« Nous sommes un groupe jeune mais en ordre de marche et prêt à accélérer ». C’est par ces mots que Laurent Mignon, président du directoire de BPCE, a entamé jeudi la présentation du plan stratégique du groupe courant jusqu’à 2024. Celui-ci fixe comme objectif un taux de croissance annuel moyen du produit net bancaire (PNB) d’environ 3,5% pour atteindre un PNB de 25,5 milliards d’euros en 2024. Le groupe vise entre autres un coefficient d’exploitation inférieur à 65%, un coût du risque en dessous de 25 points de base et un ratio Core Tier one (CET1) supérieur à 15,5%.
Les premières estimations du nombre et du coût des sinistres engendrés par les intempéries du mois de juin atteignent un total de 235.000 sinistres pour un coût global de 550 millions d’euros, selon la Fédération française de l’assurance (FFA).
Le numéro deux de la banque espagnole BBVA affiche ses nouvelles ambitions dans la finance verte. La banque a annoncé son intention de canaliser 200 milliards d’euros dans ce segment jusqu’en 2025, soit exactement le double de l’objectif annoncé en février 2018. « Le développement durable est une priorité stratégique pour BBVA » a justifié Carlos Torres Vila, président de BBVA, « des défis très pertinents tels que le changement climatique ou la lutte contre les inégalités nous touchent tous et doivent être relevés à un rythme sans précédent ».
Costumes gris et cravates nouées serrées n’empêchent pas de surfer sur les tendances. AmazingContent, cabinet spécialiste des réseaux sociaux, dévoile son Top 10 des banques françaises sur LinkedIn et Twitter, établi selon la moyenne des engagements (commentaire ou réponse, partage ou retweet, réaction ou favori). Et le gagnant est : le Crédit Mutuel Alliance Fédérale (en photo son président Nicolas Théry). Numéro 2 : CIC... le Crédit Mutuel rafle les 3 premières places. Quant au Top 10 des comités exécutifs (comex) du SBF 120 les plus influents, il révélait une autre banque française – en 7e position : BNP Paribas (le numéro un étant Orange), avec un sujet clé : la RSE. Si les publications corporate du groupe sont « majoritaires sur LinkedIn, où plus des deux tiers des dirigeants sont actifs, elles se font plus personnelles sur Twitter où un quart du Comex est présent », note AmazingContent, sur… l’égalité hommes-femmes, le climat ou la défense de la culture !
Les informaticiens prêchent dans le désert. Selon une étude du fournisseur de technologies Insight, 56 % des entreprises françaises ne mettent pas à profit les nouvelles technologies en raison de leur incapacité à écouter leurs équipes informatiques. Elles ne sont d’ailleurs que 28 % en France à accorder à leur DSI un siège à la direction. La pandémie a mis cette fracture en lumière : 83 % (85 % en France) des décideurs informatiques pensent qu’elle a transformé les modes de travail de manière permanente. Pourtant, au moins 61 % (60 % en France) des entreprises hésitent à investir dans des projets qui pourraient améliorer l’expérience de leurs employés ou optimiser leur activité car elles croient à un retour à la « normale » d’avant-Covid.
Précieux. Les enchères montent pour recruter des banquiers d’affaires. « Il y a beaucoup de concurrence en ce moment », a confié Peter Orszag (photo), le patron de Lazard, au micro de Bloomberg. La faute à un environnement euphorique sur les marchés primaires et dans les activités de fusions-acquisitions, qui profite notamment aux juniors mais s’étend aussi aux professionnels plus aguerris. « Dans les métiers de conseil, quand l’activité client augmente, cela se répercute sur les rémunérations, précise Peter Orszag. Cela va arriver et se produit déjà à un certain degré. Cela montre à quel point le marché est bouillant. » Barclays vient ainsi de relever de 15.000 dollars le salaire de base annuel de ses analystes, premier grade dans la banque, et de 25.000 dollars celui des associates et vice presidents. Mêmes augmentations chez Citi.
La parole à... Pr. Daniel Hodson, président, CityUnited Project et The City for Britain ; vice-président, The Independent Business Network. Ancien PDG du Liffe
Amélioration. Les banques de l’Union européenne ont accru la rentabilité de leurs capitaux propres. Celle-ci a bondi de 1,9 % au dernier trimestre 2020 à 7,6 % au premier trimestre 2021, soit le plus haut niveau enregistré depuis 2014, année de création des tableaux de bord trimestriels des risques de l’Autorité bancaire européenne (EBA). Cette forte progression a été permise par la contraction du coût du risque et la croissance des commissions et revenus de trading. L’agence Standard & Poor’s a ainsi relevé la perspective de négative à stable sur de nombreuses banques européennes. Toutefois, selon l’EBA, si les ratios de prêts non performants reculent de 10 points de base à 2,5 % en moyenne, plus de 70 % des banques prévoient une détérioration de la qualité des actifs liés aux prêts aux PME, contre 65 % pour dans le crédit à la consommation.
C’est le niveau record atteint par les cotisations en unités de compte sur les cinq premiers mois de l’année, représentant désormais 40 % de l’ensemble des cotisations en assurance-vie. Selon les chiffres de la Fédération française de l’assurance, la collecte nette cumulée a atteint 13,7 milliards d’euros, le plus haut niveau observé depuis 15 ans.
Passer d’un statut de famille américaine ordinaire à celui de 25e fortune mondiale du jour au lendemain, c’est l’expérience qu’ont vécue les James la semaine dernière. Cliente de la Chase Bank, cette famille de Louisiane a eu la bonne surprise de voir son compte bancaire crédité de pas moins de 50 milliards de dollars sans raison apparente, rapportent les médias américains. Une autre cliente de Floride a eu moins de chance, avec un virement de « seulement » un milliard de dollars. Disposer de l’équivalent du PIB du Honduras pendant quatre jours n’a toutefois pas donné la folie des grandeurs à la famille James. « Nous ne pouvions pas dépenser cet argent, cela aurait été du vol », confie, vertueux, le père de famille.
Scor a su pousser son avantage face à Covéa pour que les deux groupes enterrent la hache de guerre le mois dernier et évitent à Thierry Derez, patron de l’assureur coopératif, un procès début juillet. Le réassureur peut se féliciter de s’être garanti, dans le cadre de cet armistice, un vote favorable à toutes les résolutions approuvées par son conseil. Détenteur de 8,46 % des droits de vote à fin décembre, Covéa a donc dû approuver le 30 juin en assemblée générale la rémunération de Denis Kessler (photo). Un soutien qui s’est avéré vital : la résolution sur le say on pay du désormais président de Scor n’a récolté que 55,7 % d’approbation, et aurait donc été repoussée sans les voix du groupe MMA-Maaf-GMF. Qui aurait cru que Thierry Derez deviendrait en 2021 le plus sûr allié du patron de Scor…
Domicile. La vague n’est pas (encore) énorme mais elle a bien commencé à se former. Celle des captives d’assurance (de réassurance plus précisément) domiciliées en France. Elles n’étaient que 6 (les ancêtres chez Veolia, Dassault Aviation, L’Oréal, Ariane Espace et Orano, et celle créée par Worldline début 2020), rejointes par deux petites nouvelles, coup sur coup le mois dernier, chez Bonduelle et Seb (photo du siège à Ecully). Comme ses pairs, Seb voit dans cette structure d’auto-assurance un moyen d’« optimiser le placement de ses risques » dans un marché de l’assurance qui se durcit (primes, franchise, garanties). Si nombre de groupes ont historiquement élu comme domicile le Luxembourg, l’Irlande ou Malte, Bercy devrait sortir du bois à la rentrée pour faire évoluer le cadre réglementaire français, passant par une provision d’égalisation spécifique pour une meilleure mutualisation dans le temps.
Observatoire. La mutuelle Aésio s’est associée à l’Essec Business School et à sa chaire Entrepreneuriat et innovation à impact pour créer l’Observatoire « Innovations ESS pour la Santé ». Celui-ci a vocation à identifier, partout dans le monde, les projets non lucratifs à haut potentiel dans la santé et leurs conditions de réplication en France ou d’appropriation par les entreprises de l’économie sociale et solidaire (ESS). L’Observatoire, dont le comité scientifique a été installé le 24 juin, concentrera ses recherches en 2021 sur quatre thématiques prioritaires en privilégiant une approche préventive : le bien-vieillir, la santé mentale, la santé des femmes et la santé environnementale. Il restituera ses premiers travaux le 16 novembre prochain.
François Pauly, nouveau directeur général d’Edmond de Rothschild, donne ses pistes pour le redéploiement des 600 millions de francs suisses de capital excédentaire de la banque.
De quoi aboyer d’aise. La jeune pousse Vicanis propose une assurance pour les animaux de compagnie des seniors. L’offre permet d’« anticiper la prise en charge complète et définitive » de Toutou en cas de décès, invalidité ou dépendance du maître. Vicanis estime répondre à un problème sociétal, nombre de personnes âgées renonçant à adopter un fidèle compagnon par crainte de son devenir en cas de pépin. A la perte du maître, direction une « résidence d’accueil haut de gamme » alliant « confort et convivialité » afin de « bénéficie[r] d’une expérience unique ». Notamment grâce à une « studette individuelle et personnalisable avec ses effets personnels ». Sans oublier « un programme d’activités sur mesure », de l’hydrothérapie au frisbee ou au fitness. Ils ont hâte d’y être.
Face au ralentissement du rythme de vaccination de la population française et en particulier des soignants, l’idée d’une vaccinationobligatoire contre le Covid-19 émerge. Une possibilité que soutient la Mutualité Française. L’organisation, qui représente 518 mutuelles, souligne que le taux de vaccination des soignants demeure insuffisant en France (57% dans les Ehpad, 64% à l’hôpital).
La dixième chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris a examiné, mercredi, l’affaire de l’invasion des locaux de BlackRock France au cours d’un procès. Le 10 février 2020, environ 90 militants écologistes et anarchistes avaient envahi et commis des dégradations dans les bureaux parisiens de la succursale française du gestionnaire d’actifs américain. L’opération avait été organisée par les organisations Youth For Climate et Désobéissance Ecolo. Les participants n’avaient fait usage ni de la force ni de la violence envers les salariés présents. Deux individus suspectés d’avoir participé aux dégradations étaient cités à comparaître. Le ministère public a requis six et quatre mois de prison avec sursis probatoire de deux ans à l’encontre des prévenus, assortis d’une obligation de réparer les dégâts commis et d’exercer une activité professionnelle ainsi que d’une interdiction de paraître à Paris.
L’AMF lui reproche une série de manquements, et notamment une manipulation de cours sur le future Euro Stoxx 50, ce que conteste totalement la société de gestion.
L’AMF lui reproche une série de manquements, et notamment une manipulation de cours sur le future Euro Stoxx 50, ce que conteste totalement la société de gestion.
La dixième chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris a examiné, mercredi 7 juillet, l’affaire de l’invasion des locaux de BlackRock France au cours d’un procès de plus de quatre heures. Le 10 février 2020, environ 90 militants écologistes et anarchistes avaient envahi et commis des dégradations dans les bureaux parisiens de la succursale française du gestionnaire d’actifs américain BlackRock. L’opération avait été organisée par les organisations Youth For Climate et Désobéissance Ecolo. Les participants n’avaient fait usage ni de la force ni de la violence envers les salariés présents. Deux individus suspectés d’avoir participé aux dégradations étaient cités à comparaître. Le ministère public a requis six et quatre mois de prison avec sursis probatoire de deux ans à l’encontre des prévenus, assortis d’une obligation de réparer les dégâts commis et d’exercer une activité professionnelle ainsi que d’une interdiction de paraître à Paris. Les deux avocats, Me Baudelin et Me Becker, ont plaidé la relaxe pour les deux prévenus et la nullité de la procédure. Le jugement sera rendu le 8 septembre 2021.