La Fédération Bancaire Française (FBF) prend acte de la décision du gouvernement d’augmenter immédiatement le plafond du Livret A de 25%. Elle s’interroge sur l’efficacité de cette mesure d’encouragement à l'épargne courte, alors que la collecte nette sur le livret A est en forte augmentation*, que les fonds affectés au logement social ne sont pas encore complètement utilisés et que notre économie souffre d’une faiblesse structurelle de l'épargne longue. Elle rappelle que cette mesure aura un impact négatif sur la capacité des banques françaises à financer l'économie car les fonds provenant de la collecte du Livret A ne sont pas utilisables à cet effet, alors même qu’une nouvelle directive européenne impose aux banques d’avoir des liquidités plus importantes pour continuer à faire du crédit aux particuliers et aux entreprises. Au moment où la prévision de croissance du PIB pour 2012 a été revue à la baisse, il est crucial que l'épargne des Français, qui est d’un montant élevé, soit mieux orientée au service du financement à long terme de l'économie, par une action résolue en faveur de l'épargne longue. Selon les statistiques de la Banque de France publiées hier, la collecte sur les sept premiers mois de 2012 est de 13,29 milliards d’euros, soit un niveau supérieur à celui enregistré sur la même période en 2011 (12,14 milliards). L’année dernière avait été une année record avec 17,38 milliards d’euros de collecte nette.
Le ministre de l'économie Pierre Moscovici devrait faire ce mercredi une communication en Conseil des ministres au sujet du relèvement du plafond du Livret A, dont le président François Hollande a promis le doublement pour financer le logement social, a-t-on indiqué mardi à Bercy.Le plafond du Livret A pourrait ainsi passer de 15.300 à 30.600 euros. Cette réforme, initialement prévue, dans le projet électoral, pour le mois de juillet, avait été reportée. Avant la pause estivale, Pierre Moscovici avait toutefois assuré que la promesse du candidat Hollande serait tenue, tout en précisant qu’elle serait mise en oeuvre au fur et à mesure des besoins. Le ministre avait chargé Pierre Duquesne, ancien conseiller économique de Lionel Jospin à Matignon, de lui formuler des propositions sur la réforme de l’ensemble de l'épargne réglementée. Pierre Duquesne doit remettre son rapport début septembre. Mais Pierre Moscovici devrait néanmoins présenter ce mercredi dans ses grandes lignes son projet sur le Livret A dont le détail serait dévoilé ultérieurement. Selon les statistiques communiquées hier par la Caisse des dépôts, la collecte du Livret A s’est élevée au mois de juillet à 2,12 milliards d’euros. Sur les sept premiers mois de l’année, elle s'élève à 13,29 milliards d’euros. L’encours du Livret A atteint à fin juillet 230,2 milliards d’euros.
L’Association allemande des gestionnaires d’actifs (BVI) est favorable à un renforcement de la réglementation sur le négoce à haute fréquence. Dans un communiqué publié le 21 août, l’association professionnelle estime que les adeptes du négoce à haute fréquence, qui cherchent surtout à faire du volume, devraient être contraints à exécuter au moins un quart des ordres boursiers qu’ils ont passés. En outre, la transaction de haute fréquence devrait pouvoir être caractérisée par un seuil minimum d’environ 1 à 2 secondes par exemple afin de bien marquer l’intérêt du donneur d’ordres pour l’opération qu’il lance.Cela dit, l’association professionnelle juge prématurée l’initiative du gouvernement fédéral pour encadrer le négoce à haute fréquence dans la mesure où la version actualisée de la directive MIF prévoit une réglementation européenne unifiée sur ce dossier. Dans le contexte, le cavalier seul allemand est «complètement superflu», selon l’association.
Dans une interview à la Börsen-Zeitung, Frank Dornseifer, directeur général de l’association allemande BAI de la gestion alternative, estime que si l’Allemagne transpose la directive AIFM telle quelle, de nombreux gestionnaires se poseront la question de savoir s’ils ne feraient pas mieux d’aller s’implanter ailleurs en Europe, par exemple en Irlande ou au Luxembourg, des pays qui ont transposé la directive sous sa forme originale, sans y rajouter des dispositions restrictives comme entend le faire Berlin (gold plating). Cela concerne aussi bien les fonds immobiliers que les hedge funds et le private equity.
Le coresponsable de l’activité fixed income, devises et commodities d’UBS aux Etats-Unis a décidé de quitter l’établissement pour monter un hedge fund, a rapporté hier Bloomberg. Matthew Zola, qui était au côté d’Eric Rosen, assumera seul la direction de l’activité à compter de septembre. Eric Rosen avait travaillé pour le compte de JPMorgan de 1997 à 2010 avant de rejoindre la banque helvétique.
L’assureur italien prévoit de vendre son activité de réassurance vie aux Etats-Unis, ont confié plusieurs sources proches du dossier à Bloomberg. Generali a mandaté Citigroup pour le conseiller sur une cession de Generali USA Life Reassurance. La filiale pourrait valoir de 800 millions à 1 milliard de dollars. Les sources ont précisé que les documents d’information ont été préparés et qu’ils pourraient être envoyés à des acheteurs potentiels dès le mois prochain.
L’association des banques BDB, qui représente les grandes banques allemandes comme Deutsche Bank et Commerzbank, estime que placer la supervision des banques nationales sous l’autorité de la BCE favoriserait une réglementation uniforme dont la mise en œuvre pourrait être rapide. La BDB espère que ses propositions seront prises en compte par la Commission européenne, qui réfléchit actuellement à un projet de supervision bancaire incluant la BCE.
Les compagnies d’assurance privées, spécialisées dans la couverture des récoltes, pourraient essuyer plus de 5 milliards de dollars de pertes si la sécheresse qui touche cette année les Etats-Unis est pire que celle de 1998, estime Standard & Poor’s. On compte notamment parmi ces acteurs Wells Fargo et Ace. «Les assureurs avec des concentrations de primes plus élevées dans les Etats les plus affectés, tels que le Kansas, l’Illinois, le Kentucky, l’Indiana, le Missouri et le Tennessee, subiront une part plus importante des pertes», souligne l’agence de notation.
Le groupe britannique envisage de rapprocher ses entités en Afrique (Barclays Africa) de celles de sa filiale sud-africaine Absa Group, dont il détient 55,5% depuis 2005. Après plusieurs tentatives avortées, il franchit une étape supplémentaire dans sa stratégie continentale. Barclays considère en effet l’Afrique comme un relais de croissance important.
Doug Whitman, le patron du hedge fund Whitman Capital, a été jugé lundi par un jury de neuf personnes coupable de délit d’initiés et de complicité de délit d’initiés, des chefs d’accusation qui risquent de lui valoir chacun 20 ans de prison, rapporte The Wall Street Journal.Le dirigeant de Menlo Park (Californie) n’est pas parvenu à convaincre les jurés que ses transactions étaient fondées réellement sur une recherche légale : il n’a pu réfuter les enregistrements de conversations téléphoniques dans lesquels il parle avec ses «taupes» et envisage d’envoyer des cadeaux à ses sources.La date de la sentence est fixée au 20 décembre.
Supervision des agences, évolution réglementaire internationale et évolution des notations : le huitième rapport annuel de l’AMF sur les agences de notation est l’occasion pour le régulateur de rappeler le nouveau dispositif de supervision en place à l’échelle européenne. Avec l’adoption et l’entrée en vigueur en 2011 d’une révision du règlement Agences de notation du 16 septembre 2009, l’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA) s’est vu conférer un pouvoir exclusif de supervision directe des agences de notation, son premier domaine de compétence en matière d’enregistrement et contrôle. A compter du 1er juillet 2011, l’AMF s’est ainsi progressivement trouvée relevée de sa compétence directe au profit de l’ESMA, un transfert qui s’est achevé avec l’enregistrement des filiales locales des trois principales agences le 31 octobre 2011. Désormais, l’ESMA a le pouvoir exclusif d’enregistrement, de surveillance et de contrôle des agences de notation au sein de l’Union européenne. L’AMF présente à l’occasion de la publication de ce rapport annuel une traduction des deux premiers rapports de l’ESMA, datant de janvier et mars 2012 et consacrés à la mise en oeuvre par les agences de notation du texte européen et à leur surveillance. Le rapport 2011 de l’AMF dresse par ailleurs un tableau des évolutions de la réglementation internationale intervenues durant l’année, la Commission européenne ayant notamment adopté des règlements délégués en février et mars 2012. Il aborde également les enjeux à venir, et en particulier celui de la réduction de la dépendance aux notations. La Commission a fait des propositions en ce sens en novembre 2011, visant notamment à rendre obligatoire l’internalisation des analyses de crédit au sein des établissements financiers et à limiter le recours à la notation par les autorités européennes de supervision elles-mêmes. Enfin, au chapitre des évolutions des notations, le constat est celui d’une nouvelle dégradation de la perception du risque de crédit en France, et plus largement en Europe, en lien direct avec la crise de la dette souveraine en zone euro. A fin juin 2012, 12 des 17 Etats-membres avaient connu au moins une dégradation au cours des douze mois précédents. Les entreprises n’ont pas échappé à cette tendance : en 2011, un tiers des émetteurs ont connu une dégradation d’au moins un cran de leur notation, avec une forte concentration dans le secteur bancaire.
L’Office des changes chinois (State Administration of Foreign Exchange ou SAFE) a attribué en juillet des contingents de Qualified Foreign Institutional Investor (QFII) pour un total de 1,2 milliard de dollars à six sociétés de gestion étrangères, rapporte Z-Ben Advisors. En juin, les contingents distribués avaient porté sur un montant de 1,35 milliard (lire Newsmanagers du 2 juillet). Au total, la Commission des valeurs (CSRC) a octroyé sur les sept premiers mois de l’année 37 nouvelles licences QFII, contre 29 pour l’ensemble de 2011.Deux nouveaux acteurs figurent dans la dernière liste publiée, William Blair & Company et Van Eck Associates se voyant attribuer chacun d’une enveloppe de 100 millions de dollars. Quatre autres gestionnaires bénéficient d’extensions. C’est le cas pour la Hong Kong Monetary Authority (HKMA) avec 700 millions de dollars, ainsi que de Templeton Investment Counsel, Korea Investment Trust Management et Manulife Asset Management (Hong Kong), qui reçoivent chacun des contingents supplémentaires de 100 millions de dollars.D’autre part, la CSRC a encore libéralisé les possibilités d’investissement pour les détenteurs de licences QFII. Ces derniers pourront désormais investir en obligations de PME chinoises faisant l’objet de placements privés. Ils seront aussi autorisés à investir sur les marchés obligataires interbancaires ainsi que sur le marché local des futures sur indices ; de plus, leur plafond de participation dans les sociétés cotées passe à 30 % contre 20 % antérieurement.
Les principaux fournisseurs d’ETP investis dans les matières premières agricoles, et notamment ETF Securities et iShares, n’ont nulle intention de retirer ces instruments du marché malgré les craintes selon lesquelles la flambée des prix du maïs, du blé et du soja va conduire à une répétition de la crise alimentaire mondiale connue en 2007-2008, rapporte le Financial Times Fund Management.Face à la montée des prix, certaines banques européennes, comme Volksbanken et Commerzbank, ont tout de même cherché à réduire leur implication dans le secteur.
Avec l’adoption et l’entrée en vigueur en 2011 d’une révision du règlement Agences de notation du 16 septembre 2009, l’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA) s’est vu conférer un pouvoir exclusif de supervision directe des agences de notation, son premier domaine de compétence en matière d’enregistrement et contrôle. A compter du 1er juillet 2011, l’AMF s’est ainsi progressivement trouvée relevée de sa compétence directe au profit de l’ESMA, un transfert qui s’est achevé avec l’enregistrement des filiales locales des trois principales agences le 31 octobre 2011. Désormais, l’ESMA a le pouvoir exclusif d’enregistrement, de surveillance et de contrôle des agences de notation au sein de l’Union européenne. L’AMF publie son huitième rapport annuel sur les agences de notation et présente à cette occasion une traduction des deux premiers rapports de l’ESMA, datant de janvier et mars 2012 et consacrés à la mise en oeuvre par les agences de notation du texte européen et à leur surveillance. Le rapport 2011 de l’AMF dresse par ailleurs un tableau des évolutions de la réglementation internationale intervenues durant l’année, la Commission européenne ayant notamment adopté des règlements délégués en février et mars 2012. Il aborde également les enjeux à venir, et en particulier celui de la réduction de la dépendance aux notations. La Commission a fait des propositions en ce sens en novembre 2011, visant notamment à rendre obligatoire l’internalisation des analyses de crédit au sein des établissements financiers et à limiter le recours à la notation par les autorités européennes de supervision elles-mêmes. Enfin, au chapitre des évolutions des notations, le constat est celui d’une nouvelle dégradation de la perception du risque de crédit en France, et plus largement en Europe, en lien direct avec la crise de la dette souveraine en zone euro. A fin juin 2012, 12 des 17 Etats-membres avaient connu au moins une dégradation au cours des douze mois précédents. Les entreprises n’ont pas échappé à cette tendance : en 2011, un tiers des émetteurs ont connu une dégradation d’au moins un cran de leur notation, avec une forte concentration dans le secteur bancaire. Pour télécharger le rapport de l’AMF sur les agences de notation : cliquez ici
A fin juillet 2012, le volume total des fonds de placement recensés dans la statistique de Swiss Fund Data SA et Lipper représentait 697,1 milliards de CHF. Le mois précédent, la valeur comparative se situait encore à 676,7 milliards de CHF. Des quelque 697 milliards de CHF, 273,5 sont revenus aux fonds pour investisseurs institutionnels. Une nouveauté a été enregistrée dans la statistique: La catégorie Autres fonds est désormais subdivisée en Matières premières, Placements alternatifs et Autres fonds. Ce faisant, la statistique sur le marché des fonds gagne encore en clarté. «Outre la bonne performance réalisée sur les marchés des actions, les influences de taux de change, à savoir un franc suisse fortement affaibli par rapport aux autres monnaies, ont joué un rôle important dans la hausse sensible de la fortune des fonds figurant en francs suisses dans la statistique. Concernant l'évolution dans les fonds stratégiques de placement et Autres fonds, il semble que les investisseurs passent eux-mêmes de manière accrue à l’allocation d’actifs et souhaitent moins s’aligner sur les modèles de risque prescrits par les banques. Les investisseurs préfèrent manifestement les fonds proposant des modèles d’allocation d’actifs plus flexibles aux fonds stratégiques ordinaires avec des quotes-parts rigides d’actions», a déclaré en substance Matthäus Den Otter, directeur de la Swiss Funds Association SFA. Les entrées nettes de fonds ont représenté 2,4 milliards de CHF en juillet 2012. Le plus d’argent frais a été drainé par les fonds obligataires (+ 2,0 milliards de CHF). 0,5 milliard de CHF à peine a été investi en Bond USD High Yield (volume d’ensemble: 6.8 milliards de CHF). Par manque d’alternative, il est investi actuellement sur le plan mondial dans des emprunts de sociétés américaines présentant une mauvaise solvabilité. Des désinvestissements ont en revanche été opérés dans les placements alternatifs et les fonds stratégiques de placement. Dans ces deux catégories, les fortunes ont fléchi continuellement ces trois à cinq dernières années. De nombreux investisseurs, dépités, également dans le domaine public, retirent leur argent, les fonds ne réalisant pas les rendements attendus. Sont affectés le plus par cette tendance les fonds stratégiques de placement avec une quote-part d’actions fixe, là où les marchés des actions en baisse conduisent à de sensibles pertes. Pour télécharger le communiqué de presse : cliquez ici
JPMorgan Chase a choisi Lee Raymond, ex-directeur général d’Exxon Mobil, pour mener une enquête interne sur les pertes d’un portefeuille de dérivés de crédit géré par sa division londonienne Chief Investment Office (CIO). Le conseil d’administration de la banque a également nommé William Weldon, président de Johnson & Johnson, et le promoteur Laban Jackson à la commission d’enquête chargée du dossier. Âgé de 73 ans, Lee Raymond a présidé et dirigé Exxon Mobil de 1993 à 2005 et il est déjà membre indépendant du conseil d’administration de JPMorgan. Les nominations ont été prononcées en mai, mais le Wall Street Journal s’en est fait l’écho hier. La commission sera chargée de vérifier les conclusions précédemment tirées par la direction et auditionnera le personnel si nécessaire. Son rapport ne devrait pas être connu avant la fin de l’automne ou le début de l’hiver, a précisé le quotidien financier de sources proches du dossier.
Le codirecteur général de Deutsche Bank a rejoint le conseil d’administration de l’Institute of International Finance (IIF), un lobby qui représente plus de 450 sociétés financières. Josef Ackermann, ex-DG de la banque allemande, était également le président de l’IIF jusqu’en juin. Il a cédé à cette date sa fonction au président de HSBC Douglas Flint.
La Société Générale a mandaté Rothschild pour vendre Pema, sa filiale de leasing en Allemagne. Les futures contraintes réglementaires de Bâle 3 limitent l’intérêt de cette activité pour les banques. Les acteurs du private equity font office de candidats de choix.
La Securities and Exchange Commission a retardé l’entrée en vigueur des règles qui permettraient aux hedge funds de solliciter les investisseurs plus largement, rapporte The Wall Street Journal. Il s’agit d’une victoire pour ceux qui estiment que des changements trop rapides aux règles de sollicitation pourraient accroître la fraude. La présidente de la SEC, Mary Shapiro, avait prévu de mettre en œuvre les règles ce mercredi. Mais elle a déclaré jeudi dernier qu’elle compte écouter les commentaires sur ces nouvelles règles avant de les finaliser.
Le Comité de Bâle a lancé le 17 août une consultation sur la gestion des risques associés au règlement des transactions de change.Les propositions du Comité de Bâle actualisent des recommandations publiées en 2000 qui n’avaient pas été revues alors que le marché des devises a connu une croissance sans précédent.La consultation est ouverte jusqu’au 12 octobre.