La banque néerlandaise serait en passe de recevoir pas moins de cinq nouvelles offres de rachat pour ses activités sud-coréennes, mais seulement dans le cas où elle serait en mesure de revoir ses prétentions à la baisse. Au mois de décembre, KB Financial Group, le seul acheteur sur les rangs avait rejeté le montant de 2,1 milliards de dollars réclamé par ING. Un montant pourtant déjà baissé.
Le Comité de Bâle a fait de la mise en œuvre d’un ratio de levier sa priorité pour 2013, à l’heure où le calcul des actifs pondérés des banques fait débat.
Solvency II est un projet européen visant à améliorer la surveillance des assureurs par les régulateurs nationaux. Les directives Solvabilité II et Omnibus 2 sont en cours de standardisation par la Commission Européenne et EIOPA et doivent entrer en vigueur d'ici à 2017. De nombreux acteurs européens réfléchissent sur la transcription de ces directives et leur application pratique.
Commerzbank a mandaté UBS et Deutsche Bank pour préparer une augmentation de capital qui pourrait atteindre 10%, rapporte mercredi Manager Magazin, citant des sources financières. Une telle opération pourrait permettre à la deuxième banque allemande de lever 700 à 800 millions d’euros, ajoute l’article. Commerzbank s’est refusé à tout commentaire. Son action cédait un peu plus de 3% peu avant la clôture à la Bourse de Francfort après la publication de l’article.
La structure de défaisance créée pour assainir le système bancaire espagnol après la crise immobilière veut céder 1,5 milliard d’euros d’actifs à risque cette année, a déclaré mardi le ministre de l’Economie, Luis de Guindos. La Sareb détient 200.000 actifs immobiliers d’une valeur totale de 50,5 milliards d’euros, qu’elle a repris avec une décote aux banques nationalisées et à celles ayant bénéficié d’un plan de sauvetage de l’Etat espagnol. Le ministre de l’Economie a annoncé que le plan de gestion de la Sareb devait être révisé parce qu’elle n’avait eu connaissance que récemment du détail de ses actifs.
Le réassureur Munich Re a annoncé viser un bénéfice net de près de trois milliards d’euros cette année, après une année 2012 marquée par une sinistralité inhabituellement faible. L’objectif pour 2013 est supérieur au consensus des analystes qui était de 2,8 milliards selon Thomson Reuters, et le groupe allemand a dit attendre une nouvelle progression en 2014. L’activité de réassurance a compté pour plus de trois milliards d’euros du bénéfice 2012, contre 247 millions pour l’assurance primaire. L’assurance-santé a accusé une perte de 92 millions et Munich Re n’exclut pas un autre résultat négatif cettte année, cette division ayant notamment des difficultés aux Etats-Unis.
Le cours de Banca Intermobiliare est reservé à la hausse mardi à la Bourse de Milan en réaction à une information du quotidien Il Sole 24 Ore selon laquelle UBS est en négociation pour acquérir la banque italienne. La banque n'était pas immédiatement disponible pour réagir. Banca Intermobiliare a reporté la publication de ses résultats annuels pour 2012 afin d'évaluer l’impact de l’augmentation de ses provisions sur ses prêts à risques, après un audit de la Banque d’Italie.
La Bundesbank a annoncé mardi avoir dégagé un bénéfice peu changé en 2012, moitié moins que ce qu’escomptait le gouvernement allemand, la banque centrale ayant mis davantage de côté pour se protéger de la crise de la dette dans la zone euro. La Buba ne cache pas son désaccord avec les mesures prises par la Banque centrale européenne pour aider le secteur bancaire, par exemple en acceptant des actifs faiblement notés en contrepartie de liquidités, ce qui l’expose à des pertes potentiellement plus importantes en cas de défaut d’une banque. Dans cette optique, la Bundesbank a accru ses réserves pour risques de 6,7 milliards d’euros à 14,4 milliards, si bien que ses bénéfices transférés au gouvernement se sont montés à 664 millions d’euros contre 643 millions en 2011.
L’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV) a publié le 11 mars les commentaires à sa consultation sur les indices financiers lancée le 11 janvier dernier et suscitée notamment par le scandale du Libor. Plus d’une cinquantaine de réponses ont été reçues par l’organisation internationale qui compte présenter ses recommandations finales dans les prochains mois.
L’Agefi rapporte que John Paulson, l’investisseur américain, dont la fortune est estimée par le magazine Forbes à 11,2 milliards de dollars, a envisagé de renoncer sa nationalité américaine à la faveur d’un exil vers Porto Rico pour échapper à la loi fiscale des Etats-Unis, selon des sources concordantes.
Mary Jo White qui prend la relève de Mary Schapiro à la tête de la Securities Exchange Commission a, hier, devant la Commission bancaire du Sénat, donné des gages d’intransigeance, rapporte L’Agefi. Elle entend s’attaquer de manière agressive aux fautifs et prévenir les pratiques malhonnêtes et illégales a-t-elle expliqué. Tout en se gardant de rentrer dans les détails, Mary Jo White a indiqué aux sénateurs que sa feuille de route contiendrait en bonne place les enjeux liés à la structure de marché (trading haute fréquence, algorithmes, dark pools). Elle a également pointé du doigt l’importance d’une étude attentive de l’impact économique de toute nouvelle régulation, et cela, «dès le commencement».
Les sénateurs vont étudier ce soir en commission le projet de réforme bancaire, rapporte L’Agefi. Parmi les premiers amendements déposés hier, figurent certains visant à clarifier ou élargir les pouvoirs des régulateurs, notamment ceux de l’Autorité des marchés financiers (AMF). Elle serait notamment autorisée à suspendre les souscriptions-rachats des organismes de placements collectifs (Sicav, FCP, etc) pour éviter qu’en cas de baisse brutale de la valeur ou de perte de liquidité des fonds, certains épargnants restent bloqués.Le règlement de l’AMF pourrait aussi prévoir que les opérateurs de marché aient des mécanismes destinés à traiter des volumes élevés d’ordres, une structure tarifaire qui décourage l’annulation des ordres, ainsi que des coupe-circuits. D’autres amendements souhaitent encadrer plus largement le trading à haute fréquence, indique le quotidien.
Oppenheimer & Co, filiale d’Oppenheimer Holdings et qui n’est pas liée à Oppenheimer Funds, accepte de payer 2,8 millions de dollars pour obtenir l’arrêt des poursuites entamées par la SEC sur une affaire de gonflement frauduleux de la valorisation d’un fonds de private equity en 2009. La société va également payer plus de 130.000 dollars au régulateur du Massachusetts, qui avait aussit intenté une action.
La Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF) a lancé une alerte le 11 mars relative au site Internet http://bbhretail.com/ qui mentionne de manière frauduleuse et trompeuse le nom, l’adresse et le numéro de référence de la FSA de l’établissement de crédit de droit luxembourgeois Brown Brothers Harriman (Luxembourg) S.C.A.. «La CSSF souhaite préciser que l’établissement de crédit de droit luxembourgeois Brown Brothers Harriman (Luxembourg) S.C.A., dûment autorisé au Luxembourg conformément à la loi du 5 avril 1993 relative au secteur financier et soumis à la surveillance de la CSSF, n’a aucun rapport avec le site Internet visé dans cet avertissement».
La Commission européenne défend dans les colonnes des Echos ses propositions sur la mise en place d’une taxe sur les transactions financières (TTF) dont le principe a été accepté par 11 pays européens, entre autres la France et l’Allemagne. La Commission estime par exemple que son texte prévoit déjà de contrer l'éventualité d’un exode massif évoqué par les professionnels. Notamment par le principe de résidence de la société de gestion ou de l'établissement financier impliqué par cette transaction. « Si une banque suisse achète des actions d’une entreprise d’un pays, même s’il est non participant auprès d’une banque française, la taxe est due par la banque française mais aussi par la banque suisse. Cela rend peu intéressant la délocalisation », explique Rolf Diemer, chef d’unité à la Commission européenne. Ensuite par le principe d'émission qui a été ajouté par rapport à la première version du projet de taxe il y a un an. Ainsi seront taxées toutes les opérations qui concernent un émetteur dont le siège social est dans un des 11 pays. Par exemple, si une banque chinoise achète des actions Total à une banque japonaise, chacune devra payer une taxe de 0,1 % sur la transaction. « Ces banques ne renonceront pas à négocier avec les entreprises européennes, sinon c’est se priver des grands leaders mondiaux », estime la Commission qui ajoute que des articles « anti-abus » ont été introduits.
La députée au Parlement européen Sharon Bowles a déposé un amendement à la directive Prips sur la distribution des produits d’investissement de détail qui propose la création d’une calculette en ligne afin de permettre aux investisseurs de connaître la valeur de leurs fonds après frais et commissions, rapporte Money Marketing.Présidente de la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen, Sharon Bowles a pris l’initiative de cet amendement après avoir été approchée par le groupe de pression True and Fair Campaign qui milite pour la transparence des frais et commissions des fonds.Une calculette de ce type existe déjà aux Etats-Unis et il est envisagé de la mettre à disposition sur le site internet de l’Association européenne des marchés financiers (AEMF ou Esma).
La réforme bancaire engagée au Royaume-Uni doit être encore durcie et permettre si besoin une séparation totale entre activités de détail et d’investissement de toutes les banques du pays, a insisté le 11 mars la commission parlementaire mise en place après le scandale du Libor. «Il reste beaucoup de travail à faire pour améliorer la loi de réforme, débattue ce lundi à la Chambre des communes», a estimé Andrew Tyrie, le président conservateur de cette commission mise en place cet été. Le ministre des Finances George Osborne a déjà accepté certaines propositions de la commission, comme de donner au régulateur le pouvoir de décider d’une séparation totale - et pas d’un simple cloisonnement - des activités au cas où une banque ne joue pas le jeu. Mais il faut aller encore plus loin et permettre éventuellement «une séparation complète et à travers tout le secteur» bancaire, et pas seulement pour un établissement au cas par cas, a fait valoir Andrew Tyrie
L’avis du Securities and Markets Stakeholder Group (SMSG) de l’ESMA en date du 26 février laisse non seulement penser qu’en matière d’indices les approches de gouvernance réglementaires et de transparence seraient interchangeables mais encore que l’approche de gouvernance serait la voie royale tandis que la transparence serait une solution de secours, constate l’Edhec Risk Institute. Cet organisme tient à souligner en tant qu'établissement universitaire que cette position du SMSG est en totale contradiction avec le résultat de recherche montrant clairement que l’efficience et l’intégrité d’un marché sont directement proportionnelles à la quantité et à la qualité de l’information disponible et non à la bonne volonté dont peuvent faire preuve les intervenants sur ce marché. De plus, l’avis du SMSG va clairement à l’encontre de l’engagement de l’ESMA en faveur de la transparence dans ses directives récentes sur les ETF et d’autres questions liées aux fonds coordonnés. Par ailleurs, l’Edhec souligne que les nouveaux indices dits de smart beta recouvrent des expositions à d’autres facteurs de risques que les indicateurs capi-pondérés et se fondent sur des méthodologies qui comportent d'évidence des risques d’estimation des modèles et des paramètres. Il est donc essentiel que les investisseurs puissent effectuer facilement une analyse du risque et disposer d’informations non biaisées sur la qualité des historiques de performances et la robustesse de la performance affichée par les fournisseurs d’indices. Cela ne devrait pas être interprété comme un déni du droit de protection de la propriété intellectuelle de ces fournisseurs d’indices, d’autant qu’il existe toute une série d’instruments juridiques et contractuels pour protéger ces agents contre une utilisation non autorisée de leur méthodologie ou de leurs données, conclut l’Edhec.
Les sociétés de gestion basées au Royaume-Uni se délesteraient de 1 milliard de livres de frais par an en les regroupant dans des commissions opaques destinées aux clients, a analysé le Financial Times Fund Management. Ces chiffres comprendraient les paiements pour l’accès aux entreprises, ainsi que la recherche octroyée par les tiers.Les fonds d’actions britanniques passifs, qui ne paient pas la recherche ni l’accès aux entreprises, versent en général des commissions égales à 2,1 points de base des titres qu’ils achètent et vendent, illustre le FTfm citant les chiffres de SCM Private. Dans le même temps, les principaux gestionnaires actifs d’actions britanniques ont payé un taux de commissions de 10,4 points de base en moyenne, ce qui laisse penser que 8,3 points de base sont allés à la recherche et à d’autres coûts.
La banque israélienne Leumi pourrait être le prochain établissement dans le viseur de la justice américaine dans l’enquête sur les avoirs non déclarés des clients américains en Suisse, selon le SonntagsZeitung.Après la condamnation lundi dernier de la banque suisse Wegelin & Co, les experts se demandent en effet quelle pourrait être la prochaine cible de la justice américaine, fait valoir l’hebdomadaire suisse alémanique. «De plus en plus de signes laissent supposer qu’il pourrait s’agir de Leumi», indique le SonntagsZeitung.La justice américaine mène une vaste enquête sur une dizaine d'établissements bancaires basés en Suisse et soupçonnés d’avoir aidé leurs clients à échapper à l’impôt par le biais de comptes à l'étranger. La banque Leumi, la plus grande banque israélienne, dispose d’une importante filiale en Suisse avec des bureaux à Zurich, Genève et Lugano.La semaine dernière, lors de la publication de ses résultats du quatrième trimestre, la banque Leumi a d’ailleurs annoncé une provision de 340 millions de shekels, soit quelque 70 millions d’euros, destinée à couvrir les dépenses qui pourraient résulter de l’enquête menée par les autorités américaines.
Le groupe bancaire britannique, dont l’Etat détient 39% du capital, a fait part lundi de la cession de 20% du capital de la société d’investissement St James’s Place. Cette opération rentre dans le cadre de ses efforts de restructuration et vise à simplifier la structure de la société et à concentrer son activité sur la clientèle.
Jean-Laurent Bonnafé, directeur général de BNP Paribas, a bénéficié l’an dernier d’une rémunération de 2,87 millions d’euros (et touché effectivement 1, 93 million d’euros). Ce package qui comprend les salaires fixe et variable, les jetons de présence et avantages en nature est en hausse de 42 % par rapport à l’exercice précédent. Jean-Laurent Bonnafé était alors directeur général délégué, avant d’être promu le 1er décembre 2011. Son salaire fixe, qui n'était que de 820.000 euros en 2011, a été porté de 1,05 million d’euros à 1,25 million d’euros le 1er juillet dernier. Sa rémunération totale a quant à elle progressé de 31%, pour atteindre 3,18 millions d’euros. Elle comprend une enveloppe de rémunération à long terme passée de 399.000 euros en 2011 à 311.000 euros en 2012. Ce mécanisme réservé aux mandataires sociaux du groupe est lié à la performance du cours de Bourse de BNP Paribas. Jean-Laurent Bonnafé a également négocié avec la banque une révision de ses droits éventuels en cas de départ du groupe, dans une convention signée le 25 janvier dernier qui sera soumise à l’assemblée générale.
Crédit agricole S.A. signera la cession du courtier Cheuvreux à Kepler Capital Markets le 22 mars et prend à sa charge un plan de restructuration de la filiale à hauteur de 100 millions d’euros, a déclaré à Reuters une source proche du courtier actions. La valeur de l’opération devrait ainsi être négative à hauteur de 70 millions pour la banque verte, a-t-elle ajouté. CASA avait prévenu au troisième trimestre que la cession de Cheuvreux se traduirait par une charge exceptionnelle de 181 millions d’euros, sans donner davantage de détails. «Ce montant atteint en réalité 192 millions d’euros. Il y a la perte de Cheuvreux au titre de 2012, soit 92 millions, et 100 millions pour la restructuration qui interviendra cette année», a expliqué la source. La somme prévue dans le plan de restructuration servira notamment à financer 290 départs au sein de Cheuvreux en France, une structure qui compte près de 360 personnes.
Le conseil a décidé de coopter Thierry Francq et Delphine d’Amarzit en tant que membres du conseil d’administration, afin de pourvoir au remplacement d’Olivier Bourges et Hervé de Villeroché, démissionnaires. Cette décision a pris effet lundi. Leur nomination définitive sera proposée à la prochaine assemblée générale.