio de CET1 du groupe, mais elle occasionnera une perte de «28 millions d’euros sur le résultat du groupe au quatrième trimestre 2018», en raison de la dépréciation de l’écart d’acquisition. Cette somme a déjà été intégrée dans la charge exceptionnelle de 240 millions d’euros rendue publique lors de l’avertissement sur résultats de la Société Générale mi-janvier.
Le réassureur allemand Munich Re proposera au titre de 2018 un dividende de 9,25 euros par action, supérieur aux attentes des analystes, malgré un plongeon de 56% de son bénéfice net au quatrième trimestre suite à des catastrophes naturelles, notamment des feux de forêts en Californie. A 238 millions d’euros, le bénéfice net du groupe au quatrième trimestre a été conforme aux attentes, tout comme son profit sur l’ensemble de l’année, de 2,275 milliards d’euros. Mais son ratio combiné s’est détérioré, à 105,1% contre 103,9% un an auparavant.
Crédit Agricole SA (CASA) a annoncé mercredi que Caceis Allemagne, son pôle spécialisé dans les services titres aux investisseurs institutionnels, avait appris des autorités fiscales bavaroises qu’elles pourraient lui demander de restituer des impôts sur dividendes remboursés à certains de ses clients en 2010. «Aucune faute intentionnelle, aucune négligence à l’encontre de Caceis Allemagne ne seraient invoquées à l’appui de cette demande», a souligné Crédit Agricole SA, dans un communiqué. La demande de restitution porterait sur 312 millions d’euros. «Caceis Allemagne contesterait vigoureusement cette demande», a précisé CASA. Caceis a décidé de ne pas provisionner cette somme.