La banque américaine JPMorgan Chase va, pour la première fois de son histoire, proposer à l'étranger des services destinés aux particuliers, en lançant mardi au Royaume-Uni une application mobile sous sa marque Chase, a indiqué à l’AFP une source proche de l'établissement. L'établissement pourrait décider de l'étendre à des services de prêts ou d’investissements, voire de la proposer dans d’autres pays en Europe ou en Amérique latine, a ajouté cette source. JPMorgan Chase n’avait jamais proposé auparavant en dehors des États-Unis ses services de banque de détail
La politique sociale de Generali est indirectement sous le feu des critiques du syndicat Force Ouvrière qui a réuni lundi la presse. En cause, le licenciement d’un salarié commercial du groupe de protection sociale Klesia, qui détient depuis juillet 2020 une entité commune avec Generali via Klesia SA, pour « insuffisance de production », selon le syndicat.
Banco BPM a mis fin à des rumeurs qui couraient depuis plusieurs mois. « Nous avons regardé autour de nous, nous avons discuté avec différents interlocuteurs mais pour le moment il ne semble pas y avoir les conditions pour entamer un chemin de consolidation », a déclaré son administrateur délégué Giuseppe Castagna dans un entretien au Corriere della Sera. Engagée dans une profonde restructuration, qui a fait passer son nombre d’agences de 2.500 à 1.000, Banco BPM était depuis plusieurs mois le centre de multiples rumeurs de rapprochements.
Le président du comité de finances du Sénat américain, Ron Wyden, a demandé des explications à la banque privée suisse Mirabaud & Cie concernant les comptes de l’homme d’affaires Robert Brockman, rapporte Bloomberg. Robert Brockman est accusé d’avoir mis sur pied le plus grand système d’évasion fiscale par un particulier américain à travers des comptes offshore aux Bermudes et en Suisse. Le milliardaire n’aurait pas déclaré jusqu’à 2 milliards de dollars aux services du fisc américain. Dans sa lettre, le sénateur démocrate a demandé à Mirabaud & Cie si la firme avait averti l’Internal Revenue Service (IRS) du fait qu’elle abritait des comptes bancaires de Robert Brockman en son sein. Comptes bancaires sur lesquels la justice suisse a gelé 950 millions de dollars d’avoirs en octobre 2020. La justice américaine pense que Robert Brockman a utilisé la banque suisse pour y cacher des revenus tirés de ses investissements en private equity sur une période de vingt ans. Mirabaud & Cie a répondu au sénateur de l’Oregon que l’institution n’était pas au courant des agissements de Robert Brockman, ajoutant qu’aucun des comptes détenus n’était à son nom. La banque privée suisse a indiqué qu’elle avait pleinement coopéré avec les autorités américaines concernant leurs demandes d’information sur les comptes de Robert Brockman.
Matthieu Bonte, directeur des investissements d'Axa France, livre dans un nouvel épisode de "Convictions d'Instit" son sentiment vis-à-vis de la dette privée et du high yield après une année 2020 très particulière.
JPMorgan s’apprête à lancer ce mardi sa banque de détail numérique au Royaume-Uni, baptisée Chase. En plus d’offrir des comptes courants, la banque prévoit d’étendre ses services aux prêts et aux investissements et de s’implanter dans d’autres pays en cas de succès, en commençant par l’Europe continentale. JPMorgan suit son rival américain Goldman Sachs qui propose des comptes d'épargne en Grande-Bretagne depuis 2018avec sa banque Marcus. En prévision de ce lancement, JPMorgan a renforcé ses positions britanniques plus tôt cette année en achetant le gestionnaire de patrimoine Nutmeg. Les banques américaines cherchent ainsi à diversifier leurs sources de revenus avec des activités plus stables que les opérations de marchés ou de financement, mais elles font face à un marché concurrentiel dominé par les opérateurs historiques, notamment Lloyds, Barclays, NatWest et HSBC, et à de nombreuses néobanques comme Monzo et Starling.
Mitsubishi UFJ Financial Group envisage une cession de sa division américaine MUFG Union Bank, environ 13 ans après avoir acquis la banque de la côte Ouest pour 3,5 milliards de dollars, a indiqué vendredi Bloomberg, en citant des sources proches du dossier. La banque japonaise a engagé des négociations préliminaires avec des acheteurs potentiels et pourrait bientôt mandater une banque d’investissement pour lancer le processus de vente.
Cerberus Capital Management envisage d’acquérir une participation supplémentaire dans Commerzbank, la deuxième banque d’Allemagne, rapporte le journal allemand Handelsblatt, citant des sources anonymes. Le fonds américain, qui détient déjà environ 5% du capital de Commerzbank, envisage d’acquérir la participation de 15,6% détenue par l’Etat allemand après les prochaines élections fédérales, en particulier si Christian Lindner, le chef du parti libéral FDP, devient le nouveau ministre des Finances d’un gouvernement de coalition, selon le journal. L’Etat allemand a renfloué la banque à la suite de la crise financière de 2008. Achetée pour 5 milliards d’euros, la participation de l’Etat est désormais évaluée à environ 1 milliard d’euros, précise Handelsblatt. Vendredi, l’action Commerzbank a gagné 1,17%.
L’assureur britannique Prudential a annoncé samedi vouloir lever 2,9 milliards de dollars (2,47 milliards d’euros) dans le cadre d’une émission d’actions à la Bourse de Hong Kong. Prudential a fait savoir dans un communiqué qu’il prévoyait à cette occasion d'émettre 130,8 millions de nouvelles actions au prix de 172 dollars hongkongais par action. L’assureur a ajouté qu’il pourrait émettre 32,7 millions d’actions supplémentaires
La Fédération française de l’assurance (FFA) a choisi l’entreprise luxembourgeoise FundRock comme société faîtière du futur fonds d’obligations Relance, a appris Les Echos confirmant une information de CFNews. La gestion des fonds a déjà été déléguée, en juillet dernier, à une trentaine de sociétés, regroupées au sein de sept poches dotées de 200 à 300 millions d’euros. Celles-ci sont pilotées par des sociétés de gestion tricolores, soit en solo (Bpifrance Investissement et Eiffel Investment), soit par des meneurs (Amundi, Siparex, Tikehau, Eurazeo et Turenne Capital) qui collaboreront avec d’autres gérants d’actifs.
Les deux-tiers (67%) des Français déclarent avoir confiance dans le système bancaire, soit une hausse de trois points par rapport à 2020 et de dix-huit points depuis 2016, rapporte le Fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR) dans son baromètre 2021 réalisé par Harris Interactive. Le FGDR, qui gère le mécanisme de garantie des dépôts, des titres et des cautions délivrées par les intermédiaires financiers, est connu par 49% des Français, un score stable par rapport à 2020, mais en augmentation de vingt-trois points par rapport à 2016. Dans un contexte de crise, la connaissance du FGDR est un enjeu clé puisque 80% des Français le connaissant le qualifient de rassurant.
Elle réduit toutefois la sanction pécuniaire de cinq à trois millions d’euros, en raison de la réactivité de l’agence à démentir le faux communiqué Vinci.
Saisie par la cour d’appel de Paris en juillet 2020 afin de savoir si l’information relative à la publication prochaine et imminente d’un article relayant une rumeur de marché est susceptible de constituer une information privilégiée, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) vient de présenter les conclusions de l’avocate générale Juliane Kokott. Selon celles-ci, une communication à des fins journalistiques constitue une exception à l’interdiction de divulguer des informations privilégiées.
La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) confirme que les exonérations fiscales accordées par la Belgique à des sociétés multinationales par la voie de rescrits fiscaux (tax rulings) sont constitutives d’une aide d’Etat illégale, comme l’avait établi la Commission européenne. Aussi, la CJUE a annulé l’arrêt du 14 février 2019 du Tribunal de l’Union européenne, qui avait annulé la décision de la Commission, et renvoie l’affaire devant ce dernier pour qu’il statue sur d’autres aspects de l’affaire
Les deux-tiers (67%) des Français déclarent avoir confiance dans le système bancaire, soit une hausse de trois points par rapport à 2020 et de dix-huit points depuis 2016, rapporte le Fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR) dans son baromètre 2021 réalisé par Harris Interactive. Le FGDR, qui gère le mécanisme de garantie des dépôts, des titres et des cautions délivrées par les intermédiaires financiers, est connu par 49% des Français, un score stable par rapport à 2020, mais en augmentation de vingt-trois points par rapport à 2016. Dans un contexte de crise, la connaissance du FGDR est un enjeu clé puisque 80% des Français le connaissant le qualifient de rassurant.
La Fédération française de l’assurance (FFA) a choisi l’entreprise luxembourgeoise FundRock comme société faîtière du futur fonds d’obligations Relance, a appris Les Echos confirmant une information de CFNews.
Le président de la commission des finances du Sénat, Ron Wyden, a fait circuler une proposition qui pénaliserait le secteur des ETF, rapporte le Wall Street Journal. Ce Démocrate veut taxer l’utilisation par les ETF de transactions «en nature» («in kind») qui évitent actuellement de déclencher l’impôt sur les plus-values. Grâce à ces transactions en nature, les ETF transfèrent des actions, des obligations ou d’autres actifs à des intermédiaires de Wall Street au lieu d’espèces. Cette proposition risque d'éliminer l’un des principaux arguments de vente du secteur des ETF : l’efficacité fiscale. Cette proposition de changement a provoqué une mobilisation massive des plus grands gestionnaires d’actifs, dont certains ont bâti leurs activités autour du marché des ETF. Les groupes de pression du secteur, de l’ICI à la Securities Industry and Financial Markets Association, élaborent des stratégies pour faire échouer la proposition. L’ICI sollicite les réactions des entreprises. BlackRock indique étudier le projet et Invesco déclare s’y opposer.
La crise révolutionne les modes de vie, pas seulement les voyages ou la restauration. Voilà que les habitudes vestimentaires semblent elles aussi transformées de façon durable. Marks & Spencer vient d’annoncer qu’il ne vendrait plus de costumes aux messieurs que dans la moitié de ses plus grandes boutiques. Il est vrai que le leader anglais de la distribution est coutumier de mouvements commerciaux rapides et à revirements, un peu comme HSBC dans le secteur bancaire. Mais The Economist cite, tout droit issus du pays de la tradition, les couturiers japonais Aoki et Whatever Inc, qui misent aussi sur une nouvelle façon de s’habiller : ils proposent des costumes pyjamas, adaptés à des conférences professionnelles depuis la maison. Mais gageons que le laisser-aller ne guette pas le pays du karoshi, la mort par excès de travail : le gouvernement a recommandé aux entreprises d’autoriser le travail quatre jours par semaine seulement au lieu de cinq mais rares sont encore les employés qui choisissent cette solution.
Décalage. A l’occasion de sa journée investisseurs, Scor a annoncé étendre d’une année son plan stratégique « Quantum Leap », jusqu’à fin 2022. Le réassureur a ajusté plusieurs de ses objectifs financiers, misant désormais sur une croissance estimée des primes brutes émises dans le secteur non vie comprise entre 15 % et 18 %, contre une fourchette de 4 % à 8 % précédemment. Celle dans le secteur vie a en revanche été abaissée, passant d’une prévision comprise entre 3 % et 6 % à environ 1 %. Scor affiche un objectif de ratio combiné net (sinistres/primes) inférieur ou égal à 95 %. La nouvelle feuille de route sera dévoilée au marché en mars prochain. « La simplification et la transformation sont une ambition clé du prochain plan stratégique », a indiqué le réassureur.
Il pleut, le chat dort au coin du feu… Rien à voir avec les salles de marché à l’atmosphère électrique. Le courtier TP Icap s’en est aperçu et demande à l’ensemble de ses traders de revenir au bureau cinq jours par semaine après des résultats de mi-année « marqués par un calme rare ». L’entreprise estime en effet que l’environnement de télétravail décourage la prise de risques, à l’inverse de ses bureaux qui créent de « bonnes synergies » entre les employés. Une nouvelle piste pour limiter la volatilité des marchés financiers ?
Comment attirer de nouveaux investisseurs dans l’univers très masculin des cryptomonnaies ? Charles Randell, directeur du gendarme boursier britannique, s’est élevé contre les « écuries d’Augias » de la publicité financière en ligne. Dernière en date, Kim Kardashian, qui appelle à spéculer sur l’« ethereum max » (photo) – une valeur obscure créée il y a peine un mois et qui n’a rien à voir avec l’ethereum. Avec 250 millions d’abonnés, « il s’agit peut-être de l’opération de promotion financière ayant la plus grande audience de l’histoire », résume, amer, le directeur. Qui appelle logiquement à réguler ce genre de réclame, y compris lorsqu’elles ont lieu sur les réseaux sociaux. Un vrai travail d’Hercule.