Le deuxième réassureur mondial, Swiss Re, a publié vendredi un bénéfice net de 1,4 milliard de dollars (1,25 milliard d’euros) pour l’année 2021, contre une perte de 878 millions de dollars en 2020. Même si le groupe est revenu dans le vert, ces résultats apparaissent bien inférieurs aux attentes des analystes qui attendaient, selon un consensus publié par le groupe, un résultat net supérieur à 1,8 milliard de dollars. Ses nouveaux objectifs financiers, qui visent à augmenter son retour sur capitaux propres (ROE) à 10 % en 2022 et à 14 % en 2024, contre 5,7% en 2021, n’ont pas suffi à convaincre les marchés. Son cours de Bourse de Swiss Re a terminé la séance de vendredi en repli de 4,2% à 88,18 francs suisses. Le groupe explique cette contre-performance par rapport aux attentes par la pandémie de Covid et d’importantes pertes liées aux catastrophes naturelles. Les actionnaires se verront proposer le versement d’un dividende de 5,90 francs suisses (5,7 euros) par action, inchangé par rapport à l’année précédente.
La banque canadienne a indiqué vendredi qu’elle allait permettre à ses employés de revenir sur leur lieu de travail dans la majorité de ses bureaux sur une base volontaire à partir du 14 mars, avant un retour progressif généralisé qui débutera le 11 avril. Ce nouveau mode de travail sera organisé sur une base hybride. «Nous pensons qu’en combinant les meilleurs aspects des lieux de travail physiques et à distance, nous développerons une culture plus collaborative qui nous permettra de mieux servir nos clients tout en retenant et en attirant les meilleurs talents», a déclaré Barbara Mason, directrice des ressources humaines de la banque basée à Toronto.
La France ne fait pas partie des pays de l’Union européenne qui rechignent à exclure la Russie du système international Swift de messagerie pour les paiements interbancaires. Bruno Le Maire, ministre français de l’Economie, l’a assuré vendredi au cours d’une conférence de presse à l’issue d’une réunion avec ses homologues de l’Union européenne. Cet Ecofin, prévu de longue date, a vu son agenda percuté par l’invasion de l’Ukraine le 24 février et par le sujet des sanctions à prendre en représailles.
La singularité du Crédit Mutuel Arkéa ne l’empêche pas suivre la tendance générale des résultats en 2021 pour les banques. Le groupe de Brest a dévoilé vendredi un bénéfice record de 574 millions d’euros au titre de l’année 2021, en hausse de 61% sur un an et de 12,3% par rapport à 2019. Le ratio de fonds propres durs (CET1) ressort à 17% et le coefficient d’exploitation à 67,3%.
La direction du Trésor a trouvé le successeur de Lionel Corre à la sous-direction des assurances. Le ministère de l’Economie a nommé Martin Landais à ce poste, par un arrêté du 23 février publié au Journal officiel de ce vendredi, comme l’a relevé L’Argus de l’Assurance. Il prendra ses fonctions le 1er mars pour une durée de trois ans, avec une période probatoire de six mois.
Le deuxième réassureur mondial Swiss Re a publié vendredi un bénéfice net de 1,4 milliard de dollars (1,25 milliard d’euros) pour l’année 2021, contre une perte de 878 millions de dollars en 2020. Même si le groupe est revenu dans le vert, ces résultats apparaissent bien inférieurs aux attentes des analystes. Ceux-ci attendaient, selon un consensus publié par le groupe, un résultat net supérieur à 1,8 milliard de dollars.
Les banques directement exposées à la Russie ont souffert plus que les autres en Bourse, mais tout le secteur subit une augmentation de la prime de risque.
Le réassureur Scor a publié jeudi des résultats en net rebond en 2021 en dépit d’une forte sinistralité dans sa branche de réassurance dommage. Le résultat net part du groupe est ressorti à 456 millions d’euros, contre 234 millions d’euros en 2020 et 422 millions en 2019. Les primes brutes émises, équivalent du chiffre d’affaires, se sont établies à 17,6 milliards d’euros, en hausse de 7,5% sur un an. Parmi les autres indicateurs suivis par le groupe, le rendement des capitaux propres (ROE) annualisé s’est inscrit à 7,2% en 2021, contre 3,8% en 2020. Le ratio combiné net (rapport entre le coût des sinistres et le total des primes encaissées), s’est établi à 100,6% en 2021 en réassurance de dommage et de responsabilité. L’activité d’assurance-vie a quant à elle enregistré une hausse de 1,8% de ses primes brutes, à 9,37 milliards d’euros, tirée par toutes les géographies, notamment l’Asie. Scor proposera lors de sa prochaine assemblée générale de verser un dividende de 1,80 euro par action au titre de 2021.
La banque espagnole Banco Santander a annoncé jeudi le lancement d’un nouveau programme de rachats d’actions de 865 millions d’euros et le versement d’un dividende final de 5,15 centimes d’euro par action, qui porteront au total à près de 3,4 milliards d’euros la rémunération de ses actionnaires au titre de l’exercice 2021. Le dividende devait encore être approuvé par l’assemblée générale des actionnaires et serait payable le 2 mai. Au total, avec ces nouveaux versements, Santander aura distribué environ 3,4 milliards d’euros à ses actionnaires au titre de ses résultats de 2021. Le groupe a déjà payé un premier dividende de 4,85 centimes d’euro par action en cours d’exercice. La banque espagnole a engrangé en 2021 un bénéfice de plus de 8,1 milliards d’euros.
UniCredit a déclaré que sa branche russe avait des provisions très élevées contre d'éventuelles pertes sur prêts et qu’elle était «très liquide et autofinancée», rapporte l’agence Reuters, la crise ukrainienne ayant fait plonger jeudi les actions de la deuxième banque italienne. La filiale russe d’UniCredit est la 12e banque du pays, avec 7,8 milliards d’euros de prêts à la clientèle à la fin de l’année dernière. L’exposition globale de crédit d’UniCredit à la Russie s'élevait à 14,2 milliards d’euros à la mi-2021, un chiffre qui prend également en compte 6,3 milliards d’euros de prêts non accordés localement. Afin de rassurer les investisseurs, UniCredit a déclaré que les provisions contre d'éventuelles pertes couvraient 84% des expositions non performantes de sa filiale russe. «Notre capital dans la filiale russe représente moins de 4% du total des capitaux propres du groupe et si vous regardez les prêts et le total des actifs, c’est encore moins que cela», a déclaré UniCredit.
UniCredit a déclaré que sa branche russe avait des provisions très élevées contre d'éventuelles pertes sur prêts et qu’elle était « très liquide et autofinancée », rapporte l’agence Reuters, la crise ukrainienne ayant fait plonger jeudi les actions de la deuxième banque italienne.
La banque espagnole Banco Santander a annoncé jeudi le lancement d’un nouveau programme de rachats d’actions de 865 millions d’euros et le versement d’un dividende final de 5,15 centimes d’euro par action, qui porteront au total à près de 3,4 milliards d’euros la rémunération de ses actionnaires au titre de l’exercice 2021.
Les sociétés financières européennes exposées à la Russie dévissent aujourd’hui sur les marchés. La banque Raiffeisen, la plus sensible au risque russe, perdait 18,76% à 12h30. En Italie, UniCredit, également très présente en Europe de l’Est abandonne 10,6%. Parmi les banques françaises, la Société Générale est la plus exposée à la Russie avec sa filiale Rosbank détenue à 100%. Elle en fait les frais aujourd’hui en Bourse, le cours de son action chutant de plus de 11% à 12h30, de manière encore plus marquée que BNP Paribas, qui abandonne 8,5% ou Crédit Agricole SA, dont l’action perd 7,05%.
L’assureur Axa a annoncé jeudi avoir dégagé un bénéfice net record au titre de l’année 2021 et être bien positionné pour atteindre les objectifs financiers de son plan stratégique à horizon 2023.
Les syndicats espéraient beaucoup mieux des négociations annuelles obligatoires (NAO), alors que les banques affichent, en ce début d’année, une santé insolente.
Constance. Les établissements bancaires affichent des hausses « limitées » de leurs tarifs, selon la publication annuelle de l’Observatoire des tarifs bancaires (OTB) par le Comité consultatif du secteur financier (CCSF). Les données, collectées auprès de 109 banques entre fin 2021 et début 2022, traduisent sept hausses de tarifs sur les 14 répertoriés. Elles vont d’une croissance de 0,08 %, pour la cotisation à une assurance perte ou vol des moyens de paiement, à une hausse de 2,27 % pour un virement occasionnel en agence. « Ces mêmes tarifs affichaient déjà des hausses entre le 31 décembre 2000 et le 31 décembre 2021, ce qui permet de constater des augmentations régulières sur certains services », souligne le CCSF. Seul l’abonnement à des services bancaires à distance poursuit son recul (-3,90 %). La Fédération bancaire française s’est réjouie d’un « secteur économique concurrentiel, avec des offres variées et adaptables ».