Externalisation. Spécialiste des prestations bancaires en marque blanche, Arkéa Banking Services (ABS) souhaite permettre à ses partenaires de se concentrer sur leur cœur de métier tout en bénéficiant de la mutualisation des ressources. En témoignent les négociations engagées avec Axa Banque, qui pourrait transférer ses activités informatiques et une partie de son back-office. Près de 200 salariés sur 800 rejoindraient ainsi ABS. Ce dernier affiche un produit net bancaire annuel voisin de 35 millions d’euros, avec notamment Allianz Banque, la BPE ou PSA Banque. Directrice générale d’Axa Banque, Marie-Cécile Plessix a précisé que l’établissement « reste un actif stratégique pour le groupe (Axa) ».
Recul. Les fonds levés par les introductions en Bourse (IPO) européennes ont baissé de 36 % l’an passé, à 22,1 milliards d’euros. Le nombre d’opérations a également chuté de 46 %, passant de 195 à 105, selon un rapport de PwC. Le marché a été soutenu par plusieurs grandes opérations, les cinq IPO les plus importantes (Nexi en Italie pour 2,1 milliards d’euros, TeamViewer en Allemagne pour 2 milliards...) ayant représenté quelque 40 % du total des fonds mobilisés. En France, si 2019 a débuté de façon atone, deux opérations d’envergure (Verallia et la Française des Jeux) ont relancé le marché. « L’année 2020 s’annonce quant à elle très incertaine, avec entre autres un Brexit fin janvier et une élection présidentielle aux Etats-Unis en novembre, deux facteurs pouvant créer un effet attentiste sur les marchés de capitaux », prévoit Philippe Kubisa, associé chez PwC.
La banque voudrait partager les contraintes et les bénéfices de son informatique dans les nuages avec une communauté bancaire soumise aux mêmes impératifs de sécurité.
UBS remet à plat son activité de gestion de fortune. La zone Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA) sera scindée en trois unités distinctes. Dans le cadre de cette réorganisation, jusqu’à 500 postes pourraient être supprimés, sur les 23.000 collaborateurs que compte le groupe. A l’origine de cette transition, la volonté d’accélérer la prise de décision, en augmentant l’autonomie des unités d’affaires. Cette nouvelle organisation pourrait donc permettre à la banque helvétique de profiter du développement de sa gestion de fortune en EMEA. Aujourd’hui, le groupe compte 1.334 milliards de dollars d’actifs aux Etats-Unis, contre 524 milliards en zone EMEA.
Attendu sur sa capacité à personnaliser l’offre et la relation client dans le cadre d’un travail d’équipe, il doit aussi s’adapter à une clientèle qui rajeunit. Et qu’il doit aller chercher.
Un discrédit pour les politiques diversité dont se targuent les grandes entreprises françaises ? Les résultats d’une étude révélée par France Inter le 8 janvier mettent en évidence « une discrimination significative et robuste selon le critère de l’origine à l’encontre du candidat présumé maghrébin ». Suite à une campagne de tests anonymes menée entre octobre 2018 et janvier 2019 auprès de 103 grandes entreprises parmi les 250 plus grandes capitalisations de la Bourse de Paris, une enquête a été réalisée par une équipe de chercheurs de l’université Paris-Est-Créteil à la demande du gouvernement. Les candidats nord-africains ont près de 20% de réponses en moins que les candidats français, ont constaté les chercheurs. Cette discrimination est « plus forte dans les entreprises les plus grandes, dont le chiffre d’affaires est supérieur à la médiane et se concentre dans quelques secteurs d’activité », poursuivent les chercheurs sans préciser lesquels.
« Aujourd’hui, les collaborateurs attendent un management plus collaboratif. Quand j’ai débuté il y a trente ans, on attendait de notre chef qu’il nous dise quoi faire, comment faire et puis on y allait. On était des bons petits soldats. (...) vous ne pouvez plus travailler comme ça », déclare une directrice d’agence bancaire de 47 ans. Ce verbatim est tiré d’une étude récente de l’Apec sur les nouveaux enjeux du management (notamment 1.451 cadres du secteur privé interrogés du 3 au 13 septembre 2019). Il en ressort que près de trois quarts des managers disent avoir constaté ces dernières années une évolution des attentes de leur direction ou de leurs collaborateurs à leur égard. Ces nouvelles attentes concernent essentiellement la dimension relationnelle du management, précise l’étude. Néanmoins, les managers restent évalués principalement sur la base de critères opérationnels, en premier lieu l’atteinte d’objectifs financiers ou de production (45 %). Confrontés au besoin de concilier autonomie des équipes et contrôle de leur activité, quatre managers sur dix estiment que leur fonction est de plus en plus difficile. Côté compétences, si plus d’un manager sur deux (58 %) considère que les compétences techniques sont toujours aussi importantes au quotidien, les soft skills deviennent, elles aussi, stratégiques. Ainsi, près de six managers sur dix (58 %) estiment que ces dernières sont grandissantes.
Dans leurs nouveaux locaux de près de 3.000 m² à Levallois, les 1.200 étudiants de l’Ecole supérieure des professions immobilières (ESPI) vont pouvoir profiter des toutes dernières innovations en matière d’immobilier. Aménagés par le cabinet CD&B, les espaces de l’école sont dotés de salles équipées de tableaux interactifs répartis sur sept étages et d’un learning lounge pour les apprenants et les visiteurs. Chaque espace est nommé par une fonction spécifique et les salles de cours présentent différentes typologies d’espaces : salles connectées, traditionnelles, modulables ou en « mode projet ». « Cette nouvelle implantation constitue un tournant pour l’école en lui offrant un écrin architectural contemporain et des équipements pédagogiques innovants qui permettent au campus de conserver sa position de leader sur le marché parisien », s’est félicitée dans un communiqué Nadia Badaoui, directrice du campus de Paris.
Quel lien entre le film Bad Boys for Life où l’acteur Will Smith tient l’un des rôles principaux et le métier d’actuaire ? Réponse : le jobdating organisé par CNP Assurances pour une centaine d’étudiants et jeunes diplômés en actuariat, invités à Paris le 22 janvier, jour de la sortie du film, à une projection suivie d’un cocktail afin de découvrir les opportunités professionnelles chez l’assureur. Initialement, CNP Assurances avait prévu son jobdating le 19 décembre avec la projection de Star Wars, épisode IX mais l’événement avait été reporté à cause des grèves. Un mal pour un bien car le film d’action Bad Boys for Life produit par Jerry Bruckheimer, avec ses multiples cascades, explosions, poursuites en voitures..., a sans doute nécessité plus de calculs actuariels pour les risques matériels et physiques du tournage que le 9e opus de la saga de science-fiction produit par les studios Disney.
Bank of America a publié mercredi des résultats trimestriels en baisse de 4,1 %, à 6,75 milliards de dollars. Avec un bénéfice par action (BPA) de 0,75 dollar, ces chiffres apparaissent supérieurs au consensus, qui attendait un BPA de 0,65 dollar. Mais le titre a perdu près de 2% en séance après ces annonces. La baisse de 5% des revenus de la banque de détail, à 9,5 milliards de dollars, a été partiellement compensée par une progression de 25% des activités de trading obligataire. L’activité de crédit a aussi affiché une hausse de 6%, mais les marges d’intérêts continuent de se rétrécir, passant à 2,35 %, contre 2,52% un an plus tôt.
Face à la frilosité des assureurs, les sociétés doivent s’interroger sur les risques qu’elles veulent autofinancer et sur ceux qu’elles préfèrent transférer à un assureur.
La banque a dû provisionner plus d’un milliard de dollars à cause du scandale 1MBD, mais les revenus de la majorité de ses activités progressent fortement.
Crédit Agricole SA a annoncé mercredi dans un communiqué qu’il démantèlerait début mars 35% du mécanisme de garantie Switch mis en place auprès des caisses régionales du groupe bancaire. Ce mécanisme correspond à un transfert vers les caisses régionales d’une partie des exigences prudentielles s’appliquant aux activités d’assurance de Crédit Agricole SA en échange d’une rémunération. Le débouclage partiel de cette opération intragroupe aura un impact relutif de 58 millions d’euros en 2020 et d’environ 70 millions d’euros en année pleine sur le résultat net part du groupe.
Bank of America a publié aujourd’hui des résultats trimestriels en baisse de 4,1 %, à 6,75 milliards de dollars. Avec un bénéfice par action (BPA) de 0,75 dollars, ces chiffres apparaissent supérieurs au consensus des analystes cités par Reuters qui attendaient un BPA de 0,65 dollars. Malgré cela, les marchés ont réagi négativement à la nouvelle, le titre perdant près de 2 % en séance après ces annonces.
L’espagnole Banco Sabadell a signé un contrat d’un milliard d’euros avec lBM pour renouveler ses systèmes informatiques au cours des dix prochaines années, ont annoncé aujourd’hui les deux sociétés dans un communiqué commun. Le groupe américain IBM mettra à disposition de la banque les services dématérialisés (cloud) de Red Hat, le premier fournisseur mondial de logiciels libres qu’il a récemment acquis. La refonte concerne singulièrement TSB, la filiale britannique de Sabaddell qui connaît de sévères pannes informatiques depuis plusieurs années.
La banque Goldman Sachs a publié un bénéfice net de 1,92 milliard de dollars pour le quatrième trimestre 2019 en baisse de 24,4% par rapport à l’année précédente, et ce malgré une hausse de ses revenus de 23,3 %, à 9,96 milliards de dollars. Le bénéfice par action se monte à 4,69 dollars, en dessous des 5,47 dollars attendus par le consensus des analystes. La banque explique cette différence par une très forte augmentation de provisions pour litige, notamment concernant l’affaire1MDB, à hauteur de plus d’un milliard pour le seul quatrième trimestre.
Carlo Messina, le directeur général d’Intesa Sanpaolo, ne voit pas d’opportunités de fusions et acquisitions dans la banque en Europe en 2020. «Je pense que le chemin de la consolidation du secteur bancaire européen prendra beaucoup plus de temps», a déclaré la patron de la banque italienne à Reuters, en marge d’un événement à Turin. Carlo Messina a ajouté que la réglementation européenne rendait plus difficile la réalisation des synergies nécessaires à une fusion réussie. Début janvier, Frédéric Oudéa, directeur général de la Société Générale, s’est dit prêt à participer à la consolidation bancaire en Europe.
Les «stress tests» sur le climat pour le secteur financier français seront publiés de façon anonyme, a indiqué le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau mardi soir, lors de la présentation des voeux de l’institution, relève Bloomberg. La Banque de France a indiqué en novembre dernier qu’elle soumettrait les banques et les assureurs à de nouveaux tests en 2020. Elle doit définir différents scénarios qu’elle va tester d’ici fin mars, et compléter par des tests d’ici décembre. «L’ambition est double: mieux identifier la résilience des banques et des assureurs au risque climatique, et accélérer le travail sur les méthodologies pour avoir des évaluations de qualité», a-t-il précisé.
Carlo Messina, le directeur général d’Intesa Sanpaolo, ne voit pas d’opportunités de fusions et acquisitions dans la banque en Europe en 2020. «Je pense que le chemin de la consolidation du secteur bancaire européen prendra beaucoup plus de temps», a déclaré la patron de la banque italienne à Reuters en marge d’un événement à Turin. Carlo Messina a ajouté que la réglementation européenne rendait plus difficile la réalisation des synergies nécessaires à une fusion réussie.
Première banque américaine à publier ses résultats 2019, JPMorgan a annoncé mardi un bénéfice net en hausse de 21% sur un an au quatrième trimestre. Il s'élève à 8,52 milliards de dollars, soit 2,57 dollars par action, contre 7,07 milliards de dollars (1,98 dollar par action) à la même période de 2018. Les analystes interrogés par FactSet tablaient sur un bénéfice de 2,35 dollars par action.
L’Afer adapte le rendement de son fonds en euros au nouvel environnement de marché. L’Association française d'épargne et de retraite vient d’annoncer un taux de 1,85% pour son fonds en euros en 2019, nets de frais et bruts de prélèvements sociaux, soit une baisse de 40 points de base (pb) par rapport aux 2,25% servis en 2018.
Les hedge funds profitent d’une conséquence inattendue de la réglementation européenne MIF 2 sur la partie qui concerne la recherche : le fait qu’il y ait moins d’informations sur certains titres, rapporte le Wall Street Journal. Le FTSE 250 a désormais une moyenne de 7,7 analyste par société, contre 9,3 analystes fin 2017, selon FactSet. Le nombre d’analystes couvrant les valeurs en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique au sein des principales banques d’investissement mondiales a chuté de 18 % à 900 entre fin 2018 et mi-2019, selon Coalition. La vente européenne de recherche devrait baisser de près de 28 % cette année à 4,11 milliards par rapport à fin 2017, selon Integrity Research. Les hedge funds s’emparent de l’asymétrie d’informations qui en découle, cherchant les entreprises qui sont devenues moins chères en raison du manque de couverture. Cela concerne principalement les petites et moyennes valeurs.