La banque espagnole Santander a indiqué ce mardi qu’elle avait demandé aux salariés de ses centres d’affaires à Madrid de travailler chez eux pendant au moins 15 jours. Le groupe, qui aurait également déplacé lundi environ 60 traders pour assurer la continuité de ses activités de trading, a par ailleurs confirmé la tenue de son assemblée générale le 3 avril. Sa concurrente BBVA a décidé de fermer un des bâtiments de son siège madrilène après qu’un de ses salariés a été testé positif au coronavirus. La deuxième banque du pays, dont le siège emploie 7.000 personnes, ne précise pas combien de personnes sont concernées par cette mesure.
Rothschild & Co a publié mardi soir un résultat net part du groupe de 243 millions d’euros au titre de 2019, en baisse de 15% sur un an. Sur l’année, ses revenus ont reculé de 5%, à 1,87 milliard d’euros. Grâce au rebond de son activité de banque d’affaires au quatrième trimestre, le groupe de conseil financier et de banque privée a rattrapé dans la deuxième moitié de l’année une partie du retard pris au premier semestre, lorsque son bénéfice avait chuté de 24%. Au quatrième trimestre, les activités fusions-acquisitions et de conseil en financement et aux investisseurs ont atteint des revenus record de 394 millions d’euros, en hausse de 16% en rythme annuel. Sur l’exercice, les revenus du pôle ont reculé de 9%, à 1,16 milliard d’euros.
Après les banques françaises, les établissements britanniques annoncent à leur tour des mesures de soutien aux consommateurs et aux entreprises face au coronavirus. RBS a annoncé ce matin qu’elle permettrait aux particuliers touchés par le virus de différer jusqu’à trois mois le paiement des mensualités de leur crédit immobilier ou d’autres prêts. La banque va aussi supprimer les commissions liées aux retraits anticipés sur des produits d’épargne et rembourser les frais sur les avances de trésorerie liées aux cartes de crédit. Sa filiale Natwest a déjà présenté un dispositif pour les PME ayant des problèmes de roulement ou de chaîne d’approvisionnement.
La banque espagnole Santander a indiqué ce mardi qu’elle avait demandé aux salariés de ses centres d’affaires à Madrid de travailler de chez eux pendant au moins 15 jours. Le groupe, qui aurait également déplacé lundi environ 60 traders pour assurer la continuité de ses activités de trading, a par ailleurs confirmé la tenue de son assemblée générale le 3 avril. La première banque espagnole invite cependant ses actionnaires à voter à distance le jour J ou par correspondance.
Le secteur bancaire italien était durement touché lundi par le vaste mouvement de vente sur les marchés. Les actions UniCredit, Banca Monte dei Paschi di Siena et Banco BPM ont perdu respectivement 12,2%, 15,6% et 12,9%. Intesa Sanpaolo recule de 7,7%. Sur le marché du crédit, les obligations des grandes banques italiennes étaient également attaquées avec, par exemple, une chute de plus de 6 centimes pour les titres perpétuels d’UniCredit, tombés à 80% du nominal. En Italie, le gouvernement a pris des mesures de confinement afin de lutter contre l'épidémie. L'épidémie affectera indirectement le secteur bancaire, en raison du recul attendu du produit intérieur brut, indique Domenico Ghilotti, analyste chez Equita SIM.
Le plongeon des cours du pétrole et son effet possible sur la santé financière de certains producteurs constituent un facteur aggravant pour les actions des banques européennes. Lundi, les prix des actions Natixis et Crédit Agricole SA ont plongé respectivement de 17,93% et 16,86%. La Société Générale a cédé 17,65%. Les deux banques françaises sont particulièrement exposées au secteur pétrolier et donc au risque d’une hausse des provisions. Dans une étude publiée lundi, les analystes de JPMorgan soulignent que l’exposition de Natixis à fin décembre au secteur pétrole & gaz représentait 6,4% du total de l’exposition du groupe. Pour CASA, le chiffre atteint 5%, contre environ 2% chez BNP Paribas et à la Société Générale. En Europe, DNB est également exposée (4,9%).
Le ministre français de l’Economie, Bruno Le Maire, a appelé le régulateur bancaire européen à faire preuve de souplesse dans la crise actuelle du coronavirus, alors que les difficultés de certaines entreprises risquent de dégrader le bilan des banques françaises. Il a également demandé à Bpifrance d'étendre aux ETI, et plus seulement aux PME, le dispositif de financement de trésorerie, avec des garanties de prêts allant de 40% à 70%. Le ministre a enfin annoncé une série de mesures destinées à «simplifier et muscler» la réponse à l’impact économique du coronavirus. A partir du 15 mars, les entreprises pourront par exemple demander dans un simple mail le report de leurs échéances fiscales et sociales, voire un dégrèvement pour les impôts directs «au cas par cas».
Le plongeon des cours du pétrole et son effet possible sur la santé financière de certains producteurs constituent un facteur aggravant pour les actions des banques européennes. Alors que l’indice sectoriel Euro Stoxx 50 abandonne près de 12,8% lundi, certaines valeurs sont particulièrement attaquées. Le prix des actions Natixis et Crédit Agricole SA ont ainsi plongé respectivement de 17,93% et 16,86%. La Société Générale cède 17,65%.
Le ministre français de l’Economie, Bruno Le Maire, a appelé le régulateur bancaire européen à faire preuve de souplesse dans la crise actuelle du coronavirus, alors que les difficultés de certaines entreprises risquent de dégrader le bilan des banques françaises.
L’assureur britannique Aviva a recapitalisé sa filiale française à hauteur de 139 millions de livres au deuxième semestre 2019, l'équivalent de 160 millions d’euros aux taux de change actuels. L’information figure dans les documents publiés par le groupe à la suite de la présentation de ses résultats annuels le 5 mars.
Aon a finalement sauté le pas. Après avoir renoncé au projet il y a un an quasiment jour pour jour, l’assureur britannique a annoncé ce lundi le rachat de Willis Towers Watson, dans le cadre d’une transaction tout en actions représentant une valeur combinée d’environ 80 milliards de dollars.
Le secteur bancaire italien est durement touché lundi par le vaste mouvement de vente sur les marchés, provoqué à la fois par l’effondrement des cours du pétrole et les craintes liées aux répercussions économiques du coronavirus.
Un juge new yorkais a gelé les actifs appartenant au gérant de hedge funds Philip Falcone et son fonds Harbinger Offshore après qu’il a omis de payer des millions de frais juridiques à un cabinet d’avocats de Manhattan qui l’a défendu dans un conflit contre les régulateurs américains, rapporte le Financial Times. Le juge Arthur Engoron a ordonné le gel la semaine dernière suite à de récentes accusations selon lesquelles Philip Falcone, qui avait une fortune nette de 1 milliard de dollars en 2014, a renié ses dettes et vendu certains de ses collatéraux, qui incluaient des œuvres de Picasso et Andy Warhol.
Sa filiale Cardif accuse une baisse de production de 10% en France l’an dernier, en raison de sa contre-performance en assurance-vie. En dommages, elle n’a pas atteint ses objectifs.
La Bourse indienne a clôturé en baisse de plus de 2% vendredi, en raison de la chute des valeurs bancaires après la prise de contrôle de Yes Bank par la banque centrale du pays. Jeudi soir, la réserve fédérale indienne (RBI) a annoncé avoir pris la direction de la banque en difficulté pour une durée de 30 jours, le temps de travailler à un plan de continuité. Selon ce plan, la State Bank of India (SBI), le plus gros prêteur du pays, prendra une participation de 49% au capital de Yes Bank. La banque publique indienne étudie actuellement la proposition de restructuration et y apportera des réponses dès lundi, a déclaré ce week-end Rajnish Kumar, le président de la State Bank of India. Depuis fin 2019, Yes Bank, minée par des créances douteuses, avait tenté en vain de lever 2 milliards de dollars (1,76 milliard d’euros) de capitaux frais.
BNP Paribas Cardif, la filiale d’assurance de BNP Paribas, a dégagé en 2019 un résultat net avant impôt record de 1,7 milliard d’euros (hors éléments exceptionnels), en hausse de 16% sur un an. A périmètre et change constant, le bénéfice imposable augmente de 19,2%. Cette performance liée au rebond des marchés financiers et au développement commercial international contraste avec la baisse du chiffre d’affaires. Les primes brutes encaissées ont reculé de 6% en 2019, à 29,8 milliards d’euros, en raison du retrait de 9% de l’activité d'épargne, à 22,5 milliards. La chute est particulièrement marquée en France, où le chiffre d’affaires s’est replié de 15% dans l'épargne, à 11 milliards d’euros. L’activité dans l’Hexagone a souffert du net ralentissement de la collecte d’assurance vie investie dans des fonds en euros, pénalisés par les baisse des taux d’intérêt.
La Bourse indienne a clôturé en baisse de plus de 2% ce vendredi, en raison de la chute des valeurs bancaires après la prise de contrôle de Yes Bank par la banque centrale du pays. Jeudi soir, la réserve fédérale indienne a annoncé avoir pris la direction de la banque en difficulté pour une durée de 30 jours, le temps de travailler à un plan de continuité. Elle a aussi imposé des limites sur les retraits d’argent, en raison de la détérioration de la situation financière du cinquième établissement bancaire à capitaux privées du pays, basé à Bombay.
Le PDG de JPMorgan, James Dimon, est en convalescence à l’hôpital après avoir subi jeudi une opération cardiaque d’urgence pour une dissection aortique aiguë. La première banque américaine a indiqué dans un document envoyé aux salariés que l’opération avait réussi et que James Dimon était réveillé et «se remet[tait] bien».
Devant l’intérêt grandissant pour la gestion alternative, l’autorité des marchés financiers en Espagne, CNMV, réfléchit à des mesures afin d'étendre l’accès aux investissements alternatifs aux petits patrimoines, relaieFunds People. Ana Martinez Pina, vice-président du régulateur espagnol, s’est exprimée en marged’un événement organisé le 4 mars. Elle a notamment déclaré qu’une réforme serait appropriée pour unifier le régime de marketing de tous les types de fonds d’investissement collectifs autres que Ucits ou presque Ucits. Funds People rappelle qu’actuellementles investisseurs retail disposant d’un patrimoine de moins de 500.000 euros ne peuvent accéder aux fonds alternatifs que s’ils investissent un minimum de 100.000 euros. Avec le changement envisagé par la CNMV, ils pourraient y accéder en investissant un minimum de 10.000 euros.
Les banques étaient particulièrement attaquées en Bourse jeudi, alors que se renforcent les craintes sur les effets possibles de l’épidémie de coronavirus pour le secteur. En France, BNP Paribas, la Société Générale et Crédit Agricole SA ont fini la séance sur des reculs de 4,11%, 5,77% et 4,59% respectivement.