Deutsche Bank a déclaré vendredi avoir procédé à des tests de résistance sur ses opérations en Russie, où l'établissement possède un grand centre technologique, et dit s'être assuré de sa capacité à gérer ses activités quotidiennes à l'échelle mondiale. Deutsche Bank emploie environ 1.500 salariés dans des centres technologiques en Russie. «Nous avons rigoureusement testé notre capacité de résistance opérationnelle et nous sommes convaincus que le fonctionnement quotidien de nos activités de négociation ne sera pas affecté», a déclaré la banque dans un communiqué. Dans un article publié vendredi, le Financial Times a souligné que la banque allait perdre un quart de ses spécialistes en informatique de banque d’investissement à cause des sanctions contre la Russie.
Le titre de la première banque néerlandaise perdait plus de 6% vendredi à la mi-journée, après avoir fait le point sur son exposition en Russie et en Ukraine. Elle clôturait en baisse de 9,71%, à 8,90 euros. Dans un document, l'établissement explique qu’environ 700 millions d’euros d’encours de prêts sont affectés par les nouvelles sanctions prises par l’Europe et les Etats-Unis à l’encontre d’entités et d’individus russes. 0,9% du total de son portefeuille de prêts concerne des emprunteurs russes pour un total de 5,3 milliards d’euros. En Ukraine, ING a déclaré avoir 500 millions de prêts, soit 0,1 % de son portefeuille de prêts.
La banque russe VTB se prépare à mettre fin à ses opérations européennes après avoir été durement touchée par les sanctions occidentales, a rapporté dimanche le Financial Times. VTB a une activité de banque d’investissement à Londres et une banque de détail en Allemagne avec 160.000 clients, mais a décidé qu’elle ne pouvait pas opérer en dehors de la Russie après que ses actifs ont été gelés par des alliés occidentaux, a déclaré le FT, citant des sources proches. Reuters avait rapporté mercredi dernier que les régulateurs se préparaient à une éventuelle fermeture de la branche européenne de VTB, la deuxième plus grande banque de Russie.
S’il est relativement peu exposé aux deux pays, le secteur de l'assurance subira les retombées économiques et le risque cyber accru liés à l'affrontement.
La société de paiement PayPal Holdings a fermé ses services tôt samedi en Russie, citant «les circonstances actuelles», rejoignant de nombreuses sociétés financières et technologiques qui y ont suspendu leurs opérations après l’invasion de l’Ukraine. PayPal, qui n’autorisait que les transactions transfrontalières par des utilisateurs en Russie, a cessé mercredi d’accepter de nouveaux utilisateurs dans le pays. Les responsables du gouvernement ukrainien avaient demandé à PayPal de quitter la Russie et de les aider à collecter des fonds. PayPal a déclaré vendredi que «depuis le début de l’invasion, PayPal a aidé à collecter plus de 150 millions de dollars pour des organisations caritatives soutenant les efforts de réponse en Ukraine».
ING accuse le coup. Le titre de la première banque néerlandaise perd plus de 6% à la mi-journée vendredi à 9,26 euros après avoir fait le point sur son exposition en Russie et en Ukraine. Dans un document, l'établissement explique qu’environ 700 millions d’euros d’encours de prêts sont affectés par les nouvelles sanctions prises par l’Europe et les Etats-Unis à l’encontre d’entités et d’individus russes. 0,9% du total de son portefeuille de prêts concerne des emprunteurs russes pour un total de 5,3 milliards d’euros.
Deutsche Bank a déclaré vendredi avoir procédé à des tests de résistance sur ses opérations en Russie, où l'établissement possède un grand centre technologique, et dit s'être assuré de sa capacité à gérer ses activités quotidiennes à l'échelle mondiale. Deutsche Bank emploie environ 1.500 salariés dans des centres technologiques en Russie.
La chute du cours de l’action UniCredit de plus de 20% depuis que la Russie a envahi l’Ukraine aurait provoqué le gel des travaux concernant le rapprochement d’UniCredit et de Banco BPM, selon l’agence Reuters qui cite deux sources distinctes. «L’accord est en suspens. UniCredit doit attendre que son action se redresse et que l’environnement géopolitique se stabilise», a déclaré l’une de ces sources à l’agence de presse. Mi-février, le quotidien italien Il Messaggero avait dévoilé que la banque italienne était sur le point de présenter une offre sur Banco BPM.
France Assureurs, la fédération française des assureurs, a publié jeudi les chiffres de l’assurance vie pour le mois de janvier 2022. Avec 3 milliards d’euros de collecte nette, le placement préféré des Français retrouve des standards qu’il n’avait pas atteint depuis avril 2019. Ce bon résultat, l’assurance vie le doit avant tout aux unités de compte (UC) qui ont collecté quelques 3,8 milliards d’euros nets, alors que les fonds en euros ont enregistré une décollecte nette de 800 millions d’euros. Dans le détail, les cotisations en assurance vie se sont établies à 13,8 milliards d’euros pour le premier mois de l’année (+300 millions par rapport à janvier 2021), dont 5,5 milliards en UC (+800 millions par rapport à janvier 2021). Les prestations sont en revanche en baisse de 400 millions par rapport à l’an dernier à 10,8 milliards d’euros.
Le ministère des Finances a diffusé jeudi un communiqué indiquant que «le gouvernement britannique adoptera une législation interdisant aux fournisseurs d’assurance et de réassurance basés au Royaume-Uni d’effectuer des transactions financières liées à une entité russe ou destinées à être utilisées en Russie». En particulier, les entreprises russes des secteurs de l’aviation et de l’espace ne pourront plus recourir, «directement ou indirectement, à des services d’assurance ou de réassurance basés au Royaume-Uni», précise le communiqué. Les détails de la législation seront précisés ultérieurement.
Visa abaissera de 10% les taux d’interchange de crédit à la consommation pour les petites entreprises aux États-Unis, à compter du mois prochain, pour aider les commerçants à se remettre de la pandémie de Covid-19, selon un document vu par Reuters jeudi. Visa, le plus grand processeur de paiement au monde, réduit les taux d’interchange pour les transactions de crédit à la consommation en ligne et en personne pour 90% des entreprises américaines, selon le document. Les changements s’appliqueront aux commerçants avec 250.000 dollars ou moins de volumes de crédit à la consommation Visa.
La banque a publié le détail de son exposition à ce pays et expliqué que les conséquences d’un éventuel abandon de sa filiale russe restaient limitées.
Le ministère des Finances a diffusé jeudi un communiqué indiquant que « le gouvernement britannique adoptera une législation interdisant aux fournisseurs d’assurance et de réassurance basés au Royaume-Uni d’effectuer des transactions financières liées à une entité russe ou destinées à être utilisées en Russie ». En particulier, les entreprises russes des secteurs de l’aviation et de l’espace ne pourront plus recourir, « directement ou indirectement, à des services d’assurance ou de réassurance basés au Royaume-Uni », précise le communiqué. Les détails de la législation seront précisés ultérieurement.
Après les banques espagnoles, c’est au tour du géant allemand DZ Bank, organe central de la fédération des banques coopératives allemandes (BVR), qui compte 30 millions de clients outre-Rhin, de se retirer de l’European Payments Initiative (EPI), le projet interbancaire du nouveau système de paiement unifié pour l’Europe - une décision qui était déjà dans l’air en décembre dernier.
L’âge d’or des unités de compte (UC) se confirme pour l’assurance vie. France Assureurs, la fédération française des assureurs, a publié ce jeudi 3 mars les chiffres de l’assurance vie pour le mois de janvier 2022. Avec 3 milliards d’euros de collecte nette, le placement préféré des Français retrouve des standards qu’il n’avait pas atteint depuis avril 2019. Ce bon résultat, l’assurance vie le doit avant tout aux UC qui ont collecté quelques 3,8 milliards d’euros nets, alors que les fonds en euros ont enregistré une décollecte nette de 800 millions d’euros.
La chute du cours de l’action UniCredit de plus de 20% depuis que la Russie a envahi l’Ukraine aurait provoqué le gel des travaux concernant le rapprochement d’UniCredit et de Banco BPM, selon l’agence Reuters qui cite deux sources distinctes. «L’accord est en suspens. UniCredit doit attendre que son action se redresse et que l’environnement géopolitique se stabilise», a déclaré l’une de ces sources à l’agence de presse. Mi-février, le quotidien italien Il Messaggero avait dévoilé que la banque italienne était sur le point de présenter une offre sur Banco BPM.
Particulièrement touchée par le conflit entre la Russie et l’Ukraine à cause de sa filiale Russe Rosbank, la Société Générale a voulu préciser jeudi le détail de ses expositions à ce pays. Le message se veut rassurant. «Un éventuel scénario extrême qui affecterait les droits de propriété sur ses actifs bancaires en Russie (…) ne remettrait pas en cause le versement du dividende au titre de l’exercice 2021», a assuré la banque dans un communiqué.
Dans le secteur bancaire, les meilleures opérations de fusions-acquisitions sont parfois celles qu’on rate. Barclays se félicite encore d’avoir manqué le rachat d’ABN Amro en 2007, dont le dépeçage orchestré par un banquier d’affaires nommé Andrea Orcel (photo) a provoqué la chute de RBS, Fortis puis Monte dei Paschi. Désormais patron d’UniCredit, Andrea Orcel, toujours mordu de M&A, a envisagé cet hiver de racheter la banque russe Otkritie pour créer le numéro quatre local. Un projet mal compris des actionnaires, et abandonné fin janvier alors que les tensions entre la Russie et l’Ukraine ne cessaient de s’accroître. Depuis, les actifs d’Otkritie ont été gelés aux Etats-Unis. UniCredit et son directeur général ont eu raison d’avoir tort trop tard.
L’association Reclaim Finance a exhorté mercredi la banque Crédit Agricole à «cesser tout soutien» et à «blacklister» les entreprises d'énergies fossiles actives en Russie, en réaction à son invasion de l’Ukraine. «Je vous (appelle) à cesser tout soutien financier du Groupe Crédit Agricole aux entreprises énergétiques opérant dans le secteur du charbon, du pétrole et du gaz en Russie», a indiqué dans une lettre ouverte la présidente de l’association, Lucie Pinson, soulignant que le groupe bancaire français constituait le 4e financeur du russe Gazprom, à hauteur de 800 millions de dollars investis entre 2018 et 2021. Joignant à cette déclaration une liste d’entreprises russes régulièrement épinglées par l’ONG Urgewald - qui surveille les sociétés charbonnières-, Lucie Pinson a enjoint le PDG du groupe, Philippe Brassac, à les faire «désormais figurer sur (sa) liste noire des entreprises à ne plus financer». Dans un courriel consulté par l’AFP, le Crédit Agricole a répondu à l’ONG que sa banque d’investissement ne traitait «plus que par exception avec des contreparties russes, et en réponse seulement à des besoins de biens et de services essentiels à l’Europe».
Le Royaume-Uni a annoncé le 1er mars l'abandon de certaines dispositions liées à la réglementation européenne MIF 2, et une réforme des règles de cotation en Bourse.