Le service Economie-Recherche de l’AFG publie le 3ème numéro de sa collection les cahiers de la gestion intitulé « Contribution des gestions au financement de l'économie française - L’investissement en titres de créances». Au moins trois résultats de ce cahier font ressortir la contribution essentielle des gestions au financement de l'économie réelle : Elles détiennent une part importante des titres émis en France par les différents agents économiques : 45% des certificats de dépôts ; 36% des billets de trésorerie ; 25% des obligations corporate ; 22% des obligations de l’Etat français... Du fait d’un fort double biais domestique, elles constituent un facteur de stabilité pour nos économies. Plus de 40% des titres de taux dans leurs portefeuilles sont émis en France (85% dans la zone euro). Les entreprises non financières occupent une place importante dans le portefeuille investi en obligations françaises : en dix ans leur part est passée de 15% à 33%. A ce titre, les gestions constituent un puissant vecteur d'élargissement progressif du marché obligataire aux ETI/PME. Ces résultats complètent ceux du cahier n°1 de la gestion, qui soulignait l’apport des gestions aux capitaux propres des entreprises cotées françaises, dont elles détiennent près de 20% du flottant pour le CAC 40 et de 25% pour le CAC Small 90. Un quart des actions détenues par les français est logé dans les OPCVM. L’existence d’une industrie nationale de la gestion puissante et dynamique est un élément stratégique de souveraineté pour notre pays. Elle permet que les placements de ses clients, les investisseurs finaux français, européens et internationaux, se dirigent vers le financement de l'économie française et de la zone euro. Ces flux importants, renforcés par des «biais domestiques » significatifs, sont d’autant plus utiles que de nouvelles réglementations (Bâle III en particulier) et les effets de la crise pèsent sur l’offre de crédit et diminuent l’appétit des investisseurs internationaux pour les émetteurs de la zone euro.