La Commission des sanctions a publié sur son site jeudi 21 février sa décision d’infliger une sanction pécuniaire d’un montant de 25 000 euros à Benoît Muller, administrateur et membre du comité d’audit de la société Anovo au moment des faits. Cette dernière qui intervenait dans la gestion durable de produits technologiques et dont le titre était coté à la bourse de Paris, sur le compartiment C d’Euronext a connu des difficultés financières en 2011, ayant conduit le 19 juillet 2011, à la suspension de la cotation du titre, puis à l’annonce le 29 juillet 2011, à la publication d’un communiqué de presse annonçant que la direction générale du groupe avait déclaré« la cessation des paiements et qu’une procédure de redressement judiciaire avait été ouverte. Le 6 décembre 2011, le tribunal de commerce a prononcé la liquidation judiciaire de la société Anovo. Or, entre le 13 et le 17 juin 2011, Benoît Muller a cédé 32 604 titres Anovo pour un montant total de 123 739 euros. En substance, il est reproché à Benoît Muller d’avoir, à l’occasion de la cession de ses titres Anovo entre le 13 et le 17 juin 2011, utilisé une information privilégiée, ce qui constitue un manquement d’initié.
Le Livre vert sur l’investissement à long terme devrait être publié dans quelques semaines, a indiqué le 21 février le commissaire européen chargé du marché intérieur et des services, Michel Barnier, à l’occasion d’une table ronde FESE-CFA Institute «Financer l’investissement de long terme dans l'économie européenne».Une consultation publique sera lancé à cette occasion avec l’objectif de «susciter le débat le plus large et le plus approfondi possible sur les meilleures manières de lever les barrières à l’investissement à long terme, et traduire les bonnes idées en propositions politiques concrètes»., a souligné Michel Barnier qui, sans dévoiler le continu du Livre vert, a présenté quatre champs de réflexion qui pourraient être «utilement être ouverts».Tout d’abord, il convient d'évaluer la capacité des institutions financières à canaliser l'épargne vers des projets d’investissement à long terme. En ce qui concerne les banques, «nous devons continuer à calibrer minitieusement nos règles prudentielles pour éviter toute répercussion négative sur le financement de long terme», a insisté Michel Barnier. Le commissaire européen a également évoqué le rôle que peuvent jouer dans cette perspective d’autres institutions financières qui s’inscrivent également dans une perspective de long terme, compagnies d’assurances, réassureurs et fonds de pension. Deuxième champ de réflexion, l’efficacité des marchés financiers et l’intermédiation de l’investissement. Au-delà de l’impact de la révision de la directive MIF sur l’investissement de long terme, Michel Barnier a évoqué les réflexions sur les moyens de développer eu Europe les marchés obligataires et donner un nouveau souffle au marché de la titrisation, ce qui nécessite en particulier «de mettre en place les incitations nécessaires à l’investissement sur longue période, d’adopter des «benchmarks» appropriés et de s’assurer que les notations de crédit ne se limitent pas à un horizon annuel».Troisième champ de réflexion, l’accès des PME au financement. Au-delà de la proposition de cadre européen pour les fonds de capital-risque, qui devrait être officialisée en mars, Michel Barnier a suggéré d’autres sujets de réflExion, entre autres l’opportunité de créer un régime comptable spécifique pour les PME cotées afin d’améliorer l’accès au financement, y compris sur le long terme.Dernier axe de réflexion, le rôle des politiques publiques, par exemple la question des incitations fiscales à l’investissement de long terme, qui touchent notamment à l’imposition des sociétés et de l'épargne…
L’Autorité européenne des banques (EBA) a publié deux documents consultatifs dont l’objet est de préciser le calcul du ratio de liquidité à 30 jours que le Comité de Bâle entend voir appliquer au secteur en 2019, rapporte L’Agefi. Les propositions de l’EBA seront ensuite soumises à la Commission européenne pour que celle-ci les intègre, via un acte délégué, à la directive et aux règlements CRD 4 qui transposent les normes de Bâle 3 en Europe.Le premier document porte sur la définition des actifs liquides qui doivent servir de coussin de sécurité aux banques en cas de crise. L’autre consultation porte sur les hypothèses de fuite des dépôts des particuliers sur une période de 30 jours en cas de crise bancaire.
L’action Banca Monte dei Paschi di Siena était en hausse de plus de 3% vendredi matin, à la Bourse de Milan, au lendemain du feu vert donné par la Cour des comptes à une aide publique à la troisième banque italienne. La Cour des comptes a estimé que rien ne s’opposait au projet de l’Etat de prêter 3,9 milliards d’euros à Monte dei Paschi, au coeur d’un scandale lié à des produits dérivés qui devrait lui valoir une perte de 730 millions d’euros.
CNP Assurances a publié des comptes 2012, avec un chiffre d’affaires en net repli en France et en Italie. La compagnie d’assurance, détenue à 40% par la Caisse des dépôts (CDC), indique avoir dégagé l’an dernier un chiffre d’affaires en repli de près de 12% à 26,5 milliards d’euros. Ses revenus ont reculé de 7,5% en Espagne, de 10% en France et de 33% en Italie. Au Brésil, où le groupe est présent à travers sa filiale Caixa Seguros, son chiffre d’affaires progresse néanmoins de 4,1%. Au final, le résultat net du groupe est ressorti l’an dernier en hausse de 9% à 951 millions d’euros en 2012, dopé par des plus-values sur son portefeuille immobilier et d’actions.
Les banques de la zone euro rembourseront la semaine prochaine à la Banque centrale européenne (BCE) 61,1 milliards d’euros de prêts à trois ans consentis dans le cadre de la deuxième «opération de refinancement à plus long terme» (LTRO), réalisée en février 2012. La BCE a précisé que 356 banques avaient saisi la première opportunité qui leur était offerte de réaliser un remboursement anticipé, le 27 février. Les analystes avaient anticipé un total de quelque 130 milliards d’euros, selon un consensus Reuters.
American International Group a fait état hier soir d’un résultat d’exploitation de 290 millions de dollars, soit 20 cents par action, au quatrième trimestre. Le consensus tablait pourtant sur une perte d’exploitation de 8 cent par titre. L’assureur américain a en revanche encaissé une perte nette de quelque 4 milliards de dollars, après un bénéfice de 21,5 milliards de dollars un an plus tôt. Cette perte est à mettre sur le compte de la cession de la filiale de crédit-bail aéronautique ILFC et des pertes induites par l’ouragan Sandy, de 1,3 milliard. Le résultat de ses activités d’assurance vie et de retraite progresse néanmoins de 20% à 1,09 milliard. Sur 2012, le résultat chute à 3,4 milliards de dollars, après 20,6 milliards en 2011. Le cours de l’action gagnait 4% à 38,78 dollars dans les échanges après Bourse. Le titre a enregistré une hausse de 36% sur les douze derniers mois.
Le tribunal administratif de Rome a rendu une décision positive sur le projet de l’Etat de prêter 3,9 milliards d’euros à Banca Monte dei Paschi di Siena, selon Reuters. La cour a débouté l’association de consommateurs Codacons qui voulait bloquer ce prêt. Le tribunal rendrait sa décision publique aujourd’hui. Suivant le plan de renflouement, MontePaschi doit émettre d’ici mars pour 3,9 milliards d’euros d’obligations destinées au Trésor.
Le courtier en matières premières a obtenu le statut de swap dealer auprès de la National Futures Association (NFA), le régulateur américain des produits dérivés. Il devient le premier acteur non financier d’envergure à franchir cette étape. Jusqu’à présent, seules des banques s’étaient manifestées depuis que l’enregistrement est devenu obligatoire en début d’année.
L’assureur affiche un résultat net 2012 de 4,15 milliards d’euros, en recul de 4%, mais son résultat opérationnel a progressé de 9%. Ses activités d’assurance vie et de gestion d’actifs sont redevenues profitables aux Etats-Unis, où AllianceBernstein a renoué avec la collecte fin 2012.
Le quotidien met en lumière une perte nette attendue de quelque 19 milliards d’euros pour la banque espagnole au titre de l’exercice 2012. Bankia doit publier ses résultats mardi prochain. Une perte d’un tel montant serait la plus importante jamais dévoilée par une entreprise dans le pays, sous le coup de provisions de 12 milliards concédées au quatrième trimestre.
L’association espagnole Inverco des sociétés de gestion a remis au ministère des Finances une note expliquant dans le détail les effets néfastes pour les fonds de placement collectif et les fonds de pension d’une application de la taxe sur les transactions financières (TTF), rapporte Funds People. Elle demande donc que ces véhicules soient exonérés de la TTF, notamment au motif que ce prélèvement se répercuterait sur la rentabilité de ces produits et introduirait une distorsion de concurrence par rapport à d’autres supports exonérés, comme les dépôts ou les assurances.
Après la pause enregistrée en 2010, le volume global d’activité des médiateurs a repris, à un rythme certes plus modéré que précédemment, sa progression (+ 3 %) pour atteindre un nouveau pic historique de 34739 saisines (contre 33703 en 2010), selon le neuvième bilan de la médiation publié par le Comité de la médiation bancaire de la Banque de France. Ce rebond reflète un environnement économique relativement tendu, et traduit l’appropriation croissante de la procédure par le public.Ainsi les médiateurs ont-ils assuré, soit directement, soit en intervenant auprès des services bancaires compétents, le traitement de 3 réclamations sur 4 transmises par la clientèle. Simultanément, la compétence générale dont disposent désormais les médiateurs, conjuguée à l’expérience acquise en la matière, leur a permis d’améliorer encore la prise en charge de certaines catégories de litiges portant sur des domaines (gestion des opérations de crédit, produits d’épargne et d’assurance …) récemment inclus dans leur périmètre d’action. Enfin, pour la première fois depuis l’instauration de la procédure, plus de la moitié de ces médiations ont abouti à la satisfaction, au moins partielle, des demandes formulées par la clientèle, un tiers d’entre elles leur ayant été totalement favorables.
L’agence d'évaluation financière Standard & Poor’s a publié le 20 février une actualisation des ratios de fonds propres ajustés du risque des 100 plus grandes banques du monde.L'étude intitulée «Top 100 Rated Banks: S&P Capital Ratios And Rating Implications,» constate dans l’ensemble une légère amélioration des bilans des grandes banques au cours de l’année écoulée. Les banques ont renforcé leurs bilans en augmentant la part des bénéfices non distribués, en rachetant des capitaux hybrides, en levant des capitaux ou encore en réduisant leur périmètre. Toutefois, observe Stefan Best, analyste crédit chez Standard & Poor’s, la vigueur du bilan reste un élément de notation négatif pour près de la moitié des 100 banques.L'étude relève également de fortes disparités régionales, avec des moyennes plus élevées en Australie, au Japon, aux Etats-Unis, au Canada et dans les pays nordiques, et des ratios plus faibles pour une partie des banques d’Europe occidentale et de Chine.
Selon un sondage effectué par Investec Wealth & Investment, 47 % des IFA (CGPI britanniques) utilisent déjà les services de gérants de fonds discrétionnaires, et ils sont 10 % supplémentaires à envisager l’externalisation de leurs portefeuilles auprès de cette catégorie de gestionnaire, maintenant que le règlement RDR est entré en vigueur, rapporte Fundweb.De même 20 % environ des CGPI interrogés sont d’avis que le RDR va les inciter à augmenter le nombre de portefeuilles de clients dont ils vont déléguer la gestion à des gérants discrétionnaires.En outre, si actuellement 11 % des CGPI sous-traitent les investissements de leur clientèle à des plates-formes, 34 % ont l’intention de placer un nombre plus important de portefeuilles sur des plates-formes, également à cause de l’entrée en vigueur du RDR.
Groupama a réalisé une perte nette de 589 millions d’euros l’an dernier, selon un communiqué publié jeudi midi, après les 1,76 millard perdus en 2011. Un résultat lié au profond nettoyage de bilan mené en 2012 pour restaurer la solvabilité du groupe. L’assureur mutualiste, qui a multiplié les cessions d’actifs, a enregistré des moins-values de 334 millions d’euros, et a par ailleurs déprécié de 298 millions ses écarts d’acquisition en Europe centrale. Cette politique, ajoutée au redressement des marchés, à la baisse de l’exposition actions (ramenée de 12,8% à 10,1% avant couverture), et à des plus-values immobilières, a permis à Groupama de renforcer sa structure financière. La marge de solvabilité, qui était tombée à 107% fin 2011, grimpe à 179% fin 2012, bien au-delà de l’objectif de 120% que l’assureur s'était fixé.
Allianz prévoit pour 2013 un bénéfice d’exploitation de 9,2 milliards d’euros plus ou moins 500 millions, contre 9,5 milliards l’an dernier. Le résultat 2012 a été soutenu par une croissance à deux chiffres dans les activités d’assurance et par la progression d’un tiers du bénéfice d’exploitation de la branche de gestion d’actifs qui a vu son afflux net de capitaux atteindre 114 milliards d’euros en 2012 contre 38 milliards en 2011. Allianz précise qu’il proposera un dividende stable au titre de 2012 à 4,50 euros, même si son bénéfice net annuel attribuable aux actionnaires a plus que doublé, à 5,2 milliards d’euros.
Le groupe Dexia, en cours de démantèlement après sa quasi-nationalisation par les Etats français et belge, a publié jeudi une deuxième lourde perte annuelle consécutive, conséquence de cessions d’actifs décotés, de dépréciations et de la hausse de ses coûts de financement.Le groupe, dont le capital est détenu à 96% par la France et la Belgique et qui a cessé toute activité de prêt, affiche au titre de 2012 une perte nette de 2,9 milliards d’euros après une perte de 11,6 milliards l’année précédente.
Axa a profité l’an dernier du dynamisme des marchés émergents, principalement en Asie, pour renouer avec des revenus en hausse. Le numéro deux de l’assurance en Europe, a relevé ses objectifs d'économies de coûts à l’horizon de 2015, à 1,7 milliard d’euros contre 1,5 milliard précédemment. Si les revenus du groupe affichent des hausses à deux chiffres à données publiées dans l’assurance vie et l'épargne en Asie et aux Etats-Unis, ils stagnent en France (+1%) ou reculent dans des pays comme l’Allemagne (-5%) et en Europe centrale et de l’Est (-8%). Au final, le bénéfice net ressort en repli de 4% à 4,15 milliards d’euros en 2012.
Foncière des Régions dit jeudi viser un résultat net récurrent stable pour cette année, la foncière envisageant 2013 avec confiance. Le groupe avait dit l’an dernier viser un ratio d’endettement ramené à 45% à fin 2012, un résultat net récurrent en légère progression, une croissance des loyers 2012 à périmètre constant supérieur à 2% et un dividende stable. Les loyers du groupe ont progressé l’an dernier de 2,1% à périmètre constant à 502 millions d’euros, soutenue par son activité de Bureaux en progression de 3% en données comparables, quand son résultat net récurrent ressort en hausse de 1,3%, à 292 millions d’euros.
La Commission européenne a accordé son feu vert à l’octroi par la France d’une garantie de 18 milliards d’euros au Crédit immobilier de France (CIF). «La Commission reconnaît que la garantie temporaire accordée au CIF est nécessaire pour éviter tout effet de contagion au système bancaire français», dit l’autorité européenne de régulation de la concurrence dans un communiqué. Paris a désormais six mois pour présenter un plan de restructuration ou de résolution ordonnée.
Dexia a indiqué ce jeudi matin avoir accusé une deuxième perte annuelle consécutive imputable à des pertes subies sur des cessions et à une hausse de ses coûts de financement.
Selon des sources bancaires et syndicales mentionnées par Reuters, Caixabank prépare un nombre significatif de suppressions de postes. Caixabank comptait 32.625 salariés à la fin de 2012, contre près de 27.000 un an plus tôt. Le réseau d’agences de la banque a augmenté de 1.000 unités en très peu de temps.