Dans sa réponse à la consultation publique de la Commission européenne sur la notation ESG, l’Autorité des marchés financiers (AMF) lui a fait part de son opinion selon laquelle il est nécessaire de définir un encadrement réglementaire des fournisseurs de données, notations et services ESG au niveau européen. L’AMF considère que cette future réglementation doit couvrir toute l’offre de données, de notations et de services extra-financiers et ne pas se limiter aux seules notations ESG. Toujours selon l’AMF, la règle doit prévoir des exigences de transparence sur les méthodologies, les données sous-jacentes utilisées, et les objectifs des produits (notamment risque ou impact). Elle doit également prévoir des exigences en matière de gestion des conflits d’intérêts, des procédures de contrôle interne, et un dialogue renforcé avec les sociétés qui font l’objet d’une notation extra-financière. «A ce stade de développement du marché où l’analyse de la performance extra-financière reste protéiforme et évolutive, cet encadrement réglementaire ne doit pas conduire à une standardisation des méthodologies, mais doit garantir une transparence suffisante des acteurs vis-à-vis du marché», précise l’Autorité. L’AMF considère enfinque cette réglementation doit être centralisée au niveau européen. «Confier cette mission au régulateur européen des marchés financiers, l’Esma, permettrait de bénéficier de son expérience de supervision des agences de notation de crédit et serait cohérent avec le projet de lui confier la supervision des examinateurs externes d’obligations vertes européennes», estime l’AMF.
Lors de l’assemblée générale du Crédit Mutuel Arkéa, son président Julien Carmona a précisé que l’indépendance de la banque, «passant par sa désaffiliation de l’organe central, constitue le scénario privilégié par le groupe», selon un communiqué publié jeudi. Le scénario du statu quo «ne constitue pas une option favorable, en ce qu’elle fait peser une insécurité juridique permanente». Une troisième option, consistant «à obtenir une autonomie stratégique réelle, complète, et solidement garantie, en restant au sein de l’ensemble Crédit Mutuel», reste une possibilité, mais «l’absence à ce jour d’un processus de discussions sérieux, équilibré et structuré, donne aujourd’hui une faible probabilité à ce scénario alternatif». Les dirigeants du groupe qui rassemble les fédérations de Crédit Mutuel de Bretagne et du Sud-Ouest, se disent «déterminés à mettre tout en œuvre pour accélérer dès cet automne l’issue de ce dossier», en concertation avec les autorités de tutelle.
Les objectifs affichés en 2015 par le partenaire de la Société Générale n’ont pas été atteints. La Mutuelle nationale des hospitaliers réfléchit à diminuer sa part au capital.
Nouvelle opération de consolidation dans le domaine du courtage. Le groupe Finance Conseil, courtier spécialiste du crédit professionnel et septième réseau national en prêt immobilier, annonce ce jeudi 2 juin être entré en négociations exclusives avec la mutuelle santé Harmonie Mutuelle (groupe VYV). En pratique, Harmonie Mutuelle prendra une participation aux côtés du collège des associés du Groupe Finance Conseil. Les deux acteurs indiquent vouloir développer leurs synergies et allier leurs expertises, ce qui doit conduire Finance Conseil à figurer parmi les cinq plus gros acteurs du marché du courtage à horizon 2026. L’ouverture d’Harmonie Mutuelle à de nouveaux partenariats fait partie de sa stratégie, précise Catherine Touvrey, directrice générale d’Harmonie Mutuelle dans un communiqué. Finance Conseil compte aujourd’hui 65 agences en France et entend développer par ailleurs son maillage territorial.
Hiscox France annonce jeudi que Gwenaël Hervé, directeur général de la filiale française de l’assureur britannique depuis janvier 2017, quittera ses fonctions le 10 juin. « Son successeur, en cours de recrutement, aura pour mission de continuer à mettre en œuvre les projets de transformation destinés à soutenir et accélérer la croissance d’Hiscox France », explique le groupe dans un communiqué. Robert Dietrich, directeur général d’Hiscox Europe, assurera l’intérim.
Nouvelle opération de consolidation dans le domaine du courtage. Le groupe Finance Conseil, courtier spécialiste du crédit professionnel et septième réseau national en prêt immobilier, annonce ce jeudi 2 juin être entré en négociations exclusives avec la mutuelle santé Harmonie Mutuelle (groupe VYV). En pratique, Harmonie Mutuelle prendra une participation aux côtés du collège des associés du Groupe Finance Conseil. Les deux acteurs indiquent vouloir développer leurs synergies et allier leurs expertises, ce qui doit conduire Finance Conseil à figurer parmi les cinq plus gros acteurs du marché du courtage à horizon 2026.
Plus d’un tiers des cadres envisagent de changer d’entreprise dans les six mois, selon la première édition d’un baromètre réalisé par Randstad Search et Ipsos. En 2021, un tiers d’entre eux a réalisé une démarche en ce sens, allant jusqu’à la proposition d’embauche pour 31 % d’entre eux. Parmi les cadres qui gagnent entre 75.000 et 90.000 euros, ils sont même plus de la moitié à avoir passé un entretien. La proactivité diminue à mesure que l’on avance en âge et que le niveau de revenu baisse. La hausse de la rémunération reste le premier critère de changement. Pour accroître la fidélité des équipes, les entreprises ont intérêt à jouer sur trois leviers : la mobilité interne, la mise en avant de la responsabilité sociale et environnementale, et la flexibilité des organisations (télétravail, semaine de quatre jours...).
Inflation. Bank of America (BofA) augmente ses employés américains. Tous ceux qui gagnent moins de 100.000 dollars par an auront droit dès juin à des hausses de salaires de base s’échelonnant entre 3 % et 7 %, en fonction de leur ancienneté dans le groupe. La banque accordera également aux employés qui travaillent chez elle depuis au moins trois ans, et dont le salaire annuel est inférieur à 250.000 dollars, un remboursement unique de 4.000 dollars pour l’achat d’un véhicule électrique à partir de juillet.
Dehors. Fini l’euphorie pour le secteur du paiement fractionné ou buy now pay later (BNPL). Sa tête de pont, la fintech Klarna, a annoncé le 23 mai la suppression d’environ 10 % de ses effectifs dans le monde. La licorne suédoise affirme sur son site internet employer environ 5.000 personnes et, dans son rapport annuel, 4.789 équivalents temps plein fin 2021, dont 11 en France. Klarna, qui a perdu environ 250 millions d’euros rien que pour les trois premiers mois de l’année, invoque la dégradation de la conjoncture économique. Elle pâtit aussi de la hausse des taux, comme tous les acteurs dont une partie des ressources repose sur le financement de marché. Des perspectives qui font écho à la baisse de valorisation de la société : son nouveau tour de table, en cours, se ferait sur la base d’un prix de 30 milliards de dollars, selon le Wall Street Journal, contre 46 milliards lors de la levée de fonds précédente.
Entité. Bonne nouvelle en vue pour les banques d’importance systémique mondiale en zone euro. Les régulateurs mondiaux, réunis au sein du Comité de Bâle, seraient tombés d’accord pour changer le traitement des expositions intra-zone euro de ces établissements, a révélé Bloomberg le 30 mai en citant un document de travail. Ces changements devaient encore être officialisés à l’heure où L’Agefi Hebdo mettait sous presse.
Irrationnel. La pandémie mondiale et le conflit russo-ukrainien sont venus « bouleverser la rationalité préventive des assureurs-crédit pris de court », note Philippe Puigventos, directeur général du courtier en assurance-crédit Diot-Siaci Crédit. De fait, après que les assureurs se sont massivement désengagés au printemps 2020, « le niveau de désengagement observé en mars dernier correspond à un doublement de la moyenne mensuelle de 2021 », indique Philippe Puigventos, faisant référence aux enseignements du baromètre concocté par le courtier (voir l’illustration). L’horizon est très incertain. En Russie, certes, l’exposition du secteur a déjà été, selon le dirigeant, divisée par dix depuis le déclenchement du conflit, à un milliard de dollars environ. Il relève tout de même la frilosité des assureurs sur les transactions locales des filiales russes des groupes étrangers pour lesquelles les sanctions internationales ne s’appliquent pourtant pas. Partout, les craintes liées à l’inflation, aux perturbations des chaînes d’approvisionnement ou à la normalisation des taux de défaillances d’entreprises restent vives. Philippe Puigventos pointe à ce titre deux placements en redressement judiciaire au mois de mai qui ont de quoi « tendre le marché », ceux de PicWicToys, repreneur en 2019 de Toys’R’Us, et du spécialiste de la construction et rénovation de maisons individuelles Geoxia.
Scor a placé une nouvelle obligation catastrophe, Atlan Capital Reinsurance 2022 DAC, qui fournit au groupe une couverture pluriannuelle de 240 millions de dollars (223 millions d’euros) contre les risques de tempêtes aux Etats-Unis et de tremblements de terre aux Etats-Unis et au Canada. La période de couvertures s’étend du 1er juin 2022 au 31 mai 2025. «Cette obligation comprend des composantes en développement durable en ligne avec les exigences de due diligence des investisseurs», précise le réassureur dans un communiqué. GC Securities est intervenu en qualité d’agent de structuration et de co-teneur de livre, aux côtés de Natixis aussi intervenu en qualité de conseil en développement durable. Willkie Farr et Walkers ont été conseils juridiques.
Scor a placé une nouvelle obligation catastrophe, Atlan Capital Reinsurance 2022 DAC, qui fournit au groupe une couverture pluriannuelle de 240 millions de dollars (223 millions d’euros) contre les risques de tempêtes aux Etats-Unis et de tremblements de terre aux Etats-Unis et au Canada. La période de couvertures s’étend du 1er juin 2022 au 31 mai 2025. «Cette obligation comprend des composantes en développement durable en ligne avec les exigences de due diligence des investisseurs», précise le réassureur dans un communiqué. GC Securities est intervenu en qualité d’agent de structuration et de co-teneur de livre, aux côtés de Natixis aussi intervenu en qualité de conseil en développement durable. Willkie Farr et Walkers ont été conseils juridiques.
Ardian annonce mercredi son entrée au capital d’Odealim. Le fonds d’investissement investira «en co-contrôle» dans le courtier spécialiste en assurances immobilières après avoir conclu un accord avec TA Associates, actionnaire de référence d’Odealim depuis 2018 qui a accompagné la croissance du courtier dont les ventes sont passées de 30 millions d’euros en 2018 à 160 millions d’euros aujourd’hui. Le montant de la transaction n’est pas connu. «TA Associates réinvestira dans l’entreprise au même titre que Raise Investissement et l’équipe de management», précise un communiqué.
Le superviseur s’oppose aux affirmations répétées des banques françaises selon lesquelles les nouvelles règles prudentielles nuisent à leur capacité à financer l’économie.
Crédit Agricole SA lance son opération annuelle d’augmentation de capital réservée aux salariés et aux retraités du groupe Crédit Agricole dans le monde. Dans le cadre de cette augmentation de capital réservée, le prix de souscription de l’action sera égal à la moyenne arithmétique des cours d’ouverture de l’action entre le 30 mai et 24 juin 2022, assortie d’une décote de 20%. La période de souscription sera ouverte entre le 27 juin et le 12 juillet 2022. Les actions nouvelles seront émises le 30 août 2022 et seront éligibles au dividende versé au titre de l’exercice 2022. Le nombre maximal d’actions à émettre est de 32 millions, soit un nominal de 96 millions d’euros. Cette année, le calendrier d’augmentation de capital réservée a été avancé pour le rapprocher du versement des rémunérations variables collectives. L’augmentation de capital réservée 2022 s’inscrit dans la politique de participation des salariés à la performance financière du groupe.
Le groupe Vilavi (ex-Assu 2000) a annoncé, mardi, la nomination de David Guyonnet, jusqu’ici directeur général délégué, comme président après la démission de son président-directeur général et fondateur, Jacques Bouthier. Ce dernier a été mis en examen notamment pour «traite des êtres humains à l’égard des mineurs» et «viol sur mineure de plus de 15 ans», et incarcéré. «La direction du groupe et l’ensemble des missions opérationnelles et commerciales continuent d’être pleinement assurées par l’équipe désormais placée sous la responsabilité de M. Guyonnet», souligne Vilavi dans un communiqué. Outre la mise en place d’une cellule d’écoute et de soutien psychologique ouverte à tous les salariés en France et au Maroc, le groupe annonce l’arrivée de psychologues sur les sites français et marocains et la tenue d’un CSE exceptionnel le 3 juin.
Dans le cadre de son plan stratégique «Growth, Technology, Sustainability 2025», BNP Paribas a annoncé mardi que le groupe prévoyait de recruter en France 7.000 collaborateurs, notamment dans les métiers de commerce au service des clients particuliers et entreprises, de l’IT (data, cloud, cybersécurité, etc.) ainsi que des fonctions supports et de contrôle (audit, conformité, risques, etc.). Le groupe souhaite ainsi accueillir plus de 3.000 nouveaux collaborateurs en CDI, parmi lesquels 2.000 jeunes diplômés, ainsi que 2.000 alternants, 1.500 stagiaires et 300 VIE (volontariat international en entreprise) partout en France.
La réduction des exigences de fonds propres des banques systémiques de la zone euro ne devrait pas provoquer de grands mouvements de fusions transfrontaliers.
Alors que la police allemande a perquisitionné mardi les bureaux de la Deutsche Bank et de DWS dans le cadre de son enquête pour fraude sur des fonds ESG «vendus plus verts et durables qu’ils ne l’étaient en réalité», selon le parquet de la ville, Deutsche Bank a annoncé ce mercredi matin la démission d’Asoka Woehrmann, en charge des métiers de l’asset management de la banque allemande et directeur général de DWS. La banque ne fournit aucune explication à cette démission mais indique qu’elle se fait «en acccord avec le groupe». Asoka Woehrmann , directeur général depuis 2018, sera remplacé par Stefan Hoops à partir du 10 juin. Ce dernier est le responsable de l’activité de banque d’affaires de Deutsche Bank. Il avait rejoint la banque allemande en 2003 et avait notamment travaillé à New York en 2008 dans le trading de crédit. Dans un communiqué séparé envoyé par DWS, Asoka Woehrmann explique que « les allégations formulées tant à l’encontre de DWS que de moi-même au cours des derniers mois sont devenues un fardeau pour l’entreprise, pour moi et pour ma famille. Aussi, afin de protéger l’institution et mes proches, je prends la décision de quitter mes fonctions et de m’orienter vers un nouveau départ». «C’est avec beaucoup de respect que j’accueille sa décision, qui témoigne d’un sens aigu des responsabilités», a déclaré de son côté Karl von Rohr, président de la Deutsche Bank et président du conseil de surveillance de DWS. Les perquisitions d’hier étaient « en lien avec les accusations de greenwashing qui ont été portées contre DWS», deuxième gestionnaire d’actifs européen, avait confirmé un porte-parole de Deutsche Bank. «Nous avons continuellement coopéré pleinement avec tous les régulateurs et autorités concernés sur cette question et nous continuerons à le faire», précise DWS de son côté. La perquisition a associé des représentants de la BaFin – le superviseur financier allemand. Ce dernier avait ouvert en 2021 une enquête contre DWS, en parallèle du gendarme boursier américain – la SEC – après les dénonciations d’une ex-responsable de l’investissement durable accusant son ex-employeur de greenwashing. Les superviseurs ont décidé de durcir la lutte contre les fausses promesses de l’investissement vert, comme en témoignent les nouvelles règles de commercialisation proposées fin mai par la SEC, et l’amende infligée à une filiale de BNY Mellon.
Le régulateur financier allemand, la BaFin, a lancé mardi un nouvel avertissement au secteur financier du pays concernant la cybersécurité, en raison de la guerre en Ukraine et à la suite d’une récente augmentation des cyberattaques.
Dans le cadre de son plan stratégique «Growth, Technology, Sustainability 2025», BNP Paribas a annoncé mardi que le groupe prévoyait de recruter en France 7.000 collaborateurs, notamment dans les métiers de commerce au service des clients particuliers et entreprises, de l’IT (data, cloud, cybersécurité, etc.) ainsi que des fonctions supports et de contrôle (audit, conformité, risques, etc.).
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a prononcé à l’encontre de Serge Monin, président-directeur général de la société Audit Patrimoine Conseil, une sanction de 150.000 euros assortie d’une interdiction d’exercer l’activité de conseiller en investissements financiers pendant une durée de dix ans. L’AMF reproche à la société de n’avoir pas exercé son activité «avec la compétence, le soin et la diligence qui s’imposent au mieux des intérêts de ses clients en commercialisant des fonds d’investissement alternatifs qui ne pouvaient pas être commercialisés en France», de ne pas avoir mis en place les mesures suffisantes contre le blanchiment et la lutte contre le terrorisme, et de n’avoir pas recueilli d’éléments d’identification de ses clients et d’informations relatives à la nature et à l’objet de la relation que la société avait avec eux. Cette décision peut faire l’objet d’un recours.