Des déclarations liminaires doivent avoir lieu lundi dans le cadre du procès américain pour corruption d’un ancien banquier de Goldman Sachs, Roger Ng. Il est accusé d’avoir aidé à blanchir des fonds volés au fonds souverain malaisien 1MDB. Selon l’agence Reuters, les procureurs pourraient reprocher à Roger Ng d’avoir aidé son ancien patron, Timothy Leissner, et un intermédiaire malaisien, Jho Low, à utiliser une partie de l’argent volé pour soudoyer des fonctionnaires du pays.
Le Crédit Agricole mettra l’accent sur la croissance interne pour renforcer encore sa présence en Italie, a déclaré le responsable de ses opérations italiennes, Giampiero Maioli, dans une interview au quotidien financier Il Sole 24 Ore, publiée samedi. L’Italie est le premier marché étranger du Crédit Agricole et la consolidation du secteur s’accélère à nouveau. Les actions de Banco BPM ont clôturé en hausse de 9,8% vendredi, après la parution d’un article de presse selon lequel UniCredit était sur le point de lancer une offre publique d’achat sur la troisième plus grande banque du pays. Crédit Agricole Italia avait exploré un possible rapprochement avec Banco BPM avant de jeter son dévolu sur Creval, dont il a scellé le rachat l’an dernier. Le Crédit Agricole Italia n'étudie aucune transaction pour le moment et a exclu tout intérêt pour la banque publique Monte dei Paschi di Siena, a précisé son dirigeant.
Axa a bouclé la cession de ses activités d’assurance à Singapour à HSBC Insurance pour un montant total en numéraire de 463 millions d’euros. Axa avait annoncé en août dernier avoir signé un accord de 487 millions d’euros pour la transaction, mais indique ce montant comprenait une clause d’ajustement de prix telle que prévue dans les conditions habituelles de clôture. Les activités à Singapour relatives à AXA XL, AXA France, AXA Partners, MAXIS et AXA Global Healthcare ne font pas partie du périmètre de la transaction, précise le groupe. La transaction s’inscrit dans les plans stratégiques des deux groupes : Axa a décidé de se recentrer sur certains marchés après une revue de portefeuille menée en 2017 tandis que la banque britannique entend se recentrer sur ses marchés cibles que sont la Grande-Bretagne et l’Asie.
UniCredit serait sur le point de présenter une offre d’achat sur Banco BPM, indiquait vendredi dernier le quotidien italien Il Messaggero, faisant grimper les actions de 10%. Mais Banco BPM a opté pour une stratégie stand alone, a déclaré le lendemain le directeur de la troisième banque italienne. Avec ses racines dans la riche région de Lombardie, Banco BPM, qui a une capitalisation boursière d’environ 5,4 milliards d’euros (6,13 milliards de dollars), est considérée comme l’option idéale pour UniCredit, la deuxième plus grande banque d’Italie. «Nous avons encore une voie très importante à emprunter en Bourse, nous avons devant nous une voie de croissance autonome très importante qui n’est pas encore pleinement exploitée», a déclaré le directeur général de Banco BPM, Giuseppe Castagna, en marge de la conférence Assiom Forex à Parme, a rapporté Reuters. «Banco BPM vaut plus». Les actions de Banco BPM ont gagné environ 35% depuis le début de l’année et plus de 60% au cours des 12 derniers mois, la société étant considérée comme une cible potentielle de fusions et acquisitions.
L’Agence nationale de la sécurité du médicament (ANSM) a demandé vendredi à Philips d’accélérer le remplacement de ses appareils respiratoires défectueux pouvant exposer les utilisateurs à des particules toxiques. Elle précise qu’au 4 février, la société Philips Respironics n’avait remplacé que 7% des appareils défectueux. Philips devra avoir remplacé auprès des prestataires ou réparé 75% des appareils concernés en juin et 100% en décembre. En France, 370.000 patients sont concernés pour des appareils utilisés principalement à domicile par des patients souffrant d’apnée du sommeil ou nécessitant une assistance respiratoire.
Les syndicats doivent se prononcer d’ici au 18 février sur ce texte, qui précise notamment les conditions financières de la rupture conventionnelle collective.
Le Collège et le rapporteur sont en désaccord sur la date d’information privilégiée. Dans ce nouveau dossier AB Science, plus de 6 millions d’euros d’amende sont en jeu.
L’Agence nationale de la sécurité du médicament (ANSM) a demandé vendredi à Philips d’accélérer le remplacement de ses appareils respiratoires défectueux pouvant exposer les utilisateurs à des particules toxiques. Depuis juin 2021, «le plan de remplacement de l’ensemble des appareils concernés annoncé par le fabricant a très peu progressé», a déclaré l’ANSM, en précisant qu’au 4 février, la société Philips Respironics n’avait remplacé que 7% des appareils défectueux.
Axa annonce ce vendredi avoir finalisé la cession de ses activités d’assurance à Singapour à HSBC Insurance pour un montant total en numéraire de 463 millions d’euros. Axa avait annoncé en août dernier avoir signé un accord de 487 millions d’euros pour la transaction mais indique ce montant comprenait une clause d’ajustement de prix telle que prévue dans les conditions habituelles de clôture. Les activités à Singapour relatives à AXA XL, AXA France, AXA Partners, MAXIS et AXA Global Healthcare ne font pas partie du périmètre de la transaction, précise le groupe.
Les rumeurs de rapprochement bancaire en Italie font leur retour. UniCredit serait sur le point de présenter une offre sur Banco BPM, selon le quotidien italien Il Messaggero, qui cite des sources anonymes. Cette offre pourrait avoir lieu dès ce week-end. Ce n’est pas la première fois que le rapprochement de Banco BPM avec une autre structure est envisagé par le marché. En 2021, par exemple, une fusion avec BPER avait été évoquée, puis finalement abandonnée. Contacté par l’agence Bloomberg, un porte-parole d’UniCredit a déclaré que la banque continuait d’étudier toutes les options stratégiques concernant son développement, mais a précisé qu’aucune réunion extraordinaire du conseil d’administration n’était prévue. Le titre Banco BPM, qui avait été suspendu à la hausse à la Bourse de Milan vendredi, à ouvert à la mi-journée en hausse de plus de 6%.
AB Science revient devant la commission des sanctions de l’AMF. Ce matin, la représentante du Collège de l’AMF a demandé des sanctions de 1 million d’euros à l’encontre de la biotech, de 3 millions d’euros contre son directeur général, Alain Moussy, de 2 millions d’euros à l’encontre de Grégory Pepin, gérant de fonds, et de 100.000 euros pour Olivier Hermine, professeur d’hématologie et membre du comité scientifique d’AB Science. Le gendarme boursier reproche à AB Science de ne pas avoir publié dès que possible une information privilégiée à l’occasion des demandes d’autorisation de mise sur le marché (AMM) en 2017 pour le traitement de la mastocytose et en 2018 pour le traitement de la sclérose latérale amyotrophique (SLA). En outre, l’AMF reproche à Olivier Hermine d’avoir manqué à son obligation d’abstention de transmission d’une information privilégiée, et à Grégory Pepin d’avoir utilisé cette information lui permettant de réaliser une économie de pertes sur le titre AB Science. Le Collège reproche aussi à Alain Moussy d’avoir cédé ses titres fort de cette information privilégiée. Toutefois, le rapporteur de la commission des sanctions ne suit pas la poursuite en ce qui concerne Alain Moussy, estimant que la cession de titres est intervenue avant que l’information privilégiée soit caractérisée.
Credit Suisse avait prévenu que le quatrième trimestre serait difficile. La deuxième banque suisse a publié une perte nette de 2 milliards de francs suisses (1,9 milliard d’euros) sur cette période. Sur la totalité de l’année, Credit Suisse enregistre une perte de 1,4 milliard d’euros, contre un bénéfice de 2,6 milliards d’euros un an plus tôt. «Nos résultats financiers déclarés ont été négativement impactés par l’affaire Archegos, par la dépréciation de goodwill en relation avec l’acquisition de Donaldson, Lufkin & Jenrette (DLJ) en 2000 et par des provisions pour litiges, car nous cherchons à résoudre les affaires héritées du passé de manière proactive», a déclaré Thomas Gottstein, le directeur général de la banque dans un communiqué de presse. Dans les prochains mois, le groupe entend se concentrer sur son plan stratégique annoncé en novembre 2021, à savoir se concentrer sur son cœur de métier, à savoir la gestion de fortune, et de simplifier son organisation.
BPCE n’échappe pas à la vague de bons résultats des banques française. Le groupe a publié un bénéfice net de 4 milliards d’euros pour l’année 2021, 2,5 fois supérieur au bénéfice de 2020 et en hausse de 32% par rapport à 2019. Tous les métiers affichent « une forte dynamique commerciale », précise la banque dans un communiqué. Son coût du risque atteint 1,8 milliard d’euros en 2021, soit 23 points de base, en baisse de 40% par rapport à l’année précédente. Les charges ont été maitrisées, avec un coefficient d’exploitation de 66,1% en 2021, en baisse de 4,2 points de pourcentage par rapport à 2020. Son ratio de fonds propres durs CET1 se monte à 15,8% fin décembre, au même niveau que celui à fin septembre.
BBVA cherche à augmenter ses effectifs mondiaux d’environ 10% cette année, dont pour sa banque d’investissement. La CIB de BBVA compte actuellement environ 3.800 employés dans des bureaux de l’Espagne au Mexique, Hong Kong, New York et la Turquie. La banque a récemment déplacé la couverture des actions américaines de Mexico à New York, la croissance de l’activité américaine étant une priorité absolue, a indiqué Luisa Gomez Bravo, responsable monde de la banque de financement et d’investissement, citée par Bloomberg. La banque de financement et d’investissement a un résultat net attribuable bénéfice de 1,25 milliard d’euros en 2021, soit environ 40% plus qu’en 2020. L’unité représentait un quart du bénéfice de BBVA l’année dernière.
Les résultats du processus de contrôle et d'évaluation prudentiels de la BCE montrent la solidité des banques européennes qui doivent néanmoins rester vigilantes pendant la sortie de crise.
L’action Atos chute en Bourse jeudi après que l’entreprises de services numériques a encore abaissé mercredi soir ses prévisions pour l’exercice 2021 et annoncé de lourdes dépréciations de 2,4 milliards d’euros. Le titre a fini la séance en recul de 4,5%, à 32,03 euros.
Credit Suisse avait prévenu que le quatrième trimestre serait difficile. La chute d’environ 4% du titre en Bourse jeudi matin après la publication des résultats du groupe montre que la situation est pire que prévu. La deuxième banque suisse a publié une perte nette de 2 milliards de francs suisses (1,9 milliard d’euros) pour les trois derniers mois de l’année 2021.
Le Crédit Mutuel Alliance Fédérale a publié un bénéfice net record de 3,5 milliards d’euros pour 2021, en hausse de 39% par rapport à 2020 et de 11,2% par rapport à 2019. Ses revenus ont augmenté de 12,8% par rapport à 2020, à presque 16 milliards d’euros. Mais fait encore plus notable, son coefficient d’exploitation, mesuré par le rapport des coûts d’exploitation par les revenus, atteint 57,4%, en baisse de 510 points de base par rapport à 2020. Or plus ce coefficient est bas, meilleure est l’efficacité opérationnelle de la banque.
Les banques de la zone euro présentent des positions de fonds propres et de liquidité « solides », « leurs notes étant globalement stables », a indiqué jeudi la Banque centrale européenne (BCE) en présentant les résultats du processus de contrôle et d'évaluation prudentiels (Supervisory Review and Evaluation Process, Srep) qu’elle a conduit en 2021.
Lors d’une réunion mercredi matin, la Securities and Exchange Commission a adopté une proposition qui obligerait les hedge funds et les fonds de capital-investissement à fournir des informations de base à leurs investisseurs et à se prémunir contre les conflits d’intérêt, rapporte le Wall Street Journal. La commission, contrôlée par les démocrates, a approuvé la proposition par trois voix contre une, ce qui laisse présager l’adoption d’une version finale. Le régulateur américain va solliciter les commentaires du public pendant au moins deux mois avant de publier un règlement définitif. La proposition de mercredi marque un changement radical. Pour la première fois, les gérants de fonds d’actifs non cotés seraient tenus de fournir à leurs investisseurs des relevés trimestriels détaillant les performances, les frais et les dépenses des fonds, ainsi que la rémunération des gérants. Les fonds devront être soumis à des audits annuels, afin que la SEC puisse contrôler les estimations d'évaluation des actifs souvent utilisées pour calculer les frais des fonds. Bien que les nouvelles informations n’aient pas à être déposées auprès de la SEC ou rendues publiques, les fonds d’actifs non cotés seraient tenus de tenir des registres pour permettre aux autorités de réglementation d'évaluer leur conformité aux règles. Les fonds seraient également interdits de certaines pratiques qui pourraient inciter les gestionnaires d’actifs à faire passer leurs intérêts avant ceux de leurs clients ou qui seraient «contraires à l’intérêt public», selon la SEC. La proposition devrait susciter la résistance de sociétés comme Blackstone et KKR, qui disposent d’un pouvoir important à Washington, note le WSJ.
La Société Générale a annoncé jeudi avoir dégagé des bénéfices records en 2021 après une accélération de sa banque de détail et la poursuite d’une bonne dynamique dans la banque d’investissement au quatrième trimestre.
Profits géants du CAC 40, distribution généreuse de dividendes aux actionnaires… La saison de publication des résultats annuels ne manque pas de relancer l’éternel débat sur la juste rémunération du capital et du travail. Le contexte s’y prête, entre surenchère électorale et poussée d’inflation. Deux secteurs en particulier risquent de passer une fois encore pour des « profiteurs de la crise » selon la formule du parti La France Insoumise : les valeurs pétrolières, qui bénéficient du rebond des cours de l’or noir à l’heure où les prix à la pompe s’envolent, et, bien sûr, les banques.
Sélection. Le taux de réussite des candidats de troisième année au Chartered Financial Analyst (CFA) a atteint 43 % pour la session de novembre, a indiqué l’association le 3 février. Près de 16.200 candidats avaient pris part à cette session, qui permet de valider définitivement l’examen : il faut passer les trois niveaux du CFA pour se prévaloir de cette distinction prisée des professionnels de l’analyse financière et de l’investissement. Le taux de réussite marque un recul par rapport à la moyenne historique, qui atteint 56 % depuis la création du programme en 1963.
Filon. Retour aux années folles. Grâce à une année 2021 d’exception pour les marchés et la banque d’investissement, les bonus des banquiers de Wall Street retrouvent des niveaux que l’on n’avait plus connus depuis la crise des crédits subprime. Les patrons de JPMorgan, Morgan Stanley et Goldman Sachs ont tous trois eu droit à un package d’environ 35 millions de dollars au titre de leurs performances l’an dernier. Chez Jefferies, les plus gros salaires devraient empocher 25 millions de dollars, rapporte Bloomberg.
C’est le taux de « remplissage » des bureaux à la City, tel que mesuré par Google, qui s’appuie sur des indicateurs de déplacement. Si les 540.000 personnes qui travaillent dans le district financier de Londres le font encore en partie à leur domicile, c’est la première fois depuis décembre qu’on note une activité aussi forte, grâce au reflux de la vague Omicron outre-Manche. Le trafic aux stations de bus et de métro de la City reste cependant à 39 % de ses niveaux pré-Covid, selon les statistiques de Transport for London. C’est moins que dans d’autres quartiers de la capitale anglaise.