Après une première vague de visites mystères conduite en 2010, l’AMF a renouvelé en 2012 sur la base d’un scénario identique l’expérience. Celle-ci a permis de démontrer une évolution de l’offre commerciale dans les réseaux bancaires. Avec les visites mystères, l’AMF a voulu renforcer son action préventive en matière de protection de l'épargne par un suivi sur le terrain des conditions de commercialisation de produits financiers auprès du grand public. Les nouvelles visites mystères conduites en 2012, reprenant les mêmes scénarios de 2010 avec deux types de profils : épargnants « risquophobes » et épargnants « risquophiles », ont montré une évolution. Les « risquophobes » se sont vus proposer plus fréquemment de l'épargne bancaire et des parts sociales. Les produits d’investissement (OPCVM...) ont été davantage proposés aux « risquophiles ». Les principaux enseignements des visites conduites en 2012 : Des entretiens un peu plus longs... mais une découverte du prospect plus sommaire. Une présentation toujours déséquilibrée des avantages et des inconvénients des produits (notamment les frais). Des produits plutôt vendus qu’achetés. Mais les visites mystères, menées sur un échantillon limité, n’ont cependant pas décelé de propositions commerciales inadaptées... . Quelques chiffres clés depuis 2010 : 540 visites mystères ; 110 visites par vague, 11 enseignes bancaires visitées ; Paris et province. Plus d’information : cliquez ici
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a renouvelé en 2012, sur la base d’un scénario identique, la vague de visites mystères conduite en 2010. Cette nouvelle campagne a permis de démontrer une évolution de l’offre commerciale dans les réseaux bancaires, selon un communiqué de l’AMF publié le 20 septembre.Les nouvelles visites mystères conduites en 2012, qui ont repris les mêmes scénarios de 2010 avec deux types de profils, à savoir épargnants « risquophobes » et épargnants «risquophiles ", ont montré entre autres que les « risquophobes » se sont vus proposer plus fréquemment de l’épargne bancaire et des parts sociales. Les produits d’investissement (OPCVM…) ont été davantage proposés aux « risquophiles ».L’AMF souligne que les entretiens ont été un peu plus longs mais que la découverte du prospect a aussi été plus sommaire. Les avantages et les inconvénients des produits (notamment les frais) sont toujours présentés de façon déséquilibrée, les produits étant «plutôt vendus qu’achetés». Mais les visites mystères, menées sur un échantillon limité, n’ont cependant pas décelé de propositions commerciales inadaptées, constate l’AMF.Depuis 2010, l’AMF a mené 540 visites mystères, dont 110 visites par vague qui ont touché 11 enseignes bancaires.
A l’occasion d’un audition le 20 septembre de la société de gestion OFI par la commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers, le Collège de l’AMF a requis un blâme et une sanction pécuniaire de 500.000 euros contre OFI AM, un avertissement contre deux de ses dirigeants et une amende de 60.000 euros chacun, rapporte Les Echos. Le collège reproche à OFI AM de ne pas avoir mené les « due diligence » qui s’imposaient, au moment de la sélection et du suivi de fonds liés à la société de Bernard Madoff entre juin 2006 et fin 2008. La société fait aussi l’objet d’autres accusations : elle n’aurait notamment pas respecté les ratios réglementaires en investissant plus que les seuils autorisés dans certains types de fonds, non liés à Madoff.
Au sujet du sort réservé aux branches longues par le nouveau régime Solvabilité 2, rapporte L’Agefi, l’Autorité européenne des assurances (Eiopa) va tester dans les mois qui viennent le risque et la dotation en capital adéquat des engagements à long terme (assurance vie, construction, etc.). Une démarche demandée de longue date par l’industrie. Ce développement évitera, selon les assureurs, de surestimer les besoins en capitaux attachés aux engagements longs dès lors qu’ils sont gagés sur des actifs eux-mêmes à long terme. Un retard dans l’entrée en vigueur de Solvabilité 2, prévue à l’origine au 1er janvier 2014 est à prévoir. Le rapport d’Eiopa n’est pas attendu avant mars, ce qui devrait amener à repousser la date limite de transposition en droit national fixée initialement au 30 juin 2013, note le quotidien.
Les grandes banques internationales ont encore besoin de 374,1 milliards d’euros pour se conformer aux normes bancaires de Bâle III régissant les fonds propres des établissements financiers, selon une étude d’impact publiée le 20 septembre par le Comité de Bâle.L'étude menée par les régulateurs a été effectuée auprès de 102 grandes banques actives au niveau international. Elle simulait une mise en place des nouvelles normes bancaires au 31 décembre 2011, prévoyant des fonds propres durs (capital social et bénéfices mis en réserve) égaux à au moins 7% de leurs engagements auxquels s’ajoutait la surcharge applicable aux établissements désignés comme étant «systémiques». A titre de comparaison, les bénéfices nets des banques de l'échantillon retenu s'élevaient à 356 milliards de dollars en 2011.Comparé à la précédente étude de juin 2011, le manque à gagner des établissements interrogés s’est réduit de 111,5 milliards d’euros, soit de 23%, précise le Comité de Bâle dans son étude.Les régulateurs ont par ailleurs analysé les niveaux de liquidités de 209 banques, faisant état d’un déficit de 1.800 milliards d’euros, qui représente environ 3% des actifs de l'échantillon. Le niveau de liquidités s’est cependant amélioré comparé à la précédente étude de juin 2011, qui faisait état d’un trou de 2.780 milliards d’euros.
Durant la deuxième vague de remboursements des pertes provoquées par la fraude de Bernard Madoff, les victimes vont percevoir 2,48 milliards de dollars, a indiqué Irving Picard, cité par Expansión. Jusqu’à présent, le liquidateur a récupéré 9.147 millions de dollars, soit 53 % des 17.300 millions de la fraude.
L’Association britannique des gestionnaires d’actifs (IMA) a publié le 20 septembre une recommandation sur l’amélioration de l’information publiée sur les frais et les coûts de transaction des fonds britanniques homologués.La recommandation suggère aux acteurs du secteur d’aller plus loin que les dispositions prévues dans la directive MIF en proposant notamment une information plus complète sur les coûts de transaction avec la moyenne sur trois ans des commissions des brokers et des droits de timbre exprimée par rapport à l’actif net. Il est aussi envisagé de publier les frais effectifs (ongoing charges figure ou OCF) et non plus les frais de gestion annuels dans la mesure où l’OCF donne une vision beaucoup plus complète des frais tout en étant conforme au nouveau DICI ou KIID (document d’information clé pour l’investisseur).
La Suisse et la Bulgarie ont signé le 19 septembre à Sofia une nouvelle convention contre les doubles impositions (CDI) en matière d’impôts sur le revenu et sur la fortune qui remplace celle du 28 octobre 1991, a annoncé le Département fédéral des finances. Le texte adopté correspond dans ses grandes lignes à la politique conventionnelle de la Suisse et contient des dispositions sur l’échange de renseignements conformes à la norme internationale actuelle.
Les conseillers de sept établissements suisses ont tous refusé d’ouvrir un compte à un client allemand dont les avoirs étaient en partie non déclarés au fisc, rapporte L’Agefi suisse. L’issue de l’expérience sur le terrain a même surpris les journalistes du quotidien allemand Handelsblatt qui l’avaient menée. Les conseillers de tous les sept établissements auprès desquels ils ont cherché à placer des avoirs en partie non déclarés ont refusé d’entrer en matière. Un premier entretien téléphonique a suffi à la Banque cantonale de Zurich et à Sarasin pour renoncer à poursuivre les démarches. Les autres représentants, de Deutsche Bank, UBS, Credit Suisse, Vontobel et Julius Bär, sont arrivés à la même conclusion après un entretien avec leurs clients potentiels dans leurs bureaux zurichois respectifs. En réaction à cette expérience, UBS, Credit Suisse et Julius Bär ont notamment souligné que les clients disposent certes en principe encore du choix entre l’imposition à la source anonyme et l’échange d’informations avec le fisc. Mais dès qu’il existe le moindre soupçon d’avoirs non déclarés, elles avertissent le client de l’échange d’informations, qui doit ainsi donner son accord à la déclaration automatique de revenus d’intérêt par la banque aux autorités allemandes.
Crédit Agricole Public Sector SCF (CA PS SCF), filiale de crédit foncier du Crédit Agricole dédiée au refinancement du secteur public, a placé à l’occasion de son émission inaugurale 1 milliard d’euros d’obligations de maturité 7 ans. Le papier sert un coupon annuel de 1.875% équivalent au taux du swap de même durée plus 50 points de base. L’opération a été sursouscrite, avec plus de 1,5 milliard d’euros d’ordres en provenance de plus de 80 investisseurs.
Le président de la banque espagnole BBVA Francisco Gonzalez a indiqué jeudi qu’un test de résistance mené par le cabinet Oliver Wyman montrera que les besoins en capitaux des établissements du pays se situent entre 70 milliards et 80 milliards d’euros. «Nous aurons un chiffre d’environ 70, 75 ou 80 milliards d’euros», a déclaré Francisco Gonzalez lors d’un évènement à Madrid. Cette estimation comprend les 20 milliards d’euros déjà injectés dans le secteur par le Frob.
Le groupe bancaire français a cédé environ 10% de son portefeuille de prêts en dollar en Amérique Latine au cours de l’année écoulée. Le volume de prêts en question totalise 1,2 milliards de dollars, dont 500 millions provenant du Brésil et le reste d’autres pays d’Amérique Latine, selon Louis Bazire, responsable de l’activité de BFI pour la région. Tout en réduisant l’activité dans le crédit syndiqué, BNP Paribas s’est focalisé sur le financement du commerce et des matières premières.
La banque d’affaires italienne a fait état d’un bénéfice net annuel en baisse de 78%, en raison de nouvelles dépréciations d’actifs et d’une hausse des provisions passées pour se prémunir de créances douteuses. Mediobanca a ainsi passé une dépréciation de 132,7 millions sur sa participation dans UniCredit et une autre de 113 millions sur sa participation dans Telco, qui contrôle Telecom Italia. Le groupe a également déprécié de 78 millions d’euros sur sa participation dans RCS Mediagroup.
Deutsche Bank a convenu de vendre sa filiale BHF-Bank à Kleinwort Benson Group, filiale du fonds de capital investissement RHJ International, pour 384 millions d’euros en numéraire. L’opération doit encore être approuvée par la BaFin, l’organe allemande de régulation des marchés. RHJ et Deutsche Bank s'étaient mis d’accord dès mars sur les grandes lignes de la transaction mais la BaFin avait refusé son autorisation en juillet au motif d’un financement insuffisant.
Le président du directoire de la Commerzbank, Martin Blessing, pense que tous les créanciers obligataires de la Grèce seront sollicités en vue d’accepter une nouvelle décote, y compris la Banque centrale européenne, qui avait refusé de prendre part à une première opération d'échange de dette.
Les banques allemandes vont avoir un délai supplémentaire de six mois pour se mettre en conformité avec les règles strictes de fonds propres définies par les normes de Bâle 3, ont assuré à Reuters des sources proches du régulateur. La Bundesbank et le superviseur bancaire Bafin devraient laisser aux banques jusqu'à mi-2013 pour mettre en place des structures de contrôle et de communication des comptes et adapter leurs systèmes informatiques.
Dans une lettre aux investisseurs, Generali Investments France a détaillé la réorganisation des activités de gestion en Europe. Au 1er octobre, les activités éligibles au passeport européen seront fusionnées au sein de Generali Investments Europe, qui disposera d’une succursale en France. Les fonds non coordonnées seront transférés à Generali Investments Opera, une nouvelle société de droit français.
Les bureaux parisiens d’UBS ont fait l’objet d’une perquisition dans le cadre d’une enquête lancée à la suite de soupçons d’aide à l'évasion fiscale. UBS France, qui évoque «un acte normal dans ce genre d’enquête» entend «poursuivre pleinement sa coopération avec la justice». Cette nouvelle investigation fait suite à d’autres perquisitions menées en juillet à Bordeaux, Strasbourg et Lyon.
Réunis hier à Zurich en assemblée générale extraordinaire, les actionnaires de la banque privée ont accepté une augmentation de capital d’un montant maximal total de 500 millions de francs par le biais de l'émission de 37,5 millions de nouvelles actions. Une opération destinée à financer le rachat de certaines activités de gestion de fortune de Merrill Lynch à Bank of America.
La banque américaine prévoit de supprimer 16.000 postes d’ici la fin de l’année dans le cadre de son programme de réduction des coûts, selon le journal qui cite des sources proches. Une baisse qui la placerait en avance de son programme global «Project New BAC» de suppression de 30.000 postes et réduirait ses effectifs à un niveau inférieur à ceux de ses rivales JPMorgan Chase et Wells Fargo.
Le groupe de distribution exerce l’option de vente sur les 50% qu’il détient au capital de LaSer Cofinoga au bénéfice de son coactionnaire BNP Paribas. Le crédit ne fait plus rêver un groupe qui se projette en spécialiste de la mode, de l’équipement de la personne ou de la décoration.
L'assureur veut créer une holding détenue par les mutuelles. Objectif: faire remonter du capital et accélérer la prise de décision en vue d'acquisitions
Même si leurs programmes de financement moyen long terme pour 2012 sont pour la plupart déjà dépassés, les banques françaises continuent de profiter des conditions de marché pour émettre. Avec en ligne de mire le remboursement à la BCE des fonds empruntés lors des deux LTRO.
L’assureur souhaite créer au 1er janvier une holding détenue par les mutuelles. Celle-ci ferait ainsi remonter des fonds propres et aurait une gouvernance plus simple