Après Barclays et UBS, la banque britannique Royal Bank of Scotland (RBS) écope à son tour de lourdes pénalités pour son rôle dans le scandale de manipulation du taux interbancaire Libor. Elle payera au total quelque 615 millions de dollars (559 millions de francs), selon un communiqué publié le 6 février.Dans le détail: 87,5 millions de livres iront au régulateur britannique des marchés financiers (FSA), 325 millions de dollars à son homologue américain (CFTC), et 150 millions de dollars au Département américain de la justice, en vue de «mettre fin aux enquêtes», précise RBS.De 2006 au plus tard jusqu'à 2010, des courtiers de RBS à Londres, Singapour et Tokyo ont participé à des manipulations du taux de référence du marché monétaire. Les agissements ont continué même après qu’ils avaient appris qu’une enquête était en cours.Ces manipulations, principalement en yens et en francs suisses, sont le fait de 21 salariés de RBS, qui ont tous quitté le groupe ou ont été soumis à des mesures disciplinaires.RBS, détenu à 81% par l’Etat depuis son sauvetage de 45,5 milliards de livres durant la crise financière de 2008, a décidé de financer les amendes en réduisant les bonus de son personnel. RBS a précisé le 6 février que les réductions ou suppressions de bonus lui avaient permis de récupérer environ 300 millions de livres.