Le groupe d’investissement alternatif combiné UBP-Nexar bénéficiera d’une plateforme élargie, de capacités de distribution globales et de solutions innovantes en matière de placement alternatif. Disposant de bureaux à Genève, New York, Londres, Paris, Jersey, Tokyo et Hong Kong, ce groupe formera une division à part entière et rapportera directement au Président du Comité Exécutif de l’UBP, M. Guy de Picciotto. Avec cette acquisition, l’UBP confirme son engagement dans le secteur alternatif et sa volonté d’offrir aux investisseurs internationaux des solutions de gestion et des services de conseil en placement de tout premier ordre. La Banque est fermement convaincue du rôle déterminant des fonds de hedge funds pour atteindre les objectifs spécifiques des clients, au travers de portefeuilles dynamiques et performants, selon une approche reconnue qui combine une gestion active, un strict contrôle du risque et des services interactifs auprès des investisseurs. Les clients bénéficieront de l'équipe de direction expérimentée du groupe combiné UBP-Nexar, de son esprit entrepreneurial et de son approche à long terme, ainsi que du bilan solide de l’UBP et de sa volonté affirmée d’investir dans le lancement de produits innovants. L’UBP, qui a créé son premier fonds de hedge funds en 1986, a fait figure de pionnier de la gestion alternative dès les années 1970. La Banque s’est dotée d’une gamme diversifiée de services de conseil en hedge funds et gère actuellement plusieurs fonds, ainsi que des mandats personnalisés. Le groupe Nexar a été fondé en 2009 par trois personnalités de l’industrie alternative, Arié Assayag (CEO), Eric Attias (CIO) et Bernard Kalfon (Responsable des Stratégies de volatilité). Nexar est spécialisé dans le développement de solutions d’investissement innovantes et gérées activement, visant à atteindre les objectifs de sa clientèle. Ses principaux gérants ont une vingtaine d’années d’expérience dans la gestion de portefeuille et le trading propriétaire, et travaillent en équipe depuis plus de dix ans. La transaction, dont les conditions ne sont pas divulguées, est subordonnée aux approbations réglementaires d’usage.
La banque de détail belge « Dexia Banque Belgique » (DBB) va changer de nom afin de tourner la page de la crise et a fait savoir mercredi qu’elle s’appellerait dorénavant « Belfius ». Les nouveaux nom et logo de l'établissement doivent être officiellement présentés jeudi matin, lors d’une conférence de presse à Bruxelles. L’ancien groupe franco-belge Dexia n’a pas survécu à la crise de la dette souveraine, qui a tari le flux des liquidités dont il avait besoin pour poursuivre ses activités. Son conseil d’administration a donc dû accepter en octobre dernier une offre de l’Etat belge de prendre le contrôle à 100% de Dexia Banque Belgique, la filiale belge du groupe, pour 4 milliards d’euros. Depuis le démantèlement du groupe, la banque belge cherchait un nouveau nom pour faire peau neuve. Le ministre belge des Finances de l'époque, Didier Reynders, avait indiqué que la Belgique entendait rester plusieurs années propriétaire de cette banque de détail, afin d’en « assurer la continuité ».
Entre 8% et 14% de la valeur d’une banque suisse dépend du secret bancaire, rapporte L’Agefi suisse. Telle est la conclusion d’une étude universitaire publiée dans l'édition de mars de Financial Markets and Portfolio Management et portant sur un échantillon restreint de quatre établissements (UBS, Credit Suisse, Julius Baer et Vontobel).Autre enseignement : le secret bancaire n’est pas majoritairement apprécié pour des questions fiscales mais plutôt pour la protection de la sphère privée. Pour les auteurs – un dirigeant bancaire et deux enseignants de Zurich – la valeur d’une banque de gestion peut se mesurer à sa valeur en l’absence de secret bancaire, à laquelle s’ajoute la valeur du secret, pondérée par la probabilité que ce secret soit préservé.
Selon la presse locale, le gouvernement chinois a autorisé en principe les hedge funds étrangers à lever des capitaux en Chine continentale. Ces fonds devront être enregistrés à Shanghai mais investir hors de Chine, rapporte Z-Ben Advisors.Les gestionnaires exerçant cette activité devront solliciter une licence et un contingent de l’Office des changes chinois (State Administration of Foreign Exchange ou SAFE).
La publication chaque trimestre des résultats d’une entreprise peut avoir des effets néfastes sur sa gestion et sur le comportement de ses actionnaires, conclut un rapport commandé par le gouvernement britannique sur les risques induits par la recherche de profits à court terme, rapporte l’agence Reuters. L'étude, dont les premiers résultats ont été présentés mercredi, a été lancée après le rachat de Cadbury l’an dernier par son concurrent américain Kraft Foods. Certains critiques de l’opération avaient jugé à l'époque qu’elle avait été initiée par des investisseurs en quête d’une plus-value rapide. Une nette majorité des professionnels interrogés dans le cadre de l'étude (assureurs, associations d’actionnaires, fonds de pension et investisseurs individuels) ont estimé que la publication de résultats trimestriels et les points intermédiaires sur l’activité publiés par les sociétés étaient «inutiles ou trompeurs». «La rumeur, positive ou négative, créée en réaction aux publications des rapports trimestriels, constitue une distraction malvenue dans le contexte des encouragements donnés aux conseils d’administration pour qu’ils se concentrent sur le développement à long terme de leur entreprise», déclare dans le rapport la société d’investissement Standard Life Investors. Les conclusions définitives de l’enquête et ses recommandations sont attendues dans le courant de l'été.
Ben Bernanke, le président de la Fed, a indiqué à une commission du Congrès que de la «Volcker rule» dans le cadre plus vaste de la réforme Dodd-Frank, ne pourra probablement pas entrer en application début juillet comme prévu, car la consultation de place a suscité jusqu'à fin février environ 17.000 avis (comments) qui devront être analysés, rapporte le Financial Times. La loi Dodd-Frank accorde en tous cas aux régulateurs la possibilité de retarder l’entrée en vigueur des textes d’au maximum deux ans.
L’alignement de la fiscalité de l’assurance-vie sur le barème de l’impôt sur le revenu envisagé par le camp socialiste suscite des interrogations chez les assureurs, rapporte Les Echos. Ils craignent qu’une telle mesure ne détourne les Français d’une épargne de long terme. «On peut craindre que la collecte n’en fasse les frais dans les deux, trois mois qui viennent. Déjà que les clients sont très attentistes en ce moment et affichent une préférence pour une épargne de précaution» , regrette Bernard Le Bras, le directeur exécutif de Suravenir (Crédit Mutuel Arkea).
L’Autorité des marchés financiers (AMF) publie depuis mercredi 29 février, sur son site, une étude consacrée à la formation des prix sur le marché des CDS et les enseignements à tirer de la crise souveraine. A partir d’entretiens effectués auprès d’intervenants sur ces marchés, le régulateur note que, selon ces derniers, les évolutions récentes des marchés de CDS n’ont eu aucun impact sur les coûts de financement de pays comme l’Allemagne et les Etats-Unis. Un résultat en phase avec celui de la recherche académique qui n’a pas pour l’instant établi de lien de causalité entre les prix des CDS et les taux obligataires pour les souverains les mieux notés.Par ailleurs, compte tenu des caractéristiques du marché des CDS sur souverains - peu profond, aux possibilités d’arbitrage coûteuses et risquées, etc - les analyses menées confirment, notamment sur la période récente, l’absence d’un marché leader entre les CDS et les obligations. «Elles permettent de constater également que, tant que les niveaux de spreads restent peu élevés, les corrélations entre marché des CDS et des obligations sont faibles : tant que le risque de défaut semble contenu, les obligations jouent leur rôle de valeur refuge. En revanche, lorsque le risque souverain s’accroît fortement et que les spreads atteignent un certain niveau, les obligations perdent leur fonction de valeur refuge, une corrélation apparaît», note l’AMF qui indique que la France paraît s’inscrire dans cette configuration depuis l’automne 2011.Au-delà du lien entre spreads sur les CDS et sur les obligations, le marché des CDS continue également de manquer de transparence et reste concentré. Pour le CDS France en particulier, «les cinq principaux acteurs sont l’une des contreparties (voire les deux) de 80% des contrats de CDS et les dix principaux acteurs sont contrepartie de 97% des contrats», pointe l'étude.Enfin, la fixation des prix sur les CDS souverains est également influencée par la perception de la couverture réelle qu’apportent ces produits en cas de défaut et par le rôle important des activités de couverture du risque de contrepartie des principales banques, relève l’AMF.
La présidence danoise a proposé un compromis permettant aux régulateurs nationaux de fixer le niveau de fonds propres supplémentaires pour les banques systémiques, rapporte Les Echos. Selon ce projet, qui s’inscrit dans les recommandations du Conseil de stabilité financière et du Comité de Bâle, les superviseurs nationaux auraient la possibilité d’augmenter jusqu'à 3% le ratio de fonds propres de base, qui a été fixé à 7% au minimum dans le cadre de la nouvelle réglementation de Bâle III. Ce compromis, obtenu sous l'égide de la présidence danoise, pourrait aussi assouplir les règles concernant la liquidité à court terme des banques.
La collecte nette de la filiale française, de l’ordre de 480 millions d’euros en 2011, a chuté de 44% contre une baisse de 85% pour le secteur. Cette collecte, restée positive sur la quasi-intégralité de l’année, a été réalisée essentiellement sur les produits en unités de compte.
Selon le contrôleur de l’Etat de New York Thomas DiNapoli interviewé sur MSNBC, les bonus versés en cash aux courtiers à New York au titre de leurs performances 2011 devraient diminuer de 14% à 19,7 milliards de dollars. Les bénéfices des brokers-dealers sur le New York Stock Exchange ne dépasseront pas 13,5 milliards de dollars en 2011 contre 27,6 milliards en 2010.
La banque suisse a fait part de son intention de mener un roadshow en vue de l'émission de «tier one buffer capital notes», une forme de capital contingent. Elle rendra visite aux investisseurs les 5 et 6 mars. En février 2011, Credit Suisse avait émis pour 2 milliards de dollars de cette catégorie de titres. Une opération qui avait attiré une demande de 22 milliards de dollars. Ces titres se convertissent en actions si le ratio «core tier one» tombe sous les 7% ou si la banque est déclarée non-viable.
Selon la chaîne britannique Sky News, HSBC serait sur le point de conclure la vente de ses activités d’assurance non-vie à Axa et QBE. L’assureur français décrocherait les activités asiatiques (hors Hong Kong) ainsi que les opérations mexicaines. L’australien QBE obtiendrait de son côté les activités d’assurance d’Hang Seng à Hong Kong et développerait sa présence en Argentine.
La banque suisse a fait part de son intention de mener un roadshow en vue de l'émission de tier one buffer capital notes, une forme de capital contingent. Elle rendra visite aux investisseurs les 5 et 6 mars. En février 2011, Credit Suisse avait émis pour 2 milliards de dollars de tier two buffer capital notes. Une opération qui avait attiré une demande de 22 milliards de dollars. Ces titres se convertissent en actions si le ratio core tier one tombe sous les 7% ou si la banque est déclarée non-viable.
Standard Chartered a fait état d’un bond de 10,7% de son bénéfice imposable 2011, conforme aux attentes, signant un résultat record pour la neuvième année consécutive à la faveur d’une croissance économique asiatique toujours solide. La banque affiche un bénéfice imposable de 6,78 milliards de dollars, contre 6,12 milliards en 2010. Les résultats ont été soutenu par les solides performances de StanChart en Chine et à Singapour. La ville-Etat, où le groupe a dégagé un bénéfice d’un milliard de dollars, est devenue son troisième marché.
EFG International compte accélérer sa restructuration et explique qu’il est en pourparlers avec des acheteurs potentiels pour tout ou partie de ses activités en France. EFG, qui a déjà fermé ses bureau de Manille et d’Abu Dhabi, a entamé une procédure de liquidation de sa filiale de conseil à Buenos Aires et étudie les possibilités concernant le bureau de Gibraltar. Les actifs sous gestion se sont repliés à 78,4 milliards de francs (65 milliards d’euros) en 2011, après 84,8 milliards l’année précédente.
Swiss Life a dégagé un bénéfice net de 606 millions de francs en 2011, contre 560 l’année précédente, soit une hausse de 8%. Corrigé des effets exceptionnels et des écarts de conversion, son bénéfice d’exploitation s’est inscrit à 793 millions de francs, contre 751, un gain de 6%. Ces chiffres sont principalement dus au résultat des placements, à des progrès opérationnels et à une gestion constante des coûts, selon un communiqué publié mercredi.
David Loeb, managing director de Goldman Sachs Group, fait l’objet d’une enquête au pénal de la part des autorités fédérales qui veulent établir s’il a transmis des informations d’initiés sur des valeurs technologiques à des gérants de hedge funds clients de la banque, rapporte The Wall Street Journal.
Après Citigroup et Bank of America, qui ont reçu les leurs depuis le début du mois, Wells Fargo et Goldman Sachs ont annoncé avoir été destinataires de notifications de griefs de la part de la SEC, qui les soupçonne d’avoir fourni des informations trompeuses aux investisseurs pour vendre à ces derniers des titrisations de subprimes, rapporte le Financial Times.
L’enquête américaine sur les délits d’initiés à Wall Street a été élargie aux valeurs biotechnologiques et pharmaceutiques, selon le Financial Times qui cite une source proche du dossier. Le FBI et le bureau du procureur à Manhattan s’intéressent aux transactions réalisées par les hedge funds dans ces deux secteurs autour d’annonces d’approbations de médicaments et de rachats ou fusions d’entreprises. Lundi, le FBI avait identifié 300 personnes concernées par son enquête.
La Commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen doit débattre ce mercredi de deux dossiers toujours très controversés dans la communauté financière, la taxe sur les transactions financières et les agences de notation.C’est ainsi qu’Anni Podimata, la députée en charge du dossier relatif à la taxe sur les transactions financières, présentera ses propositions en la matière qui vont plutôt dans le sens d’une extension du dispositif. De son côté, Leonardo Domenici, le député responsable de la nouvelle législation sur les agences de notation, plaidera notamment pour l’interdiction des notations non sollicitées d’une dette souveraine et la création d’un organe pour évaluer la solvabilité des Etats membres de l’Union européenne.
Madeleine Schickedanz, héritière de Quelle, réclame au total 1,9 milliard d’euros à Sal. Oppenheim et ses dirigeants (1,2 milliard), à son gestionnaire de fortune Josef Esch et à dix autres intervenants pour lui avoir fait perdre la quasi-totalité de son patrimoine investi dans Arcandor (ex-KarstadtQuelle), rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. L’affaire doit être jugée à Cologne.La banque Sal. Oppenheim, entre-temps reprise par la Deutsche Bank estime les accusations juridiquement irrecevables.
Le géant brésilien de la banque d’investissement, qui a récemment fusionné avec le chilien Celfín Capital, aurait mandaté Goldman Sachs et JPMorgan pour s’occuper du lancement de son introduction en Bourse, selon le quotidien qui cite des sources du dossier. L’IPO devrait valoriser le groupe entre 13 à 14 milliards de dollars, alors que BTG Pactual prévoit de coter 10% de ses actions.
«L’annonce d’une nouvelle probable dégradation de la note du groupe (de BBB-à BB+) pourrait intervenir dans les prochains jours », a écrit la direction générale de Groupama Loire Bretagne dans un message envoyé il y a deux jours aux salariés de la caisse régionale et dont le quotidien a obtenu copie. Standard & Poor’s a dégradé la note de Groupama à «BBB-» le 15 décembre pour la troisième fois en 2011 avec une surveillance négative. L’agence s'était donnée 90 jours, soit jusqu'à la mi-mars, pour se prononcer sur une possible nouvelle dégradation, alors que Groupama doit publier ses comptes annuels, attendus en déficit, le 16 mars prochain.
Les Caisses d’Epargne et les Banques Populaires s’apprêtent à souscrire 2 milliards d’euros de titres super subordonnés émis par l’organe central pour renflouer ses fonds propres. Et elles doivent passer de lourdes dépréciations sur leurs actions BPCE à fin 2011.