La seconde banque allemande Commerzbank a annoncé jeudi devoir provisionner des dizaines de millions d’euros, tout comme sa rivale Deutsche Bank, après un arrêt retentissant de la Cour fédérale allemande (BGH) sur les frais bancaires, qui va peser sur tout le secteur. Les juges de Karlsruhe ont affirmé le 27 avril que le silence ne vaut pas consentement chez les clients bancaires. Postbank, filiale de Deutsche Bank dans la banque détail, était attaquée par des associations de consommateurs contestant des augmentations de frais de comptes bancaires facturées sans que les clients aient exprimé leur accord. La semaine dernière, la première banque allemande Deutsche Bank avait indiqué que 100 millions d’euros de provisions seront passées en vue de réclamations de clients sur un trop-payé de frais bancaires.
ALD, le spécialiste du leasing automobile, filiale de la Société Générale, négocie un rapprochement avec LeasePlan, selon l’agence Bloomberg. Lease Plan est actuellement aux mains d’un consortium de fonds mené par TDR Capital. Les deux parties envisagent plusieurs options, allant de la vente partielle à une cession totale de LeasePLan à ALD. Aucun accord final n’a été conclu et les pourparlers pourraient encore échouer, précise l’agence de presse.
Le PDG de Morgan Stanley, James Gorman, a indiqué dans une conférence d’investisseurs en début de semaine qu’il était temps pour les salariés de la banque à New York de revenir au bureau, maintenant que davantage de personnes sont vaccinées contre le Covid-19, et que la vie revient progressivement à la normale. Selon lui, «au moins 90% des salariés ont déjà reçu leurs injections de vaccin». «Si vous pouvez aller au restaurant à New York, vous pouvez venir au bureau. Et nous voulons que vous soyez au bureau», a dit James Gorman, cité par CNN.
Ca bouge dans la banque de détail en France. Alors que Cerberus est sur le point de reprendre HSBC France, la banque néerlandaise ING a annoncé jeudi avoir lancé un examen stratégique de ses activités de banque de détail en France, en précisant que cette revue ne concernait pas ses activités de banque commerciale dans le pays.
L’année n’a pas été comme les autres à compter de mars 2020 », a reconnu François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France, lors de la présentation ce jeudi du baromètre de l’inclusion financière pour 2020.
Le feuilleton ne fait que commencer. Le ministère de la Justice américain a déposé mercredi une plainte visant à empêcher l’acquisition de Willis Towers Watson par le courtier d’assurance Aon, une transaction par échange d’actions annoncée il y a plus d’un an et estimée à 30 milliards de dollars (24,50 milliards d’euros). Le rachat du troisième courtier d’assurances dans le monde par le deuxième pourrait réduire la concurrence et donc entraîner une hausse des prix ainsi qu’une baisse de l’innovation, craint le ministère.
Le rapport de stabilité financière de la Banque nationale de Suisse (BNS) paru ce jeudi commence de manière plutôt positive. « Les deux banques suisses actives à l'échelle mondiale font preuve de résilience dans l’environnement économique actuel difficile », assure la BNS. Ceci étant dit, l’institution s’attarde tout de même sur les deux affaires qui ont particulièrement touché Credit Suisse, à savoir Greensill et Archegos.
Le président de Credit Suisse, Antonio Horta-Osorio, s’apprête à réduire « massivement » les activités de trading de la banque suisse. Cela constituerait un des élément clé d’une stratégie visant à réduire les risques la banque d’investissement après la débâcle d’Archegos, rapporte le blog Inside Paradeplatz, citant une seule source anonyme. Au début de l’année, l’autorité boursière suisse, a ouvert une procédure contre la banque et lui a ordonné de mettre en place des mesures de réduction des risques. Contactée, la banque n’a pas voulu confirmer ces information.
BNP Paribas se lance dans le jeu vidéo. Enfin, presque. La banque est partenaire du distributeur de jeux Micromania-Zing, qui a dévoilé une offre de location de consoles. La propriété cède décidément le pas à l’économie de l’usage dans tous les domaines. Et puisqu’il faut bien financer et assurer la manœuvre, BNP Paribas Personal Finance et Karapass, filiale de BNP Paribas Cardif, partagent les manettes. De quoi « jouer en toute sérénité », toujours avec une console de dernière génération. Qui sera ensuite, miracle de l’économie circulaire, aiguillée sur le marché de l’occasion. Joueurs, n’hésitez pas, ne serait-ce que pour votre bonne conscience écologique et celle de la banque, souscrivez !
Taux. Si, à l’échelle mondiale, les banques doivent faire face depuis des années à des taux d’intérêt bas et des courbes de rendement plates sans perspective de changement en vue, l’amélioration de l’activité économique et l’évolution des anticipations en termes d’inflation pourraient se traduire par une hausse des taux d’intérêt à long terme dans un certain nombre de pays, estime Moody’s. Ainsi, « cette évolution des taux, si elle perdure, renforcera la marge nette d’intérêt des banques et augmentera leur rentabilité », estime Alexios Philippides, analyste au sein de l’agence de notation. Les banques américaines seront les premières à bénéficier de cette tendance. Leurs concurrentes canadiennes, britanniques, israéliennes et celles des pays nordiques enregistreront une reprise de leur rentabilité plus tôt que la majorité des acteurs du secteur. Les banques de la zone euro devront en revanche composer avec une pression sur les marges sur plus longue période, en raison d’une reprise économique plus fragile et d’un maintien des taux bas.
Consultation. Le Comité de Bâle est le premier à le reconnaître : l’exposition des banques aux crypto-actifs est limitée, et la taille du secteur est faible à l’échelle du reste du monde financier. Mais avec la croissance qu’elles affichent, il n’est pas trop tôt pour se pencher sur les risques que font peser les monnaies numériques. Le Comité a donc lancé une consultation pour préciser le traitement prudentiel à appliquer aux cryptos, et donne quelques pistes de réflexion. Un premier groupe de cryptomonnaies, ou basées sur des actifs « traditionnels », ou disposant de mécanismes de stabilisation, se verrait appliquer le cadre prudentiel existant, à quelques détails près. Le second groupe rassemble le reste des cryptomonnaies, plus risquées, et qui pourraient relever de règles prudentielles bien plus strictes. Paradoxalement, la consultation est bien accueillie par les crypto-enthousiastes, qui craignent qu’une absence de régulation ne soit un frein à l’adoption à large échelle des cryptos.
Fragilité financière. Le baromètre mensuel de l’inclusion financière, réalisé par la Banque de France, montre un recul de 17 % des dépôts de dossiers de surendettement sur les cinq premiers mois de l’année par rapport à la même période de 2019, l’année 2020 étant considérée comme atypique. A l’analyse des dossiers, la proportion des personnes âgées de 18 à 34 ans augmente légèrement, de même que le chômage en tant que cause de surendettement. Plus globalement, le surendettement est en baisse constante depuis 2014. Le nombre d’inscriptions au fichier national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers (FICP) baisse de 22 % par rapport à 2019, soit 278.000 sur cinq mois contre 356.000 en 2019. Le nombre de personnes inscrites au fichier central des chèques (FCC) qui recense les émetteurs de chèques sans provision ou les personnes ayant utilisé leur carte bancaire de façon abusive s’est réduit de 45 % à 283.000 sur cinq mois en 2021 contre 520.000 en 2019.
D’une courte tête, les électeurs suisses ont rejeté, le 13 juin à l’occasion d’un dimanche de « votations », la loi CO2 qui devait permettre au pays de tenir ses objectifs zéro carbone. Le texte avait pour but de renforcer les mesures nécessaires à une baisse de 37,5 % des émissions carbone de la Suisse en 2030 par rapport à 1990, et à l’atteinte du zéro carbone en 2050. L’Office fédéral de l’environnement a déjà annoncé que sans nouvelle loi, l’objectif de 2030 devrait sans doute être ramené à 23 %. Le vote a encore mis en lumière la fracture entre les cantons urbains comme ceux de Genève et Zurich, favorables au texte, et les cantons ruraux où l’on a surtout retenu de la transition verte qu’elle était synonyme de taxes supplémentaires sur l’essence.
Jean-François Phan Van Phi, senior advisor chez Progress Associés, administrateur indépendant, ancien dirigeant effectif et président de conseils d’administration ou de surveillance d’institutions financières européennes
Un nouveau guide concernant la nomination des dirigeants des banques est soumis à consultation. La Banque centrale sévira en cas de non-respect de la mixité.
Le groupe né du rapprochement entre la Macif et Aésio veut gagner 200.000 sociétaires d’ici 2023 et maintenir un ratio de solvabilité supérieur à 175%.
Le véhicule Lac1, abondé entre autres par Mubadala et une quinzaine d’institutionnels, s’appuie sur un levier d’un milliard d’euros qui augmente sa force de frappe.