Peu avant la revue de la directive MIF 2, plusieurs rapports contradictoires circulent sur les effet de l'interdiction des rétrocessions aux distributeurs de fonds.
La banque Lazard a publié jeudi des résultats records, portée par son activité de conseil financier sur fond de boom des fusions et acquisitions dans le monde. Le groupe a engrangé 968 millions de dollars (848 millions d’euros) de revenus au dernier trimestre, en hausse de 14% sur un an et largement au-dessus des attentes des analystes.
Les Plans d’épargne retraite (PER) assurances confirment leur succès. Selon les chiffres publiés jeudi par France Assureurs (FFA), ils « n’ont jamais enregistré autant de souscriptions et de cotisations depuis le début de leur commercialisation en octobre 2019 ». Au mois de décembre 2021, il y a ainsi eu 139.000 nouvelles souscriptions et 1,9 milliard d’euros de cotisations, soit une hausse de respectivement 16% et 51% sur un an. Au total, la collecte nette atteint 1,7 milliard d’euros.
La banque espagnole BBVA a publié de bons résultats au quatrième trimestre 2021, avec un bénéfice net de 1,34 milliard d’euros, alors que le consensus des analystes attendait un chiffre plutôt autour d’un milliard d’euros. Sur un an, le bénéfice net de la banque a plus que triplé par rapport à 2020 pour atteindre 4,65 milliards d’euros, dépassant son niveau de 3,51 milliards en 2019 avant la pandémie de coronavirus, ainsi que les attentes des analystes cités par Reuters de 4,33 milliards d’euros.
ING a fait état jeudi d’une hausse de 27% de son bénéfice avant impôts au quatrième trimestre, à 1,33 milliard d’euros (1,50 milliard de dollars), grâce à de meilleurs revenus de frais et de commissions (en hausse de 20 % à 925 millions d’euros) et à une forte croissance des prêts (+4,8% à 632 milliards d’euros).
La parole à… Christiaan van der Valk, vice-président stratégie et réglementations chez Sovos, président du groupe de travail public/privé sur le contrôle continu des transactions au sein de la Chambre de commerce internationale
La Parole à… Patrick Fournier, président de la commission assurance-crédit, affacturage et risques politiques du syndicat des courtiers d’assurances Planète CSCA
Provisions. La détérioration des risques de contrepartie des banques européennes devrait rester modérée cette année et en 2023. Les niveaux de prêts non performants (NPL) sont restés bas jusqu’ici et les banques ont par ailleurs amélioré leur profitabilité et leur niveau de fonds propres, donc la montée des défauts devrait être maîtrisable, selon une analyse récente de DBRS Morningstar. Les moratoires sur les prêts accordés lors du déclenchement de la crise ont pour la plupart expiré, et le retrait des aides gouvernementales est également une réalité dont les effets sont d’ores et déjà reflétés dans les bilans bancaires. La détérioration de la qualité des crédits s’est surtout traduite, l’an dernier, par un niveau plus élevé d’actifs en stade 2, donc non encore dépréciés. L’Autorité bancaire européenne a d’ailleurs mis en exergue les divergences dans la qualification des prêts en « stade 2 ».
Lors d’une conférence organisée à Paris, des spécialistes de la LCB-FT ont débattu sur les points à traiter pour harmoniser les pratiques et améliorer l’efficacité.
BNP Paribas doit être pressée de boucler la vente de Bank of the West. Sa filiale américaine s’est récemment payé une campagne d’affichage outre-Atlantique, avec un slogan incisif : « Si votre banque finance le forage en Arctique, alors vous aussi ! » Une interpellation qui a aussitôt valu au groupe une salve de critiques sur les réseaux sociaux. BNP Paribas n’a en effet pas complètement cessé de financer des énergéticiens qui exploitent les ressources naturelles de la région. « Cette publicité de Bank of the West n’est pas appropriée et nous l’avons signalé à nos collègues », a reconnu sur LinkedIn la directrice de la responsabilité sociale et environnementale de la banque.
Bataille. Dix ans après la loi Lagarde, l’assurance emprunteur continue d’être un sujet d’affrontement. En dépit de six lois adoptées depuis, le marché reste fermement et à 85 % entre les mains des banques qui tirent d’importants revenus de cette assurance. C’est pourquoi la résiliation infra-annuelle semblait le dernier moyen de leur faire céder du terrain au profit des assureurs alternatifs moins chers. C’est au Sénat que les banques ont réussi à faire valoir leurs nouvelles propositions, comme la suppression du questionnaire médical pour les prêts jusqu’à 350.000 euros ou la réduction du délai du droit à l’oubli de dix à cinq ans pour les anciens malades du cancer, ainsi que l’extension aux maladies chroniques. L’UFC-Que Choisir proteste, affirmant que la résiliation infra-annuelle seule permettrait de rééquilibrer les positions et surtout de libérer jusqu’à 550 millions d’euros au profit des consommateurs.
Mue. Mandaté par la Commission européenne pour définir les standards des données extra-financières, l’European Financial Reporting Advisory (Efrag) est en train de parachever la transformation de sa gouvernance, conformément aux propositions formulées en mars 2021 par Jean-Paul Gauzès (photo), le président du conseil d’administration.
La banque suisse Julius Baer a publié mercredi un bénéfice net le plus élevé de son histoire, un peu supérieur à un milliard de francs suisses (1,04 milliard d’euros) pour son exercice 2021. Ses actifs sous gestion ont grimpé de 11% pour atteindre 482 milliards de francs suisses, avec une collecte nette de 20 milliards de francs suisses. Mais le titre a perdu près de 5% en Bourse: l’annonce d’une hausse du taux de distribution de dividendes à 50%, contre environ 40% auparavant, et d’un nouveau programme de rachat d’actions de 400 millions de francs suisse n’ont pas suffi à convaincre les actionnaires. Si Julius Baer affiche des revenus nets de commissions en progression de 14% sur un an, à 2,3 milliards de francs suisses, tirée par la hausse des frais de conseil, la banque reconnaît aussi dans son communiqué que les commissions de courtage n’ont augmenté que de 3%, à 839 millions de francs suisses,
La banque espagnole Santander, la deuxième de la zone euro par la capitalisation boursière, a affiché un bénéfice net de 2,28 milliards d’euros au quatrième trimestre 2021, contre 277 millions d’euros réalisé au cours du même trimestre en 2020, marqué par d’importantes charges de restructuration. Pendant les trois derniers mois de l’année, Santander a pu réduire de 750 millions d’euros les provisions liées aux créances douteuses mise de côté face à la pandémie de Covid-19. Ce résultat reste toutefois inférieur à celui enregistré avant la pandémie: le bénéfice net avait atteint 2,78 milliards au quatrième trimestre 2019 à la faveur d’une plus-value de plus de 700 millions d’euros.
Dans le cadre des réflexions sur l’interopérabilité des paiements et des systèmes des points de recharge de véhicules électriques, Visa appelle le secteur à intégrer des normes de paiement interopérables, indique l’opérateur de paiement dans un communiqué. Visa lance également une nouvelle concertation auprès des fabricants de bornes de recharge de véhicules électriques afin de déterminer quels sont les obstacles à l’installation de points de paiement en sans contact et d’identifier des solutions performantes. Visa va rejoindre CharIN, une initiative internationale à but non lucratif en faveur de la recharge électrique.
Le régime d’indemnisation des catastrophes naturelles pourrait supporter plus des deux tiers de la charge sinistre climatique d’ici 2050, estime Covéa.
L’acte délégué relatif à l’inclusion du nucléaire et du gaz dans la taxonomie verte de l’UE a été adopté. Certains critères ont été allégés par rapport au texte initial.
La banque espagnole Santander, la deuxième de la zone euro par la capitalisation boursière, a affiché un bénéfice net de 2,28 milliards d’euros au quatrième trimestre 2021, contre 277 millions d’euros réalisé au cours du même trimestre en 2020, marqué par d’importantes charges de restructuration. Pendant les trois derniers mois de l’année, Santander a pu réduire de 750 millions d’euros les provisions liées aux créances douteuses mise de côté face à la pandémie de Covid 19.
De bons résultats ne suffisent pas à contenter les investisseurs. La banque suisse Julius Baer a publié mercredi un bénéfice net le plus élevé de son histoire, un peu supérieur à un milliard de francs suisses (1,04 milliard d’euros) pour son exercice 2021. Ses actifs sous gestion ont grimpé de 11% pour atteindre 482 milliards de francs suisses, avec une collecte nette de 20 milliards de francs suisses.
LCL, la filiale du Crédit Agricole, a annoncé la nomination de Régis Abgrall au poste de directeur du réseau de la banque privée. Il devient à ce titre membre du comité exécutif de LCL. Directeur de réseau Méditerranée depuis 2017, il a rejoint le groupe dès 1996 en tant que chargé d’affaires entreprises PME ETI en Bretagne et a occupé pendant dix ans des fonctions opérationnelles au sein du réseau entreprises. (Lire aussi dans notre rubrique Nominations). Il remplace à ce poste Jean-François Dupouy, nommé directeur général adjoint de la Fédération nationale du Crédit Agricole chargé de la direction clients, mutualisme et innovation en septembre dernier.
BNP Paribas annonce la dernière étape de l’acquisition de Floa Banque, filiale du groupe Casino et de Banque Fédérative du Crédit Mutuel spécialisée dans les paiements, après avoir obtenu toutes les approbations nécessaires. La banque a mis la main sur la coentreprise des deux groupes contre un chèque de 258 millions d’euros. Floa, anciennement Banque Casino, a été créée en 2001 pour faciliter les achats dans les hypermarchés et supermarchés Casino. Crédit Mutuel avait acquis une part de 50% en 2010. La banque a aussi développé des solutions de paiement pour l’e-commerce et compte plus de 3 millions de clients en France, en Espagne et en Belgique.
La banque en ligne de la Société Générale est entrée en discussion exclusive pour proposer une solution bancaire alternative aux clients d’ING en France.
Le Crédit Mutuel Arkéa indique avoir franchi «une étape majeure dans son ambition de devenir une société à mission avec la réaffirmation par le conseil d’administration, ce vendredi 28 janvier, du projet de modification des statuts qui sera soumis à l’assemblée générale du 10 mai 2022». Les représentants des caisses locales devront alors voter le changement de statut. Dans ce cadre, les missions du groupe seront organisées autour de cinq engagements déjà énoncés en déclinaison de la raison d’être. En pratique, les actions précises seraient décrites par un comité de mission nommé lors d’un conseil d’administration fin juin. Le Crédit Mutuel Alliance Fédérale, «cousin» d’Arkéa, est la première banque à être devenue entreprise à mission dans l’Hexagone.