Les principaux groupes bancaires français affichent des ratios de fonds propres de meilleure qualité (dits Core Tier one) supérieurs à 9 %, indique l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP) dans son rapport d’activité 2011. Ils confirment ainsi leur capacité à remplir les objectifs fixés au 30 juin 2012 par l’Autorité bancaire européenne (ABE), favorisant ainsi leur adaptation au futur cadre réglementaire de « Bâle III » et le respect des objectifs que les principaux groupes ont annoncé au marché.Le rapport relève que les cinq principaux groupes bancaires (BNP Paribas, Société Générale, Groupe Crédit Agricole, BPCE et Groupe Crédit Mutuel) ont dégagé un résultat net part du groupe de 14 milliards d’euros, contre 21,9 milliards en 2010, soit une baisse de 36 %. Mais le résultat de 2011 reste néanmoins supérieur de 21 % à celui de 2009 (11,6 milliards), année de forte reprise après la crise de 2008 (6,1 milliards).Les principaux groupes d’assurance actifs sur le marché français (Axa, CNP, Generali et Allianz) ont également connu des résultats nets part du groupe (hors éléments exceptionnels, qui ont été significatifs pour un groupe) en nette contraction par rapport à 2010. Le chiffre d’affaires a diminué (de - 2 % à - 7 % selon les groupes) en raison principalement de moindres performances dans l’assurance vie et le résultat net consolidé part du groupe a ainsi baissé entre - 17 % et - 50 % selon les groupes concernés (sauf dans un groupe où d’importantes plus-values de cession ont compensé la baisse du résultat courant). Ces résultats s’expliquent d’abord par le contexte financier défavorable, caractérisé par des marchés volatils et baissiers, un environnement de taux d’intérêt bas ainsi que le provisionnement de la dette souveraine grecque.Dans l’ensemble, pour les mêmes groupes d’assurance, les ratios de couverture de la marge de solvabilité, avec plus-values latentes, demeurent supérieurs à la norme réglementaire, avec néanmoins d’importantes disparités entre les groupes. Malgré des résultats en baisse, les principaux acteurs du marché financier français ont maintenu une solvabilité satisfaisante.Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France et président de l’ACP, a insisté sur la robustesse du secteur financier français qui «a les fondamentaux nécessaires pour activement participer au financement de l'économie, et en particulier des PME et TPE dont les activités sont principalement financées par les crédits bancaires. Il en va du retour de la croissance en France comme de la santé du secteur financier».