L’accord néerlandais sur le climat, signé ce 10 juillet par de nombreuses institutions financières du pays, vise une réduction de 49% des émissions de gaz à effet de serre (48,7 mégatonnes) aux Pays-Bas d’ici 2030 par rapport à 1990. Les signataires devront publier l’empreinte carbone de leurs investissements dès 2020 et présenter un plan d’action afin de les limiter en 2022, leur portefeuilles devant par ailleurs être respectueux de l’accord de Paris. Le gouvernement néerlandais compte sur le secteur financier pour jouer un rôle majeur dans cette transition énergétique. L’accord néerlandais pour le climat, qui sera réévalué tous les cinq ans, comprend des mesures pour les individus et les industries, dont une taxe carbone, politiquement sensible. «Cet engagement est en phase avec les ambitions d’ING telles qu’elles ont été énoncées dans l’approche ‘Terra’. En 2018, nous avions annoncé que nous alignerions notre portefeuille de prêts de 600 milliards d’euros avec les objectifs de l’accord de Paris de maintenir le réchauffement climatique en-dessous de 2°C», a commenté Vincent Van den Boogert, directeur général d’ING Pays-Bas. Le gestionnaire d’actifs Robeco estime pour sa part que l’accord est «un point de départ essentiel», et considère que l’industrie néerlandaise de gestion d’actifs a un rôle actif à jouer dans le développement de normes transparentes et mesurables en matière de reporting d’impact climatique en Europe. Gerard Van Olphen, président du fonds de pension APG, a indiqué de son côté que ce document couvrait 80% à 90% des actifs financiers situés aux Pays-Bas, les signataires représentant au total 3.000 milliards d’euros d’encours. Néanmoins, en mars dernier, l’agence néerlandaise d’évaluation environnementale (PBL) etle Bureau d’analyse de la politique économique du ministère des Affaires économiques et de la Politique climatique des Pays-Bas (CPB) ont déclaré que les objectifs de l’accord ne devraient pas être atteint en raison «d’incertitudes relatives à la poursuite de l'élaboration des accords». Ils ont ainsi calculé que la réduction des gaz à effet de serre pourrait éventuellement être comprise entre 31 et 52 mégatonnes.
Une enquête mondiale montre que les services financiers misent sur l’analytique et sur l’intelligence artificielle pour rénover en profondeur la relation client.
Ce type d’investissement requiert de solides bases professionnelles, pour des salaires souvent inférieurs à la finance traditionnelle. Il attire pourtant de plus en plus de candidats.
Si les services financiers se piquent toujours davantage d’intelligence artificielle, il est bon de rappeler qu’elle peut servir d’autres arts. Celui de la parfumerie par exemple. Maître concepteur en la matière, l’Allemand Symrise s’est associé à IBM pour créer l’assistant parfumeur Philyra, capable de proposer en quelques minutes des compositions nouvelles en conjuguant près de deux millions de formules existantes, matières premières … et préférences olfactives des consommateurs. En l’occurrence pour le coup d’essai les millenials brésiliens ciblés par O Boticàrio, client de Symrise, avec deux fragrances, l’une féminine florale, fruitée et gourmande, et son pendant masculin boisé aromatique. Qu’il se soucie de sa performance financière ou olfactive,
ÉTUDE Dans sa cinquième étude sur la banque en ligne, le cabinet Simon Kucher s’est intéressé à la perception qu’ont les consommateurs des usages de la blockchain, en particulier les millenials (les 18-35 ans). Premier enseignement, cette génération connaît un tout petit peu mieux la blockchain que la population dans son ensemble : 20 % ont une vague idée de son fonctionnement contre 15 % de la population générale, et 12 % en connaissent les principes contre 7 %. Deuxième leçon : 30 % des millienials ont une bonne image des cryptomonnaies, contre 19 % en général, 34 % souhaiteraient d’ailleurs pouvoir régler leurs achats avec celles-ci (21 % de reste des répondants) et 35 % voudraient même investir dans les cryptomonnaies, contre 20 % de toutes les personnes interrogées. L’étude note ainsi « une appétence plus marquée chez les ‘millenials’ pour les cryptomonnaies [qui] se manifeste en parallèle de plus d’exigence envers la banque ». Le scepticisme de la population globale envers les cryptomonnaies contraste d’ailleurs avec l’intérêt pour la blockchain intégrée à de nouveaux services bancaires, dont l’utilité est bien mieux perçue.
UN COUP D’AVANCE Le colosse Deutsche Bank a levé le voile sur un cinquième plan de restructuration en dix ans en vue de consolider sa rentabilité d’argile. Il va supprimer 18.000 postes sur 91.000 d’ici 2022. La banque d’investissement paye un lourd tribut, passant par la sortie du négoce actions dans le monde et une nette réduction de voilure côté taux, mais la banque de détail en Allemagne ne sera pas épargnée. La base de coûts du groupe sera abaissée de 6 milliards d’euros, à 17 milliards. Des mesures « plutôt positives » selon Gilles de Bourrousse, d’Octo Finances, mais porteuses de « risques d’exécution non négligeables ». D’autant qu’« elles interviennent à un moment du cycle économique moins favorable (ralentissement de la croissance mondiale et en Allemagne en particulier), ce qui pourrait rendre la tâche plus ardue ».
La Fédération française de l’assurance (FFA), dont Florence Lustman doit prendre la présidence en octobre, a annoncé mercredi la nomination de Grégory Gaudet comme secrétaire général. Juriste de formation, Grégory Gaudet est entré à la FFSA en 2010 et assumait depuis l’an dernier une partie du secrétariat du conseil exécutif du lobby de l’assurance. Il succède à Gilles Wolkowitsch qui a fait valoir ses droits à la retraite.
Deutsche Bank, qui a annoncé dimanche un vaste plan de restructuration, avec notamment la suppression de 18.000 emplois, veut développer son activité de gestion de fortune en Europe. Cette division cible les chefs d’entreprise et les riches familles en Allemagne, Italie, Grande-Bretagne et Espagne ainsi qu’en Europe de l’Est. Deutsche Bank a annoncé le mois dernier vouloit recruter 300 gestionnaires supplémentaires de relations clients et de placements pour son activité de gestion de patrimoine d’ici 2021. Cette activité a généré environ 7% des 25 milliards d’euros de produit net bancaire de la banque en 2018.
Le directeur général de la Société Générale, Frédéric Oudéa, prendra pour un an la présidence de la Fédération bancaire française (FBF) à partir du 1er septembre. Il succédera à Laurent Mignon, président du directoire de BPCE. Philippe Brassac, directeur général du Crédit Agricole SA, deviendra vice-président de la FBF. Nicolas Théry, président de la confédération nationale du Crédit Mutuel, reste trésorier. Créée en 2001, la FBF représente les 340 banques françaises et étrangères exerçant leur activité en France.
Les tests de résistance menés l’an dernier sur les grandes banques de l’Union européenne n'étaient pas assez sévères pour refléter correctement les risques systémiques, a indiqué la Cour des comptes européenne dans un rapport publié mercredi. «Le test de résistance de 2018 imposait des scénarios défavorables moins sévères dans les pays aux économies plus faibles et aux systèmes financiers plus vulnérables», juge la Cour. Le rapport relève aussi que les banques testées ne provenaient que de 15 pays sur les 28 de l’UE. Dans sa réponse, l’EBA défend ses méthodes d'évaluation mais indique qu’elle va réfléchir à ses critères de sélection, notamment géographique, pour les tests prévus en 2020.
Swiss Re envisage un report ou une modification du projet d’introduction en Bourse de sa filiale britannique d’assurance vie ReAssure, en raison du manque d’intérêt des investisseurs, selon Reuters, qui cite des sources proches du dossier. Le deuxième réassureur mondial avait fixé le 27 juin le prix de l’IPO dans une fourchette indicative de 2,80 à 3,30 livres par action, ce qui pourrait lui donner une valorisation de 2,8 à 3,3 milliards de livres (3,1 à 3,6 milliards d’euros). Le prix définitif, qui devait être fixé ce mercredi, n’a pas encore été arrêté. Swiss Re veut coter sa filiale sur le London Stock Exchange pour bénéficier d’un cadre réglementaire plus favorable et accéder plus facilement au marché des capitaux.Swiss Re a mandaté pour cette opération Credit Suisse, Morgan Stanley, UBS, BNP Paribas et HSBC.
Le CFA Institute vient de publier l'édition 2020 de ses normes GIPS (Global Investment Performance Standards) qui entreront en vigueurà compter du 1er janvier 2020. Cette actualisation des normes internationales de calcul et de présentation des performances d’actifs gérés pour compte de tiersà destination de l’ensemble de l’industrie financière devrait permettre d’améliorer la transparence et la comparabilité du reporting. Cette version des normes, qui a pris en compte plus de 120 commentaires issus d’une consultation publique, constitue une actualisation de la version publiée en 2010 et intègre les recommandations contraignantes communiquées depuis cette date. Elle prend également en compte les exigences des gestionnaires alternatifs et des gestionnaires de fortune privés. Introduites en 1999, les normes GIPS sont désormais utilisées par plus de 1.700 organisations, dont une bonne partie des grandes sociétés de gestion internationales.
Les tests de résistance menés l’an dernier sur les grandes banques de l’Union européenne n'étaient pas assez sévères pour refléter correctement les risques systémiques, a indiqué la Cour des comptes européenne dans un rapport publié mercredi. «Le test de résistance de 2018 imposait des scénarios défavorables moins sévères dans les pays aux économies plus faibles et aux systèmes financiers plus vulnérables», juge la Cour. «Pour cette raison, le faible impact sur certaines banques pourrait avoir été la conséquence non pas de leur meilleure santé mais plutôt d’un niveau de contrainte plus faible», ajoute-t-elle.
Deutsche Bank, qui a annoncé dimanche un vaste plan de restructuration, avec notamment la suppression de 18.000 emplois, veut développer son activité de gestion de fortune en Europe. Cela peut contribuer à la croissance, a déclaré Claudio de Sanctis, patron de la gestion de fortune en Europe et de Deutsche Bank pour la Suisse. Cette division cible les chefs d’entreprise et les riches familles en Allemagne, Italie, Grande-Bretagne et Espagne ainsi que dans les pays largement inexploités d’Europe de l’Est.
La Fédération française de l’assurance (FFA), dont Florence Lustman doit prendre la présidence en octobre, a annoncé mercredi la nomination de Grégory Gaudet comme secrétaire général. Juriste de formation, Grégory Gaudet est entré à la FFSA en 2010 et assumait depuis l’an dernier une partie du secrétariat du conseil exécutif du lobby de l’assurance. Il succède à Gilles Wolkowitsch qui a fait valoir ses droits à la retraite.
Le directeur général de la Société Générale, Frédéric Oudéa, prendra pendant un an la présidence de la Fédération bancaire française (FBF) à partir du 1er septembre. Il succédera à Laurent Mignon, président du directoire de BPCE.
L’Association française de gestion financière (AFG) a présenté ce mardi, dans le cadre de l’International Financial Forum de Paris Europlace, son livre blanc sur la compétitivité. Piloté par Jean-Pierre Grimaud, directeur général d’OFI Asset Management et membre du comité stratégique de l’AFG, le document comporte 40 mesures réparties selon quatre grands axes : accompagner l’innovation afin que la France devienne la référence en matière de gestion d’actifs numériques ; moderniser les infrastructures de marché afin que l’écosystème entourant les acteurs de la gestion d’actifs soit plus dynamique et inventif ; revoir le cadre juridique et réglementaire, aux niveaux national, européen et international ; et réformer le cadre fiscal et comptable actuel afin de poursuivre les initiatives déjà entreprises qui permettront d’accroître l’attractivité de la France. L’association estime que, parmi les 40 mesures, 7 peuvent être mises en place rapidement. Dans le domaine de l’innovation, l’AFG recommande notamment la création «au plus vite» d’une réglementation européenne pour encadrer les activités sur actifs numériques assimilables à des instruments financiers. Au chapitre de la modernisation des infrastructures de marché, l’AFG souhaite promouvoir un modèle de Place standardisé de données d’investisseurs non professionnels (le KYC) utile à l’ensemble des acteurs du secteur financier. «Nous l’avons fait pour les investisseurs professionnels, mais nous voulons désormais le faire pour les investisseurs non professionnels», a commenté Eric Sidot, directeur infrastructures de marché de l’AFG. «Le client remplirait ce questionnaire une seule fois, au moins sur une partie importante des questions. Le questionnaire pourrait être ensuite stocké dans une infrastructure de place et serait disponible à tous les acteurs autorisés», détaille le livre blanc. L’AFG suggère aussi de promouvoir l’interopérabilité entre les différents acteurs liés à la collecte des ordres de souscription/rachat de parts d’OPC. Cela s’inscrit dans le cadre du développement des services reposant sur la blockchain en France et en Europe. «L’AFG considère l’interopérabilité entre les différents acteurs liés à la collecte des ordres de souscription/rachat de parts d’OPC, dépositaires centraux d’instruments financiers et autres collecteurs d’ordres sur parts d’OPC, comme un élément fondamental du développement de solutions de type blockchain en France et en Europe», peut-on lire dans le rapport. Sur ce sujet, l’AFG juge également nécessaire«d’approfondir les réflexions et trouver une solution sur la gestion des gates et soft closes par ces différents collecteurs d’ordres de souscription/rachat sur parts d’OPC». Afin de faciliter la croissance des petites et moyennes entreprises et entreprises de taille intermédiaires, l’AFG veut par ailleurs favoriser le développement de fonds «d’accélération» («late stage») par la mobilisation des parties prenantes (investisseurs institutionnels et individuels, autorités publiques et normalisateurs comptables). «Ces structures, qui peuvent être des investisseurs en direct ou des fonds d’investissement ont pour rôle de prendre le relais des «business angels» ou des fonds de capital venture et d’accompagner l’entreprise et l’entrepreneur vers la phase de développement», explique l’association. L’AFG veut aussi modifier les règles de la directive MIF II qui impactent le financement de la recherche en appliquant pour les PME et les sociétés de gestion de petite taille le principe de proportionnalité au régime des “inducements”. Enfin, concernant la révision du cadre juridique et réglementaire, l’AFG veut améliorer la fiscalité applicable aux revenus perçus par les OPC français et moderniser le plan comptable des OPC. Aucune proposition du chapitre sur la révision du cadre juridique et réglementaire ne figure parmi les 7 mesures pouvant être mises en place rapidement. Dans cette partie, l’AFG propose de mettre en place une réglementation «plus souple» permettant un élargissement des actifs éligibles concernant la gestion pour compte de tiers. Elle recommande aussi de ne pas cantonner l’investisseur «grand public» à des placements réputés ou jugés très sécurisés. Elle souhaite aussi anonymiser plus souvent les décisions de la Commission des sanctions en fonction de la nature et gravité des infractions. Pour finir, l’AFG appelle de ses vœux la création d’un statut de Sicav européenne et harmoniser au niveau européen les conditions de création des sociétés de gestion.
Sur demande des associations professionnelles, l’AMF a initié différentes consultations pour recueillir l’avis de la Place sur les prochaines modifications de sa doctrine. Les projets de position-recommandation intègrent notamment les travaux de transposition de MIF 2.
L’action Deutsche Bank continuait de dégringoler mardi après l’annonce d’un drastique plan de restructuration qui passe par la suppression de 18.000 postes, laissant les investisseurs perplexes. Elle cédait 4,12% à 6,50 euros en clôture Depuis les premiers échanges de la semaine, la baisse du titre se situe autour de 9,0%. Deutsche Bank a annoncé dimanche le plus grand plan de restructuration de son histoire avec la suppression de 18.000 emplois. La banque se sépare quasi intégralement de l’activité prestigieuse de banque d’investissement.
La transposition en Europe des nouvelles règles sur les actifs risqués des banques est un sujet politique à discuter, a déclaré le Premier ministre, Edouard Philippe.
L’assureur italien Generali est entré en négociations exclusives pour racheter son homologue portugais Tranquilidade, selon Reuters, qui cite deux sources proches. Le premier assureur d’Italie a surenchéri sur l’espagnol Grupo Catalana Occidente. Il était déjà le candidat le plus sérieux pour l’acquisition de l’assureur portugais Tranquilidade contrôlé par Apollo Global Management. L’accord, qui valorise le deuxième assureur portugais entre 550 et 600 millions d’euros, devrait être signé la semaine prochaine. Generali n’a pas souhaité s’exprimer.
La banque d’investissement Piper Jaffray a annoncé mardi un accord pour l’acquisition de la société de services financiers non cotée Sandler O’Neill&Partners. Le prix de vente est de 485 millions de dollars. Piper Jaffray versera 350 millions de dollars en numéraire aux actionnaires de Sandler O’Neill à la finalisation de la transaction, ainsi que 135 millions de dollars de ses propres actions aux employés de la cible associés au capital. L’acquéreur espère boucler la transaction en janvier 2020. Le nouvel ensemble issu de la fusion sera nommé Piper Sandler.
La banque danoise Danske Bank, prise dans un scandale de blanchiment d’argent, a révisé lundi soir pour la deuxième fois de l’année ses perspectives de résultats en baisse, en raison de l’environnement de trading et des coûts de lutte contre l’argent sale. Le groupe anticipe désormais un résultat annuel compris entre 13 et 15 milliards de couronnes danoises (entre 1,74 et 2,01 milliards d’euros), contre une estimation précédente à 14-16 milliards de couronnes.