Depuis l'automne, les banques sont revenues dans les portefeuilles. Les résultats trimestriels donnent lieu à des arbitrages tranchés chez les investisseurs.
La pression était trop forte. Credit Suisse a informé vendredi matin, avant son assemblée générale du départ d’Andreas Gottschling, «qui ne se présentera pas à sa réélection». Le président du comité des risques de Credit Suisse depuis 2018 paye les affaires Greensill et Archegos, qui ont déjà coûté la tête de Lara Warner, directrice des risques, et Brian Chin, directeur de la banque d’investissement et membre du comité exécutif. Par ce départ, la banque suisse a cherché à calmer une assemblée générale marquée notamment par l’affaire Archegos, qui devrait lui coûter en tout presque 5 milliards de francs suisses (4,5 milliards d’euros).
Le réassureur a dévoilé vendredi un bénéfice de 333 millions de dollars (275 millions d’euros) au titre du premier trimestre 2021, contre une perte de 225 millions de dollars un an plus tôt. Surtout, les analystes tablaient sur une perte pour le premier trimestre.
Bpifrance a émis vendredi avec succès son obligation verte inaugurale pour 1,25 milliard d’euros à 7 ans (échéance Mai 2028, coupon 0%, notations Aa2/AA) avec un rendement de -0,014%, soit une marge de crédit de 18 points de base (pb) au-dessus de l’OAT de référence. Accompagnée par BNP Paribas, CACIB, HSBC, JPMorgan et SG CIB, la banque publique a reçu une demande massive de plus de 4,3 milliards en provenance de 144 investisseurs (européens à 54%, dont 21% français), avec une forte présence de trésoreries bancaires (28%) et des gestions d’actifs (32%).
Barclays a publié vendredi d’un bénéfice avant impôts de 2,4 milliards de livres (2,76 milliards d’euros) au premier trimestre 2021. Ce résultat a plus que doublé par rapport aux 923 millions de livres de la même période en 2020. Il se révèle par ailleurs bien supérieur aux attentes des analystes qui tablaient en moyenne sur un bénéfice trimestriel de 1,76 milliard de livres, selon le consensus Reuters.
La pression était trop forte. Credit Suisse a informé ce matin, avant son assemblée générale du départ d’Andreas Gottschling, « qui ne se présentera pas à sa réélection ». Le président du comité des risques de Credit Suisse depuis 2018 paye les affaires Greensill et Archegos, qui ont déjà coûté la tête de Lara Warner, directrice des risques, et Brian Chin, directeur de la banque d’investissement et membre du comité exécutif.
BNP Paribas a dégagé des résultats en hausse et supérieurs aux attentes au premier trimestre, profitant du rebond de ses activités de marché et d’une diminution des provisions pour créances douteuses après avoir constitué des réserves en 2020 pour faire face aux répercussions de la crise sanitaire.
Axa se dit confiant pour 2021 et pense que ses sociétés vont réussir à tourner la page de la crise, a indiqué Thomas Buberl, le directeur général, en assemblée générale jeudi. Pour cela, l’assureur compte s’appuyer sur le redressement de sa division XL pour laquelle il a confirmé un objectif de résultat sous-jacent de 1,2 milliard d’euros pour 2021. Le groupe propose un dividende de 1,43 euro par action et affiche un ratio de solvabilité 2 de 200%. L’assureur a confirmé les conséquences de la pandémie sur son résultat, de l’ordre de 1,5 milliard d’euros. La division XL a notamment pesé, avec des pertes d’exploitation à hauteur de 1,1 milliard d’euros et des annulations d’événement de 600 millions d’euros. Au contraire, le segment assurance auto a dégagé 800 millions d’euros de résultat exceptionnel avec la baisse de la sinistralité. Concernant son nouveau plan stratégique « driving progress 2023 », Axa a indiqué prendre comme point de départ un résultat net de 6,3 milliards d’euros en 2020.
L’assemblée générale de l'assureur a été marquée par la confiance affichée de son directeur général alors que le conseil d’administration doit être renouvelé l’an prochain.
Le chômage partiel restera une option pour les entreprises et pour les salariés jusqu’au 31 mai, avec le même taux d’indemnisation pour les salariés fixé à 84% du salaire net, indique un décret paru jeudi au Journal officiel. La semaine dernière, la ministre du Travail Elisabeth Borne a annoncé, à l’issue d’une rencontre avec les partenaires sociaux, que les entreprises verront leur reste à charge augmenter à partir de juin pour les secteurs non protégés, sans préciser quel serait le futur taux d’indemnisation. Cité par l’AFP, Jean-François Foucard (CFE-CGC) a estimé que le reste à charge pour les entreprises des secteurs non protégés, actuellement de 15%, devrait passer à 25% en juin, puis au taux normal de 40% en juillet avec une indemnisation du salarié passant alors de 84% à 72% du salaire net.
NatWesta dévoilé jeudi un bénéfice net plus que doublé, à 620 millions de livres sterling (692 millions d’euros) pour le premier trimestre, dopé par une réduction de ses provisions pour pertes de 102 millions de livres. L’action NatWest perdait toutefois plus de 3,5% ce matin, les analystes étant déçus par les revenus hors intérêts qui ont chuté à 728 millions de livres sterling au premier trimestre, contre 1,22 milliard de livres un an auparavant. Concernant l’enquête criminelle ouverte par le régulateur financier britannique (la FCA) pour blanchiment d’argent, la directrice générale s’est dit «très déçue».
L’association critique l'opacité des miniprêts aux particuliers et la réglementation inadaptée. Les paiements fractionnés sont aussi dans le collimateur.
ALD, la filiale de la Société Générale spécialiste de la location longue durée de véhicules, a annoncé avoir signé un accord pour acquérir Bansabadell Renting, la filiale de location longue durée de Banco Sabadell en Espagne, qui détient environ 20.000 véhicules. Cette acquisition comprend également un accord via lequel Banco Sabadell mettra à la disposition de ses clients PME et particuliers en Espagne une solution de location longue durée avec tous les services associés, gérée par ALD. A fin décembre 2020, la flotte totale d’ALD représentait 1,76 million de véhicules gérés dans le monde, dont 120.000 véhicules en Espagne.
Axa se dit confiant pour 2021 et pense que ses sociétés vont réussir à tourner la page de la crise, a indiqué Thomas Buberl, le directeur général, au cours de son assemblée générale jeudi. Pour cela, l’assureur compte s’appuyer sur le redressement de sa division XL pour laquelle il a confirmé un objectif de résultat sous-jacent de 1,2 milliard d’euros pour 2021. Le groupe propose un dividende de 1,43 euro par action et affiche un ratio de solvabilité 2 de 200%.
NatWesta dévoilé jeudi un bénéfice net plus que doublé, à 620 millions de livres sterling (692 millions d’euros) pour le premier trimestre, dopé par une réduction de ses provisions pour pertes de 102 millions de livres. L’action NatWest perdait toutefois plus de 3,5% ce matin, les analystes étant déçus par les revenus hors intérêts qui ont chuté à 728 millions de livres sterling au premier trimestre, contre 1,22 milliard de livres un an auparavant.
Le chômage partiel restera une option pour les entreprises et pour les salariés jusqu’au 31 mai, avec le même taux d’indemnisation pour les salariés fixé à 84% du salaire net, indique un décret paru jeudi au Journal officiel.
Entre 2021 et fin 2024, un salarié sur cinq devrait quitter le périmètre formé par la banque de détail en France de la Société Générale et du Crédit du Nord. Entre les départs à la retraite et les démissions, ce sont près de 6.000 collaborateurs, dans l’hypothèse haute, qui sortiraient ainsi de l’effectif, sur un total de 29.000 à fin décembre. Ces données sont issues du rapport que Secafi, l’expert du comité social et économique (CSE), a rendu à propos du projet de fusion des réseaux en France de la Société Générale. L’Agefi a révélé la teneur de ce document qui a motivé l’avis négatif des représentants du personnel. Ce turnover naturel permettrait d’absorber sans départ contraint l’impact de cet ambitieux projet, qui pourrait entraîner des milliers de suppressions de postes.
Triple dose. Les mutuelles d’assurance se fixent comme objectif d’accueillir 3.000 alternants dans leurs rangs en 2021, a annoncé le 26 avril la Mutualité française. Ce serait le triple d’une année normale pour un secteur qui emploie 75.000 collaborateurs en France. « Dans la période compliquée que vivent de nombreux jeunes, il est de notre devoir d’être à leurs côtés et de les aider à prendre leur envol », explique Marie-Pierre Le Breton, présidente de l’Association nationale des employeurs de la mutualité, alors que la crise sanitaire a nettement dégradé le taux d’insertion professionnelle des jeunes. Les postes en alternance seront à pourvoir chez les mutuelles et unions mutualistes, que ce soit pour leurs activités d’assurance ou de gestion des soins. Les métiers concernés seront donc très variés, de la relation clients à l’actuariat en passant par l’accompagnement des patients.
UBS a profité de la publication de ses résultats trimestriels, le 27 avril, pour dévoiler sa raison d’être. Tout un programme : « Reimagining the power of investing. Connecting people for a better world ». En attendant de réimaginer quelque chose, c’est surtout le célèbre slogan de Nokia que la banque suisse a repris à son profit. Quant au pouvoir de l’investissement, les actionnaires d’UBS ont eu la mauvaise surprise de constater que le groupe avait perdu 774 millions de dollars au premier trimestre à cause du hedge fund Archegos. Une connexion pas vraiment synonyme de monde meilleur pour le groupe, et qui a occulté des résultats par ailleurs de bonne facture.
Seulement 9 % des salariés déclarent qu’ils aimeraient « retourner à plein temps dans leur environnement de travail traditionnel ». C’est le résultat d’une étude menée par le cabinet PwC auprès de 32.500 salariés dans 19 pays. Le constat est particulièrement vrai pour les employés de bureau, les propriétaires d’entreprise et les travailleurs indépendants, qui sont tous en mesure d’exercer leur activité à distance grâce à la technologie. D’ailleurs, 40 % des sondés affirment que leurs compétences digitales se sont améliorées au cours des différents confinements. Plus étonnant, ils seraient 44 % à accepter que leur employeur « utilise des outils technologiques pour contrôler leur performance au travail, notamment des capteurs et des dispositifs portables », contre 31 % qui s’y opposeraient.