La filiale d’assurance de la banque BNP Paribas a publié jeudi un chiffre d’affaires de 31,8 milliards d’euros au titre de son exercice 2018, en hausse de 9% sur un an à taux de change constants. « C’est la première fois que nous dépassons les 30 milliards d’euros de primes annuelles », a précisé Renaud Dumora, directeur général de BNP Paribas Cardif, lors d’une conférence de presse. Le bénéfice avant impôts est en revanche demeuré stable, à 1,5 milliard d’euros l’an dernier, affecté par la chute des marchés financiers au quatrième trimestre.
La Financial Conduct Authority a infligé une amende de 34,3 millions de livres (40,2 millions d’euros) à Goldman Sachs pour des failles dans le reporting de ses transactions, selon un communiqué publié jeudi. Le gendarme des marchés britanniques avait déjà mis à l’amende UBS pour les mêmes griefs le 19 mars. Les manquements des banques sont liés aux obligations de reporting relatives aux règles européennes sur les marchés d’instruments financiers (MIF). Chez Goldman Sachs, ils se sont étalés de novembre 2007 à mars 2017 et ont concerné plus de 220 millions de transactions.
Les dirigeants de Deutsche Bank envisageraient une augmentation de capital de 3 à 10 milliards d’euros afin de faciliter un projet de rapprochement avec Commerzbank, rapporte jeudi le Financial Times. Ces rumeurs d’appel au marché faisaient plonger l’action de la banque allemande de plus de 4% vers 13 heures. Une augmentation de capital de 10 milliards d’euros équivaudrait à 40% de la capitalisation boursière combinée des deux banques allemandes aujourd’hui.
L’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF ou Esma en anglais) a annoncé ce matin avoir infligé une amende totale de 5,13 millions d’euros au groupe Fitch dont trois de ses agences qui n’ont pas respecté la réglementation des agences de notation (CRAR), en vigueur depuis juin 2013,en matière de conflits d’intérêts. Les trois agences concernées sont Fitch UK, Fitch France et Fitch Spain. L’Esma explique dans un communiqué que l’actionnaire indirect de ces trois agences, par le biais d’une entité basée en France, siégeait également aux conseils d’administration de trois entités notées par ces filiales de Fitch. L’Esma a notamment infligé une amende de 3,19 millions d’euros à Fitch UK qui n’a pas respecté ses obligations en matière de conflits d’intérêts entre 2013 et 2015 et qui n’a pas pris de mesures correctrices avant mars 2017.
Mentor des collaborateurs et bras droit des associés, le « counsel » a souvent l’association en ligne de mire. D’où l’exigence accrue des cabinets d’avocats d’affaires à son égard.
A défaut de planter des agences en ville, les banques peuvent planter des arbres en campagne. Et pas qu’un peu. Crédit Agricole Assurances s’engage ainsi à planter 500.000 arbres par an. « Nous contribuons à garantir les fonctions économiques, écologiques et sociales des forêts de demain », se félicite le directeur général de Crédit Agricole Assurances, Frédéric Thomas. Sur le terrain, nul collaborateur n’aura à saisir la bêche. Le souscripteur d’un contrat de prévoyance se verra remettre un code par son conseiller pour planter un arbre via le site du partenaire Reforest’Action. De nombreux projets, comme à Remungol dans le Morbihan ou à Viam en Corrèze, attendent le geste responsable des assurés. Pour toucher au but, le « premier assureur des forêts » versera une subvention au fonds de dotation Plantons pour l’Avenir.
DIVERSIFICATION. Selon un baromètre publié mi-mars par Deloitte, 78 % des Français souhaiteraient que leurs banques ou leurs compagnies d’assurance leur proposent un service hors de leur champ d’action naturel. Le premier service cité (58 % du panel) porte sur la sécurisation des données personnelles sur internet. « Les banques ne se saisissent pas assez du RGPD, qu’elles perçoivent comme une contrainte, mais qui constitue une opportunité à saisir », estime Julien Maldonato, associé conseil Innovation chez Deloitte. Suivent ensuite des services tels que la gestion de documents administratifs (44 %) ou l’obtention de conseil de prévention (43 %). « On observe un fort intérêt pour les services liés à la sécurité, confortant la notion de tiers de confiance des institutions financières », juge Julien Maldonato. Des services plus atypiques, tels que se divertir (35 %) ou trouver une garde d’enfants (20 %), sont également cités.
Ils ont jusqu’au 12 mai pour déposer leur candidature. Ils ? Les 15 à 18 élèves de la deuxième promotion de l’ITSchool, qui propose une formation gratuite et professionnalisante aux métiers du code. Un dispositif pour lequel Simplon, réseau de « fabriques numériques » sociales et solidaires, et la Société Générale travaillent main dans la main. Ouverte aux demandeurs d’emploi et collaborateurs de la banque en reconversion professionnelle, la formation, qui débute le 10 juin, ne nécessite aucun prérequis technique et se déroule en deux temps : trois mois de cours intensifs au développement Web assurés par les deux partenaires, et dix-huit mois d’alternance à raison de trois semaines par mois au sein d’une direction des systèmes d’information de la Société Générale et
Envie de se confronter à des « agents intelligents » ? L’Institut Léonard de Vinci (ILV), situé à La Défense, ouvre les inscriptions au premier MBA en management de l’intelligence artificielle (IA), dont la rentrée aura lieu le 12 novembre prochain. Un cursus de douze mois (plus de 350 heures de formation) qui comprend des cours et séminaires, à raison de trois jours tous les quinze jours, ainsi qu’une période de réalisation et de soutenance d’une thèse professionnelle devant un jury. Ce MBA vise à former des professionnels (managers, responsables fonctionnels, startuppers) et des étudiants à la compréhension et au pilotage des projets liés à l’adoption de l’IA. Il traite des aspects managériaux, technologiques, juridiques et éthiques de cette technologie, à travers trois modules consacrés aux enjeux, à la conception et à la mise en œuvre.
C’est Robert Walters qui le dit : « Le marché de la finance se porte bien en ce début d’année 2019 ». En février, les offres d’emploi cadres ont affiché une progression annuelle de 19 %. Une croissance qui s’explique, selon le cabinet de recrutement, par le fait que « les petites structures de type start-up ou scale-up se dotent plus rapidement qu’avant de profils structurants tels que des directeurs financiers expérimentés, des contrôleurs de gestion, des contrôleurs financiers et des responsables comptabilité ». Mais la fonction « star » du moment est celle de trésorier, dont le volume d’offres d’emploi a fait un bond de 38 % en février 2019 par rapport à l’année dernière. Un appel d’air dû, selon Robert Walters, à une évolution plus rapide des profils techniques (longtemps cantonnés dans leur expertise) vers des postes généralistes au sein des directions financières. D’où des besoins en profils spécialisés, notamment en trésoriers, que les entreprises vont recruter à l’extérieur.
La société de conseil Optimind lance la première édition du Prix des sciences du risque, en partenariat avec l’Association pour le management des risques et des assurances de l’entreprise (Amrae) et l’Institut des actuaires. L’objectif ? Encourager et récompenser les meilleurs étudiants ou jeunes chercheurs dans tous les domaines des sciences du risque, sans exclusive quant au domaine étudié ou aux approches qualitatives ou quantitatives employées. Doté d’un montant de 10.000 euros, le prix est ouvert à tous les étudiants pour des travaux réalisés dans le cadre de formations de niveau master 2 ou doctorat, ainsi qu’aux chercheurs âgés de moins de 30 ans, les travaux proposés devant avoir été réalisés ou publiés dans les douze mois précédant la date de clôture des inscriptions. Le ou les lauréats seront officiellement désignés par le jury du Prix au plus tard le 4 juillet. Le dépôt des candidatures s’effectue en ligne jusqu’au 19 avril prochain inclus sur
En matières d’information et d’éducation financière, la Banque de France et les banques en général ont encore du pain sur la planche. Il y a tout de même 5 % des Français qui pensent que les taux d’intérêt sont élevés, selon le baromètre 2019 « Le Cercle des épargnants/Ipsos ». Si on ajoute les 17 % de « ne sait pas », cela fait du monde. Bon ! On peut toujours voir le verre rempli aux trois quarts, les 78 % qui ont entendu dire que les taux étaient bas. Et même la moitié qui répond « très bas ». Heureusement, le sondage ne contenait pas de question sur les taux négatifs.
DISCRÉTION. L’application de la deuxième directive sur les services de paiement connaît une nouvelle étape avec l’ouverture par les banques d’API ou interfaces de programmation permettant aux prestataires de services de paiement (agrégateurs et initiateurs de paiement agréés) d’accéder aux comptes bancaires des clients. Mais attention, il s’agit encore seulement de la phase test, débutée le 14 mars, avant une entrée en production réelle attendue le 14 septembre, en vertu des standards techniques réglementaires définis par l’Autorité bancaire européenne (EBA). Pour l’heure, la communication sur ce sujet délicat reste discrète. Seuls le Crédit Agricole et le groupe BPCE ont annoncé l’ouverture de leur portail d’API réglementaires. Les fonctionnalités comprises sont l’accès aux données bancaires (solde et opérations) avec l’autorisation des clients, la vérification de la disponibilité des fonds sur les comptes de paiement et l’initiation de virement.
Des représentants de l’Union européenne (UE) se sont accordés mercredi sur de nouvelles règles pour faciliter la cession de créances douteuses dans les bilans des banques. Cet accord conclu devrait favoriser le rachat et la gestion de ces prêts non performants (NPL). Dans le cadre de cette révision, qui doit encore obtenir l’accord du Parlement européen, les sociétés spécialisées dans le rachat de ces créances, comme le fonds de capital-investissement Blackstone et le gérant d’actifs Cerberus, auraient un meilleur accès aux NPL dans l’UE. Mais ils n’ont pas pu s’entendre sur une réforme permettant au secteur de récupérer les actifs auprès des emprunteurs en défaut de paiement. Cette réforme doit être approuvée avant les élections européennes de mai.
Parallèlement à la montée au créneau des banques européennes contre le Fatca, l’Association des Américains accidentels (AAA), qui dit représenter les 300.0000 personnes possédant la nationalité américaine en vertu du droit du sol, attaque les banques au pénal pour «discrimination». L’association va déposer plainte auprès du Procureur de la République de Paris contre plusieurs banques en ligne, dont Boursorama et ING Direct. «Leur plainte démontre en effet que les refus d’ouverture de compte qui leur ont été opposés par ces établissements bancaires résultent du seul fait de leur nationalité américaine», selon un communiqué du cabinet d’avocats Dupond-Moretti & Vey, qui représente l’AAA. A la suite de la promulgation de la loi Fatca, plusieurs «Américains accidentels» ont constaté que des établissements bancaires français leur refusaient subitement l’accès à leurs services.
Le siège de Swedbank a été perquisitionné mercredi par le parquet financier suédois, dans le cadre d’une enquête sur les allégations de blanchiment d’argent dans ses succursales de la Baltique. Selon la chaîne de télévision publique suédoise SVT, Swedbank a peut-être induit en erreur les enquêteurs américains sur des transactions de ses clients liées à Mossack Fonseca, un cabinet d’avocats panaméen au centre du scandale de blanchiment d’argent des «Panama papers». Swedbank a assuré de sa coopération pleine. En Bourse, le titre clôturait en baisse de 9,71%.