L’institution a tiré parti de la bonne tenue des marchés financiers l’an passé et compte muscler ses actions dans les énergies renouvelables, le transport de gaz et l’efficacité énergétique des bâtiments.
Les déboires de Credit Suisse se poursuivent. La banque suisse a averti, le 23 mars, qu’elle attendait le prononcé d’une amende de la part d’un tribunal bermudien dans les prochains jours, avec une sanction pouvant dépasser les 500 millions de dollars. L’action en justice concerne une ancienne filiale d’assurance-décès locale, Credit Suisse Life Bermuda. Le groupe suisse ne précise pas les motifs de la plainte mais indique avoir pris «précédemment des provisions contre cette affaire et a l’intention de poursuivre toutes les actions légales à sa disposition». Selon l’agence Reuters, la banque fait référence à des plaintes de clients souhaitant être indemnisés pour des pertes causées par l’ancien conseiller à la clientèle de Credit Suisse Patrice Lescaudron, qui a été condamné par un tribunal genevois en 2018 pour avoir escroqué des clients. Il s’est donné la mort en 2020. Credit Suisse a fait valoir que Patrice Lescaudron lui avait caché ses activités. La banque dit qu’elle annoncera, le 27 avril lors de la publication des résultats trimestriels, si des provisions supplémentaires sont nécessaires.
Exor, la holding de la famille italienne Agnelli, a déclaré, jeudi, qu’elle avait accepté d’augmenter de 328 millions de dollars (298 millions d’euros) le prix au comptant qu’elle recevrait pour la vente prévue de son réassureur PartnerRe, grâce à ses solides performances l’an dernier. Exor a signé, l’année dernière, un accord pour vendre PartnerRe au groupe d’assurances français Covea pour 9 milliards de dollars, relançant un accord qui avait été suspendu par la pandémie de coronavirus. La société holding a déclaré, jeudi dans un communiqué, que, sur la base des capitaux propres ordinaires de PartnerRe à la fin de l’année dernière, «la contrepartie en espèces convenue sera ajustée, conformément aux conditions convenues, pour inclure un produit supplémentaire pour environ 328 millions de dollars». Ajoutant que 150 millions de dollars seraient versés par Covea et 178 millions par PartnerRe via un dividende spécial.
Prudential Financial prévoit d’agrandir sa branche de gestion d’actifs PGIM et de renforcer sa présence à l’étranger, a indiqué son directeur général, Charlie Lowrey, à Bloomberg. La société, basée à Newark, dans le New Jersey, vise la croissance dans son entité par des acquisitions. Elle compte aussi se développer sur d’autres marchés, y compris la Chine et l’Inde, a déclaré le PDG, qui a déjà travaillé comme architecte et comme banquier d’affaires. Il avait dévoilé, début 2021, une stratégie à trois ans qui visait à transformer l’entreprise à travers transactions, économies de coûts et rachats d’actions. Ce recentrage devrait libérer entre 5 et 10 milliards de dollars en capital, que la société prévoit soit de restituer aux actionnaires, soit de réinvestir dans ses activités dans les marchés émergents et dans PGIM, qui avait 1,52 billion de dollars d’actifs sous gestion à la fin de 2021.
L’entité dédiée à la gestion de patrimoine de Deutsche Bank a cessé d’accepter de nouveaux clients russes vivant à l’étranger. La décision de Deutsche Bank a été prise dans la lignée de l’interruption de ses activités en Russie après l’invasion de l’Ukraine. D’autres grandes banques ont fait des annonces similaires, telles Goldman Sachs Group, JPMorgan Chase et Citigroup. L’argent détenu par les Russes dans des banques à l’étranger a fait l’objet d’un examen minutieux.
Lors d’une réunion qui s’est tenue aujourd’hui, le Haut conseil de stabilité financière (HCSF) a constaté que les risques pour la stabilité financière ont augmenté à court et moyen terme à cause du conflit en Ukraine. Cependant, il observe aussi que leur impact demeure « maitrisé à ce stade», compte tenu de l’exposition directe contenue des banques, organismes d’assurance et fonds français à la Russie et à l’Ukraine. De source proche du HSCF, on rappelle que l’exposition totale du secteur financier français à la Russie représente « une trentaine de milliards d’euros », ce qui, à l’échelle du secteur est tout-à-fait «gérable». Quant à un éventuel défaut Russe, ces mêmes sources précisent que l’exposition au système financier français à la dette russe se chiffre à seulement «quelques centaines de millions d’euros». Un tel défaut, s’il avait lieu, resterait « relativement peu matériel du point de vue de la stabilité financière ».
Petite révolution à venir sur le marché obligataire américain. La Securities and Exchange Commission a voté hier une proposition visant à supprimer les références aux agences de notation de crédit des exceptions existantes prévues dans la règle 101 et la règle 102 du règlement M, un ensemble de règles conçues pour préserver l’intégrité du marché en interdisant les activités qui pourraient influencer artificiellement le marché d’un titre offert. «Dans la section 939A de la loi Dodd-Frank de 2010, le Congrès a demandé aux agences fédérales, y compris la SEC, «de supprimer toute référence ou exigence de recours aux notations de crédit» de nos règles et de leur substituer une norme appropriée de solvabilité», a déclaré Gary Gensler, président de la SEC. «La SEC a accompli une grande partie de ce travail, et les seules références restantes aux notations de crédit se trouvent dans les règles 101 et 102 du Reg M. La proposition d’aujourd’hui, si elle est adoptée, remplirait donc le mandat du Congrès de supprimer toutes ces références aux agences de notation de crédit de nos règles.» La Commission propose de remplacer l’exigence relative à la cote de crédit incluse dans l’exception de la règle 101, qui est accessible aux participants à la distribution et à leurs acheteurs affiliés, par des exigences selon lesquelles les titres de créance non convertibles et les titres privilégiés non convertibles doivent atteindre un seuil de probabilité de défaut précis, et les titres adossés à des actifs doivent être offerts en vertu d’une déclaration d’enregistrement valide déposée sur le formulaire SF-3 de la Commission. De plus, les changements proposés élimineraient l’exception de la règle 102, qui est disponible pour les émetteurs, les détenteurs de titres vendeurs et leurs affiliés, pour les titres de créance non convertibles de qualité supérieure, les titres privilégiés non convertibles et les titres adossés à des actifs. La période de commentaires restera ouverte pendant 60 jours après la publication du communiqué de proposition sur le site Web de la SEC.
Le Crédit Agricole, BNP Paribas et la Société Générale, qui emploient au total 20.000 collaborateurs dans les deux pays, sont entrés en gestion de crise.
Expansion. La banque belge Degroof Petercam a annoncé avoir noué un partenariat avec la société française de recherche IDMidCaps. Degroof Petercam pourra ainsi offrir à ses clients la recherche d’IDMidCaps sur les petites et moyennes valeurs cotées à la Bourse de Paris, tandis que le français fera de même avec la recherche de son partenaire sur les valeurs du Benelux. Des analystes basés à Paris, Bruxelles et Amsterdam alimenteront la recherche actions dans le cadre de ce partenariat. Degroof Petercam a également signé un partenariat avec le néerlandais Imap Netherlands pour développer ses activités de marché de capitaux aux Pays-Bas.
Des planètes s’alignent pour dynamiser le marché secondaire français des « non performing loans ». Encore faut-il qu’acheteurs et vendeurs soient prêts.
Le président de la société espagnole Sabadell a déclaré, mercredi, qu’une vente du prêteur britannique TSB n’était pas actuellement sur la table et que la banque n’envisageait aucune opération de fusion ou d’acquisition pour le moment. «Cette année, TSB continuera à nous donner de bonnes nouvelles, je ne sais pas ce qui se passera dans cinq ans», a déclaré le président de Sabadell, Josep Oliu Creus, aux journalistes la veille d’une réunion avec les actionnaires à Alicante. Le directeur général de Sabadell, César González-Bueno, a ajouté que la banque s’était engagée à atteindre son objectif de Rote (return on tangible equity) de 6% malgré l’incertitude actuelle.
Monte dei Paschi di Siena (MPS) doit soumettre un plan de capital actualisé à la Banque centrale européenne (BCE) d’ici à fin mars, a indiqué la banque italienne dans son rapport annuel 2021, soulignant que la crise ukrainienne pourrait affecter ses besoins de trésorerie. Son plan stratégique pluriannuel se base sur un renforcement du capital, de 2,5 milliards d’euros. La banque, qui a entre-temps engagé l’expert en restructuration Luigi Lovaglio comme nouveau PDG, a déclaré que toute spéculation était prématurée. MPS a pris du retard sur ses objectifs de restructuration convenus avec l’Union européenne. Aujourd’hui, la guerre en Ukraine, qui fait grimper les coûts de l’énergie et des matières premières, complique encore les choses. Bien que son exposition directe à la Russie et à l’Ukraine soit faible, MPS a déclaré qu’elle pourrait souffrir si l’économie italienne s’affaiblissait à la suite de la guerre.
La banque britannique Lloyd’s a annoncé, mercredi, la suppression de 60 agences au Royaume-Uni, ses clients ayant de plus en plus recours à ses services en ligne, dont l’utilisation atteint «des records». S’il est prévu que 124 emplois soient supprimés, les employés doivent se voir proposer d’autres emplois dans le groupe, qui compte actuellement 739 agences au Royaume-Uni, d’après un communiqué. Cette décision fait suite à des mesures similaires dévoilées la semaine dernière par HSBC, qui avait dit fermer 69 agences, avec 400 emplois supprimés.
Le bonus moyen à Wall Street a bondi de 21% l’an dernier, pour atteindre son plus haut niveau depuis 2006, a rapporté, mercredi, le contrôleur général de l’Etat de New York. Les salariés de l’industrie bancaire et des marchés à New York ont empoché une rémunération variable moyenne de 257.500 dollars (234.000 euros) au titre de 2021. Un chiffre stimulé par les niveaux record d’activités de fusions-acquisitions et de marchés primaires actions et dette, alors que les Bourses mondiales ont atteint des sommets. L’enveloppe globale des bonus versés au titre de 2021 a, pour sa part, bondi de 21%, pour atteindre 45 milliards de dollars. Elle s’était élevée à 37,1 milliards de dollars en 2020, selon le rapport.
Une loi russe autorisant les compagnies aériennes à confisquer des avions loués par des bailleurs occidentaux pourrait coûter 10 milliards de dollars aux assureurs.
La banque néerlandaise ne financera plus de nouveaux projets dans ces secteurs. Elle fait partie des précurseurs, même si elle ne diminuera que progressivement ses financements existants.
Le bonus moyen à Wall Street a bondi de 21% l’an dernier pour atteindre son plus haut niveau depuis 2006, a rapporté mercredi le contrôleur général de l’Etat de New York.
Le projet de loi recommandant le remboursement des cyber-rançons a été bien reçu des assureurs, même si certains redoutent que cela alimente la cybercriminalité.
L’encours du Livret A a continué de progresser en février, grâce à la hausse de son taux d’intérêt, selon des données publiées mardi par la Caisse des dépôts. Les versements ont dépassé les retraits de 2,94 milliards d’euros, battant le précédent record pour le deuxième mois de l’année, atteint en 2021, avec une collecte de 2,86 milliards d’euros dans un contexte de prudence face aux restrictions sanitaires. L’encours du Livret A est ainsi porté à 352,5 milliards d’euros. Après plus de dix ans sans hausse et deux ans de plancher historique à 0,5%, le taux du Livret A a été remonté à 1%, comme celui du Livret de développement durable et solidaire (LDDS). Contrairement au Livret A, le LDDS n’a pas réellement profité de la hausse de son taux : sa collecte est restée quasi stable depuis décembre, à 540 millions d’euros par mois. Au total, le surplus de dépôts du Livret A et du LDDS a totalisé 3,48 milliards d’euros sur le mois, soit un encours total, sur les deux produits, de 479,9 milliards d’euros à fin février.
Monte dei Paschi di Siena (MPS) doit soumettre un plan de capital actualisé à la Banque centrale européenne (BCE) d’ici à fin mars, a déclaré la banque publique italienne dans un document. Dans son rapport financier 2021, publié sur son site internet et cité par Reuters, MPS a déclaré que la guerre pourrait l’amener à réviser un plan stratégique pluriannuel qui envisage actuellement un renforcement de capital de 2,5 milliards d’euros. Bien que son exposition directe à la Russie et à l’Ukraine soit faible, MPS a déclaré qu’elle pourrait souffrir si l’économie italienne s’affaiblissait à la suite de la guerre, qui fait grimper les coûts de l’énergie et des matières premières pour les entreprises. La qualité de son portefeuille de prêts a toujours été le talon d’Achille du prêteur toscan, que le gouvernement a dû secourir en 2017 au prix de 5,4 milliards d’euros. MPS a déclaré que la BCE avait également demandé, d’ici au 31 mars, un plan triennal détaillant sa stratégie pour faire face aux prêts douteux.
Le Crédit Agricole a indiqué dans une déclaration envoyée mardi par courriel que le groupe avait «suspendu ses activités en Russie». La banque verte rappelle que, dès le début du conflit, elle avait cessé tout nouveau financement à des entreprises russes et toute activité commerciale dans le pays. Elle «a pris contact avec les entreprises internationales clientes pour déterminer avec elles les modalités de suspension des services qui leur sont rendus localement par Crédit Agricole CIB, pour une mise en œuvre dans les prochaines semaines», indique la déclaration. Crédit Agricole CIB, la filiale de banque de financement et d’investissement du groupe, présente en Russie, comprend 170 collaborateurs russes, n’exerce pas d’activité de banque de détail et a réalisé, l’an dernier, un résultat après impôt de 3,7 millions d’euros.
Le PDG de Generali France explique l’intérêt du rachat de La Médicale et décrit la place de la France dans le nouveau plan stratégique de l’assureur italien.
Le projet de loi recommandant le remboursement des cyber-rançons a été bien reçu par les assureurs, même si certains redoutent que cela alimente la cybercriminalité.
La Securities and Exchange Commission a proposé lundi l’adoption de nouvelles règles qui obligeraient les entreprises cotées en Bourse à déclarer les émissions de gaz à effet de serre provenant de leurs propres activités ainsi que de l'énergie qu’elles consomment, et à obtenir une certification indépendante de leurs estimations. Dans certains cas, les entreprises seraient également tenues de déclarer les émissions de gaz à effet de serre de leurs chaînes d’approvisionnement et des consommateurs, connues sous le nom d'émissions Scope 3. «Je suis heureux de soutenir la proposition d’aujourd’hui car, si elle est adoptée, elle fournira aux investisseurs des informations cohérentes, comparables et utiles pour prendre leurs décisions d’investissement, et elle fournira des obligations de déclaration cohérentes et claires aux émetteurs», a commenté Gary Gensler, président de la SEC, dans un communiqué. La proposition sera ouverte aux commentaires du public pendant au moins deux mois avant que le régulateur ne commence à travailler sur une règle finale.
La Banque centrale russe vient d’autoriser la Sberbank, la plus grande banque commerciale du pays, à émettre des actifs numériques. La Sberbank pèse un poids considérable dans l’économie russe. Elle est gérée par le gouvernement, et il s’agit du premier créancier du pays. Elle avait donc été spécifiquement visée par les sanctions de la communauté internationale depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie. La décision de la Banque centrale – qui est historiquement hostile aux monnaies numériques et aux cryptomonnaies – est donc largement interprétée comme un moyen de redonner un peu de vie à la Sberbank. Les entreprises pourront effectuer leurs premières transactions d’ici à un mois, une fois la plateforme disponible.
Le dépositaire central de titres Euroclear a déclaré, lundi, qu’il avait rejoint un consortium de banques construisant un système de paiement pour les actifs «tokenisés» dans le dernier signe d’institutions établies s’associant à de nouveaux venus dans la technologie des cryptomonnaies. La société de règlement de titres, dont le siège est en Belgique, a déclaré qu’elle avait acheté une petite participation dans le consortium Fnality, vieux de trois ans, alors qu’il approfondissait la technologie des registres distribués (DLT), ou blockchains, la technologie qui sous-tend les crypto-actifs, comme le bitcoin. Euroclear a déclaré que l’objectif était de régler des actifs «tokenisés», ou titres numériques, avec de l’argent numérique sur DLT de manière plus rapide et plus efficace. Euroclear appartient à un groupe de banques et de Bourses, dont Euronext et le London Stock Exchange Group. Les actionnaires fondateurs de Fnality comprennent Banco Santander, BNY Mellon, Barclays, CIBC, Commerzbank, Credit Suisse, ING, KBC Group, Lloyds et UBS.