Dans son plan d’activité pour 2013 présenté par sa nouvelle président, Elvira Rodriguez, la commission des valeurs espagnole (CNMV) annonce comme unoovation stratégique le recours à la «supervision préventive» pour détecter en amont les éventuels problèmes que pourraient rencontrer les investisseurs, notamment dans le contexte d’une migration des dépôts bancaires vers d’autres produits financiers.Le régulateur espagnol se promet aussi de réduire son délai d’intervention, notamment pour donner suite aux réclamations des investisseurs, réclamations dont le nombre a fortement augmenté ces dernières années.Enfin, la CNMV souligne qu’elle entend donner la priorité cette année à la répression des abus de marché ainsi qu’au respect du code de bonne gouvernance.
The Wall Street Journal rapporte que le régulateur du Massachusetts a infligé une amende 17,5 millions de dollars à Deutsche Bank Securities pour avoir caché les conflits d’intérêt qui résultaient des multiples rôles qu’elle jouait dans un produit hypothécaire de 1,56 milliard de dollars baptisé Carina. William Galvin, le Massachusetts Secretary of the Commonwealth, a reproché à cette filiale de la Deutsche Bank de ne pas avoir convenablement supervisé ses employés, ceux du special situations group, qui savaient, mais qui n’ont pas dévoilé l’existence de ces conflits concernant le CDO.
Une étude de l’association of Professional Financial Advisers (APFA) menée avec NMG Consulting vient confirmer la tendance déjà mise en évidence par la FSA, à savoir qu’entre 2011 et 2012, donc dans la dernière ligne droite avant l’introduction de la réglementation RDR, le nombre de conseillers financiers au Royaume-Uni a diminué de presque 10 % à 23.865 contre 26.339.En revanche, le nombre d’intermédiaires autorisés a augmenté de 3 % à 14.189 sur les douze mois à fin septembre, dont 9.066 «appointed representatives» contre 8.638 et 5.123 entreprises autorisées contre 5.135.L’étude de NMG montre aussi qu’avant l’introduction du RDR 48 % du chiffre d’affaires des conseillers financiers provenaient de commissions initiales (34 %) et des commissions de suivi (14 %). Par ailleurs, 10 % des rentrées provenaient des commissions facturées directement aux clients.
Les banques chinoises ont du mal à maintenir le rythme de croissance de leurs profits, en raison d’une réduction des marges d’intérêts provenant de la libéralisation du marché des taux et de la chute des revenus tirés des autres marchés, indique Xiao Gang, le président de Bank of China, dans un entretien accordé au quotidien.
Parmi les banques d’investissement et de financement internationales, seules HSBC et Standard Chartered ont su tirer parti de la croissance des pays asiatiques qui a atteint en moyenne 5 à 6% entre 2010 et 2012, selon une enquête réalisée par le journal. Sur cette période, les profits réalisés par HSBC sur les marchés asiatiques ont progressé de 23%, et ceux de Standard Chartered de 10%.
La publication aujourd’hui du rapport annuel de la banque suisse devrait révéler que son directeur général, Sergio Ermotti, a reçu un salaire de 8 millions de francs suisses l’an passé, soit l’une des rémunérations les plus élevés parmi les directeurs des banques européennes, mais loin de ceux de ses homologues des banques américaines, rapporte le journal qui cite des sources proches.
Avec une levée de 2,5 milliards d’euros, la banque compte réduire le poids de l’Etat de 25% à 20% de son capital et porter son ratio de fonds propres durs à 8,6%.
La filiale commune détenue à 50/50 avec Avic sera présente dans huit provinces en 2013. Mais elle restera modeste face aux concurrents locaux. S'étant lancée dans l’assurance agricole, elle compte sur l’automobile pour atteindre 2,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2020.
National Bank of Greece (NBG), première banque grecque, a annoncé que le canadien Fairfax Holdings était intéressé pour participer à sa recapitalisation. Les quatre premières banques grecques doivent être recapitalisées afin de rétablir leur ratio de solvabilité, après avoir enregistré des pertes provoquées par des dépréciations de dettes souveraines et de prêts.
La filiale de BNP Paribas renforce son activité de property management avec l’acquisition d’Imoplan, une société qui gère plus de 2 millions de mètres carrés à travers l’Allemagne. Grâce à cette nouvelle acquisition, BNP Paribas Real Estate Property Management gèrera désormais plus de 34 millions de mètres carrés en Europe.
Auditionné par la commission parlementaire du Trésor, le chef de la supervision bancaire britannique a reconnu que certains établissements nécessitaient un renforcement de leurs fonds propres mais a refusé d’entrer dans les détails. Andrew Bailey a par ailleurs estimé que les salaires dans les banques concernées par la limitation des bonus pourraient augmenter la masse salariale de 500 millions de livres.
Le régulateur boursier a exprimé son accord avec l’opinion de 4 grandes banques américaines (JPMorgan Chase, Bank of America, Citigroup et Morgan Stanley) qui ne veulent pas que les actionnaires puissent être amenés à s’exprimer sur une éventuelle scission de leurs activités. Emanant de syndicats et d’associations religieuses, ces propositions en faveur d’un vote des actionnaires ont été jugées par la SEC «vagues et mal définies» et elles n’ont donc pas à figurer à l’agenda des assemblées générales à venir de ces grands établissements financiers. Les propositions avancées auraient permis aux actionnaires de demander la mise en place de comités ad hoc chargés d’étudier la scission de ces institutions jugées trop importantes pour faire faillite («too big to fail»). L’organisation syndicale AFL-CIO a réagi en estimant qu’il était «dommage que les actionnaires ne puissent avoir la possibilité de s’exprimer sur ces propositions».
Le directeur général du groupe suisse, Sergio Ermotti, a assuré que la vente de Paine Webber, la branche américaine de gestion de fortune rachetée en 2000, n’était pas à l’ordre du jour. La filiale était déficitaire et s’est séparée de plusieurs opérateurs, avant l’arrivée en 2009 d’un nouveau directeur général, Robert McCann, venu de Merrill Lynch.
2012, la crise se concrétise Les chiffres d’activité des mutuelles du GEMA confirment que la crise, à l’origine bancaire et financière, touche maintenant l'économie réelle. La preuve : la consommation d’un bien aussi fondamental que l’assurance stagne et les mutuelles du GEMA, qui couvrent une bonne moitié de la population française, subissent elles aussi les effets de cette situation. En assurance auto et MRH, leur progression est moins soutenue que les années passées et souffre de ce que la demande d’assurance a perdu en vigueur.
Auditionné par la commission parlementaire du Trésor, le chef de la supervision bancaire britannique a reconnu que certains établissements nécessitaient un renforcement de leurs fonds propres mais a refusé d’entrer dans les détails. Andrew Bailey a indiqué que le gouvernement n’avait pas été sollicité pour injecter des fonds dans RBS ou Lloyds.
L’Etat allemand va ramener sa participation dans le capital de Commerzbank à moins de 20% contre 25% actuellement dans le cadre d’un ensemble de mesures prises par le groupe pour renforcer ses fonds propres et se conformer aux normes de Bâle 3. La banque va procéder à une augmentation de capital de 2,5 milliards d’euros pour racheter les participations silencieuses de l’Etat et d’Allianz.
Le directeur général du groupe suisse, Sergio Ermotti, a assuré que la vente de Paine Webber, la branche américaine de gestion de fortune rachetée en 2000, n’était pas à l’ordre du jour. La filiale était déficitaire et s’est séparée de plusieurs opérateurs, avant l’arrivée en 2009 d’un nouveau directeur général, Robert McCann, venu de Merrill Lynch.
Le gouvernement allemand va ramener sa participation de 25% à moins de 20% dans le capital de Commerzbank dans le cadre d’un ensemble de mesures visant à renforcer ses fonds propres et se conformer à la nouvelle réglementation dans le secteur. La deuxième banque allemande a annoncé une augmentation de capital de 2,5 milliards d’euros pour racheter les participations du gouvernement et de l’assureur Allianz, acquises dans le cadre d’un plan de sauvetage de la banque mis en place pendant la crise financière. Dans le cadre de cette opération, le fonds de sauvetage allemand Soffin va convertir une partie de sa participation de 1,6 milliard d’euros sans droit de vote en actions ordinaires et les céder à des investisseurs entre mi-mai et début juin. Commerzbank a annoncé qu’elle rembourserait le reste en numéraire grâce aux recettes dégagées de la cession des actions. Ces opérations permettront de porter le ratio «tier 1" de fonds propres de Commerzbank à 8,6%.
Le premier assureur britannique, Prudential,, a annoncé une hausse de 16% de son dividende, reflétant des résultats 2012 meilleurs que prévu obtenus notamment en Asie. Les actionnaires percevront 29,19 pence par action au titre de l’exercice 2012, bien plus que le paiement de 26,65 euros que les analystes prévoyaient en moyenne. La majoration du dividende, qui contraste avec les baisses décidées par les concurrents Aviva et RSA, reflète un bond de 25% du bénéfice d’exploitation 2012 à 2,53 milliards de livres (2,89 milliards d’euros).
Royal Bank of Scotland va réduire encore sa participation dans l’assureur britannique Direct Line. La banque, qui avait déjà cédé 34,72% de Direct Line lors de ses débuts en Bourse en octobre, a annoncé qu’elle en céderait encore 15,3% ou davantage à la faveur d’un placement auprès d’investisseurs institutionnels. RBS doit se désengager totalement de Direct Line d’ici la fin 2014 pour se conformer aux conditions posées par la Commission européenne à son sauvetage par l’Etat britannique.
Le Handelsblatt rapporte que l’allemand HSH Nordbank a trouvé un accord financier avec UBS sur un contentieux dans lequel le hambourgeois réclamait 500 millions de dollars au groupe suisse qui lui avait vendu des titrisations hypothécaires américaines.En première instance, aux Etats-Unis, la HSH Nordbank avait gagné, mais elle avait perdu en appel, le juge considérant que la banque allemande était suffisamment avertie pour détecter les risques.L’effondrement de ces MBS en 2008 avait entraîné la quasi-faillite de la banque allemande, qui avait dû être renflouée par l’Etat.Le montant du compromis n’a pas été dévoilé, mais il est considéré «gérable».
Pour le moment, les gérants de portefeuilles ne sont que des spectateurs inquiets du débat sur le plafonnement des bonus, relate le Financial Times fund managementMais les observateurs du secteur s’accordent sur le fait que les régulateurs vont copier les propositions de la Commission européenne pour limiter la taille des bonus par rapport au salaire dans des proportions de 1 :2 et 2 :2 dans les prochaines réformes. La crainte est que les interdictions sur les bonus excédant les salaires soient gravées dans la loi lorsque la directive Ucits V entrera en vigueur en 2015, écrit le FTfm.
Le Parlement européen a voté le 12 mars à une large majorité en faveur d’initiatives pour améliorer le financement des petites entreprises innovantes et sociales, par le biais de la création de fonds européens de capital-risque et d’entrepreneuriat social."Ces nouvelles initiatives de l’Union européenne vont offrir aux start-up innovantes et à l’entrepreneuriat social plus d’opportunités de trouver des financements. C’est un an après la réunion des chefs d’Etat et de gouvernement du 1er mars 2012, au cours de laquelle ils avaient souligné l’importance de mettre en place à l'échelle de l’Union européenne la création d’un régime de capital-risque efficace, qu’a lieu le vote d’aujourd’hui. Il ne pouvait se produire à un meilleur moment, car c’est juste quelques jours avant la réunion de printemps du Conseil européen. Permettre aux petites entreprises d’accéder à un meilleur financement est essentiel pour l'économie européenne et il appartient à présent aux dirigeants de ces fonds de se montrer entreprenant et de saisir ces nouvelles opportunités sans attendre», a déclaré le commissaire européen en charge des services financiers, Michel Barnier, suite à l’approbation de ces propositions. Le Conseil européen doit à son tour se prononcer le 21 mars sur ces textes législatifs qui pourraient alors entrer en vigueur avant l'été.
Les régimes de retraite en Europe éprouvent des difficultés à gérer les défis liés aux données, engendrés par l’accroissement des contraintes réglementaires et de gouvernance, des stratégies d’investissement de plus en plus complexes et une exigences en matière de contrôle du risque. Résultat, dans le cadre d’une étude européenne réalisée par l’institut de recherche The Economist Intelligence Unit (EIU) pour le compte de State Street Corporation auprès de régimes à prestations définies et de régimes à contributions définies en Allemagne, Italie, Pays-Bas, Suisse, Royaume-Uni et dans les pays scandinaves, il ressort que seuls 65 % des régimes de retraite à prestations définies se disent en mesure d’accéder aux données de portefeuille leur permettant de remplir leurs obligations réglementaires. En outre, moins de la moitié d’entre eux (44 %) estime que les données leur permettent d’identifier des opportunités d’investissement, 61 % affirmant qu’elles leur permettent de comprendre leur exposition totale au risque. Enfin, seuls deux régimes sur cinq (42 %) sont convaincus que leurs données leur donnent une vision globale de leurs coûts d’investissement...Pour chaque pays, indique un communiqué, le régulateur national exige un reporting de plus en plus fréquent et détaillé. En outre, la perspective d’initiatives réglementaires supranationales affectant les régimes de retraite au niveau européen, comme des reportings de type Solvabilité II sur les données d’actifs, pourrait créer une charge supplémentaire considérable. Dans ce cadre, Ian Hamilton, responsable des ventes chez State Street Corporation, précise dans l'étude que, pour le segment détenteurs d’actifs cité, il n’est pas surprenant que ces exigences représentent un défi majeur sur les régimes de retraite en Europe, et que de fait, des solutions externes auront un rôle croissant à jouer.
La banque avait acquis la créance fiscale de Rhodia au titre du «précompte», dont la valeur vient d'être révisée en baisse. D'où des provisions fin 2012