La City, cœur financier de Londres, jubile. Elle va bientôt pouvoir se défaire de plusieurs obligations contenues dans la directive européenne concernant les marchés d’instruments financiers MiFID II et le règlement MiFIR qui l’accompagnait, en vigueur depuis 2018 dans l’Union européenne et au Royaume-Uni. Supprimer certaines de ces obligations nécessite cependant un vote parlementaire, il faudra donc aux marchés britanniques encore patienter au moins jusqu’à la fin de l’année. C’est ce qu’a indiqué, ce mardi, le gouvernement britannique en précisant ses propositions pour la réglementation des marchés de capitaux de gros (wholesale). «Nous utilisons nos libertés post-Brexit pour créer la législation adéquate afin de soutenir un secteur des services financiers encore plus fort - un secteur ouvert, vert, compétitif et technologiquement avancé», a déclaré le secrétaire économique au Trésor britannique John Glen en marge d’une présentation de ces propositions à l’Association des marchés financiers en Europe (AFME) à Londres ce mardi. En somme, le gouvernement britannique veut «libérer» les acteurs de ses marchés des règles «lourdes et étouffantes» de MiFID II et MiFIR, qui les «empêchent» de se développer et d’innover. La FCA va étendre son pouvoir Exit donc l’obligation de négociation des actions (share trade obligation) sur les marchés réglementés, les systèmes multilatéraux de négociation, les internalisateurs systématiques – dont le gouvernement britannique veut simplifier les règles en matière de reporting – ou les plateformes de pays-tiers reconnues équivalentes. Autre élément européen qui passera à la trappe «dès que le temps parlementaire le permettra», le mécanisme de double plafonnement des volumes (double volume cap ou DVC), qui consiste à limiter le niveau des négociations opaques (dark trading) à un pourcentage du total des négociations portant sur une action ou un instrument assimilé. Dans les faits, ce mécanisme n’est déjà plus appliqué au Royaume-Uni depuis l’an dernier. «Le DVC représentait 12 à 15% du trading dans les six derniers mois où il était effectif au Royaume-Uni. Ce pourcentage n’a pas fondamentalement changé depuis l’arrêt du DVC», a noté Edwin Schooling Latter, directeur de la politique des marchés et wholesale à la Financial Conduct Authority (FCA) lors de la conférence de l’AFME. Aussi le régime d’exonération de transparence pré-négociation des marchés actions va-t-il être délégué à la FCA. Le régulateur britannique des marchés financiers conservera également la main sur les règles en matière de pas de cotation (tick size) que le gouvernement n’envisage pas de déléguer aux plateformes de négociation. La FCA supervisera par ailleurs le régime de transparence pré- et post-négociation des marchés obligataires et de dérivés une fois que le Parlement britannique l’aura voté. Sur ces segments, certaines obligations des textes européens vont disparaître au Royaume-Uni comme l’exemption des obligations de négociation des dérivés et de compensation pour les services de réduction des risques post-négociation. Concernant l’obligataire, le gouvernement britannique a réitéré la priorité de développer une «consolidated tape» (base de données agrégée, ndlr), ajoutant que cette piste serait aussi creusée pour toute classe d’actifs et pour les données pré- et post-négociation. Nouveaux régimes Par ailleurs, le gouvernement britannique a dévoilé les contours de ses futures règles d’admission à la cote des sociétés et d’offres publiques de titres au Royaume-Uni. Afin de différencier les deux sujets, le régime de «prospectus» britannique va être revu dans l’objectif de simplifier la réglementation des documents concernés et supprimer certaines formalités administratives. Les autorités visent une participation plus large du public, y compris des petits porteurs britanniques, dans les entreprises cotées. Elles affirment en outre qu’elles maintiendront le droit des sociétés d’offrir des titres au public sans être admises à la cote et souhaitent «augmenter les options de levée de capitaux disponibles pour les sociétés non cotées». Le gouvernement britannique envisage par exemple la création d’une nouvelle activité réglementée telle qu’une plateforme électronique de crowdfunding en actions. Enfin, l’élaboration d’un nouveau régime pour les offres au Royaume-Uni de titres cotés sur certains marchés boursiers étrangers est en cours. «Ce régime permettra d'étendre les offres au Royaume-Uni sur la base de documents d’offre préparés selon les règles de la juridiction étrangère concernée», indique le gouvernement en précisant que la FCA disposera «de pouvoirs appropriés pour intervenir afin de protéger les investisseurs britanniques dans des circonstances exceptionnelles».
La banque américaine Citigroup a dévoilé mercredi des objectifs financiers à un horizon de trois à cinq ans, jugés décevants par les analystes financiers. Le groupe prévoit un niveau de rentabilité sur fonds propres tangibles situé entre 11% et 12% sur la période. C’est moins que la performance réalisée l’an dernier (13,4%) et loin derrière celle d’un Goldman Sachs (23%), qui n’a pas le même portefeuille d’activités. L’action a ouvert en baisse de plus de 3% à Wall Street après ces annonces.
La première banque russe Sberbank, dont la filiale Sberbank Europe a été déclarée en faillite le 28 février par le Conseil de résolution unique de la Banque centrale européenne, a déclaré qu’elle quittait le marché européen. «Dans la situation actuelle, Sberbank a décidé de quitter le marché européen», a déclaré Sberbank dans un communiqué relayé par les agences de presse. «Les banques filiales du groupe ont été confrontées à des sorties de fonds anormales et à des menaces pour la sécurité de ses employés et de ses succursales», a précisé la banque.
Lors de la présentation de ses résultats annuels mercredi l’assureur britannique a annoncé qu’il allait reverser 4,75 milliards de livres (5,7 milliards d’euros) à ses actionnaires. Il le fera par le biais d’une distribution d’un dividende de 3,75 milliards de livres qui s’ajoute à un programme de rachat d’actions déjà en cours d’un milliard de livres.
VTB Bank, Rossia Bank, Otkritie, Novikombank, Promsvyazbank, Sovcombank et VEB. Telle est la liste officielle des banques russes qui vont être exclues du réseau de messagerie interbancaire Swift, publiée mercredi par l’Union européenne (UE) dans le cadre des sanctions imposées à la Russie suite à son invasion de l’Ukraine.
L’étendue de l’exclusion de plate-forme Swift est encore en discussion à Bruxelles, mais une liste de banques concernée a d’ores et déjà été dévoilée par Bloomberg. Selon ce document, VTB Bank, Rossia Bank, Otkritie, Novikombank, Promsvyazbank, Sovcombank et VEB seraient visées par cette interdiction. Mais Gazprombank, en partie détenue par Gazprom et Sberbank, la plus grande banque commerciale du pays, seraient exclues de cette liste et pourraient donc continuer à utiliser le service. Cette liste n’est cependant pas définitive et peut être sujette à modification.
L’assureur américain American International Group a annoncé mardi qu’il ne fournirait plus de services de souscription et d’investissements pour la construction de nouvelles centrales électriques au charbon, de mines de charbon thermique ou de sables bitumineux. La société a également déclaré qu’elle cesserait de fournir une couverture d’assurance et des investissements pour toute nouvelle activité d’exploration énergétique dans l’Arctique. Il a également révélé son objectif d’atteindre zéro émission nette de gaz à effet de serre dans ses portefeuilles mondiaux de souscription et d’investissement d’ici 2050. Fin 2020, Lloyd’s of London a demandé à ses membres de cesser de fournir une nouvelle couverture d’assurance pour le charbon thermique, les sables bitumineux ou la nouvelle exploration énergétique de l’Arctique à partir du 1er janvier 2022, avec une date cible du 1er janvier 2030 pour éliminer progressivement le renouvellement de couverture existante.
La deuxième banque allemande a relevé de 400 millions d’euros son objectif de produit net bancaire à horizon 2024, à 9,1 milliards d’euros. A cette date, Commerzbank vise un résultat opérationnel de 3 milliards d’euros et un rendement des fonds propres tangibles de 7%. Le retour aux actionnaires oscillerait entre 3 et 5 milliards d’ici à 2024. Le groupe a indiqué que son exposition nette à la Russie atteignait 1,3 milliard d’euros. Ce montant représente 0,4% de ses engagements totaux. S’y ajoutent 0,6 milliard en lien avec la situation en Russie, comme des lignes de financement de matières premières. L’action de la banque plongeait de plus de 10% mardi, dans une séance marquée par un nouveau regain d’aversion pour le risque.
La banque autrichienne Raiffeisen a annoncé le 1er mars après la clôture de la Bourse qu’elle ne verserait pas de dividende au titre de 2021 en raison de la guerre en Ukraine. Elle avait promis à ses actionnaires de leur payer 1,15 euro par titre. Raiffeisen est la plus exposée des grandes banques européennes à la Russie en proportion de ses fonds propres durs, et son action a perdu la moitié de sa valeur en dix jours. Elle réalise près de 30% de son résultat avant impôt grâce à sa filiale russe. Le groupe, premier du secteur à prendre une telle décision, étudiera la possibilité de verser un dividende sur ses résultats 2021, une fois la crise géopolitique atténuée et en tenant compte «des évolutions des ratios de capital et des effets économiques du conflit», indique un communiqué.
Ce mardi, les deux géants du paiement Visa et Mastercard ont bloqué plusieurs institutions financières russes de leur réseau – tout en précisant chacun qu’ils allaient verser pour 2 millions de dollars d’aides humanitaires à l’Ukraine. Visa avait déclaré lundi que le groupe prendrait des mesures rapides pour assurer le respect des sanctions applicables. Les sanctions gouvernementales obligent Visa à suspendre l’accès à son réseau pour les entités répertoriées comme ressortissants spécialement désignés, a déclaré à Reuters une source proche du dossier. Les États-Unis ont ajouté diverses sociétés financières russes à la liste, dont la banque centrale du pays et le deuxième prêteur, VTB. Samedi, les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Europe et le Canada ont annoncé de nouvelles sanctions contre la Russie, notamment le blocage de l’accès de certains prêteurs au système de paiement international Swift.
Les mesures de gel d’activité ou de retrait annoncées par une vingtaine de sociétés concernent en premier lieu l’énergie, l’automobile et la logistique.
La deuxième banque allemande a relevé de 400 millions d’euros son objectif de produit net bancaire à horizon 2024, à 9,1 milliards d’euros. A cette date, Commerzbank vise un résultat opérationnel de 3 milliards d’euros et un rendement des fonds propres tangibles de 7%. Le retour aux actionnaires oscillerait entre 3 et 5 milliards d’ici à 2024.
Un certain nombre de gros investisseurs ont demandé à mettre fin à leurs poursuites contre Allianz après qu’un accord ait été conclu concernant leurs pertes dans la débâcle des fonds Structured Alpha, d’une valeur de 15 milliards de dollars, aux Etats-Unis, rapporte l’agence Reuters. Allianz attend cependant toujours les résultats des enquêtes réglementaires américaines menées par le ministère de la Justice et la Securities and Exchange Commission. Allianz a déclaré au début du mois qu’elle avait conclu un accord avec un certain nombre d’investisseurs, mais n’a pas précisé de qui il s’agissait. À l'époque, elle avait déclaré avoir mis de côté 3,7 milliards d’euros pour faire face aux poursuites et aux enquêtes. Les demandes déposées lundi devant un tribunal de New York émanaient de fonds de pension de diverses entités de Blue Cross et Blue Shield et de Raytheon Technologies Corp. Les documents déposés et Sean Gallagher, avocat de certains des plaignants au sein du cabinet Bartlit Beck, n’ont pas révélé les détails financiers, précise Reuters.
La banque américaine Citigroup a indiqué lundi qu’elle disposait de 5,4 milliards de dollars (4,81 milliards d’euros) d’actifs liés à la Russie dans son bilan, selon un document réglementaire. Cette exposition représente environ 0,3% des actifs totaux de la banque, a précisé Citigroup. La banque américaine a ajouté que son exposition indirecte, via des tiers, atteignait 8,2 milliards de dollars. «Les sanctions et le contrôle des exportations, ainsi que d'éventuelles mesures de la part de la Russie, pourraient affecter négativement l’activité de Citigroup et de ses clients en Russie et en Ukraine et à partir de ces pays». L’action Citigroup perdait près de 4% lundi à la Bourse de New York.
Bank of America dit avoir réalisé «une année record pour les brevets obtenus en 2021», indiquant dans un communiqué lundi que «512 brevets ont été accordés dans toutes les catégories technologiques, soit une augmentation de 16 % par rapport à 2020». Ces brevets couvrent une large gamme de solutions pour les clients, notamment dans les domaines de l’intelligence artificielle, l’apprentissage automatique (machine learning), la sécurité des informations, l’analyse des données, la banque mobile et les paiements, précise le groupe. En 2021, Bank of America a déposé 804 brevets.
Toronto-Dominion annonce la plus grande acquisition de son histoire aux Etats-Unis, quelques semaines après l'offensive de son compatriote BMO sur Bank of the West.
UBS Group restructure l’entité qui traite avec ses clients les plus fortunés. Celle-ci, précédemment appelée Global Family Office, sera intégrée dans une entreprise plus grande nouvellement formée qui abrite également les activités de trading, de prêt, de courtage principal et activités sur les marchés privés en avril. Elle s’appellera Global Patrimoine familial et institutionnel, et sera dirigée par George Athanasopoulos, selon une note envoyée aux employés, rapporte Bloomberg. Cette note a été envoyée par les co-responsables de l’ex-Global Family Office, Iqbal Khan et Tom Naratil, et le chef de la banque d’investissement Rob Karofsky. Son contenu a été confirmé par un porte-parole d’UBS.
La Securities and Exchange Commission des États-Unis a auditionné Citi dans le cadre d’une enquête sur les employés utilisant des canaux de communication non approuvés par la société, a-t-elle révélé dans un dossier réglementaire. L’enquête, impliquant certaines des plus grandes banques et institutions financières des États-Unis, a été lancée en octobre par le régulateur pour évaluer si les entreprises gardaient une trace adéquate des communications numériques des employés. La SEC a contacté plusieurs entreprises depuis l’année dernière pour vérifier si les communications professionnelles des employés, telles que les messages et les e-mails, ont été correctement documentées. La semaine dernière, Goldman Sachs Group a déclaré qu’il coopérait avec l’organisme de réglementation. Fin 2021, le régulateur américain a infligé une amende de 200 millions de dollars à JPMorgan Securities pour son échec à préserver les communications du personnel sur les appareils mobiles personnels, les applications de messagerie et les e-mails.
La banque américaine Citigroup a indiqué lundi qu’elle disposait de 5,4 milliards de dollars (4,81 milliards d’euros) d’actifs liés à la Russie dans son bilan, selon un document réglementaire. Cette exposition représente environ 0,3% des actifs totaux de la banque, a précisé Citigroup. La banque américaine a ajouté que son exposition indirecte, via des tiers, atteignait 8,2 milliards de dollars.
Au lendemain des nouvelles sanctions annoncées par l’Europe vis-à-vis de la Russie, le Conseil de résolution unique (Single resolution board, SRB) de la Banque centrale européenne a déclaré que Sberbank Europe en Autriche et ses filiales en Croatie et en Slovénie étaient en faillite ou risquaient de l’être. Ces entités sont des filiales de Sberbank, la première banque de Russie.
La direction du Trésor a trouvé le successeur de Lionel Corre à la sous-direction des assurances. Le ministère de l’Economie a nommé Martin Landais à ce poste, par un arrêté du 23 février publié au Journal officiel de ce vendredi, comme l’a relevé L’Argus de l’Assurance. Il prendra ses fonctions le 1er mars pour une durée de trois ans, avec une période probatoire de six mois. Martin Landais connaît déjà bien le secteur, puisqu’il occupait jusqu'à présent la fonction de chef de bureau entreprises et intermédiaires au sein de la sous-direction des assurances. Il devra mener à bien un certain nombre de réformes qui ont été votées ou mises sur la table: les textes d’application de la réforme de l’assurance récolte que le Parlement vient d’adopter, la refonte de la fiscalité des captives d’assurance en discussion avec la Commission européenne, sans oublier l'épineux dossier des risques cyber et de leur caractère assurable. Lionel Corre avait annoncé en début d’année son départ pour le cabinet de conseil en stratégie BCG. Son passage au Trésor a été marqué par les réformes touchant à l'épargne dans le cadre de la loi Pacte, la réforme du courtage et les évolutions du régime d’indemnisation des catastrophes naturelles.
Le deuxième réassureur mondial, Swiss Re, a publié vendredi un bénéfice net de 1,4 milliard de dollars (1,25 milliard d’euros) pour l’année 2021, contre une perte de 878 millions de dollars en 2020. Même si le groupe est revenu dans le vert, ces résultats apparaissent bien inférieurs aux attentes des analystes qui attendaient, selon un consensus publié par le groupe, un résultat net supérieur à 1,8 milliard de dollars. Ses nouveaux objectifs financiers, qui visent à augmenter son retour sur capitaux propres (ROE) à 10 % en 2022 et à 14 % en 2024, contre 5,7% en 2021, n’ont pas suffi à convaincre les marchés. Son cours de Bourse de Swiss Re a terminé la séance de vendredi en repli de 4,2% à 88,18 francs suisses. Le groupe explique cette contre-performance par rapport aux attentes par la pandémie de Covid et d’importantes pertes liées aux catastrophes naturelles. Les actionnaires se verront proposer le versement d’un dividende de 5,90 francs suisses (5,7 euros) par action, inchangé par rapport à l’année précédente.