L’Autorité britannique des marchés financiers ( FSA) a annoncé le 27 mars avoir infligé des amendes pour un total de 30 millions de livres au groupe d’assurances Prudential et réprimandé son patron, Tidjane Thiam, pour ne l’avoir pas correctement informée de son projet d’acquisition d’AIA, la filiale asiatique de l’américain AIG, au début de 2010. La FSA reproche au groupe de n’avoir pas coopéré avec la FSA lorsqu’il cherchait à acquérir cette société. Les autorités n’ont en effet été informées qu’après la fuite du projet dans les médias. Le projet n’a finalement pas abouti en raison de l’opposition des actionnaires.
La Grande-Bretagne a subi un revers politique anticipé de longue date lorsque l’Union européenne a décidé de plafonner les primes des banquiers au niveau du salaire de base. Une porte-parole de la présidence de l’UE a indiqué que les ambassadeurs des Etats membres avaient atteint une majorité qualifiée sur ce dossier. La disposition doit être instaurée dès janvier 2014 mais ses conséquences tangibles attendront l’année suivante.
Le plan de sauvetage de Chypre décidé par la Troïka le 25 mars pourrait coûter quelques centaines de millions d’euros à CNP Assurances, selon La Lettre de l’Assurance. Depuis 2009, la compagnie française est en effet présente dans le pays à travers la coentreprise CNP Laiki Insurance Holdings dont elle détient 50,1 %, le solde appartenant à Laiki Bank. Or, l'établissement chypriote est appelé à disparaître dans le cadre du plan de restructuration du secteur bancaire de l'île. « La restructuration du secteur bancaire aura forcément un impact sur l’ensemble des acteurs, mais il est impossible aujourd’hui d’en mesurer l’impact, a sobrement commenté à L’Agefi une porte parole de CNP Assurances. Nous évaluons les conséquences des mesures annoncées ». CNP Laiki Insurance Holdings est valorisée 170 millions d’euros dans les comptes de l’assureur français. En 2012, cette coentreprise, qui couvre également la Grèce, a dégagé un chiffre d’affaires de 190 millions d’euros, en retrait de 9,8 %.
La banque d’investissement, qui n’est plus gérée suivant le régime des faillites, compte distribuer le 4 avril 14,2 milliards de dollars aux créanciers. Ce dernier versement portera à environ 47,2 milliards de dollars le total des versements, dont les deux tiers seront allés à des tierces parties, a précisé la banque, qui espère restituer plus de 65 milliards de dollars. La prochaine opération de ce type est prévue autour du 30 septembre.
La banque allemande a échoué à faire annuler une plainte d’actionnaires l’accusant d’avoir mal exposé les risques liés à l’adossement de crédits immobiliers à des produits financiers complexes. La juge Katherine Forrest a rejeté une motion déposée par Deutsche Bank en vue de mettre un terme à la plainte déposée en 2011, qui veut accéder au statut d’action collective.
Alors que S&P relevait hier de négative à stable la perspective associée à la note A de JPMorgan, la SEC publiait sa correspondance avec la banque américaine dans le cadre de l’affaire de la Baleine de Londres correspondant à une perte massive de trading. Il ressort des documents que le gendarme des marchés n’a cessé de faire pression pour davantage de transparence, la banque se montrant réticente.
La banque va reprendre l’activité de Morgan Stanley pour la zone Europe (hors Suisse), Moyen-Orient et Afrique, pour un prix non dévoilé. L’opération porte sur 13 milliards de dollars d’actifs sous gestion. Le développement de cette activité est prioritaire selon Credit Suisse.
La publication de la banque centrale vietnamienne cite le gouverneur de cette dernière, Nguyen Van Binh, qui table sur une croissance de 10 à 15% du crédit dans le pays «au cours des prochaines années». Le dirigeant indique que les taux pourraient baisser sous les 10% si l’inflation était ramenée à 5%, contre 6,6% ce mois-ci.
À propos de la ROAM : La Réunion des Organismes d’Assurance Mutuelle (ROAM) est un syndicat professionnel créé en 1855 au service de l’assurance mutuelle. Elle fédère aujourd’hui 51 membres. Qu’ils s’adressent à l’ensemble de la population ou à une profession, qu’ils répondent à des besoins personnels ou professionnels, qu’ils soient présents sur l’ensemble du territoire ou non, les membres de la ROAM mettent en oeuvre au quotidien les valeurs du mutualisme au service de leurs sociétaires. Les sociétés de la ROAM assurent ensemble chaque année près de 3,8 millions de sociétaires et réalisent un chiffre d’affaires de 15,1 milliards d’euros.
La Banque postale et la Caisse des dépôts ont officialisé mercredi la création de la «Banque postale collectivités locales», une coentreprise destinée à financer les territoires français et pallier l’arrêt des activités de la banque franco-belge Dexia. Les crédits auront vocation à être refinancés par la Société de financement local (Sfil), pour un montant compris entre 3 et 5 milliards d’euros cette année.
Le verdict de la Banque d’Angleterre (BoE) est tombé. Les banques du pays doivent lever au total 25 milliards de livres (29,5 milliards d’euros) de capitaux supplémentaires pour être en mesure de supporter d'éventuelles pertes et de poursuivre l’octroi de crédit, a annoncé le Comité de politique financière de BoE. Il rappelle que l’objectif des banques est d’atteindre d’ici la fin de l’année un ratio de solvabilité «core Tier 1", sur la base des règles de Bâle III, d’au moins 7% des actifs pondérés des risques. Certaines banques disposent déjà des capitaux nécessaires, mais «pour celles qui ne les ont pas, le manque de capitaux cumulé à la fin 2012 était d’environ 25 milliards de livres».
Credit Suisse va racheter la filiale de banque privée de Morgan Stanley en Europe, Moyen-Orient et Afrique, pour un montant non dévoilé. Morgan Stanley gère dans cette région 13 milliards de dollars d’actifs. Credit Suisse prévoit de finaliser l’opération dans le courant de l’année. Cette vente confirme la stratégie de Morgan Stanley de recentrer sa gestion de fortune sur les Etats-Unis, où le directeur général James Gorman souhaite stabiliser davantage les rendements pour compenser la volatilité des activités de trading et de banque d’investissement.
Allianz devient le numéro un du marché turc de l’assurance après avoir conclu le rachat de Yapi Kredi Sigorta pour environ 1,6 milliard de livres turques (687 millions d’euros). Le groupe allemand va racheter 93,9% du capital de l’assureur au groupe bancaire Yapi Kredi Bank. Il prévoit de lancer une offre de retrait obligatoire une fois la transaction réalisée. Il a conclu avec Yapi Kredi Bank un accord lui assurant pour 15 ans la possibilité de vente des produits d’assurance dans le réseau du groupe turc, cinquième banque du pays avec 6,5 millions de clients.
Bien que les deux pays aient déjà conclu en 2010 un accord d’échange d’informations fiscales, l’Espagne et la Principauté d’Andorre sont convenues mardi d’engager les négociations afin d’aboutir à un traité permettant d’éviter la double imposition, rapporte Cinco Días.
Le Comité de Bâle a publié le 26 mars un document de consultation sur l’encadrement de la mesure et du contrôle des grosses expositions.Le document se penche notamment sur le risque de concentration associé au défaut de contreparties du secteur privé et concerne également les expositions à un groupe de contreparties liées. Le communiqué souligne que le périmètre de couverture a été élargi aux expositions aux fonds, aux structures de titrisation et aux organismes de placement collectifs. Cette consultation, qui est ouverte jusqu’au 28 juin 2013, va aussi permettre d’actualiser un texte de 1991.
JPMorgan Chase est à nouveau dans le collimateur des enquêteurs fédéraux, cette fois en liaison avec l’affaire Madoff, indique le New York Times en soulignant que cet intérêt croissant des autorités pourrait nuire à l’influence de la banque à Washington.D’après le journal, qui cite plusieurs sources proches du dossier, les enquêteurs sont en train d’examiner si JPMorgan n’a pas enfreint la loi en omettant de répercuter auprès des autorités des soupçons concernant les agissements de Bernard Madoff.Cette nouvelle enquête s’ajoute à d’autres en cours à divers échelons concernant notamment l’affaire de la Baleine de Londres, surnom donné à un courtier de la banque qui avait fait d'énormes paris risqués ayant fait perdre au groupe quelque 6 milliards de dollars l’an dernier, mais aussi des saisies immobilières irrégulières ou un manque de contrôle du blanchiment d’argent.Le New York Times souligne qu’au moins 8 agences fédérales s’intéressent ainsi actuellement à JPMorgan, et que certains des responsables de la banque commencent à s’inquiéter de potentielles conséquences négatives de ces multiples affaires sur sa réputation.
«Au-delà des grands fleurons, il faut faire de l'épargne salariale un outil accessible aux PME, PMI, TPE et TPI», a déclaré le ministre du Travail Michel Sapin lors d’un déjeuner-débat dans le cadre des premières rencontres parlementaires sur l'épargne salariale organisées par l’association Fondact.L’Agefi rapporte que deux tiers des salariés des grandes entreprises ont un accès à l’intéressement et à la participation, alors qu’il reste limité dans les petites structures.A fin décembre 2012, les encours d'épargne salariale se chiffraient à 95 milliards d’euros contre 89,2 milliards à fin juin 2012, a indiqué Paul-Henri de La Porte du Theil, le président de l’AFG. Le gouvernement veut aussi mettre la question de l’emploi des sommes bloquées au titre de la participation au cours des discussions, et les orienter davantage vers les fonds dits socialement responsables.
L’Efama a fait savoir hier, lors d’un point presse à Londres, qu’elle allait demander une étude d’impact sur la décision européenne de limiter les bonus versés aux gestionnaires d’actifs, rapporte L’Agefi. Le souhait par le législateur que le montant de la rémunération variable ne puisse dépasser le salaire fixe pose problème car ce principe de flexibilité afin de rémunérer les performances est un levier important permettant d'équilibrer les bonnes et les mauvaises années et de rester compétitifs dans d’autres marchés à l’extérieur de l’Europe. Selon les dirigeants de l’Efama, cette décision européenne est d’autant plus dommageable qu’elle a été prise dans le cadre de la nouvelle législation qui doit encadrer les OPCVM (ou Ucits), précise le quotidien. Cela dit, le Financial Times rapportait hier que le projet de Bruxelles de plafonner les bonus des gérants de fonds devrait être assoupli après que Sven Giegold, le député européen et membre de la Commission des affaires économiques et monétaires qui mène l’offensive sur les restrictions en matière de rémunération, ait déclaré qu’il était prêt à adoucir sa position. Le parlementaire s’est dit ouvert à une augmentation du plafonnement à hauteur de deux fois le salaire fixe. «Si donner aux gérants de fonds la possibilité d’augmenter le ratio bonus-salaire de 1 :1 à 1 :2 aide à mettre d’accord le Parlement, cela me va tant, que les actionnaires ou les investisseurs ont la possibilité d’approuver cette hausse» a-t-il précisé au FT.
On peut prévoir que l’obligation de compensation centralisée des dérivés non cotés en Europe ne pourra prendre effet qu’à partir de septembre 2014, a indiqué à la Börsen-zeitung un porte-parole de l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF ou Esma en anglais). Cela tient en compte d’une période de transition de quelques mois.Pourtant, en décembre, il était prévu que cette obligation entre en vigueur avant fin 2013.Au demeurant, les données figurant sur le site Internet de l’Esma laissent entrevoir que le début effectif de l’obligation de compensation pourrait même être retardé dans le pire des cas à 2015. Il est prévu que l’Esma publie ses normes techniques entre octobre 2013 et septembre 2014, normes qui doivent régler des détails importants concernant l’obligation de compensation.Et la publication des normes ne signifie pas entrée en vigueur de l’obligation, puisqu’il faut d’abord que la Commission européenne, le conseil et le Parlement donnent leur feu vert.
Le projet de Bruxelles de plafonner les bonus des gérants de fonds devrait être assoupli après que le député européen qui mène l’offensive sur les restrictions en matière de rémunération, Sven Giegold, ait déclaré qu’il était prêt à adoucir sa position, rapporte le Financial Times. L’intéressé a déclaré au FT qu’il était ouvert à une augmentation du plafonnement à hauteur de deux fois le salaire fixe. «Si donner aux gérants de fonds la possibilité d’augmenter le ratio bonus-salaire de 1 :1 à 1 :2 aide à mettre d’accord le Parlement, cela me va tant, que les actionnaires ou les investisseurs ont la possibilité d’approuver cette hausse».
La Commission européenne qui a ouvert une enquête sur les informations concernant le marché des contrats d'échange sur risque de crédit (CDS) en avril 2011, a annoncé dans un communiqué hier, avoir élargi à l’International Swaps and Derivatives Association (ISDA) le champ de son enquête. Regroupant des établissements financiers spécialisés dans la négociation de gré à gré de produits dérivés, l’organisation professionnelle aurait pris part à un effort coordonné de banques d’investissement visant à empêcher des concurrents d’opérer sur le marché des produits dérivés de crédit ou à retarder leur entrée sur ce marché, selon l’enquête de la Commission. Or, note l’institution, un tel comportement serait contraire aux règles de l’Union et étoufferait la concurrence sur le marché intérieur. La Commission examine si plusieurs banques d’investissement ont éventuellement fait appel à Markit, le premier fournisseur d’informations financières sur le marché des CDS, pour verrouiller le développement de certaines plateformes de négociation de CDS. Pour ce faire, elles auraient pu recourir à la collusion ou à un abus possible de position dominante collective, indique le communiqué.
L’autorité britannique des marchés financiers FSA a annoncé en début de semaine de nouvelles règles concernant la fixation du Libor afin de restaurer l’intégrité de ce taux central dans la finance. La FSA a finalisé les nouvelles règles pour les repères financiers à la suite des recommandations en septembre de Martin Wheatley, l’un des directeurs de la FSA chargé par le gouvernement de dessiner la réforme du taux interbancaire, rappelle la FSA dans un communiqué. Selon les nouvelles règles édictées par la FSA, les responsables de la fixation des taux de référence comme le Libor devront corroborer les soumissions de données servant à les fixer et surveiller toute activité suspecte.Les établissements soumettant les données devront disposer d’une politique claire sur les conflits d’intérêt et de systèmes et de contrôles appropriés, poursuit la FSA qui devra par ailleurs approuver les établissements et les personnes participant à la fixation du taux.
L’ Association of Professional Financial Advisers (APFA) estime que la cotisation des conseillers financiers au budget de la nouvelle Financial Conduct Authority (FCA) qui reprendra une partie des attributions de la Financial Services Authority (FSA) à partir d’avril risque d’augmenter dans une proportion pouvant atteindre 30 %, rapporte Fund Web.La FCA a présenté le 25 mars un budget 2013-2014 de 432,1 millions de livres, soit 23 % de moins que les 559,8 millions de la FSA pour 2012-2013. Sur le total, la profession va verser 391,5 millions de livres, en tenant compte des amendes encaissées par la FSA, et le «business plan» de la FCA laisse supposer que 30 % de ce montant seront versés par les investment advisers, les mortgage advisers et les general insurance brokers.