L’Autorité des Marchés Financiers a publié sur son site, mercredi 10 novembre, l’instruction n°2010-09 du 10/11/2010 relative à la certification par l’autorité de tutelle d’un examen relatif aux connaissances professionnelles de certaines personnes physiques placées sous l’autorité d’un prestataire de services d’investissement ou agissant pour son compte et modifiant l’instruction n° 2010-01 du 23 mars 2010.http://www.amf-france.org/documents/general/9685_1.pdf
Selon Les Echos, La Fédération des banques françaises (FBF) vient de transmettre au régulateur européen CEBS ses doléances dans le cadre de la consultation sur les bonus. Les banques françaises souhaitent notamment que l’industrie de la gestion d’actifs soit couverte par la réglementation européenne sur les bonus, sans quoi les établissements, très présents dans ce secteur, seront pénalisés face aux sociétés de gestion et surtout aux hedge funds.
Selon Christopher Fawcett, senior partner chez le gérant de hedge funds Fauchier Partners, la directive AIFM a un impact négatif sur la compétitivité de l’Europe. «Pour un certains types de stratégies d’investissement, de gérants, notamment des single hedge funds, elle est restrictive. Ces derniers pourraient être tentés de s’installer en Asie, aux États-Unis ou en Suisse, des places qui offrent, en plus, une fiscalité moins lourde et aucune contrainte sur la rémunération des gérants», note-il dans un entretien à La Tribune, en ajoutant que cela entraînerait une baisse de l’emploi et des recettes fiscales, «surtout au Royaume-Uni qui représente 80 % de l’industrie en Europe».
Le 11 novembre, le Parlement européen, réuni en séance plénière à Bruxelles, a voté le projet de directive AIFM à une très large majorité de 513 voix pour, 92 contre et 3 abstentions. Cette législation constitue «un des éléments essentiels de la réponse de l’Europe à la crise financière», a commenté le rapporteur parlementaire, le conservateur français Jean-Paul Gauzès.L’Association européenne de la gestion d’actifs (Efama) a salué dans un communiqué la fin des incertitudes pour les gérants de fonds non-Ucits. Le texte adopté constitue un «compromis raisonnable, compte tenu du point de départ des négociations», selon l’association professionnelle qui souligne qu’il reste un énorme travail de mise en musique pour les douze prochains mois. Cela dit, l’Efama relève que les principes de meilleure régulation n’ont pas été pris en compte dans le cadre de l’élaboration de la directive si bien que «le résultat final est loin d’être optimal». Pas non plus complètement satisfaite, l’Association française de la gestion financière (AFG) aurait, on le sait, préféré pour les gestionnaires de pays tiers un texte plus contraignant qui les aurait incités à s’installer en Europe.
Selon le site internet du quotidien Le Monde.fr qui cite un article du 10 novembre du Financial Times, une liste d'établissements financiers élaborée par le Conseil de stabilité financière (FSB) pourrait être soumise à une surveillance et des exigences en capital renforcées en raison des répercussions mondiales qu’aurait leur faillite. Parmi les institutions financières identifiées se trouvent, notamment, deux françaises (BNP Paribas, Société Générale), une allemande (Deutsche Bank), des espagnoles (Santander, BBVA), et des italiennes (Intesa Sanpaolo, UniCredit).
Le Comité sur les systèmes de paiement et de règlement (CPSS) a publié 10 novembre une étude sur les évolutions dans le secteur de la compensation et ses implications pour la stabilité financière («Market structure developments in the clearing industry : implications for financial stability»).L’analyse, qui montre notamment que différentes catégories de structures de marchés se sont développées au cours des dix dernières années, souligne que ces structures spécifiques peuvent créer des risques spécifiques et amplifier les interdépendances entre les systèmes et les marchés. Les auteurs relèvent que l’industrie ne semble pas privilégier une structure de marché particulière et qu’aucune de ces structures n’est supérieure à une autre, qu’il s’agisse de la gestion du risque de contrepartie ou encore plus généralement du risque systémiqueL'étude estime néanmoins que les banquiers centraux, les régulateurs et les autorités de tutelle peuvent utilement s’intéresser à ces risques spécifiques qui pourraient affecter plus facilement certaines structures. Et continuer à surveiller de très près les évolutions des structures de ces marchés qui sont loin d'être stabilisées.
La banque italienne a dévoilé au troisième trimestre un bénéfice net de 334 millions d’euros, en baisse de 15% par rapport à celui de l’an dernier, en raison de la faiblesse de ses commissions et malgré la reprise de son activité dans le trading. UniCredit a précisé que son ratio de fonds propres durs atteignait 8,61%, soit au-dessus de celui d’Intesa Sanpaolo (7,7%).
Le constructeur automobile a sorti la banque suisse du syndicat bancaire associé à son processus d’introduction en Bourse, rapporte le Financial Times. En cause: les commentaires d’un analyste diffusés par courriel auprès de plusieurs investisseurs institutionnels avant que les détails de l’opération n’aient été rendus publics.
L’assureur triestin a dégagé un bénéfice net de 440 millions d’euros au troisième trimestre, en hausse de 13% sur un an grâce à la bonne tenue de sa branche vie et à une hausse des plus-values sur les investissements. Le résultat d’exploitation tiré de l’activité vie a grimpé de 29% à 733 millions d’euros, alors que les primes brutes ont reculé de 1,8% à 10,9 milliards d’euros.
L’assureur a repris pour 121,5 millions d’euros la part de 16,3 % que les fondateurs de l’Afer (Gérard Athias et André le Saux) et leurs familles détenaient dans la Société d’épargne viagère. Celle-ci intervenait aux côtés d’Aviva Vie comme co-assureur du contrat Afer. Aviva Vie détient désormais 100% de la SEV. Le prix payé résulte d’un accord conforme au pacte d’actionnaires de 1997 et a été conforté par une analyse de Towers Watson. Le PDG d’Aviva France, Jean-Pierre Menanteau a par ailleurs démissionné de ses fonctions opérationnelles pour «raisons personnelles». Il a été nommé senior advisor d’Aviva Europe SE et d’Aviva France. Pour une période de transition, Nicolas Schimel, actuel directeur général d’UFF et directeur de la distribution d’Aviva France, assure la fonction de directeur général d’Aviva France, tandis qu’Andrea Moneta, vice-président d’Aviva France, prend de son côté la présidence non exécutive du conseil d’administration.
Le chiffre d’affaires ressort en hausse de 17% sur un an au troisième trimestre, à 809 millions de livres (940 millions d’euros) suivant la norme comptable APE. Le chiffre d’affaires réalisé en Asie a progressé de 25% à 353 millions de livres, bien qu’en retrait par rapport au taux moyen de 32% depuis le début de l’année.
L’assureur automobile italien a publié une perte nette de 431,4 millions d’euros sur les neuf premiers mois de l’année, plus élevée que prévu, en raison d’une faible performance des activités hors assurance-vie. Le groupe, détenu par Premafin dont Groupama vient de racheter 17% du capital, a indiqué qu’il comptait étudier un projet d’augmentation de capital.
Selon des sources au fait du dossier citées par Bloomberg, le Conseil de stabilité financière (FSB) et le Comité de Bâle sur la supervision bancaire envisagent d’intégrer les assureurs et les chambres de compensation au cadre des établissements d’importance systémique (too big to fail). Le FSB doit finaliser les critères d’application d’ici fin 2011.
L’assureur américain vise une vente de sa filiale taïwanaise Nan Shan Life dans un délai de deux mois pour un montant voisin de deux milliards de dollars. Les dirigeants d’AIG auraient discuté du sujet avec les régulateurs locaux afin de s’assurer de la bonne marche de la procédure. AIG a indiqué récemment viser une cession de sa filiale d’ici douze mois seulement.
Le président de Bank of China estime dans un entretien accordé au quotidien que la décision de la Réserve fédérale américaine de procéder à un deuxième round d’assouplissement monétaire est «dangereuse». Réduire l’excédent commercial de la Chine correspond à réduire les profits des entreprises internationales qui se sont installées en Chine pour profiter des coûts plus avantageux, estime-t-il par ailleurs.
Allianz a battu le consensus en n’affichant qu’une baisse de 9% de son bénéfice net au troisième trimestre, l’assurance IARD ayant dégagé une solide performance. Le bénéfice net trimestriel publié mercredi a reculé à 1,27 milliard d’euros, dépassant le consensus Reuters le donnant à 1,16 milliard. «Je pense que notre bénéfice d’exploitation annuel va tendre vers le haut de notre marge qui est de 7,2 milliards d’euros environ, plus ou moins 500 millions d’euros», a déclaré le président du directoire Michael Diekmann.
ING compte opérer deux introductions en Bourse, l’une en Europe et l’autre aux Etats-Unis, dans son activité d’assurance et ce dans le cadre d’une scission du groupe. Le groupe néerlandais de bancassurance a par ailleurs publié mercredi un bénéfice net en hausse au troisième trimestre à 1,043 milliard d’euros contre 727 millions un an auparavant.
UniCredit a dévoilé au troisième trimestre un bénéfice net de 334 millions d’euros, en baisse de 15% par rapport à celui de l’an dernier. mais inférieur aux attentes, en raison de la faiblesse de ses commissions et malgré la reprise de son activité dans le trading. L'établissement italien a dit que son ratio de fonds propres durs («core tier one») atteignait 8,61%, soit au-dessus de celui d’Intesa Sanpaolo qui est de 7,7%.
La Banque populaire de Chine a annoncé qu’elle relevait d’un demi-point le coefficient des réserves obligatoires, à compter du 16 novembre. C’est la quatrième fois cette année que la banque centrale chinoise relève ce coefficient.
CNP Assurances a vu son chiffre d’affaires totaliser 24,6 milliards d’euros sur neuf mois, en progression de 2,5% sur un an et de seulement 0,4% hors effets de change et de périmètre. En France, l’activité a symboliquement progressé de 0,3% à 19,8 milliards d’euros, dans un marché de l’assurance vie en hausse de 4%. Le résultat net ressort à 795 millions d’euros.
Après une ouverture en repli de 2,7%, le titre Natixis a perdu ce matin jusqu’à 10,7% (à 4,00 euros) quelques minutes plus tard, au lendemain de la publication de résultats trimestriels jugés décevants, inférieurs aux attentes du marché, selon plusieurs observateurs contactés par l’Agefi.
Dans un entretien aux Echos, le patron de la Société Générale, Frédéric Oudéa, qui a été récemment nommé président du comité en charge de la réglementation sur les fonds propres au sein de l’Institut de la finance internationale (IIF), estime que le nouveau cadre réglementaire de Bâle III constitue «un durcissement très significatif qui implique une multiplication par cinq du minimum de capital réglementaire et, au global, pour une banque comme la Société Générale, un quasi-doublement des fonds propres requis par rapport à la situation d’avant-crise. Les banques vont devoir adapter leur modèle avec heureusement assez de temps pour le faire, ce qui est une bonne chose pour continuer d’accompagner la reprise de l'économie mondiale».