Tant les fournisseurs d’ETF (iShares, NewsManagers du 14 avril) que les régulateurs, à l’instar du Fonds de stabilité financière (FSB, NewsManagers du 13 avril), semblent d’accord sur le constat : les développements récents sur le marché des ETF présentent des risques qui méritent d'être pris au sérieux.Dans son dernier rapport sur la stabilité financière dans le monde, c’est au tour du Fonds monétaire international (FMI) de consacrer, en annexe, un chapitre aux ETF (Annex 1.7. Exchange-Traded Funds : Mechanics and Risks) soulignant l’augmentation des risques liés à la complexité croissante des ETF. Le FMI relève que selon certaines estimations, les ETF pourraient enregistrer une croissance de l’ordre de 20% à 30% par an, en raison notamment de l’intérêt croissant des hedge funds pour créer et distribuer des ETF à une base plus large d’investisseurs.Les fournisseurs d’ETF eux-mêmes pourraient être tentés de développer des instruments encore plus complexes pour répliquer et améliorer des rendements indiciels dans des économies relativement fermées, remarque le FMI qui ajoute que les régulateurs des deux côtés de l’Atlantique sont de plus en plus attentifs à cette tendance à la complexité.
La banque allemande a émis pour 5,7 milliards d’euros d’obligations obligatoirement convertibles au prix unitaire de 4,25 euros, selon un document publié mercredi soir. Environ 22% des actionnaires existants ont utilisé leurs droits de souscription, laissant le reste à de nouveaux investisseurs. Même si le volume d’émission a été supérieur aux prévisions (3,5-4,5 milliards d’euros), le prix ressort inférieur aux attentes (4,50 euros), estime WestLB.
Le ministre irlandais des Finances Michael Noonan a indiqué jeudi qu’Allied Irish Bank chercherait à racheter de la dette subordonnée au cours des prochaines semaines et a menacé d’imposer des pertes en cas de refus des créanciers. Le gouvernement «prendra toutes les mesures qu’il juge nécessaire pour s’assurer d’un partage approprié du fardeau», a déclaré dans un communiqué Michael Noonan.
La division du réassureur suisse spécialisée dans les capacités d’assurance pour des programmes mono et multibranches a annoncé la création d’une nouvelle succursale en France pour son entité d’assurance dédiée aux entreprises, Swiss Re International SE. Bruno Mostermans assumera le poste de Country Manager pour la France, avec effet immédiat.
Les propriétaires de la banque WestLB ont accepté à l’unanimité de réformer en profondeur leur établissement public afin d’en faire une banque régionale, a annoncé jeudi le ministre des Finances du Land de Rhénanie du Nord-Westphalie. «Notre objectif, c’est de créer une Verbundbank», a déclaré à Reuters Norbert Walter-Borjans. Ce concept prévoit la création d’un nouvel établissement doté d’environ 45 milliards d’euros et spécialisé dans les services aux caisses d'épargne régionales, a-t-il précisé.
China Investment Corp serait en négociations avec des partenaires espagnols dans le but d’investir dans différents projets locaux. Il serait notamment intéressé pour prendre une participation active dans la restructuration des caisses d’épargne espagnoles, indique le quotidien chinois qui cite des sources proches de la banque.
Selon une étude de PwC qui vient de paraître, le secteur bancaire européen a accumulé à la suite de la crise financière 1.300 milliards d’euros d’actifs identifiés comme non stratégiques. Ces actifs très diversifiés, qui incluent des créances douteuses ou de l’immobilier commercial, sont des candidats à la cession sur une période qui pourrait durer 10 ans.
Les derniers chiffres de la Banque d’Espagne montrent que les banques du pays ont emprunté en moyenne en mars à la Banque centrale européenne 41 milliards net des dépôts effectués, contre 49 milliards en février. Il s’agit du plus bas niveau observé depuis janvier 2008.
La banque semi-publique russe a confirmé être en négociations pour racheter 51% de Volksbank International, une holding détenant des activités dans neuf pays d’Europe de l’est. Une opération estimée à plus d’un milliard d’euros. Parallèlement, Sberbank a fait état d’un quasi doublement de son résultat net au premier trimestre à 2 milliards d’euros et d’une baisse de son ratio de créances douteuses à 4,83%, contre 5,04% fin 2010. Son directeur général, German Gref, avait fixé la mise sur le marché de 7% du capital de la banque au second semestre 2011.
Bankinter a dégagé au premier trimestre 2011 un bénéfice net de 48,6 millions d’euros, en baisse de 26%, mais supérieur aux attentes des analystes. La banque explique ce repli par le renchérissement de ses coûts de financement. Ses créances douteuses s'élevaient fin mars à 2,97% de l’ensemble de ses crédits, contre 2,87% fin décembre, tandis que les provisions sur pertes de crédits ont chuté de 46% par rapport à l’an dernier. Son ratio de fonds propres durs ressortait à 8,38% à fin mars, au-dessus du minimum de 8% exigé par les autorités espagnoles pour les banques cotées. Bankinter a émis le mois dernier 406 millions d’euros d’obligations convertibles.
Afin d'éviter une «longue» procédure judiciaire en lien avec des affaires d’évasion fiscale, Julius Baer a conclu un accord avec les autorités allemandes. La banque suisse accepte de s’acquitter d’un montant unique de 50 millions d’euros, indique un communiqué du groupe bancaire. Cet accord met fin à l’enquête au sujet d’avoirs non déclarés au fisc allemand.
BNP Paribas Fortis a indiqué le 13 avril qu’elle coopérait avec les autorités belges, réagissant à une information donnée le même jour par le quotidien belge De Tijd et suivant laquelle la banque a pu être victime d’une fraude présumée à la taxe carbone, rapporte l’agence Reuters.Le journal belge écrit sans citer de sources que Fortis Bank NV, filiale bancaire belge de BNP Paribas, avait perdu 72 millions d’euros en 2009 du fait de cette fraude.Une porte-parole de BNP Paribas Fortis a indiqué qu’une enquête était en cours mais qu’elle ne pouvait en dire plus tant qu’elle n'était pas close. «BNP Paribas Fortis collabore pleinement à l’enquête», a-t-elle ajouté.La justice européenne enquête sur une fraude fiscale présumée de cinq milliards d’euros touchant aux échanges de permis de polluer dans 11 pays au moins. La justice allemande a inculpé six personnes en mars et les autorités britanniques sept en janvier.
La bourse mondiale de l’environnement BlueNext a a annoncé le 13 avril le lancement d’une zone protégée des quotas de CO2 vérifiés, «Safe Zone», et ce afin de compléter sa sphère de sécurité. Le dispositif, qui devrait permettre d'éviter les fraudes et de restaurer la confiance du marché, entrera en vigueur à compter du 3 mai.
Au terme de deux ans d’enquête, la commission d’enquête bipartisane du Sénat, présidée par le sénateur démocrate Carl Levin, a rendu public le 13 avril son rapport sur les origines de la crise financière baptisé «Anatomie d’un désastre financier», rapporte Les Echos. Le rapport stigmatise particulièrement le rôle de deux acteurs majeurs du marché immobilier: Goldman Sachs et Deutsche Bank, qui ont « conçu, commercialisé et profité des produits structurés adossés à des crédits immobiliers» et qui ont ainsi «contribué à la crise financière».
Joseph F. «Chip» Skowron III, l’ancien gérant de hedge fund de FrontPoint Partners, est accusé de délit d’initié, rapporte The Wall Street Journal. Il aurait demandé à son équipe de vendre les actions d’une société de biotechnologies pour des millions de dollars il y a trois ans après qu’un médecin français lui avait donné la primeur d’une information concernant un médicament de la société. Cela aurait permis à la société d’éviter une perte de 30 millions de dollars. Le gérant aurait ensuite remercié le médecin avec une enveloppe d’argent liquide et un séjour à l’hôtel.
La banque américaine Citigroup devra verser un montant record de 54,1 millions de dollars à un petit groupe d’investisseurs qui l’accusaient de les avoir trompés sur la qualité d’emprunts toxiques de collectivités locales, rapporte L’Agefi suisse. Dans un arrêt de son organe d’arbitrage, l’une des autorités américaines de régulation financière, la Finra, a décidé que Citigroup devrait dédommager un investisseur de 52 ans, Jerry Murdock, et un avocat retraité de 69 ans, Gerald Hosier, à hauteur respectivement de 3,9 et 21,7 millions de dollars. En outre, la banque devra verser 8,5 millions de dollars à un fonds d’investissement, Brush Creek Capital.
Selon Les Echos, le rapport sur la stabilité financière globale du Fonds monétaire international (FMI) présenté le 13 avril à Washington, souligne notamment que la situation des banques européennes appelle à de sérieuses réformes. C’est ainsi que 30% des établissements, représentant un cinquième de leurs actifs totaux, ont un ratio de fonds propres «Core» Tier-1 inférieur à 8%. En outre, l’effet de levier des banques européennes, en particulier en Allemagne, en France et dans une moindre mesure en Grande-Bretagne, reste élevé à la différence de celui constaté aux Etats-Unis.
Dans un communiqué publié le 13 avril dans le sillage de la parution de la note du Forum de stabilité financière (FSF ou FSB) sur les ETF (NewsManagers du 13 avril), iShares se dit en accord avec le point de vue des auteurs qui estiment qu’un certain nombre d'évolutions récentes au sein du secteur des ETF méritent une attention particulière.iShares salue l’appel du Board en faveur d’une transparence accrue, notamment en ce qui concerne les dispositifs encadrant la collatéralisation et les programmes de prêts de titres.
Bercy a prolongé hier les dispositifs de soutien à l’assurance-crédit court terme à l’export, après l’accord de la Commission européenne. D’octobre 2009 à fin 2010, 1.300 entreprises ont bénéficié de ces dispositifs, avec 790 millions d’euros de garanties accordées (dont 450 millions pour CAP Export et 340 millions pour CAP+ Export). 120 millions d’euros de garanties étaient encore actives fin 2010.
Le conglomérat bancaire colombien (Banco de Bogota, Banco Popular, Banco de Occidente et Banco AV Villas) va émettre pour environ 1,1 milliard de dollars d’actions de préférence, sans droit de vote, sur le marché local. Le conglomérat dispose d’environ 32 milliards de dollars d’actifs et détient 30% de son marché domestique.
Les régulateurs du secteur bancaire américain ont annoncé hier un accord avec les banques soupçonnées d’avoir fait preuve de négligence dans les saisies immobilières mais celui-ci ne comporte pas de sanctions financières. Parmi les dix banques américaines impliquées figurent Bank of America, Wells Fargo, JPMorgan Chase, Citigroup, HSBC North America et Ally Financial.
En raison de nouvelles règles sur les capitaux imposées par les régulateurs américains, la banque allemande prévoit de modifier le statut de sa principale filiale américaine, Taunus. Cette dernière abandonnera son statut de holding bancaire, selon deux sources proches du dossier citées par Bloomberg.
Le partenariat annoncé en 2010 dans la santé et la prévoyance collectives se met en place. Objectif : 180 millions d'euros d'affaires nouvelles à cinq ans
Dans des entretiens séparés accordés au journal, le directeur général d’Intesa San Paolo Corrado Passera et son homologue de Monte dei Paschi di Siena ont annoncé qu’ils envisageaient de reprendre la distribution d’un dividende représentant au moins la moitié de leur bénéfice annuel, une fois que les fonds propres auront été sécurisés, notamment grâce à des cessions d’actifs. Ce taux de distribution serait plus élevé qu’avant la crise, ce qui représente un changement de stratégie important par rapport à l’automne dernier. Elle correspond également au changement d’attitude adopté par la Banque centrale italienne et le ministère des finances à ce sujet, ajoute le quotidien.
Première grande banque américaine à publier ses comptes trimestriels, JPMorgan affiche une hausse de 67% de ses bénéfices. Mais cette croissance, supérieure aux anticipations, cache une forte baisse du coût du risque et une activité commerciale en demi-teinte.
BPCE a octroyé à son président François Pérol un bonus d’un million d’euros au titre de l’exercice 2010, une somme correspondant au double de sa rémunération fixe, lit-on mercredi dans le document de référence de la banque mutualiste. D’après le document de référence, 30% du bonus de 1,056 million d’euros seront payés en cash en 2011. Les 70% restants seront différés sur trois ans et versés en numéraire par tranches de 246.400 euros.