Mixité. Davantage de femmes dans les organes de direction des banques : c’est l’objectif que s’est fixé la Banque centrale européenne (BCE) en lançant le 15 juin une consultation pour mettre à jour son guide sur l’honorabilité et la compétence des dirigeants. Afin d’évaluer le caractère « fit and proper » des instances de gouvernance, le superviseur bancaire entend intégrer la nouvelle dimension du genre. « Désormais, la BCE, en plus d’évaluer le caractère adéquat des connaissances, des compétences et de l’expérience collectives de l’organe de direction d’une banque pour décider si celui-ci est apte à la diriger efficacement, cherchera à déterminer si cet organe respecte suffisamment la diversité des genres », expliquent Frank Elderson et Elizabeth McCaul, membres du conseil de surveillance prudentielle de la banque centrale, dans une tribune publiée le même jour. Si certains groupes ratent leurs objectifs ou font preuve de « manquements manifestes », la tutelle n’hésitera pas à sévir.
Cessions. My Money Group, détenu par le fonds d’investissement Cerberus, a officialisé l’acquisition du réseau bancaire français de HSBC. L’opération porte sur 244 agences et concerne 3.900 salariés. La banque revendique environ 800.000 clients. Cette cession se traduira par une perte pour HSBC de l’ordre de 1,9 milliard d’euros avant impôts, comptabilisée majoritairement en 2022. Les activités françaises d’assurance et de gestion d’actifs sont exclues du périmètre. Le nouvel ensemble consolidé totaliserait 31 milliards d’euros d’actifs et 600 millions d’euros de produit net bancaire. Les mouvements s’intensifient dans la banque de détail en France, ING ayant parallèlement annoncé un examen stratégique de ses activités. La Société Générale procède par ailleurs au rapprochement de ses réseaux avec ceux du Crédit du Nord (photo).
Flics et fans de polars. La mutuelle Intériale, créée par et pour les agents de la police, de la gendarmerie ou de la Justice, a soutenu la 4e édition du Prix de l’Evêché – Polars du Sud. Ce 16 juin, il a été décerné à Stéphane Oks pour son roman Lacrima Corsica. Solidarité PJ, l’association d’entraide de la Police judiciaire de Marseille, était également de la partie. Les bénéfices de la soirée, à l’hôtel de Police de Marseille, sont intégralement remis à l’association Orphéopolis, l’orphelinat de la Police. Intériale est aussi partenaire du Festival international du film policier de Beaune !
Saignée. Credit Suisse aurait décidé de verser des bonus à ses meilleurs éléments pour éviter une fuite des cerveaux. Ebranlée par les affaires Greensill et Archegos, qui lui ont coûté des milliards de dollars, la banque a vu partir à la concurrence plusieurs cadres de haut de rang, notamment aux Etats-Unis. D’où ces retention bonus payés en toute discrétion, indique Bloomberg, pour éviter quelques grincements de dents chez les équipes promises à l’austérité au titre d’une année 2021 par ailleurs très profitable pour les banques d’investissement. Credit Suisse vient d’enregistrer la défection de Greg Weinberger, son patron des fusions-acquisitions, en partance pour Morgan Stanley. Quant à Alejandro Przygoda, le responsable du conseil aux institutions financières, il a emmené une partie de son équipe chez Jefferies. Pour ne rien arranger au moral des troupes, le nouveau président du groupe, Antonio Horta-Osorio (photo), envisagerait des coupes claires dans les activités de trading, selon le blog Paradeplatz, une information que Credit Suisse ne confirme pas.
Dialogue social. La Fédération française de l’assurance (FFA) et trois organisations syndicales – CFDT, CFE-CGC et Unsa – ont conclu le 3 juin trois accords sur les salaires minimaux des conventions collectives dans la branche des sociétés d’assurances pour l’année 2021. Résultat des courses : une augmentation de 0,4 %, 0,6 % ou 1 % pour les personnels administratifs et commerciaux selon leur niveau de classification. Ces accords de branche assurent un service minimum et ne remplacent pas les accords plus favorables qui pourraient être signés au niveau de chaque entreprise. Les textes rappellent, au passage, que les employeurs sont tenus d’assurer, pour un même travail ou un travail de valeur égale, l’égalité de rémunération entre les femmes et les hommes.
Que serait-il advenu du Crédit Commercial de France s’il était passé sous pavillon hollandais ? En 2000, les Britanniques de HSBC avaient coiffé sur le poteau leurs concurrents d’ING en déboursant 11 milliards d’euros pour planter leur drapeau au siège du CCF, sur les Champs-Elysées. Pour s’attaquer au marché français des particuliers, le groupe néerlandais avait alors dégainé son fameux livret orange, au taux d’intérêt survitaminé : en ce temps-là, on ne parlait pas encore de néobanques ou de fintechs, mais de banque directe, summum de la modernité. Deux géants européens, deux approches qui s’apprêtent à connaître leur triste épilogue dans les mois qui viennent. HSBC paie le fonds Cerberus pour qu’il le débarrasse de son réseau d’agences, ING se dit prêt à baisser le rideau de ses activités de détail dans l’Hexagone.
Antitrust. La FTC (Federal Trade Commission, l’antitrust américain) a déposé plusieurs plaintes contre Google et Facebook à l’automne 2020, qui pourraient aboutir à un démantèlement des deux multinationales. Tandis que se préparent ces procès hors normes, l’administration Biden fourbit ses armes et recrute ses troupes. Le 15 juin dernier, la confirmation, par le Sénat, de Lina Khan à la tête de la FTC, est venue grossir les rangs de hauts fonctionnaires de l’administration Biden, déjà connus pour leurs prises de position critiques envers les géants du secteur. A seulement 32 ans, Lina Khan, professeur de droit à l’université Columbia et activiste, s’est déjà fait connaître par ses recherches sur les pratiques monopolistiques d’Amazon, et plus globalement les dérives anticoncurrentielles des Gafam. Ses travaux lui ont valu le surnom évocateur de « tueuse de Gafa ». Le mandat de la nouvelle patronne de l’antitrust court jusqu’en septembre 2024.
C’est le montant levé par Akur8, insurtech spécialisée dans la tarification optimisée par l’intelligence artificielle pour les contrats dommages et santé. Disponible en mode SaaS (Software as a Service) et hébergée dans le cloud, la plate-forme a déjà des clients dans une douzaine de pays en Europe, en Asie et sur le continent américain. Elle compte sur ce nouveau tour de table pour accélérer son expansion internationale.
HSBC n’a pas laissé la situation s’enliser. Une simple mise à jour des conditions de la banque à Hong Kong a été mal interprétée et a fait craindre à ses clients qu’ils ne pourraient plus se servir des services bancaires en ligne ou mobile en dehors du territoire. La rumeur a fait le tour de médias locaux et HSBC a dû confirmer dans un tweet que les clients de la banque à Hong Kong pouvaient continuer à accéder aux services bancaires en ligne et mobiles en dehors de Hong Kong, et qu’aucune modification des services n'était prévue. Cette mésaventure montre le niveau de tension auquel la banque reste confrontée dans cette partie de l’Asie.
Les banques de l’Union européenne (UE) devront disposer d’un plan sur 10 ans afin de préciser comment elles géreront les risques environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), recommande le rapport ad hoc publié mercredi par l’Autorité bancaire européenne (EBA). Ces recommandations aux banques et à leurs superviseurs sur les risques ESG doivent aider l’UE à atteindre ses objectifs de réduction des émissions de carbone d’ici à 2050. Le rapport fournit une proposition complète sur la manière dont les facteurs et les risques ESG devraient être inclus dans le cadre de la réglementation et la surveillance des établissements de crédit et des entreprises d’investissement.
Malgré le récent avis négatif de son alter ego européenne (Esma), l’Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé mercredi la mise en œuvre, à compter du 1er juillet 2021, d’une pratique de marché admise (PMA) modifiée pour les contrats de liquidité. Selon l’AMF, ces règles fixent de « nouvelles limites dans la mise en œuvre des contrats de liquidité en termes de volume d’intervention en cours de journée, de prix des ordres présentés au marché et de ressources allouées par l'émetteur au contrat de liquidité ». Les contrats de liquidité, conclus entre une entreprise cotée et un intermédiaire financier (entreprise d’investissement ou établissement de crédit), permettent à ce dernier d’acheter ou de vendre des actions de façon indépendante par rapport à l’entreprise dans le but d’améliorer la régularité des cotations et la liquidité des actions, notamment des petites et moyennes capitalisations. En France, plus de 440 sociétés, soit près de 70% de la cote, ont recours à cette pratique.
La banque Morgan Stanley a décidé d’imposer à ses employés et à ses sous-traitants, ses clients et ses visiteurs d'être vaccinés contre le Covid-19 s’ils veulent accéder à l’un de ses bureaux à New York. Cette nouvelle règle, en vigueur à partir du 12 juillet, a été présentée dans un message interne signé par le responsable des ressources humaines de l’entreprise Mandell Crawley, selon l’AFP. Elle s’applique aux bureaux accueillant un nombre important de personnes dans la métropole et ses alentours. Les employés ont jusqu’au 1er juillet pour dire s’ils sont ou non vaccinés contre le Covid, sans avoir à présenter de preuves. Les personnes non vaccinées devront rester en télétravail. Goldman Sachs a ainsi demandé à ses employés de faire connaître leur statut vaccinal.
Malgré le récent avis négatif de son alter ego européenne (Esma), l’Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé ce mercredi la mise en œuvre, à compter du 1er juillet 2021, d’une pratique de marché admise (PMA) modifiée pour les contrats de liquidité. Selon l’AMF, « la PMA modifiée ne risque pas de menacer la confiance du marché, compte tenu de certaines dispositions plus strictes que l’AMF a prises pour encadrer les contrats de liquidité au regard des recommandations de l’Esma ».
Swiss Re a annoncé mercredi la vente d’une participation de 6,6% dans l’assureur vie anglais Phoenix pour 437 millions de livres sterling (511 millions d’euros). « La vente a été effectuée dans le cadre d’un examen et d’un rééquilibrage réguliers du portefeuille d’investissement de Swiss Re et est conforme à la stratégie d’investissement globale du groupe en matière d’actions et d’investissements alternatifs », précise le réassureur suisse.
HSBC n’a pas laissé la situation s’enliser. Une simple mise à jour des conditions de la banque à Hong Kong a été mal interprétée et a fait craindre à ses clients qu’ils ne pourraient plus se servir des services bancaires en ligne ou mobile en dehors du territoire. La rumeur a fait le tour de médias locaux et HSBC a dû se fendre d’un tweet affirmant que les clients de la banque à Hong Kong pouvaient continuer à accéder aux services bancaires en ligne et mobiles en dehors de Hong Kong, et qu’aucune modification des services n'était prévue.
Les banques de l’Union européenne (UE) devront disposer d’un plan sur 10 ans afin de préciser comment elles géreront les risques environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), recommande le rapport ad hoc publié mercredi par l’Autorité bancaire européenne (EBA, European banking authority). Ces recommandations aux banques et à leurs superviseurs sur les risques ESG doivent aider l’UE à atteindre ses objectifs de réduction des émissions de carbone d’ici à 2050.
Le directeur général de HSBC, Noel Quinn, s’attend à ce que Hong Kong prospère en tant que centre financier international de la Chine, bien que certaines entreprises internationales envisagent de quitter la ville, a-t-il affirmé mardi lors de la conférence City Week à Londres. Certaines entreprises envisagent de quitter Hong Kong à un moment où Pékin restreint l’autonomie politique de l’ancienne colonie britannique. Dans une enquête de la Chambre de commerce américaine à Hong Kong publiée le mois dernier, 42% des 325 sondés ont déclaré qu’ils envisageaient ou prévoyaient de quitter la ville, invoquant le malaise suscité par la nouvelle loi chinoise sur la sécurité et leur pessimisme au sujet de l’avenir de Hong Kong. HSBC réalise la majeure partie de ses bénéfices en Chine et à Hong Kong, où elle a été fondée en 1865.
L’assureur français Axa a annoncé mardi avoir conclu un accord pour la vente de ses activités d’assurance en Malaisie à son homologue italien Generali, pour 140 millions d’euros. Cette transaction devrait être bouclée «au cours du second trimestre 2022», précise le groupe français dans un communiqué. Axa, présent en Malaisie via deux coentreprises avec le groupe Affin Bank Berhad, cède avec cet accord sa participation dans l’assureur dommages AAGI (détenue à 49,99% par Axa) et l’assureur vie AALI (détenue à 49% par Axa). Generali compte acquérir également une part de 21% d’Affin Bank Berhad dans AALI, dont il détiendra 70%. Dans le même temps, Generali portera de 49% à 100% sa participation dans sa filiale MPI Generali Insurans Berhad, spécialisée dans l’assurance dommages. À l’issue de ces transactions, MPI Generali et AAGI vont fusionner.
Natixis a annoncé mardi avoir été informé par l’opérateur boursier Euronext de sa décision d’exclure la banque de ses indices à l’issue de l’offre publique d’achat simplifiée du groupe BPCE, qui porte sur toutes les actions non détenues de l'établissement financier. «D’autres fournisseurs d’indices mènent actuellement des analyses similaires sur la situation et Natixis informera le marché de tout nouveau développement», a précisé la banque dans un communiqué.
Intériale et AG2R La Mondiale entrent en négociations exclusives, après un vote à la quasi-unanimité au cours de l’assemblée générale du 17 juin de la mutuelle de la fonction publique d’Etat et territoriale. De leur côté, les conseils d’administration d’AG2R La Mondiale ont aussi soutenu la démarche le 9 et 17 juin. Si tout se passe bien, Intériale devrait rejoindre le pôle mutualiste d’AG2R La Mondiale avant la fin de l’année sous réserves des instances de gouvernance et du personnel des deux groupes. Intériale a d’abord voulu se rapprocher du groupe Vyv à partir de juin 2019 avant de se raviser en avril dernier, annonçant préférer AG2R La Mondiale, avec qui elle peut continuer à développer son offre individuelle et complémentaire à destination des fonctionnaires. Intériale souhaite devenir « la solution Fonction Publique d’AG2R La Mondiale », évoquait Gilles Bachelier, président d’Intériale. Le projet d’union vise en particulier à répondre à la réforme de la protection sociale complémentaire (PSC) des fonctionnaires, engagée par la loi sur la transformation de la fonction publique du 6 août 2019. La réforme introduit à partir du 1er janvier 2022 un socle minimal de garanties et accroît la part financée par les employeurs publics.
Axa a annoncé avoir conclu un accord avec Generali afin de lui céder ses activités d’assurance en Malaisie, incluant sa participation de 49,99% dans Axa Affin General Insurance (AAGI) et sa participation de 49% dans Axa Affin Life Insurance (AALI). Selon cet accord, Axa va céder sa participation dans AAGI et AALI pour un montant total en numéraire de 688 millions de ringgits malaisiens, soit environ 140 millions d’euros. Le bouclage de la transaction est soumise aux conditions habituelles, notamment l’obtention des autorisations réglementaires, et devrait avoir lieu au cours du second trimestre 2022.