L’AFA privilégie le dialogue avec l’entreprise, dans un souci d’efficacité et de rapidité, a expliqué son directeur, Charles Duchaine, lors d’une matinale IMA France.
L’assureur Axa chercherait à céder un portefeuille d’assurance vie de 15 milliards d’euros d’actifs en Allemagne, rapporte Handelsblatt. Des discussions seraient en cours avec plusieurs candidats, selon le quotidien allemand. Frankfurter Leben, Viridium et Athora, qui avait cherché en vain à racheter Aviva France, seraient sur les rangs. La valeur de ces contrats gérés en extinction atteindrait au maximum 500 millions d’euros.
Le prêteur russe Sberbank a déclaré vendredi qu’il mettait fin aux opérations de sa branche d’investissement à Londres. Selon l’organisme de surveillance financière britannique, elle était «opérationnellement incapable d’effectuer des paiements» à la suite des sanctions contre l’invasion russe de l’Ukraine, «alors que l’entreprise disposait d’actifs suffisants pour couvrir ses dettes». La Financial Conduct Authority (FCA) a déclaré avoir nommé deux personnes pour superviser l’administration, une forme de protection contre les créanciers qui précède souvent la faillite. Après avoir examiné la position de l’entreprise, les administrateurs ont conclu que l’entreprise était insolvable et ont demandé au tribunal de placer l’entreprise sous administration spéciale, indique le communiqué.
Le spécialiste des paiements Worldline a annoncé vendredi avoir bouclé l’acquisition d’une participation de contrôle dans les activités de services aux marchands d’ANZ. Les partenaires ont également procédé à la création d’une coentreprise contrôlée à 51% par Worldline pour gérer et développer les services aux marchands en Australie avec la banque ANZ.
RCI Banque, la filiale de financement du groupe Renault, a chiffré vendredi à 109 millions d’euros son exposition à la Russie et indiqué, comme sa maison mère, réfléchir à ses options sur ce marché dans le contexte de la guerre en Ukraine. Le montant annoncé, qui n’entre pas dans les 2,2 milliards d’euros d’actifs russes pour lesquels Renault passera une provision au premier semestre, correspond à la participation de 30% de RCI dans la banque russe RN Bank (92 millions d’euros), à ses 100% de RNL Leasing (deux millions) et à des créances intra-groupe (15 millions). RCI Banque a ajouté qu’elle évaluait les options à sa disposition avec les autres actionnaires de RN Bank et qu’il lui faudrait elle aussi comptabiliser dans ses prochains résultats financiers une charge comptable correspondant à la valeur de ses actifs russes, qu’elle s’est dit confiante de pouvoir absorber. Renault a déjà annoncé suspendre avec effet immédiat la production de son usine de Moscou et réfléchir à l’avenir de sa participation de contrôle dans le premier constructeur automobile russe, Avtovaz.
Les créations d’emplois aux Etats-Unis ont été moins soutenues qu’anticipé par les investisseurs en mars. Selon le département américain du Travail, 431.000 emplois nets ont été créés en mars, après 750.000 en février. Le consensus du Wall Street Journal tablait sur la création de 490.000 emplois nets aux Etats-Unis le mois dernier. Le nombre de postes créés en février avait initialement été estimé à 678.000. L’emploi a poursuivi sa progression dans les secteurs des loisirs et de l’hôtellerie-restauration, des services aux entreprises, du commerce de détail et dans l’industrie manufacturière, a indiqué le département du Travail. En mars, le taux de chômage dans le pays a reculé à 3,6%, contre 3,8% en février.
Dans la lignée de la décision de Mastercard, Visa et PayPal de suspendre leurs opérations en Russie, prise suite à l’invasion de l’Ukraine par le pays, la société de données et d’analyse GlobalData a calculé que ces processeurs de paiement perdraient un total combiné de 2,4 milliards de dollars de revenus. sur les revenus perdus à la fois de la Russie et de l’Ukraine. Murthy Grandhi, analyste bancaire chez GlobalData, commente : «En 2021, Mastercard a généré environ 755 millions de dollars de revenus en Russie et 378 millions de dollars en Ukraine, soit respectivement 4% et 2% de ses revenus totaux. Visa avait une exposition d’environ 964 millions de dollars en Russie et de 241 millions de dollars en Ukraine, respectivement 4% et 1% de son chiffre d’affaires total.» PayPal, qui avait déjà quitté les services nationaux en Russie en 2020, n’a tiré que 0,5% de ses revenus de la Russie et de l’Ukraine, soit environ 127 millions de dollars.
La première banque espagnole Santander s’est dite vendredi en bonne voie pour atteindre son objectif de rentabilité pour 2022 et a maintenu ses objectifs à moyen terme. Le groupe a réitéré son objectif d’un rendement des capitaux propres tangibles (ROTE) supérieur à 13%, après 12,7% en 2021, malgré la flambée des prix de l'énergie et les conséquences de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Pour 2022, Santander a également maintenu son objectif d’un ratio de fonds propres durs (CET1) d’environ 12%, d’un taux de distribution de dividendes de 40% et d’un coefficient d’exploitation (charges rapportées aux revenus) de 45% contre 46,2% à la fin décembre. Santander n’est pas présente en Russie ou en Ukraine, et ses expositions directes en risque de crédit «sont négligeables, d’environ 80 millions d’euros», rappelle le groupe.
La première banque espagnole Santander s’est dite vendredi en bonne voie pour atteindre son objectif de rentabilité pour 2022 et a maintenu ses objectifs à moyen terme, alors que son assemblée générale annuelle se tient ce vendredi.
Les plateformes d’échange de crypto-monnaies devront bientôt déclarer les jetons numériques qu’elles détiennent pour le compte des clients dans leurs bilans, selon des directives comptables de la Securities and Exchange Commission publiées jeudi. Selon le Wall Street Journal, ces directives reflètent l’avertissement du président de la SEC, Gary Gensler, selon lequel les investisseurs qui possèdent des crypto-monnaies par le biais de plateformes d'échange comme Coinbase réalisent en fait des prêts non garantis à ces sociétés. Dans le cadre de leur activité, les plateformes de crypto-monnaies conservent, ou détiennent, des actifs pour le compte de leurs clients. À l’instar des sociétés de courtage en valeurs mobilières cotées en Bourse, elles publient la valeur totale de ces actifs séparément de leurs propres bilans, qui comptabilisent leurs actifs et passifs. Les nouvelles directives comptables demandent aux sociétés de crypto-monnaies cotées en Bourse de comptabiliser les jetons numériques qu’elles conservent pour leurs clients comme des actifs et leurs obligations envers ces derniers au passif.
Le groupe Credit Suisse a publié, mercredi, l’ordre du jour de sa prochaine assemblée générale, qui se tiendra le 29 avril. La banque a indiqué qu’il y aurait bien au vote une proposition relative à la décharge des membres du conseil d’administration et du conseil exécutif pour les exercices 2020 et 2021, à l’exclusion de la décharge relative à l’affaire des fonds de financement de la chaîne d’approvisionnement Greensill. L’ordre du jour comporte également une résolution déposée par Ethos et plusieurs caisses de pension suisses. Elle demande un «audit spécial de la banque en lien avec l’affaire Greensill et les récentes révélations des ‘Suisse Secrets’», selon un communiqué de la fondation publié dans la soirée. Une proposition d’actionnaire relative à une modification des statuts de Credit Suisse Group concernant la stratégie et les informations sur le changement climatique de la banque (actifs en combustibles fossiles) est aussi à l’ordre du jour.
La Cour de cassation a rendu, mercredi, un avis favorable aux emprunteurs contre BNP Personal Finance dans le dossier Helvet Immo, rapporte le journal Les Echos. L’avocat des victimes, Charles Constantin-Vallet, a déclaré au quotidien que BNP Paribas devrait verser «a minima 250 millions d’euros». La banque avait été condamnée en appel en 2020 à indemniser ses clients qui avaient souscrit entre 2008 et 2009 des prêts immobiliers libellés en franc suisse. La forte appréciation de cette monnaie face à l’euro en 2011 avait conduit certains souscripteurs à devoir rembourser des sommes bien supérieures à ce à quoi ils s’attendaient. En 2021, la Cour de justice de l’Union européenne avait à son tour estimé que le risque de change, qui n’était pas mentionné de manière expresse dans les contrats de prêt, pesait sur le consommateur sans qu’il en ait été informé.
L’espagnol BBVA a annoncé, jeudi, avoir obtenu l’approbation réglementaire nécessaire pour lancer une offre publique d’achat volontaire sur la participation de 50,15% qu’il ne détient pas déjà dans son unité turque Garanti. Le 15 novembre, BBVA a proposé d’acheter la participation restante dans Garanti et a fixé un prix maximum de 25,697 milliards de livres turques (2,03 milliards de dollars), soit 12,20 livres par action si tous les actionnaires de Garanti vendaient leurs actions. L’opération représentait alors une prime de 15% mais, depuis lors, une livre turque plus faible a fait baisser le prix de son accord en euros. L’offre s’élèverait désormais à 1,6 milliard d’euros, contre 2,25 milliards initialement, a déclaré un porte-parole de BBVA jeudi.
Le marché français de l’assurance a gardé sa bonne dynamique cette année en enregistrant en février une collecte nette positive de 2,9 milliards d’euros, selon des chiffres publiés jeudi par France Assureurs. La collecte atteint 5,9 milliards d’euros depuis le début de l’année, une première depuis 2016, précise la fédération professionnelle. Dans le détail, les cotisations en assurances vie, ou dépôts, s’établissent à 13,2 milliards d’euros le mois dernier, soit 1,3 milliard de plus qu’en février 2021. Les prestations, ou retraits, sont pour leur part quasi stables par rapport à la même période, à 10,3 milliards d’euros. L’assurance vie avait souffert en 2020 de la pandémie, les Français préférant disposer d’une épargne immédiatement disponible sur un Livret A.
Axa et Zurich Insurance Group cherchent à se défaire de vieux contrats d’assurance vie assortis de taux de rémunération élevés, en Allemagne, a rapporté, jeudi, le journal économique Handelsblatt, citant des sources anonymes. L’assureur suisse envisage de céder jusqu’à 800.000 contrats, représentant un encours d’environ 20 milliards d’euros, tandis qu’Axa propose un portefeuille d’environ 15 milliards d’euros d’encours. Ces portefeuilles pourraient être valorisés à environ 500 millions d’euros chacun, selon le quotidien. Contactés par l’agence Agefi-Dow Jones, des porte-parole d’Axa et Zurich n’étaient pas immédiatement disponibles pour commenter.
Jean-Paul Faugère, vice-président de l’ACPR, appelle le management et les conseils d’administration des assureurs à prendre le risque cyber «très au sérieux».
La Banque centrale européenne pointe des risques persistants sur le secteur bancaire, même si celui-ci est prêt pour affronter les conséquences de la guerre en Ukraine.
Axa et Zurich Insurance Group cherchent à se défaire de vieux contrats d’assurance-vie assortis de taux de rémunération élevés en Allemagne, a rapporté jeudi le journal économique Handelsblatt, citant des sources anonymes.
Le groupe Credit Suisse a publié mercredi l’ordre du jour de sa prochaine assemblée générale qui se tiendra le 29 avril. La banque a indiqué qu’il y aurait bien au vote une proposition relative à la décharge des membres du conseil d’administration et du conseil exécutif pour les exercices 2020 et 2021, à l’exclusion de la décharge relative à l’affaire des fonds de financement de la chaîne d’approvisionnement Greensill.
La Cour de cassation a rendu mercredi un avis favorable aux emprunteurs contre BNP Personal Finance dans le dossier Helvet Immo, rapporte le journal Les Echos. L’avocat des victimes, Charles Constantin-Vallet, a déclaré au quotidien que BNP Paribas devra verser «a minima 250 millions d’euros». La banque avait été condamnée en appel en 2020 à indemniser ses clients qui avaient souscrit entre 2008 et 2009 des prêts immobiliers libellés en franc suisse. La forte appréciation de cette monnaie face à l’euro en 2011 avait conduit certains souscripteurs à devoir rembourser des sommes bien supérieures à ce à quoi ils s’attendaient. En 2021, la Cour de justice de l’Union européenne avait à son tour estimé que le risque de change, qui n’était pas mentionné de manière expresse dans les contrats de prêt, pesait sur le consommateur sans qu’il en soit informé.
La Securities and Exchange Commission a proposé mercredi un ensemble de règles qui, si elles sont mises en œuvre, rendront plus difficiles pour les Spac de lever des fonds auprès des investisseurs et de réaliser des fusions, rapporte le Wall Street Journal. L’objectif est de forcer ces véhicules à respecter des normes similaires à celles des introductions en Bourse. «Les Spac sont en moyenne assez coûteux et n’ont pas été à la hauteur de la commercialisation», a déclaré mercredi aux journalistes Gary Gensler, le président de la SEC. Il a annoncé que la proposition réduirait les avantages en matière d’information que les initiés des Spac ont sur les investisseurs ordinaires, ainsi que les conflits d’intérêts, en exigeant plus de divulgation et en renforçant les règles régissant les pratiques de marketing et de souscription. Dans le cadre de la proposition envisagée par la SEC, les sociétés à chèque en blanc seraient tenues de divulguer des informations sur la rémunération de leurs sponsors ainsi que sur la dilution que les actionnaires pourraient subir en cas d’acquisition. Les règles actuelles permettent souvent aux initiés des Spac de multiplier leur investissement initial même si les sociétés qu’ils reprennent connaissent des difficultés et que les actionnaires ordinaires perdent de l’argent.
... soit 540 millions d’euros, c’est la perte accusée par Barclays sur des produits structurés mal gérés, selon les propres estimations de la banque britannique. Cela induit une réduction du ratio de fonds propres de base du groupe au milieu de la fourchette cible de 13 % à 14 %. Barclays a dans ce contexte annoncé un report au deuxième trimestre d’un programme de rachat d’actions initialement prévu pour un montant d’un milliard de livres. Les régulateurs se sont penchés sur le dossier et demandent des informations à la banque, qui elle-même procède à un examen interne.
Solidité. Le numéro un mondial de l’assurance-crédit change de nom pour « ouvr[ir] un nouveau chapitre ». Hier Sfac, Euler-Sfac, Euler Hermes… et aujourd’hui Allianz Trade. Une évolution « naturelle » mettant en lumière le géant allemand de l’assurance actionnaire exclusif depuis 2018 – il détenait jusqu’alors déjà près des deux tiers du capital. Faire évoluer l’étendard pour devenir Allianz Trade, « c’est renforcer davantage notre position d’acteur international » et « bénéficie[r] encore plus de la réputation et de la solidité du groupe Allianz », plaide l’assureur-crédit. Qui communique également sur les trois piliers de son plan stratégique à horizon 2025. Renforcer l’« avantage compétitif » sur le cœur de métier qu’est l’assurance-crédit, tout d’abord, vœu passant par une présence accrue sur le marché américain et « une distribution multicanal incluant le réseau d’agents Allianz ». « Développer plus rapidement » en outre les relais de croissance « à fort potentiel » comme les cautions, les garanties et les solutions de spécialités. « Se préparer pour le monde de demain », enfin, car « il est crucial d’anticiper la transformation des échanges commerciaux », notamment B2B en ligne.
David Solomon (photo), le grand patron de la banque américaine Goldman Sachs, va participer en juillet prochain au prestigieux festival de musique Lollapalooza à Chicago. Pas pour disserter sur la finance entre deux concerts, mais bien pour monter sur scène en tant que DJ, se joignant ainsi à des grands groupes comme Metallica ou Green Day. Une forme de consécration pour celui qui se faisait appeler à ses débuts DJ D-Sol mais qui préfère aujourd’hui utiliser son nom civil, et jusqu’ici sollicité seulement pour quelques soirées jet-set ou événements corporate.Il avait notamment participé en 2020 à un concert de charité dans les Hamptons où la place de parking était facturée la modique somme de 25.000 dollars, ainsi qu’à une fête en début d’année, en marge du Super Bowl, à laquelle assistaient des milliardaires comme Jeff Bezos ou Josh Harris.
Toujours présent en Russie, HSBC a effacé de ses rapports d’analystes le mot « guerre », selon l’exégèse du Financial Times, mise au grand jour dans son édition du 28 mars dernier. La banque se place ainsi volontairement dans la position de la presse locale et de toute personne exprimant l’idée que la Russie agresse l’Ukraine, le pouvoir ayant annoncé des sanctions d’emprisonnement pour ce motif. HSBC laisserait entendre qu’elle veut ainsi protéger ses salariés locaux. Voilà tout de même une occasion perdue de se montrer fidèle à son engagement « ESG » (environnement, social et de gouvernance), ce que le Parlement britannique lui réclame de faire en quittant le pays. Mais apparemment, c’est mal connaître le groupe qui, il y a deux ans déjà, avait affiché un soutien officiel à la loi chinoise de maintien de l’ordre, destinée à réduire au silence les manifestants pro-démocratie de Hong Kong…