Conformément à un accord conclu le 11 mai entre les autorités de surveillance financière chinoises et américaines dans le cadre du Beijing Strategic and Economic Dialogue, les banques étrangères seront habilitées à commercialiser des parts de fonds d’investissements chinois en Chine. Elles seront aussi autorisées à devenir conservateurs, rapporte Z-Ben Advisors. Ces mesures devraient se concrétiser par des textes réglementaires avant la fin de l’année et s’appliquer à tous les établissements étrangers, quelle que soit leur origine, pour peu qu’ils remplissent les conditions stipulées.Pour l’instant, il s’agit d’une déclaration générale, sans précisions quant aux variétés de fonds qui pourront être commercialisées, quant au public auquel ces produits seront destinés et quant à la date d’entrée en vigueur. Il est vraisemblable toutefois que les fonds dont la vente sera ainsi autorisée seront des produits en yuans enregistré pour la vente en Chine et lancés par des sociétés de gestion chinoises ou des gestionnaires en coentreprise. En revanche, les agences de banques étrangères ne seront probablement pas autorisées à vendre des parts de fonds «manufacturés» à l'étranger, même s’ils sont libellés en yuans.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a lancé, mercredi 11 mai, une mise en garde à l’encontre de la société Shaffer Lienhard dont le siège social est situé à Hong Kong. Cette société propose, par voie de démarchage téléphonique, des placements financiers notamment sur l’or ou sur des dérivés climatiques. L’AMF signale que Shaffer Lienhard qui dispose d’un site internet http://www.shaffer-lienhard.com/n’a été habilitée ni à faire du démarchage ni à proposer des services d’investissement en France. Par ailleurs, la société a déjà fait l’objet d’une mise en garde par notre homologue suédois, the Finansinspektionen, ainsi que notre homologue danois, the Finanstilsynet.Le régulateur invite les épargnants a toujours vérifier que l’intermédiaire financier qui propose ou conseille des investissements financiers figure bien sur la liste des établissements financiers autorisés à exercer en France ( liste des prestataires de services d’investissement, liste des démarcheurs financiers bancaires, liste des Conseillers en investissements financiers (CIF).
Dans un communiqué, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé mercredi 11 mai avoir constaté depuis plusieurs semaines une recrudescence de campagnes publicitaires agressives sur internet portant sur le trading d’options binaires et annonçant des rendements très importants dans des délais très courts. Il s’agit d’instruments financiers sous forme d’options, pouvant générer des profits ou des pertes, selon la réalisation ou la non réalisation d’une condition à l’expiration de l’option (call ou put). Concrètement, l’investisseur doit se positionner sur la direction que le prix d’un actif sous-jacent (par exemple, une action, une matière première, un indice, etc.) prendra avant son expiration. La mise en garde de l’AMF vise en particulier les sites internet suivants pour lesquels aucun prestataire de services d’investissement autorisé n’a pu être clairement identifié :- www.ikkotrader.com- www.optionfair.com- www.optionbit.com- www.traderxp.com- www.24option.com- www.option10.com- www.ufxbank.com- www.winoptions.com- www.excitingmarkets.com- www.marketpunter.comLe régulateur invite les investisseurs a vérifier avant de s’engager que l’intermédiaire financier qui propose ou conseille ces investissements figure bien sur la liste des établissements financiers autorisés à exercer en France (http://www.amf-france.org > Vérifier un agrément/une habilitation). Le cas échéant, l’AMF conseille fortement de ne pas répondre à ses sollicitations. Elle rappelle que préalablement à tout engagement, l’intermédiaire financier doit vérifier les connaissances et l’expérience de l’investisseur, afin de lui fournir l’information nécessaire à la compréhension de la nature du produit, les risques qu’il comporte et le montant total des frais facturés.
François Baroin, qui a présenté mercredi 11 mai en conseil des Ministres le projet de loi de finances rectificative où figure la suppression du bouclier fiscal, a confirmé le projet d’une taxation spécifique des très hauts revenus (avec un seuil de 2 ou 3 millions d’euros annuels) et des bonus, rappelle L’Agefi. Selon le président de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale, Pierre Méhaignerie, la mesure sera débattue en juin sous la forme d’un amendement parlementaire à la loi de finances rectificative.Cette «contribution des hauts revenus» pourrait être une taxation des individus tous secteurs confondus, précise le quotidien.
L’Autorité des Marchés Financiers a annoncé sur son site, mercredi 11 mai, qu’elle lance, à la suite de la mise en consultation des modifications du Livre III de son règlement général, une consultation sur les mesures d’application des dispositions de la directive OPCVM IV qui modifieront le Livre IV du règlement général de l’AMF concernant les OPCVM. Cette consultation s’inscrit dans le prolongement des travaux de transposition de la directive OPCVM IV dans le code monétaire et financier engagés par la Direction générale du Trésor. Les principales modifications du Livre IV, précise le régulateur, portent sur :- l’application de la procédure de notification transfrontière pour les OPCVM français qui souhaitent commercialiser leurs parts ou actions à l’étranger ;- l’application des régimes d’autorisation des fusions transfrontalières des OPCVM coordonnés et des structures «maître-nourricier» ;- le remplacement du prospectus simplifié par un document clair et synthétique contenant des «informations clé pour l’investisseur» (DICI).Les réponses à la consultation doivent être transmises avant le 6 juin 2011 à l’adresse suivante : servicedelacommunication@amf-france.org
L’institution financière a rencontré un vif succès hier lors de l’émission de la tranche senior de TitriSocram 2001-1, une titrisation adossée des crédits automobiles. Selon BNP Paribas, chef de file et arrangeur de l’opération avec Natixis, la transaction a été sursouscrite de plus de 3 fois avec une demande ayant atteint les 1,3 milliard d’euros. Côté valorisation, la marge à l’émission est ressortie à 90 pb sur l’Euribor 1 mois, contre une fourchette indicative de 95-100 pb annoncée le 5 mai et ramenée hier à 90-95 pb.
Le réassureur français a fait part hier du placement de 225 millions de francs suisses supplémentaires de titres subordonnés à durée indéterminée. Le taux d’intérêt a été fixé à 5,375 % (jusqu’au 2 août 2016) et Libor franc suisse 3 mois plus une marge de 3,7359 % par la suite. Les titres devraient être notés BBB+ / Baa1 par S&P et Moody’s respectivement.
Le financier mexicain, première fortune mondiale, a acquis près d’un million d’actions de la holding d’investissement espagnole Criteria Caixacorp, alors que cette dernière se prépare à devenir CaixaBank.
American International Group et le Trésor américain ont annoncé qu’ils allaient céder pour près de neuf milliards de dollars de titres AIG sur le marché, une opération deux fois moins importante qu’initialement prévu. AIG va vendre 100 millions de titres et le Trésor 200 millions, dans un premier temps, ce qui va réduire sa part dans l’assureur de 92 à 77%.
Ben Bernanke va annoncer aujourd’hui devant le Sénat américain que la banque centrale devrait rendre public d’ici cet été un éventail de propositions visant à renforcer les règles de contrôle des banques qui posent un risque systémique à l’économie. Le but est selon Ben Bernanke de «réduire la probabilité de défaut de nos principaux établissements financiers et de minimiser les pertes pour le système financier et l’économie si une banque devait faire faillite».
Le bancassureur irlandais a chargé Deutsche Bank de le conseiller sur ses options pour la vente de son pôle assurance. Une cession à un tiers ou une introduction en Bourse figurent au rang des pistes éventuelles. L’activité affiche une valeur intrinsèque d’environ 1,6 milliard d’euros.
La Place de Paris devrait créer 8.000 emplois dans la finance en 2011, après 14.000 l’an dernier, selon des estimations données hier par Paris Europlace. La capitale, qui a moins souffert que Londres durant la crise, reste cependant distancée par la City dans les activités de marché.
La banque britannique vise 2,5 à 3,5 milliards de dollars d'économie d’ici à 2013, pour porter sa rentabilité entre 12% et 15%, avec un recentrage sur les marchés à fort potentiel. Elle pourrait sortir de l’activité cartes de crédit aux Etats-Unis, actuellement sous revue.
Le président de BNP Paribas sur le départ a indiqué au quotidien être «un grand adepte de la ville de Londres», et à ce titre se permet d’alerter les autorités britanniques sur le risque d’ajouter «toujours plus de couches de réglementations» sur l’industrie financière, ce qui pourrait faire perdre à Londres son premier rang de place financière dans le monde.
Dexia a rassuré le marché en affichant des performances opérationnelles trimestrielles meilleures qu’attendu qui ont éclipsé de nouvelles pertes et dépréciations sur ses actifs toxiques et son portefeuille obligataire. Hors impact lié aux cessions d’actifs toxiques, son résultat avant impôt a doublé sur les trois premiers mois de l’année, à 421 millions d’euros. Ses revenus ont quant à eux augmenté de 7,6%. En tenant compte des actifs toxiques, le bénéfice net ressort sous les attentes, en baisse de 68% à 69 millions d’euros.
HSBC Holdings annoncé son intention d'économiser jusqu'à 3,5 milliards de dollars (2,4 milliards d’euros) en réduisant la voilure dans ses activités de gestion de patrimoine et de banque de détail. La première banque européenne étudie également l’avenir de son activité dans les cartes de crédit aux Etats-Unis, a précisé son directeur général Stuart Gulliver. Les analystes de Barclays Capital ont estimé que de la cession de cette activité américaine pourrait permettre de dégager 25 milliards de dollars. Réduire les coûts devrait permettre à HSBC de réduire autour de 48% à 52% la proportion de ses revenus consacrée aux dépenses d’ici 2013, contre 61% au premier trimestre. La gestion de patrimoine sera recentrée sur 18 pays et la banque de détail limitée aux marchés susceptibles d'être rentables. La banque est actuellement présente dans 87 pays et emploie 307.000 personnes. Ainsi, la banque va-t-elle renoncer à la banque de détail en Russie pour la développer à Singapour, au Mexique, au Brésil ou en Turquie, et se maintenir sur ses marchés clés comme Hong Kong ou la Grande-Bretagne.
La banque britannique a annoncé ce mercredi matin son intention d'économiser jusqu'à 3,5 milliards de dollars (2,4 milliards d’euros) en réduisant la voilure dans ses activités de gestion de patrimoine et de banque de détail.
Les victimes italiennes de Bernard Madoff ont décidé de s’organiser et de s’attaquer à Zolfo Cooper, le liquidateur britannique du fonds nourricier Kingate Euro, afin de tenter de récupérer de l’argent ou de participer à la distribution de plus de 9 milliards de dollars déjà retrouvés aux Etats-Unis, rapporte Il Sole – 24 Ore. Kingate Euro avait un encours de 800 millions de dollars, dont 500 millions venaient d’investisseurs italiens (institutionnels, fonds de fonds et privés). Les gérants du fonds étaient deux Italiens, Carlo Grosso et Federico Ceretto.
Selon Aris Xenofos, le président de l’Association des gestionnaires helléniques dans un entretien à Bloomberg que rapporte L’Agefi, toute restructuration de la dette grecque aurait un effet «limité» sur l’industrie de la gestion de fonds car un cadre juridique «très rigide» contraint les gérants à valoriser tous les titres au prix de marché. Le dirigeant évalue l’exposition des fonds monétaires locaux à 1,5 milliard d’euros, note le quotidien. En revanche, le responsable ne cache pas que la restructuration aurait des effets dévastateurs sur l'économie grecque, et nuirait au reste de l’Union européenne et à l’euro...
La préférence pour le court termisme Une hausse des cotisations d’assurance n’est jamais agréable, surtout à l’approche d'échéances démocratiques importantes. La réponse du gouvernement aux hausses tarifaires est de pousser les consommateurs à faire jouer la concurrence et à privilégier l’assureur le moins cher du marché. Lire la suite
Le comité d’entreprise de Deutsche Börse a refusé d’avaliser l’offre de la Bourse allemande sur NYSE Euronext, a rapporté Reuters de sources proches. Ce refus ne suffirait pas à bloquer la fusion mais sape les efforts de Deutsche Börse pour convaincre les régulateurs allemands que cette opération conforterait Francfort comme centre financier. Le ministère de l’Economie du Land de Hesse, qui abrite Deutsche Börse sur son sol, doit encore donner son feu vert à l’OPA, et a déjà exprimé ses craintes qu’une fusion n'érode le rôle de Francfort dans la nouvelle entité boursière. L’opérateur allemand s’apprête à publier des communiqués formels de la direction et du conseil de surveillance pour approuver la transaction. Lors des négociations préalables à la rédaction de ces communiqués, il est apparu que le comité d’entreprise a refusé de donner son aval au projet de fusion, ont précisé les sources.
«Nous ne pouvons pas laisser Dodd-Frank être démantelée», a déclaré hier Tim Johnson, le président démocrate de la commission bancaire du Sénat. «Nous ne pouvons simplement pas nous permettre de revenir à l’ancien système financier qui a détruit des millions d’emplois et coûté à l’économie plusieurs milliers de milliards de dollars», a-t-il ajouté, en réaction à une remise en cause du texte par des élus républicains.
La banque d’investissement américaine pourrait être poursuivie par le régulateur boursier du Massachussetts pour avoir transmis des informations privilégiées à certains clients via des analystes. La SEC, la FINRA et d’autres régulateurs enquêtent sur des dossiers similaires.
Réunis hier en assemblée générale à Turin, les actionnaires d’Intesa Sanpaolo ont donné leur feu vert à un projet d’augmentation de capital pouvant atteindre 5 milliards d’euros. Crédit Agricole SA, deuxième actionnaire de la banque italienne, n’a pas assisté à l’assemblée, a précisé Giovanni Bazoli, le président du conseil de surveillance d’Intesa Sanpaolo.