L’autorité suédoise de supervision des marchés financiers Finansinspektionen a annoncé avoir clos l’enquête qu’elle avait déclenchée il y a un an contre la société de capital investissement EQT. Le régulateur suspectait EQT d’avoir violé les articles 17 et 18 durèglement européen relatif aux abus de marché (MAR) lors d’une annonce retardée de lock-up le 7 septembre 2021 qui aurait permis à certains dirigeants d’EQT de vendre leurs actions avant l’annonce où les actionnaires concernés sont tenus par engagementdene plus céder de titres. Dans son communiqué diffusé vendredi dernier, Finansinspektionen indique avoir estimé que les conditions étaient bien réunies pour qu’EQT AB retarde la divulgation d’informations privilégiées conformément à l’article 17(4) de MAR jusqu’au 7 septembre 2021 de la manière dont elle l’a fait. «L’enquête a donné lieu à certaines observations concernant la liste d’initiés que Finansinspektionen a évalué comme étant des violations en vertu de l’article 18. Compte tenu de la nature des violations, il n’y a pas lieu pour Finansinspektionen de prendre des mesures supplémentaires sur la base de l’enquête. L’enquête sera donc clôturée», indique le régulateur.
CCR Re, la filiale concurrentielle du groupe public de réassurance CCR, a dégagé au premier semestre 2022 un chiffre d’affaires en hausse de 15% sur un an à 764 millions d’euros. «Malgré les conséquences de la guerre en Ukraine et les violents orages de grêle survenus en France au mois de juin, la rentabilité de l’activité non-vie est préservée avec un ratio combiné qui ressort à 98,2%», a précisé vendredi le groupe dans un communiqué. Credit Suisse et Messier & Associés ont été mandatés début 2022 pour l’ouverture du capital de CCR Re.
Revirement pour Ashley Wilson. Le responsable mondial des services aux institutionnels (prime services) de BNP Paribas a changé d’avis et ne quittera finalement pas ses fonctions. Intervenue en juillet, l’annonce de sa démission avait pourtant été confirmée par BNP Paribas. Il devait rejoindre UBS. Basé à Londres, Ashley Wilson avait rejoint BNP Paribas en juin 2021 à la faveur de la reprise des activités de «prime brokerage» de Deutsche Bank dont la banque allemande avait souhaité se séparer en 2019. En dépit de ses efforts, BNP Paribas avait alors du mal à rivaliser avec ses homologues américaines sur la clientèle des fonds spéculatifs. La reprise de la plateforme de Deutsche Bank vise à lui permettre de combler ce retard.
Dans un communiqué publié dimanche, le groupe allemand a déclaré que la capacité de réassurance, ou la capacité financière du secteur à assumer des risques, était en baisse alors que la demande de contrats augmentait. Ceci entraîne une tendance à la hausse des tarifs dans un contexte d’inflation élevée et de diminution des capitaux pour soutenir l’activité de souscription. Le réassureur a ajouté être en bonne voie pour atteindre ses objectifs stratégiques à l’horizon 2025.
En publiant pour la première fois des lignes directrices, le Trésor vient rassurer les investisseurs et pourrait inspirer les autres autorités européennes.
Afin d’améliorer la transparence et la prévisibilité du contrôle des investissements étrangers en France (IEF), la direction du Trésor vient de publier ses lignes directrices. Elles font suite à la consultation publique organisée en mars 2022 et ont pour objectif de fournir aux parties prenantes une présentation pédagogique et concrète du champ d’application des règles relatives au contrôle des IEF, du déroulement de la procédure de contrôle et du suivi des autorisations délivrées par le ministre chargé de l’économie.
Revirement pour Ashley Wilson. Le responsable mondial des services aux institutionnels (prime services) de BNP Paribas a changé d’avis et ne quittera finalement pas ses fonctions.
Les investisseurs historiques d’Epopée Gestion ont remis au pot pour un nouveau fonds de 260 millions d’euros, Epopée Immo Rendement I. Ces investisseurs comptent des assureurs (Allianz, Groupama Loire Bretagne), des caisses de retraites (CARCDSF*, CARAC, la Cipav) et des asset managers (Amundi, OFI, Primonial). Depuis son lancement, en mars 2021, le véhicule d’investissement investit sur des infrastructures immobilières d’entreprises sur l’Arc atlantique. Avec cette stratégie, il coche plusieurs cases pour attirer les institutionnels, à qui il est destiné. «Nous avons créé ce fonds car nous avons constaté que les institutionnels étaient assez peu présents sur des actifs en régions. C’est parce qu’ils ne disposent pas toujours d’équipes disponibles pour aller sur le terrain dans des villes de taille moyenne et intermédiaire. Dans le même temps, les entrepreneurs en régions ne trouvaient pas de financeurs pour leurs biens immobiliers», explique Ronan Le Moal, cofondateur et directeur général d’Epopée Gestion. Tickets de 8 à 10 millions d’euros Le fonds s’inscrit comme une poche de diversification pour des investisseurs qui sont déjà très bien positionnés sur des actifs à Paris et en région parisienne. Outre cet aspect, les rendements des biens sur lesquels il se positionne sont en général supérieurs de 180 à 200 points de base à ce qui peut être observé dans la capitale. «Sur l’Arc atlantique, les rendements des bureaux peuvent atteindre 4% à 6%», précise le gestionnaire. Les actifs du fonds sont constitués de manière équipondérée entre le secteur tertiaire (les bureaux), les locaux d’activité, comme des concessions automobiles, ou la logistique. Le fonds investit avec des tickets de l’ordre de 8 à 10 millions d’euros par actif. «C’est une taille d’actifs assez importante, mais pas assez pour que de gros institutionnels se positionnent en direct. Ces derniers cherchent davantage des biens compris entre 50 et 300 millions d’euros.» Enfin, le fonds a entamé une démarche pour obtenir un label d’investissement socialement responsable (ISR). En deux ans d’existence, Epopée, rentable, gère déjà près de 500 millions d’euros. Il a dans ses cartons d’autres projets pour de nouveaux produits, toujours dans l’optique de soutenir le tissu économique en régions. Il n’y a pas de raison pour que les investisseurs ne suivent pas.
Commerzbank espère toujours dégager cette année un résultat net supérieur à 1 milliard d’euros, malgré la crise énergétique en Europe et la menace d’une récession qui accroîtrait le coût du risque pour les banques. Manfred Knof, directeur général de la deuxième banque allemande cotée, s’est dit jeudi «prudemment optimiste» à cet égard, lors d’une conférence à Francfort. Les propos du dirigeant rejoignent ceux d’Andrea Orcel, patron de la banque italienne UniCredit, très implantée en Allemagne. Ce dernier compte tenir ses objectifs annuels et n’anticipe qu’une récession modérée. Le ministre de l’Economie allemand, Christian Lindner, qui s’exprimait après Manfred Knof dans la même conférence, s’est dit satisfait des performances de Commerzbank. L’Allemagne, qui détient plus de 15% du capital du groupe et est son premier actionnaire, n’a pas l’obligation légale de céder sa participation dans un horizon de temps donné, a précisé le ministre.
Le parquet de Paris a déclaré, jeudi, avoir ouvert une enquête préliminaire concernant le rappel d’appareils d’aide respiratoire du groupe néerlandais Philips. Les problèmes juridiques s’accumulent pour Philips, qui a fait déjà l’objet de poursuites judiciaires aux Etats-Unis à la suite du rappel d’environ 5,5 millions d’appareils utilisés contre l’apnée du sommeil. Le groupe est actuellement en pourparlers avec le ministère américain de la Justice en vue d’un règlement. Il a lancé, l’an dernier, un rappel massif de ces produits en raison d’un risque de dégradation et de toxicité d’un composant en mousse qui pourrait devenir cancérigène.
Les banques européennes souffrent en Bourse. C’est la conséquence de l’affrontement de deux thèses d’investissement. Et, jusqu’ici, les doutes l’emportent.
La première année de la taxonomie verte montre une grande hétérogénéité, et peu de vérifications des informations par un tiers, relève le dernier baromètre «RSE» de Mazars.
Crédit Agricole SA a confirmé jeudi son intention d’acquérir environ 4,8% du capital de Crédit Agricole Egypt. Après cette opération, le Crédit Agricole détiendra 65% de sa filiale, répartis entre Crédit Agricole SA pour 52% et Crédit Agricole CIB pour 13%. Cette opération, opérée sous la forme d’achat de bloc, «témoigne de la confiance [du Crédit Agricole] dans le développement et la performance de Crédit Agricole Egypt», déclare la banque. L’opération n’aura pas d’impact sur le ratio CET1 de Crédit Agricole SA.
Le parquet de Paris a déclaré jeudi avoir ouvert une enquête préliminaire concernant le rappel d’appareils d’aide respiratoire du groupe néerlandais Philips. Les problèmes juridiques s’accumulent pour Philips, qui a fait déjà l’objet de poursuites judiciaires aux États-Unis à la suite du rappel d’environ 5,5 millions d’appareils utilisés contre l’apnée du sommeil. Le groupe est actuellement en pourparlers avec le ministère américain de la justice en vue d’un règlement. Il a lancé l’an dernier un rappel massif de ces produits en raison d’un risque de dégradation et de toxicité d’un composant en mousse qui pourrait devenir cancérigène.
Crédit Agricole SA a confirmé jeudi son intention d’acquérir environ 4,8% du capital de Crédit Agricole Egypt. Après cette opération, le Crédit Agricole détiendra 65% de sa filiale, répartis entre Crédit Agricole SA pour 52% et Crédit Agricole CIB pour 13%. Cette opération, opérée sous la forme d’achat de bloc, «témoigne de la confiance [du Crédit Agricole] dans le développement et la performance de Crédit Agricole Egypt», déclare la banque. L’opération n’aura pas d’impact sur le ratio CET1 de Crédit Agricole SA.
Commerzbank espère toujours dégager cette année un résultat net supérieur à 1 milliard d’euros, malgré la crise énergétique en Europe et la menace d’une récession qui accroîtrait le coût du risque pour les banques. Manfred Knof, directeur général de la deuxième banque allemande cotée, s’est dit jeudi «prudemment optimiste» à cet égard, lors d’une conférence à Francfort.
Le secteur bancaire devrait tirer d’ici à trois ans les pleins bénéfices de la sortie de l’ère des taux négatifs. Un atout qui permettra de compenser la hausse attendue des défauts.
Bonnes pratiques. Alors que l’Amla, l’Agence européenne de lutte contre le blanchiment de capitaux, cherche son chemin, l’Autorité bancaire européenne (EBA) publie un rapport évaluant la qualité des travaux de coopération lancés par les régulateurs nationaux sous forme de « collèges ». Mises en place sous l’égide de la 5e directive anti-blanchiment, ces entités regroupent des membres de plusieurs superviseurs locaux européens et issus d’autres pays. Elles doivent être un lieu d’échange d’information afin d’identifier au plus tôt les risques de blanchiment et de financement du terrorisme, notamment transfrontières. Cent trente-huit collèges ont été créés dont certains seulement en 2021. L’Autorité bancaire européenne salue l’implication des superviseurs dans ces travaux mais les encourage à avancer dans leurs accords de coopération, à renforcer les discussions au sein des collèges et entre collèges, à trouver des sujets d’actions communes et à harmoniser les pratiques de supervision.
L’investissement à impact social ne devrait pas souffrir de la pause dans l’élaboration d’une taxonomie spécifique, tandis que la Commission œuvre au socle des droits sociaux.
Pression. Les assureurs non-vie français font face à des pertes sans précédent liées aux catastrophes naturelles, exacerbant la pression sur la rentabilité due à la hausse des sinistres et à la détérioration de l’environnement macroéconomique, avertit Fitch Ratings. Les pertes engendrées par les tempêtes de mai et juin s’élèvent à quelque 4 milliards d’euros et les incendies survenus cet été se sont révélés huit fois plus dévastateurs que ceux d’une année « classique ». L’agence de notation anticipe dès lors une augmentation des tarifs de la part des assureurs et une réduction des expositions aux risques liés au climat dans les années à venir. Cependant, il semble peu probable que les assureurs puissent accroître leurs taux de prime aussi vite que la hausse des coûts des sinistres, notamment si l’inflation demeure élevée. Dans ce contexte, « le secteur sera confronté à des exigences de provisionnement accrues au moins jusqu’en 2023 », prévoit Fitch.