Une étude sur l’identité et le changement des dirigeants des entreprises du SBF 120 entre 1998 et 2010 fait apparaître plusieurs constantes, notamment sur la représentativité des femmes, mais aussi quelques évolutions. On observe ainsi une diminution du nombre de mandats d’administrateur exercés par les dirigeants en dehors de leurs sociétés, selon l'étude publiée par l’AMF dans la Lettre Economique et Financière de l’hiver 2011. En 2010, 43,71% des dirigeants exercent un mandat d’administrateur dans d’autres sociétés cotées, françaises ou étrangères, contre 50,91% en 2000. Le nombre moyen de mandats exercés par ces dirigeants est de 1,77 en 2010 contre 2,27 en 2000.Autre évolution relevée par l'étude, la progression de la fréquence des changements de direction à partir de 2005. De plus, on note que la part des licenciements disciplinaires est supérieure à celle des licenciements non-disciplinaires en 2004 et 2005 ainsi qu’en 2008, 2009 et 2010. Sur l’ensemble de la période d'étude, on dénombre 210 changements de dirigeants au sein de 131 firmes. Ainsi, entre 1998 et 2010, 60,65% des entreprises ont connu au moins un changement de direction. Huit entreprises (3,70%) ont connu quatre changements de direction et donc cinq directeurs généraux différents. 39,35% des entreprises ont conservé le même dirigeant durant la durée de l’étude.
L’AFG a annoncé que sa commission Communication lance un groupe de réflexion destiné à observer et analyser les pratiques en vigueur en matière de documents publicitaires des sociétés de gestion. Dans le périmètre de ce groupe seront étudiés les publicités tous supports et vidéos relatives aux produits et solutions d’investissement ainsi que les publicités corporate.
La SEC et l’avocat général du Massachusetts enquêtent au moins depuis l’automne sur un fonds de private equity qui a appartenu à Oppenheimer Holdings, avec de multiples citations à comparaître, dont une pour Oppenheimer Asset Management, rapporte The Wall Street Journal. Il semble que le fonds Oppenheimer Global Resource Private Equity Fund LP (140 millions de dollars), externalisé depuis le 1er janvier 2012 sous le nom de Roc Resources LLC, ait valorisé à l’automne 2009 un investissement dans le fonds Cartesian A qui estimait à 33 cents par action un placement dans le roumain Fondul, alors que l’action se traitait en réalité à 7 cents.
L’Agefi qui cite des sources du Wall Street Journal révèle que la SEC et le procureur général du Massachusetts enquêtent sur une irrégularité de valorisation du fonds Oppenheimer Global Resource Private Equity. Fin 2009, le gestionnaire aurait consciemment surestimé une ligne du portefeuille, faisant passer le taux de rendement interne de ce dernier d’une perte de 6,3% à un gain de 38%.
La Securities and Exchange Commission (SEC) a indiqué avoir accusé deux dirigeants d’entreprise chinois d’avoir trompé des investisseurs américains en leur faisant croire qu’ils investissaient dans une société minière chinoise alors qu’il s’agissait en réalité d’une coquille vide cotée à New York. Les deux responsables auraient ainsi détourné plus de 100 millions de dollars.
La fraude présumée d’un ancien gérant de Threadneedle Asset Management pour 150 millions de dollars est liée à un ordre de plus d’un milliard de warrants argentins passé par des ex-employés d’Otkritie, groupe russe de services financiers dont certains employés font l’objet d’une plainte, selon le Financial Times. Le nom du trader de Threadneedle est par ailleurs Vladimir Gersamia, révèle le journal. Il travaillait en tant que gérant de fonds obligataires marchés émergents.
Gibraltar vient de lancer une tentative de séduction en direction des gérants de hedge funds avec un assouplissement de sa réglementation sur l’administration de fonds, rapporte Hedge Funds Review.En d’autres termes, les hedge funds ne seront plus contraints d’utiliser exclusivement des administrateurs de fonds locaux, a indiqué le ministre responsable des services financiers, Gilbert Licudi, membre du nouveau gouvernement travailliste en place depuis décembre dernier.La nouvelle réglementation, qui devrait être adoptée dans les prochains jours, comprend une liste de référence qui pourra être complétée en fonction de la demande.
Reuters croit savoir ce matin de sources concordantes que la banque américaine est parvenue à concrétiser le projet de cession de sa part de 9,9% au capital du prêteur indien HDFC (Housing Development Finance Corp), pour un montant total de1,95 milliard de dollars. Une opération de cession sur le marché, la plus importante en Inde cette année.
La filiale du groupe BPCE a collecté 950,8 millions d’euros avec son emprunt obligataire grand public. Il avait annoncé un objectif d’un milliard d’euros sur l’ensemble de l’année 2012. Cette première opération aura permis de le réaliser en quasi-totalité. « Ce succès illustre la confiance accordée au Crédit Foncier, émetteur historique d’emprunts obligataires,» a souligné Bruno Deletré, directeur général. Cet emprunt obligataire offrira une rémunération brute de 4,25% par an pendant six ans. Les fonds ainsi levés serviront à financer des infrastructures ainsi que des écoles, des hôpitaux et des logements résidentiels. Le Crédit Foncier s’est fixé l’objectif de lever 10 milliards d’euros en 2012. Il sera essentiellement atteint par les émissions obligataires de sa filiale de refinancement, la Compagnie de Financement Foncier. Cette dernière a réalisé le 10 février une nouvelle émission benchmark d’obligations foncières de 2 milliards d’euros sur une durée de 3,5 ans.
Sur fond de conflit concernant les prêts en défaut, la banque a indiqué qu’elle cessait tout transfert de nouveaux emprunts à l’agence de refinancement hypothécaire. «Cette décision n’affectera pas l’offre de crédit pour nos clients, et nous nous appuierons sur d’autres sources de liquiditépour (…) soutenir le rétablissement du marché» a avancé un porte-parole de Bank of America.
Dans un arrêt rendu hier, la cour d’appel de Paris a remis en cause l’amende de 385 millions d’euros infligée en 2010 par l’Autorité de la concurrence à une série de grandes banques françaises. Elle leur reprochait une entente sur les commissions interbancaires liées aux chèques.
Au delà des effets, très importants, liés à la situation grecque et à la crise de la dette souveraine, les activités du groupe ont souffert en fin d’année.
Dexia a interpellé la Commission européenne et prévenu que sa survie dépendait de l’approbation par Bruxelles de son plan de sauvetage et de l’octroi d’une garantie d’Etat de 90 milliards d’euros à un coût non prohibitif. Dexia vient d’annoncer pour l’exercice 2011 un résultat net négatif de 11,6 milliards d’euros, l’une des pires performances financières jamais enregistrées en France et qui s’explique par le coût du démantèlement de la banque franco-belge, lessivée par la crise de la zone euro. La perte enregistrée en 2011 correspond à plus de 19 fois la capitalisation boursière de la banque. Cette dernière vaut maintenant un peu moins de 600 millions d’euros à la suite de l’effondrement de 88% de son cours de Bourse en 2011.
Allianz versera un dividende de 4,50 euros par action, comme l’an passé, le bénéfice net annuel ayant été réduit pratiquement de moitié à 2,55 milliards d’euros. Allianz reste par ailleurs optimiste pour 2012, anticipant un bénéfice d’exploitation de l’ordre de 8,2 milliards d’euros, plus ou moins 500 millions d’euros, après 7,9 milliards en 2011. Les charges de dépréciation nette ressortent à 1,93 milliard d’euros sur l’année. Elles ont plus que quadruplé par rapport à 2010. Les dédommagements pour cause de catastrophe naturelle ont atteint 1,8 milliard d’euros. Les obligations grecques ont été dépréciées pour ne plus représenter que 24,7% de leur valeur nominale, leur valeur comptable tombant à 310 millions d’euros.
La banque, filiale du groupe BPCE (Banque populaire-Caisse d'épargne), a enregistré au quatrième trimestre un bénéfice net de 302 millions d’euros, en recul de 32% par rapport au dernier trimestre de 2010. Sur l’exercice 2011, le bénéfice net de Natixis ressort à 1,56 milliard d’euros, en repli de 10% par rapport à 2010. Il s'élève à 2,6 milliards d’euros pour sa maison mère BPCE. Natixis indique avoir cédé au cours du dernier trimestre 2011 pour 1,6 milliard d’euros d’actifs dans sa banque de financement et d’investissement (BFI) ainsi que deux milliards d’euros d’actifs dans son portefeuille d’actifs toxiques.
Commerzbank a expliqué que les remous provoqués par la crise de la dette souveraine continuaient de menacer son activité, après voir publié un résultat trimestriel grevé par une charge de près d’un milliard d’euros passée sur des actifs grecs. Le président du directoire Martin Blessing a également annoncé que la deuxième banque allemande allait effectuer une augmentation de capital de l’ordre du milliard d’euros, destinée à renforcer son bilan. Commerzbank précise d’ailleurs être exposée à hauteur de 12,3 milliards d’euros aux dettes souveraines portugaises, italiennes, irlandaises, grecques et espagnoles. L’Autorité bancaire européenne a estimé que Commerzbank devait se recapitaliser à hauteur de 5,3 milliards d’euros. La banque a expliqué jeudi que les mesures qu’elle avait entreprises, restructurations et cessions d’actifs, lui avaient permis de ramener à 1,8 milliard la somme à réunir. Au quatrième trimestre, la banque a dégagé un bénéfice d’exploitation de 163 millions d’euros après une perte de 855 millions au troisième trimestre.
Swiss Re a triplé son bénéfice net en 2011 malgré un nombre élevé de catastrophes naturelles. Il s'élève à 2,63 milliards de dollars (1,97 milliard d’euros). Le groupe reconnaît avoir bénéficié d’un faible taux d’imposition et a également pu reprendre des réserves d’un montant de 1,3 milliard de dollars. Le deuxième réaussureur mondial indique que 2012 a bien démarré avec des primes en hausse de 20% dans toutes les régions lors des renouvellements de contrats en janvier. L’augentation moyenne des prix pour le portefeuille renouvelé à atteint 4% contre 2% chez le numéro un de la branche Munich Re.
RBS a replongé dans le rouge au dernier trimestre 2011. La banque britannique, détenue à 82% par l’Etat depuis son sauvetage en 2008, a perdu 1,8 milliard de livres en raison de dépréciation d’actifs et de coûts de restructuration. Les charges de personnel de sa division de banque de financement et d’investissement ont baissé de 9% à 2,45 milliards de livres. Au quatrième trimestre, 390 millions de livres de bonus ont été versés aux collaborateurs de la BFI, soit 58% de moins que les 937 millions payés au quatrième trimestre 2010. Sur l’ensemble de 2011, RBS a versé 985 millions de livres de bonus, 21% de moins qu’en 2010.
Crédit Agricole SA a annoncé ce jeudi matin une perte nette plus lourde qu’attendu au quatrième trimestre 2011, à 3 milliards d’euros, en raison de lourdes dépréciations liées à la crise de la zone euro et des coûts de restructuration de sa banque de financement et d’investissement (BFI). D’après le consensus établi par la rédaction de Reuters, les analystes tablaient en moyenne sur une perte de 2,7 milliards d’euros.
Le numéro de février 2012 de Gestion info est paru. A noter, dans ce numéro: Entretien de Frédéric Bompaire, Directeur de la Gestion, Amundi - Président de la commission Formation de l’AFG. Dossier : Dodd Frank Act et Volcker Rule : des dispositions extraterritoriales susceptibles d’affecter fortement les sociétés de gestion françaises par Stéphane Janin, directeur des affaires internationales et Carine Delfrayssi, adjointe au directeur des affaires internationales de l’AFG.
Nicolas Sarkozy a proposé hier soir sur France 2 l’interdiction des retraites chapeaux et des parachutes dorés. Il souhaite aussi alléger les cotisations des salariés gagnant entre 1 et 1,3 SMIC grâce à la suppression de la prime pour l’emploi et à une hausse de la fiscalité sur les dividendes.
Après la CFTC, la Securities and Exchange Commission envisage de prendre des mesures pour limiter l’influence importante des opérateurs à haute fréquence sur le marché des actions, rapporte The Wall Street Journal. Elle songe parmi d’autres solutions à imposer des prélèvements sur la myriade d’ordres d’achat et de vente qui sont annulés avant exécution. Selon les estimations, le taux d’annulation des ordres par les opérateurs haute fréquence se situerait entre 95 et 98 %.
L’agence de notation Fitch a annoncé le 22 février un abaissement de deux crans de la note de la dette à long terme de la Grèce à C, contre CCC auparavant, à la suite de l’accord européen pour le déblocage d’un nouveau plan d’aide au pays et lui éviter ainsi un défaut de paiement en mars.Après une réunion marathon, la zone euro avait donné le feu vert dans la nuit de lundi à mardi à la mise en oeuvre d’un plan de sauvetage inédit de 130 milliards d’euros combiné à l’effacement de quelque 100 milliards d’euros de la dette détenue par les créanciers privés (banques, assurances, fonds d’investissement).