Le groupe bancaire britannique Standard Chartered, dont les activités sont centrées sur l’Asie, a averti ce jeudi que la croissance de ses revenus serait inférieure aux attentes en 2020, en raison de plusieurs éléments défavorables, dont l'épidémie de coronavirus. StanChart prévoyait jusqu'à présent une croissance de 5 à 7% de son activité cette année. Son objectif d’un rendement des fonds propres tangibles de 10% pourrait aussi être repoussé au-delà de 2021.
La banque américaine Citi a annoncé jeudi en interne la nomination de Kristine Braden comme responsable de son «cluster» Europe. Aujourd’hui en poste à New York, la dirigeante sera basée à Francfort. Le groupe conforte ainsi la place financière allemande comme tête de pont de ses activités de marché en Europe continentale après le Brexit, a déclaré David Livinsgtone, patron des activités EMEA de Citi, dans un memo cité par le FT. La banque américaine a logé son siège européen à Dublin et fait de Francfort son hub pour les activités de courtage (broker-dealer).
Le réassureur français Scor a publié ce jeudi un bénéfice net en forte hausse en 2019, confirmant sa croissance rentable dans un contexte pourtant difficile, marqué par de nombreux sinistres et catastrophes naturelles. Le résultat net consolidé part du groupe a augmenté de 31,1%, à 422 millions d’euros, sur l’ensemble de l’exercice écoulé. Il est légèrement supérieur aux 412 millions anticipés par le consensus des analystes établi par FactSet.
La Bred, la première des Banques Populaires, a augmenté le capital de sa filiale d’assurance Prepar en octobre dernier, pour contrecarrer l’effet de la baisse des taux d’intérêt sur sa solvabilité. «Par précaution pure, nous avons fait une augmentation de 40 millions d’euros», a annoncé ce matin Olivier Klein, le directeur général de la Bred, lors de la présentation de ses résultats 2019. «Nous n’avions pas de problème de solvabilité mais ça tangentait vers un niveau bas», a-t-il ajouté, en notant aussi l’effet positif du relèvement des taux des obligations d’Etat de la zone euro en fin d’année.
La filiale bancaire de La Poste a contribué à hauteur de 820 millions d’euros au résultat d’exploitation du groupe, soit une hausse de 0,8% hors effet de la norme comptable IFRS 16, selon les comptes annuels publiés jeudi midi. La Banque Postale enregistre un produit net bancaire (PNB) de 5,647 milliards d’euros, en hausse de 77 millions d’euros, soit +1,4%, «malgré des taux longs qui n’ont cessé de décroître sur la période», rappelle la banque. Les pôles banque de détail et gestion d’actifs ont vu leurs revenus augmenter, mais le PNB du pôle assurance s’inscrit en baisse de 4,0%, à 251 millions d’euros.
Au suivant. Les menaces américaines échouent à freiner les initiatives nationales visant à taxer les services digitaux. En déposant un projet de loi devant le Parlement le 18 février, le gouvernement espagnol se joint à la liste, de plus en plus longue, de pays qui s’exposent à de potentielles représailles de Washington. Lors de la réunion des ministres des Finances du G20 (photo), les Britanniques ont réaffirmé leur volonté de mettre en place une taxe à compter du mois d’avril 2020. Cependant, à l’instar de l’Italie, la taxe ne serait collectée qu’en 2021.
La presse britannique s’est indignée la semaine dernière des révélations sur Sapience Analytics, le logiciel mis en place par Barclays et destiné à faire s’envoler la productivité de ses employés vers des hauteurs stakhanovistes. Le logiciel calcule le temps passé à son bureau et sur certaines applications, et envoie des alertes en cas de pauses, café ou toilettes, trop longues. Les employés évoquent un « stress inimaginable » et un « mépris » du groupe à leur égard. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que la banque joue à l’apprenti Big Brother : en 2017, elle avait installé un réseau de mouchards pour suivre les mouvements de ses salariés. Malgré les critiques, Barclays conservera Sapience Analytics pour récolter des données anonymisées, et fait valoir que d’autres banques emploient des outils identiques. Plutôt qu’un monolithique Big Brother, une nuée de Little Brothers ?
Le « Fintech Innovation Challenge » met des étudiants de Paris-Dauphine en compétition pour les former aux fintech. Face à des investisseurs, ils doivent présenter leur start-up. Et surtout convaincre.
Gigantisme. La guerre des tarifs du courtage aux particuliers favorise une nouvelle opération d’envergure outre-Atlantique. Après l’annonce du projet d’acquisition de TD Ameritrade par Charles Schwab, c’est Morgan Stanley qui ouvre le portefeuille (en titres) pour tenter de mettre la main pour 13 milliards de dollars sur E*Trade. De quoi servir au total plus de 8 millions de clients particuliers, quand la première acquisition précitée aboutirait à un portefeuille de 24 millions de clients. Reste à Morgan Stanley à convaincre les actionnaires de la cible… et les régulateurs dont la Réserve fédérale, au cœur d’une campagne présidentielle aux Etats-Unis où les démocrates voient d’un mauvais œil les désirs de gigantisme des banques.
La Banque d’Angleterre (BOE) appliquera des coupes «plus sévères» sur les garanties liées aux opérations indexées sur le Libor à partir du mois d’octobre, a annoncé son directeur exécutif en charge des marchés, Andrew Hauser. Cette mesure fait partie d’un ensemble de dispositions visant à accélérer le remplacement de ce taux de référence qui, selon lui, présente un risque pour la stabilité mondiale. Testée auprès des participants de marché, la mesure devrait intervenir progressivement. La banque centrale prévoit également de publier un indice composé sur les nouveaux taux de référence Sonia à partir de juillet pour faciliter la transition.
La petite banque britannique en difficulté revoit à la baisse son plan de croissance après une perte annuelle plus élevée qu'attendu. A ce stade, elle exclut un adossement.
Le marché de l’assurance et de la réassurance londonien a annoncé mercredi le lancement d’une plate-forme électronique permettant de souscrire des risques commerciaux simples. L’initiative fait partie d’un plan de modernisation et de réduction des coûts au sein du Lloyd’s de Londres, une institution tricentenaire critiquée récemment pour son mode de fonctionnement. S’agissant des risques complexes, le Lloyd’s s’appuiera sur le système de placement électronique PPL, dont il a pris 40%.
L’UFC-Que Choisir «dénonce la trahison par les banques de leur engagement sur la lisibilité de leurs brochures», suite à la parution mercredi du rapport annuel du Comité consultatif du secteur financier. Celui-ci souligne la stabilité de la grande majorité des tarifs bancaires en 2019: six tarifs sont stables, cinq en baisse (principalement la mise en place d’un prélèvement) et trois en hausse (surtout le virement occasionnel en agence). L’instance s’est aussi penchée sur les conditions d’accès aux tarifs, dont la publication de l’extrait standard des tarifs (EST). «Alors que les banques s’étaient engagées à publier un EST regroupant les douze principaux frais bancaires (tenue de compte, etc.) dans leur brochure, cette norme est devenue facultative sous prétexte de l’arrivée du nouveau document d’information tarifaire succinct (DIT) imposé par l’Europe», estime l’UFC-Que Choisir.
Dans son rapport publié mardi, l’ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution) estime que «le cadre de gouvernance des établissements français a été renforcé depuis la crise», mais prône des meilleures pratiques, notamment sur la composition des organes de surveillance, où il suggère de «mieux formaliser le processus de sélection, de recrutement et de désignation des administrateurs», «aucun des établissements examinés» n’ayant de dispositif ad hoc. L’ACPR souligne aussi des manques au sein des groupes mutualistes et coopératifs (Crédit Mutuel, Crédit Agricole, BPCE...) sur la présence et le rôle des administrateurs indépendants. Le rapport rappelle en outre les obligations des établissements bancaires en termes de gestion des risques et de contrôle interne, et l’importance du rôle des organes de surveillance sur ces domaines.
L’Autorité de la concurrence a annoncé dans un communiqué avoir procédé mardi 25 février à «des opérations de visite et saisie inopinées auprès d’entreprises suspectées d’avoir mis en œuvre des pratiques anticoncurrentielles dans le secteur des titres-restaurants», sans commenter l’identité des entreprises visitées ni les pratiques visées. Les recherches réalisées mardi portent sur «d’éventuels faits distincts de ceux à l’origine de la décision de décembre 2019», a précisé l’Autorité de la concurrence à l’agence Agefi-Dow Jones. Le secteur des titres-restaurants a été condamné en décembre 2019 à une amende de 415 millions d’euros.
Les compétences humaines et la transversalité sont désormais nécessaires aux professionnels de l'investissement pour survivre à la puissance des algorithmes, selon le CFA Institute.
Lloyds Banking Group, la première banque de détail britannique, prévoit de supprimer 780 emplois, a annoncé le syndicat Unite ce mercredi. Un porte-parole de la banque a déclaré qu’un plan de réduction de postes est en cours dans le réseau d’agences mais n’a pas commenté le nombre de collaborateurs concernés. Ces nouvelles économies suivent la publication la semaine dernière d’un résultat annuel en baisse de 26% en 2019.
Mauvaise journée pour BNP Paribas Personnal Finance. La filiale de crédit de la banque française a été condamnée par le tribunal correctionnel de Paris à une amende de 187.500 euros pour pratique commerciale trompeuse dans le dossier des prêts en francs suisses Helvet Immo. Il s’agit de l’amende maximale encourue par le prêteur.