Fabrizio Saccomanni, le président d’UniCredit, est mort, a annoncé hier la banque italienne, sans préciser les circonstances de son décès. Ancien responsable de la Banque d’Italie et ex-ministre de l’Economie, Fabrizio Saccomanni avait été nommé président d’UniCredit en avril 2018. Il avait assisté mercredi à la présentation des résultats d’UniCredit. Fabrizio Saccomanni était âgé de 76 ans. Le vice-président de la banque, Cesare Bisoni, occupera ses fonctions le temps de nommer un nouveau président, a indiqué UniCredit.
Hannover Re a publié hier un bénéfice net en hausse de 31% par rapport à l’année dernière, à 369 millions d’euros. Un montant conforme à celui du consensus FactSet. Cette performance est liée à sa division vie et santé, dont le bénéfice net a bondi de 77% à 169,2 millions d’euros. Le réassureur allemand a engrangé 5,32 milliards d’euros de primes brutes (en hausse de 15%). Le consensus s'établissait à 5,13 milliards. Côté prévisions, Hannover s’attend à voir les primes brutes augmenter d’un pourcentage à un chiffre à change constant en 2019 ; il vise un retour sur investissement d’au moins 2,8% et un bénéfice net de 1,1 milliard d’euros.
La Securities and Exchange Commission (SEC) réfléchit à prolonger le délai de grâce de 30 mois accordé aux courtiers américains pour se conformer aux règles de MIF 2 imposant de dissocier la recherche et les autres services, a déclaré hier le commissaire Hester Peirce. La SEC avait initialement donné aux courtiers jusqu’au milieu de l’année prochaine pour appliquer MIF 2, en vigueur en Europe depuis janvier 2018. «Nous avons accordé un allégement temporaire et je pense que ce que nous allons faire, c’est probablement prolonger cet allégement parce que nous essayons de trouver une solution permanente, mais ce n’est pas si facile», a expliqué Hester Peirce.
Munich Re a publié hier une hausse de 36% de son bénéfice net au deuxième trimestre, à 993 millions d’euros, en l’absence de sinistres majeurs et grâce à la réintégration de provisions techniques passées les années précédentes. Le mois dernier, le réassureur allemand avait communiqué une anticipation d’environ un milliard d’euros. Il affiche un ratio combiné de 87,7% dans son pôle multi-risques habitation, en forte amélioration par rapport aux 102% d’un an plus tôt. Les exercices 2017 et 2018 avaient été marqués par d’importantes catastrophes naturelles. Munich Re a maintenu son objectif annuel de bénéfice net à 2,5 milliards d’euros en 2019 et de 2,8 milliards en 2020.
Sampo a indiqué hier que son principal pôle d’assurances («If») serait davantage bénéficiaire cette année qu’en 2018, malgré une chute de 29% de son résultat avant impôt au deuxième trimestre, à 506 millions d’euros, un montant légèrement supérieur au consensus compilé par Refinitiv (492 millions). Le résultat d’If a en revanche progressé de 9%. Sampo anticipe un ratio combiné entre 84 et 86% en 2019, contre un objectif précédent situé entre 85 et 88%. Le groupe finlandais détient un portefeuille important d’actions et d’obligations, ainsi qu’une participation de 21,3% dans la banque scandinave Nordea. La dégradation des marchés financiers et des comptes de Nordea ont pesé sur les résultats de Sampo au deuxième trimestre.
Le bénéfice opérationnel de l’assureur Legal & General (L&G) a progressé de 11% au premier semestre, à un milliard de livres, grâce à ses acquisitions dans la gestion de contrats de fonds de pension, que les entreprises sont de plus en plus enclines à vendre à des compagnies d’assurances. L&G a indiqué hier, à l’occasion de la publication de ses comptes semestriels, qu’il anticipait le potentiel de transactions dans les fonds de pensions à 20 milliards de livres et qu’il avait déjà engagé la reprise d’environ un milliard de livres de contrats de rente en juillet, après avoir repris celui de Rolls-Royce UK représentant 4,6 milliards de livres. Au premier semestre, cette activité explique largement la hausse de 36% du bénéfice opérationnelle la branche retraite de L&G, à 655 millions de livres. Le pôle de gestion d’actifs a lui enregistré une hausse de 15% de ses encours, à 1.140 milliards de livres. Le ratio de fonds propres réglementaire de L&G s’est dégradé à 171% au 30 juin, contre 188% six mois plus tôt, en raison de la faiblesse des taux d’intérêt. Le groupe a confirmé ses objectifs annuels. Il a annoncé le versement d’un dividende intermédiaire de 4,93 pence par action, contre 4,60 l’année dernière.
Anciennement détenue par des banques, Visa a dépassé ses anciens maîtres. Le groupe de cartes de paiement américain a atteint une capitalisation boursière de 348 milliards de dollars hier à New York, dépassant de peu celle de JPMorgan, l’un de ses anciens actionnaires avant son introduction en Bourse, en mars 2008. En onze ans, l’action Visa a bondi de près 1.500%, alors que l’indice sectoriel KBW Bank a progressé de 15% au cours de la même période. Désormais, la société de cartes de crédit est la valeur du secteur financier la mieux valorisée en Bourse au monde derrière Berkshire Hathaway, la société d’investissement de Warren Buffett. Elle a profité de la généralisation du commerce électronique.
Emboîtant le pas à Pictet et à Julius Baer, UBS va facturer 0,6% sur les dépôts de plus de 500.000 euros et 0,75% sur ceux supérieurs à 2 millions de francs suisses.
TP Icap pourrait transférer jusqu'à 60 traders de Londres vers Paris ou Francfort en cas de Brexit sans accord, a indiqué à Bloomberg Nicolas Breteau, le directeur général du courtier. « En cas de hard Brexit, nous allons potentiellement déplacer les gens pour qu’ils s’occupent des relations avec les clients basés dans l’Union européenne qui sont actuellement traités depuis Londres», a expliqué le dirigeant. TP Icap avait déjà fait part de sa volonté de transférer sa plateforme électronique iSwap vers Amsterdam.
CNP Assurances et l’italien Cattolica Assicurazioni font partie des prétendants à l’acquisition de l’activité d’assurances de l’italienne UBI Banca, ont indiqué plusieurs sources à Reuters. La cinquième banque transalpine a l’intention de céder entre 60% et 70% du capital de ce pôle, ainsi que ses particitations dans plusieurs plates-formes communes avec d’autres assureurs, comme le britannique Aviva notamment. L’appel d’offres a été confié à KPMG et UBI attend les offres fermes pour la fin du mois de septembre, indique l’une des sources reprises par Reuters. Cattolica serait conseillée par UBS et Nomura. La valeur de l’intégralité des actifs concernés représenterait environ un milliard d’euros.
Le titre de l’assureur Axa s'échange actuellement avec une décote importante vis-à-vis de ses concurrents, mais le groupe devrait réduire cet écart à l’avenir, estime Bank of America Merrill Lynch. Axa a publié des résultats «impressionnants» au premier semestre 2019, pointe la banque américaine. Axa tient sa feuille de route «tout en parvenant à se désendetter et à poursuivre sa transformation stratégique», soulignent ses analystes. «Nous pensons que le cours de l’action sous-estime considérablement les progrès réalisés par l’entreprise dans cette voie», ajoutent-ils.
La banque portugaise Novo Banco, contrôlée par le fonds de private equity Lone Star a signé un accord pour vendre un portefeuille de prêts non performants (NPL) d’une valeur comptable de 487,8 millions d’euros au fonds Cerberus Capital Management. Le portefeuille contient 195 propriétés industrielles, commerciales et résidentielles. La branche espagnole de Novo Banco cède aussi, dans une opération distincte, un portefeuille de NPL de 308 millions d’euros à Waterfall Asset Management. Les créances douteuses de la banque, née des ruines de Banco Espirito Santo, sont tombées de 7,9 milliards à 4,9 milliards d’euros fin juin.
ReAssure, la filiale britannique de Swiss Re a annoncé lundi l’acquisition de l’activité d’assurance vie fermée et d’épargne retraite de Quilter qui compte 300 employés. L’opération d’un montant de 425 millions de livres, porte sur 200.000 polices d’assurance et des actifs de l’ordre de 12 milliards de livres. Au terme de la transaction, ReAssure disposera de 4,5 millions de polices d’assurance et de 81 milliards d’actifs sous gestion. L’acquisition financée sur fonds propres devrait être finalisée fin 2019.
La Commission de surveillance du secteur financier (CSSF), le régulateur luxembourgeois, vient de lancer une plateforme d’enregistrement dédiée aux institutions financières britanniques désirant bénéficier d’une période transitoire en cas de Brexit dur, a observé le quotidien national Paperjam. En cas de «no deal», les entreprises financières britanniques seront considérées comme des entités tierces et ne bénéficieront plus des avantages réservés aux détenteurs du passeport européen. Pour prévenir des difficultés juridiques, le Grand-Duché a voté plusieurs lois ouvrant une possible période transitoire de 12 mois pour les entreprises financières fonctionnant selon les directives CRDIV, MifidII, PSD2 et EMD et les fonds d’investissement Ucits et AIFM. Mais pour en profiter, elles devront s’enregistrer sur la plateforme d’ici le 15 septembre.
Malgré des résultats trimestriels en hausse, la banque a écarté John Flint pour que le groupe surmonte les conditions d'activité et les événements mondiaux.
Allianz a annoncé vendredi une hausse plus forte que prévu de son bénéfice net au deuxième trimestre et a confirmé ses prévisions pour l’ensemble de l’année. L’assureur allemand, numéro un du secteur en Europe, a réalisé un bénéfice trimestriel de 2,265 milliards d’euros, en hausse de 13,5%, alors que les analystes interrogés par Refinitiv attendaient 2,03 milliards. «Nos résultats semestriels témoignent du fait qu’Allianz est en voie d’atteindre ses objectifs annuels», a dit Oliver Bäte, directeur général d’Allianz. L’assureur allemand vise pour 2019 un bénéfice d’exploitation de 11,5 milliards d’euros, plus ou moins 500 millions d’euros. Son ratio combiné dans l’assurance dommages, un indicateur essentiel de rentabilité, s’est établi à 94,3% au deuxième trimestre, un niveau à peu près équivalent à ce qu’il était un an plus tôt. Un ratio inférieur à 100% indique que l’activité est rentable.
JPMorgan est sur le point d'être la première société étrangère à prendre une participation majoritaire dans un fonds mutuel chinois, China International Fund Management (CIFM), ont affirmé deux sources à Reuters. Une participation de 2% dans CIFM a changé de main à la Bourse de Shanghai. L’avis d’opération publié vendredi ne mentionne pas l’acquéreur, précise l’agence de presse, mais deux sources informées de la transaction lui ont indiqué qu’il s’agissait de JPMorgan Asset Management. Or, JPMorgan AM détenait déjà à ce jour une participation de 49% dans CIFM. Depuis fin 2017, une modification réglementaire locale autorise des sociétés de gestion étrangères à détenir jusqu'à 51% de leurs sociétés communes chinoises.
Deutsche Bank a provisionné un milliard d’euros pour couvrir le coût du transfert de son activité sur les dérivés dans la «bad bank» qu’il a créé, ont fait savoir trois sources à Reuters. Cette somme, qui n’avait pas encore été rendue publique, est incluse dans l’enveloppe de 7,4 milliards d’euros prévue par l'établissement allemand dans le cadre de sa restructuration. Celle-cu prévoit notamment la suppression de 18.000 emplois dans ses activités non retables.
Depuis le 1er août, les restrictions à la commercialisation des CFD (contracts for difference ou contrats financiers avec paiement d’un différentiel), décidées par l’ESMA pour une période d’un an, ont pris fin. Elles vont cependant se poursuivregrâce à L’AMF qui a décidé de poursuivre cette mesuresur le sol français. Ainsi, tout ce qui concerne la commercialisation, la distribution et la vente, en France ou à partir de la France, de CFD à des clients non professionnels est interdit. Le périmètre de cette mesure, durable, reste en tous points équivalent à celui de la mesure de l’ESMA et concerne les produits présentant les caractéristiques suivantes : - des limites à l’effet de levier ; - une règle de clôture par compte dès lors que la marge excède un certain niveau ; - l’impossibilité pour un compte d’afficher un solde négatif ; - l’interdiction pour les fournisseurs de CFD d’inciter le public à investir dans ces produits ; - un avertissement sur les risques attachés aux produits autorisés, dans toute communication ou information adressée par les fournisseurs de CFD ; - une interdiction de participer à des activités qui permettraient de contourner ces mesures de restriction à la commercialisation. «Recueillant un avis favorable de l’ESMA, ces mesures s’inscrivent dans la dynamique de protection des investisseurs particuliers. Il convient de noter, en outre, que de nombreuses autres autorités nationales de l’Union européenne se sont engagées dans la même démarche afin de relayer durablement les mesures de l’ESMA», explique l’AMF dans une note.