La Commission européenne a adopté, ce mercredi, les standards techniques réglementaires (RTS) de niveau 2 du règlement européen sur la publication d’informations en matière de durabilité dans le secteur des services financiers (SFDR). Ceux-ci s’appliqueront à compter du 1er janvier 2023 pour les institutions financières concernées dont les gestionnaires d’actifs en premier lieu. L’acte délégué adopté précise le contenu à divulguer, la méthodologie et présentation à suivre des informations de durabilité requises. Ces informations doivent servir à informer de la manière dont les produits des acteurs financiers s’attaquent aux impacts négatifs de leurs investissements sur l’environnement et la société et tentent de les réduire. Elles sont également censées permettre d’évaluer les performances de ces produits en matière de durabilité. Les RTS de niveau 2 de SFDR recensent pas moins de 64 indicateurs extra-financiers portant sur ces impacts. Les institutions financières concernées ne sont cependant obligées de divulguer des informations seulement sur 16 de ces métriques (18 si les produits sont exposés à des actifs immobiliers). Le Parlement et le Conseil européen ont trois mois pour examiner le texte voté mais les deux institutions peuvent demander un délai supplémentaire de trois mois pour son examen.
Le régulateur suédois FSA a autorisé les sociétés de gestion détenant des titres russes à scinder leurs fonds afin de distinguer actifs liquides et illiquides, rapporte AMWatch. Il accède ainsi à une demande de l’association suédoise des fonds envoyée début mars. La solution avait été proposée suite à l’invasion de l’Ukraine par la Russie et la fermeture de la Bourse russe qui a suivi. Plusieurs fonds suédois détenant des actifs russes ont dû être suspendus. Les sociétés de gestion souhaitant réaliser cette opération devront en faire la demande et chaque candidature sera étudiée individuellement. L’association suédoise des fonds avait étudié plusieurs solutions, mais conclu que ni des ventes partielles, ni le cantonnement des actifs (ce qui n’est pas autorisé en Suède) n’était pertinent. Elle a plutôt proposé une scission des fonds, qui entraînerait le transfert des titres liquides vers un fonds ouvert distinct, tandis que les actifs illiquides seraient conservés dans le fonds d’origine, qui resterait fermé.
L’offre broker-to-custody de BNP Paribas, disponible aux Etats-Unis et en Asie Pacifique depuis plusieurs années, est désormais également disponible en Europe. Grâce à cette offre intégrée et en architecture ouverte, les clients pourront exécuter leurs transactions par le biais de BNP Paribas et des autres sociétés de courtage (brokers) participantes, tout en bénéficiant des services de conservation de titres et de règlement-livraison de BNP Paribas Securities Services. Ils pourront ainsi exécuter et régler leurs transactions sur différents marchés via une seule instruction pour un traitement automatisé et simplifié de leurs transactions et une meilleure efficacité opérationnelle.
Les clients de La Banque Postale peuvent effectuer des virements instantanés gratuitement depuis le 1er janvier 2022, a-t-elle annoncé ce 6 avril. Jusqu’ici, ce service était payant à hauteur de 70 centimes d’euros pour les particuliers et 80 centimes d’euros pour les professionnels et les entreprises.
La branche britannique de la banque russe VTB pourrait demander mercredi à un tribunal londonien à être mis sous administration spéciale, a révélé Bloomberg. Cela correspond à une forme d’insolvabilité qui garantit une perturbation minimale des marchés, a déclaré une source proche à l’agence de presse. VTB, qui est la deuxième plus grosse banque de Russie, est sous le coup des sanctions du gouvernement britannique après l’invasion de l’Ukraine par la Russie. La filiale londonienne de la banque russe comprend environ 150 personnes pour 1,5 milliard d’euros d’actifs. L’unité européenne de VTB, présente essentiellement en Allemagne, avait de son côté été mise en vente le 30 mars dernier.
La guerre en Ukraine et les sanctions à l’encontre de la Russie menacent l'économie mondiale et pourraient conduire à «une conjoncture potentiellement explosive», a averti lundi le PDG de la banque JPMorgan Chase, dans sa lettre annuelle aux actionnaires. «La guerre en Ukraine et les sanctions à l’encontre de la Russie vont, au minimum, ralentir l'économie mondiale», a indiqué Jamie Dimon. Des sanctions additionnelles «pourraient être prises, ce qui pourrait augmenter considérablement et de manière imprévisible leur effet», a-t-il souligné. Il dit s’attendre à ce que ce conflit fasse perdre un milliard de dollars à JPMorgan Chase «au fil du temps», sans plus de précision sur la période au cours de laquelle ces pertes seraient subies.
La fintech SlimPay, spécialisée dans les paiements récurrents, a annoncé avoir choisi BNP Paribas comme partenaire et nouveau chef de file de ses flux interbancaires. Cette collaboration sera effective dès le 19 avril 2022, pour 5 ans.
La directrice générale du Crédit Mutuel Arkéa annonce céder Leetchi SA, dans lequel la banque conservera une participation minoritaire, au fonds américain Advent International.
Le fonds de capital investissement investira 75 millions d’euros pour accélérer le développement du spécialiste des paiements sur les places de marché.
La banque en ligne annonce un accord définitif de partenariat avec ING pour récupérer une partie de son portefeuille clients. Elle proposera des offres allant jusqu’à 320 euros.
La directrice générale du Crédit Mutuel Arkéa annonce céder Leetchi SA, dans lequel la banque conservera une participation minoritaire, au fonds américain Advent International.
La Securities and Exchange Commission étudie les moyens de faciliter l’enregistrement des plateformes de négociation de crypto-monnaies auprès de l’agence en tant que Bourses, a déclaré lundi le président Gary Gensler, selon le Wall Street Journal. Depuis des mois, ce dernier exhorte les plateformes de négociation de crypto-monnaies telles que Coinbase Global à se soumettre à la surveillance de la SEC, affirmant que ces entreprises permettent aux investisseurs d’acheter et de vendre des actifs qui répondent à la définition des valeurs mobilières. Les plateformes d'échange ont refusé. «Ces plateformes de crypto jouent des rôles similaires à ceux des Bourses réglementées traditionnelles», a déclaré Gary Gensler dans un discours pour un événement organisé par la faculté de droit de l’Université de Pennsylvanie. «Ainsi, les investisseurs devraient être protégés de la même manière». Le président de la SEC a déclaré qu’il avait demandé à ses équipes de travailler sur les moyens d’enregistrer les plateformes de crypto-monnaies en tant que Bourses et de s’assurer qu’elles protègent les actifs de leurs clients. Il a ajouté que cela pourrait nécessiter qu’elles séparent leurs services de conservation et de tenue de marché des autres parties de leur activité.
Citigroup a accepté de vendre ses activités bancaires grand public à Bahreïn à Ahli United Bank BSC (AUB) pour un montant non divulgué, a annoncé lundi la banque américaine, alors qu’elle abandonne ses activités de détail sur 13 marchés à travers le monde. L’accord comprend les activités de banque de détail, de cartes de crédit et de prêts non garantis de Citi à Bahreïn, mais exclut les entreprises institutionnelles. Citi a déclaré que ses employés de la banque de consommateurs et ceux qui travaillent pour la soutenir se verront proposer un emploi chez AUB une fois la transaction conclue. L’accord devrait être conclu au cours du second semestre de cette année. La décision de Citigroup de vendre la banque grand public à Bahreïn fait partie de la stratégie de la directrice générale Jane Fraser visant à aligner la rentabilité de la banque et la performance du cours de l’action sur ses pairs.
Deutsche Bank AG envisage de se développer en Israël, où l’augmentation des investissements technologiques contribue à stimuler le rebond de l’économie après la pandémie. Le plus grand prêteur d’Allemagne prévoit d’embaucher quatre banquiers cette année dans ses activités clés de gestion de patrimoine et d’investissement, selon Bloomberg, qui cite le dirigeant Doron Averbuch. Ses effectifs locaux monteraient à 20 personnes, le double par rapport au lancement de cette filiale en février 2021.
La répression des fraudes a transmis à la Procureure de la République du tribunal judiciaire de Paris les conclusions de son enquête concernant des soupçons de pratiques commerciales «trompeuses» du groupe Indexia, a-t-elle annoncé lundi dans un communiqué. Par l’intermédiaire de plusieurs sociétés comme SFAM, le groupe Indexia commercialise, entre autres, des services pour assurer des téléphones et des ordinateurs ainsi que des abonnements pour obtenir des réductions après achat (cashback). L’enquête, menée sur plusieurs mois, a permis de constater des «pratiques consistant à faire faussement croire aux consommateurs souhaitant faire cesser des prélèvements, résilier leurs abonnements et se faire rembourser les sommes prélevées après résiliation de leur contrat, que leurs demandes étaient prises en compte, voire effectives», a rapporté la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).
Selon un communiqué conjoint publié lundi, la Financial Conduct Authority (FCA) et la Banque d’Angleterre vont lancer des examens sur la gouvernance, la surveillance et la gestion des risques du London Metal Exchange (LME), après les perturbations intervenues sur le marché du nickel le 8 mars. Le LME avait dû suspendre le trading du nickel après que les prix ont grimpé de 250% en 24 heures entre le 7 et le 8 mars. La Bourse a été critiquée pour sa gestion de la crise, et notamment l’annulation de plusieurs milliards de dollars de transactions pour éviter des défauts alors que le «short squeeze» s’est concentré sur la société chinoise Tsingshan Holding. Celle-ci avait d’importantes positions vendeuses (short) pour se couvrir contre une baisse du métal dont elle est le premier producteur mondial, et avait été prise à revers par la flambée des cours.
Dans sa lettre aux actionnaires, Jamie Dimon, le PDG de JPMorgan a précisé que l’exposition de sa banque à la Russie et à l’Ukraine n’était pas source d’inquiétude «Nous ne sommes pas inquiets sur notre exposition directe à la Russie, même si nous pourrions encore perdre environ 1 milliard de dollars au fil du temps», a-t-il écrit. Le dirigeant a toutefois précisé que JPMorgan surveillait «activement » l’impact des sanctions en cours et la réponse de la Russie, et notamment leurs effets «secondaires et collatéraux» sur les entreprises et les pays. «Nous avons été inébranlables dans nos principes de fonctionnement pour nous préparer à l’imprévisible. Soyez assurés que nos équipes de direction, des centaines d’entre nous, dans le monde, ont travaillé 24 heures sur 24 pour faire ce qu’il fallait», assure le PDG.
Selon un communiqué conjoint publié lundi, la Financial Conduct Authority (FCA) et la Banque d’Angleterre vont lancer des examens sur la gouvernance, la surveillance et la gestion des risques du London Metal Exchange (LME), après les perturbations intervenues sur le marché du nickel le 8 mars.
Dans sa lettre aux actionnaires, Jamie Dimon, le PDG de JPMorgan a précisé que l’exposition de sa banque à la Russie et à l’Ukraine n’était pas source d’inquiétude «Nous ne sommes pas inquiets sur notre exposition directe à la Russie, même si nous pourrions encore perdre environ 1 milliard de dollars au fil du temps», a-t-il écrit.
Le prêteur russe Sberbank a déclaré vendredi qu’il mettait fin aux opérations de sa branche d’investissement à Londres. Selon l’organisme de surveillance financière britannique, elle était «opérationnellement incapable d’effectuer des paiements» à la suite des sanctions contre l’invasion russe de l’Ukraine, «alors que l’entreprise disposait d’actifs suffisants pour couvrir ses dettes». La Financial Conduct Authority (FCA) a déclaré avoir nommé deux personnes pour superviser l’administration, une forme de protection contre les créanciers qui précède souvent la faillite. Après avoir examiné la position de l’entreprise, les administrateurs ont conclu que l’entreprise était insolvable et ont demandé au tribunal de placer l’entreprise sous administration spéciale, indique le communiqué.
L’assureur Axa chercherait à céder un portefeuille d’assurance vie de 15 milliards d’euros d’actifs en Allemagne, rapporte Handelsblatt. Des discussions seraient en cours avec plusieurs candidats, selon le quotidien allemand. Frankfurter Leben, Viridium et Athora, qui avait cherché en vain à racheter Aviva France, seraient sur les rangs. La valeur de ces contrats gérés en extinction atteindrait au maximum 500 millions d’euros.
Le spécialiste des paiements Worldline a annoncé vendredi avoir bouclé l’acquisition d’une participation de contrôle dans les activités de services aux marchands d’ANZ. Les partenaires ont également procédé à la création d’une coentreprise contrôlée à 51% par Worldline pour gérer et développer les services aux marchands en Australie avec la banque ANZ.
RCI Banque, la filiale de financement du groupe Renault, a chiffré vendredi à 109 millions d’euros son exposition à la Russie et indiqué, comme sa maison mère, réfléchir à ses options sur ce marché dans le contexte de la guerre en Ukraine. Le montant annoncé, qui n’entre pas dans les 2,2 milliards d’euros d’actifs russes pour lesquels Renault passera une provision au premier semestre, correspond à la participation de 30% de RCI dans la banque russe RN Bank (92 millions d’euros), à ses 100% de RNL Leasing (deux millions) et à des créances intra-groupe (15 millions). RCI Banque a ajouté qu’elle évaluait les options à sa disposition avec les autres actionnaires de RN Bank et qu’il lui faudrait elle aussi comptabiliser dans ses prochains résultats financiers une charge comptable correspondant à la valeur de ses actifs russes, qu’elle s’est dit confiante de pouvoir absorber. Renault a déjà annoncé suspendre avec effet immédiat la production de son usine de Moscou et réfléchir à l’avenir de sa participation de contrôle dans le premier constructeur automobile russe, Avtovaz.
Les créations d’emplois aux Etats-Unis ont été moins soutenues qu’anticipé par les investisseurs en mars. Selon le département américain du Travail, 431.000 emplois nets ont été créés en mars, après 750.000 en février. Le consensus du Wall Street Journal tablait sur la création de 490.000 emplois nets aux Etats-Unis le mois dernier. Le nombre de postes créés en février avait initialement été estimé à 678.000. L’emploi a poursuivi sa progression dans les secteurs des loisirs et de l’hôtellerie-restauration, des services aux entreprises, du commerce de détail et dans l’industrie manufacturière, a indiqué le département du Travail. En mars, le taux de chômage dans le pays a reculé à 3,6%, contre 3,8% en février.
Dans la lignée de la décision de Mastercard, Visa et PayPal de suspendre leurs opérations en Russie, prise suite à l’invasion de l’Ukraine par le pays, la société de données et d’analyse GlobalData a calculé que ces processeurs de paiement perdraient un total combiné de 2,4 milliards de dollars de revenus. sur les revenus perdus à la fois de la Russie et de l’Ukraine. Murthy Grandhi, analyste bancaire chez GlobalData, commente : «En 2021, Mastercard a généré environ 755 millions de dollars de revenus en Russie et 378 millions de dollars en Ukraine, soit respectivement 4% et 2% de ses revenus totaux. Visa avait une exposition d’environ 964 millions de dollars en Russie et de 241 millions de dollars en Ukraine, respectivement 4% et 1% de son chiffre d’affaires total.» PayPal, qui avait déjà quitté les services nationaux en Russie en 2020, n’a tiré que 0,5% de ses revenus de la Russie et de l’Ukraine, soit environ 127 millions de dollars.