Après la pause enregistrée en 2010, le volume global d’activité des médiateurs a repris, à un rythme certes plus modéré que précédemment, sa progression (+ 3 %) pour atteindre un nouveau pic historique de 34739 saisines (contre 33703 en 2010), selon le neuvième bilan de la médiation publié par le Comité de la médiation bancaire de la Banque de France. Ce rebond reflète un environnement économique relativement tendu, et traduit l’appropriation croissante de la procédure par le public.Ainsi les médiateurs ont-ils assuré, soit directement, soit en intervenant auprès des services bancaires compétents, le traitement de 3 réclamations sur 4 transmises par la clientèle. Simultanément, la compétence générale dont disposent désormais les médiateurs, conjuguée à l’expérience acquise en la matière, leur a permis d’améliorer encore la prise en charge de certaines catégories de litiges portant sur des domaines (gestion des opérations de crédit, produits d’épargne et d’assurance …) récemment inclus dans leur périmètre d’action. Enfin, pour la première fois depuis l’instauration de la procédure, plus de la moitié de ces médiations ont abouti à la satisfaction, au moins partielle, des demandes formulées par la clientèle, un tiers d’entre elles leur ayant été totalement favorables.
L’agence d'évaluation financière Standard & Poor’s a publié le 20 février une actualisation des ratios de fonds propres ajustés du risque des 100 plus grandes banques du monde.L'étude intitulée «Top 100 Rated Banks: S&P Capital Ratios And Rating Implications,» constate dans l’ensemble une légère amélioration des bilans des grandes banques au cours de l’année écoulée. Les banques ont renforcé leurs bilans en augmentant la part des bénéfices non distribués, en rachetant des capitaux hybrides, en levant des capitaux ou encore en réduisant leur périmètre. Toutefois, observe Stefan Best, analyste crédit chez Standard & Poor’s, la vigueur du bilan reste un élément de notation négatif pour près de la moitié des 100 banques.L'étude relève également de fortes disparités régionales, avec des moyennes plus élevées en Australie, au Japon, aux Etats-Unis, au Canada et dans les pays nordiques, et des ratios plus faibles pour une partie des banques d’Europe occidentale et de Chine.
Groupama a réalisé une perte nette de 589 millions d’euros l’an dernier, selon un communiqué publié jeudi midi, après les 1,76 millard perdus en 2011. Un résultat lié au profond nettoyage de bilan mené en 2012 pour restaurer la solvabilité du groupe. L’assureur mutualiste, qui a multiplié les cessions d’actifs, a enregistré des moins-values de 334 millions d’euros, et a par ailleurs déprécié de 298 millions ses écarts d’acquisition en Europe centrale. Cette politique, ajoutée au redressement des marchés, à la baisse de l’exposition actions (ramenée de 12,8% à 10,1% avant couverture), et à des plus-values immobilières, a permis à Groupama de renforcer sa structure financière. La marge de solvabilité, qui était tombée à 107% fin 2011, grimpe à 179% fin 2012, bien au-delà de l’objectif de 120% que l’assureur s'était fixé.
Allianz prévoit pour 2013 un bénéfice d’exploitation de 9,2 milliards d’euros plus ou moins 500 millions, contre 9,5 milliards l’an dernier. Le résultat 2012 a été soutenu par une croissance à deux chiffres dans les activités d’assurance et par la progression d’un tiers du bénéfice d’exploitation de la branche de gestion d’actifs qui a vu son afflux net de capitaux atteindre 114 milliards d’euros en 2012 contre 38 milliards en 2011. Allianz précise qu’il proposera un dividende stable au titre de 2012 à 4,50 euros, même si son bénéfice net annuel attribuable aux actionnaires a plus que doublé, à 5,2 milliards d’euros.
Le groupe Dexia, en cours de démantèlement après sa quasi-nationalisation par les Etats français et belge, a publié jeudi une deuxième lourde perte annuelle consécutive, conséquence de cessions d’actifs décotés, de dépréciations et de la hausse de ses coûts de financement.Le groupe, dont le capital est détenu à 96% par la France et la Belgique et qui a cessé toute activité de prêt, affiche au titre de 2012 une perte nette de 2,9 milliards d’euros après une perte de 11,6 milliards l’année précédente.
Axa a profité l’an dernier du dynamisme des marchés émergents, principalement en Asie, pour renouer avec des revenus en hausse. Le numéro deux de l’assurance en Europe, a relevé ses objectifs d'économies de coûts à l’horizon de 2015, à 1,7 milliard d’euros contre 1,5 milliard précédemment. Si les revenus du groupe affichent des hausses à deux chiffres à données publiées dans l’assurance vie et l'épargne en Asie et aux Etats-Unis, ils stagnent en France (+1%) ou reculent dans des pays comme l’Allemagne (-5%) et en Europe centrale et de l’Est (-8%). Au final, le bénéfice net ressort en repli de 4% à 4,15 milliards d’euros en 2012.
Foncière des Régions dit jeudi viser un résultat net récurrent stable pour cette année, la foncière envisageant 2013 avec confiance. Le groupe avait dit l’an dernier viser un ratio d’endettement ramené à 45% à fin 2012, un résultat net récurrent en légère progression, une croissance des loyers 2012 à périmètre constant supérieur à 2% et un dividende stable. Les loyers du groupe ont progressé l’an dernier de 2,1% à périmètre constant à 502 millions d’euros, soutenue par son activité de Bureaux en progression de 3% en données comparables, quand son résultat net récurrent ressort en hausse de 1,3%, à 292 millions d’euros.
La Commission européenne a accordé son feu vert à l’octroi par la France d’une garantie de 18 milliards d’euros au Crédit immobilier de France (CIF). «La Commission reconnaît que la garantie temporaire accordée au CIF est nécessaire pour éviter tout effet de contagion au système bancaire français», dit l’autorité européenne de régulation de la concurrence dans un communiqué. Paris a désormais six mois pour présenter un plan de restructuration ou de résolution ordonnée.
Dexia a indiqué ce jeudi matin avoir accusé une deuxième perte annuelle consécutive imputable à des pertes subies sur des cessions et à une hausse de ses coûts de financement.
Selon des sources bancaires et syndicales mentionnées par Reuters, Caixabank prépare un nombre significatif de suppressions de postes. Caixabank comptait 32.625 salariés à la fin de 2012, contre près de 27.000 un an plus tôt. Le réseau d’agences de la banque a augmenté de 1.000 unités en très peu de temps.
Le groupe bancaire espagnol a réduit de presque 35% l’an dernier la rémunération de ses principaux dirigeants. Le président Emilio Botin a été touché au premier chef avec une baisse de rémunération de 32% par rapport à 2011, à un peu plus de 3 millions d’euros, révèle le rapport annuel du groupe. Son bonus a été divisé de moitié tandis que son salaire a été gelé.
Le groupe financier brésilien estime être en mesure de pouvoir continuer à afficher un rendement des fonds propres (RoE) supérieur à 20% sur le long terme, a indiqué son PDG André Esteves lors d’une conférence téléphonique. Il a ajouté que les sociétés brésiliennes empruntaient de l’argent à des taux en ligne avec ceux observés sur les marchés internationaux.
Bloombberg croit savoir de source proche que China Construction Bank a proposé 300 millions de dollars à Rabobank pour le rachat de son activité en Indonésie. Il s’agit d’une offre préliminaire dans le cadre du premier tour d’enchères organisé par le groupe néerlandais, qui a annoncé cette semaine la vente au japonais Orix de son activité de gestion d’actifs Robeco.
Michael O’Neill a changé d’avis, selon le quotidien qui cite des sources proches. Le président de Citigroup estimerait désormais qu’il n’est pas souhaitable de procéder à un démantèlement de la banque américaine, du fait des incertitudes économiques et réglementaires. Il faisait partie pour l’instant d’un groupe réduit d’administrateurs s’étant prononcés pour un tel projet.
Trois banques chinoises prévoient, si l’on en croit le South China Morning Post qui cite des sources bancaires, de faire leur retour vers la Bourse de Hong Kong. Everbright Bank pourrait ainsi lever 1,5 milliard de dollars dans une prochaine augmentation de capital, Bank of Shanghai un milliard pour sa première émission sur l’île, et Bank of Chongqing 500 millions lors d’une introduction en Bourse.
Le groupe financier brésilien estime être en mesure de pouvoir continuer à afficher un rendement des fonds propres (RoE) supérieur à 20% sur le long terme, a indiqué son PDG André Esteves lors d’une conférence téléphonique. Il a ajouté que les sociétés brésiliennes empruntaient de l’argent à des taux en ligne avec ceux observés sur les marchés internationaux.
Le groupe bancaire espagnol a réduit de presque 35% l’an dernier la rémunération de ses principaux dirigeants. Le président Emilio Botin a été touché au premier chef avec une baisse de rémunération de 32% par rapport à 2011, à un peu plus de 3 millions d’euros, révèle le rapport annuel du groupe. Son bonus a été divisé de moitié tandis que son salaire a été gelé.
L’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF ou Esma) a publié le 19 février son rapport définitif sur les sociétés de conseil aux actionnaires spécialisées dans le vote par procuration («The Proxy Advisor Industry»).L’AEMF n’a pas relevé de problème majeur dans l’activité des sociétés de conseil avec les investisseurs et les émetteurs dans l’espace de l’Union européenne.. Elle a toutefois identifié un certain nombre de préoccupations relatives à l’indépendance de ces sociétés, ainsi qu'à l’exactitude et la fiabilité des conseils fournis. Autrement dit, l’Esma ne juge pas nécessaire de réguler les sociétés de conseil mais elle leur recommande toutefois de mettre en place un code de conduite qui s’attacherait notamment à identifier, à dévoiler et à gérer les conflits d’intérêts et qui favoriserait la transparence en assurant l’exactitude et la fiabilité du conseil. L’Esma a eu des premiers contacts très positifs avec les sociétés intéressées, à l’instar de Glass Lewis, Institutional Shareholder Service (ISS), Manifest ou encore Proxinvest, et les travaux d'élaboration de ce code devrait commencer dans les toutes prochaines semaines.
L’autorité des marchés financiers (FSA) britannique a annoncé le 19 février la condamnation de la banque Lloyds à 4,3 millions de livres d’amende - soit près de 5 millions d’euros - pour avoir tardé à dédommager des clients lésés par des ventes forcées d’assurance crédit.Trois filiales de Lloyds Banking Group (LBG) ont ainsi été sanctionnées pour avoir versé des réparations trop tardivement à 140.000 personnes, soit près d’un quart des clients ayant droit à un remboursement.Les banques ont longtemps vendu d’office des assurances crédit, appelées PPI, qui permettaient d’assurer le remboursement d’un crédit malgré une perte de revenus liée à la maladie, au décès ou à la perte d’un emploi.Mais cette pratique a été condamnée par la justice et les établissements britanniques ont dû passer des milliards de livres de provisions pour couvrir les frais liés au dédommagement de leurs clients dans cette affaire.La FSA considère que les paiements doivent normalement être effectués rapidement, dans les 28 jours suivant l’envoi d’une lettre aux clients.Le nombre significatif de plaintes est la conséquence des erreurs de LBG et le moins que les clients puissent espérer est que le dédommagement soit versé promptement lorsqu’il est dû, a commenté Tracey McDermott, l’un des dirigeants de la FSA, cité dans un communiqué."Le dossier des PPI reste une priorité pour la FSA et nous continuons de surveiller la façon dont les entreprises concernées traitent les réclamations et versent les dédommagements», a-t-il ajouté.
L’Association française de la gestion financière (AFG) a très vivement réagi au projet de taxe sur les transactions financières que vient d’adopter la Commission européenne. L’industrie française de la gestion attire «solennellement» l’attention sur les «conséquences dévastatrices» de ce projet.Tout d’abord, ce projet «vise l'épargne et non la spéculation» alors que l’objectif initial de la TTF était de lutter contre les activités financières à caractère spéculatif. Les OPCVM français seraient très fortement impactés et amenés dans bien des cas à disparaître : - ils subiraient une « double » taxation puisque leurs clients devraient payer la taxe lorsqu’ils céderont une part d’OPCVM alors même que les achats et cessions de titres par les OPCVM auraient déjà été taxés, - les OPCVM monétaires et obligataires du seul fait de la taxe verraient leur rendement devenir négatif ou, dans le meilleur des cas, extrêmement faible. De nombreuses catégories de fonds disparaîtraient ainsi du marché français.Ensuite, le projet «ne remplit pas ses objectifs budgétaires et détruit des emplois», «les transactions se déplaçant hors de la zone de « coopération renforcée » et hors de l’Union». En revanche les ressources budgétaires et l’emploi des pays concernés seraient pénalisés.Enfin, souligne l’AFG, ce projet «contraint à la délocalisation». Contrairement à ce qu’indique le document de la Commission, le projet induirait de très importantes distorsions de concurrence et de fortes iniquités entre les épargnants citoyens de l’Union, entre les entreprises et Etats émetteurs de l’Union et entre les industries de la gestion de l’Union, selon qu’ils sont domiciliés ou non dans un pays ayant mis en place cette taxe. Pour conserver sa clientèle internationale, la gestion française n’aurait pas d’autre choix que de domicilier ses fonds et mandats, et en exercer la gestion financière, dans des pays européens non soumis à la taxe. Ce serait pour notre pays une perte de substance et de souveraineté très grave, des centres décisionnels essentiels d’achat et vente de titres d’entreprises et de la dette de l’Etat disparaissant du territoire national. La « préférence nationale » conduit les gestions françaises à détenir 25% des obligations des entreprises non financières françaises, 35% de leurs billets de trésorerie, 20% du flottant du CAC 40, 44% des certificats de dépôt des établissements de crédit français et 22% de la capitalisation des OAT."L’industrie française de la gestion souhaite que les discussions qui s’engagent au sein du Conseil, en consultation avec le Parlement Européen, permettent l’élaboration d’un projet exempt de ces critiques, conclut le communiqué.
L’Assemblée nationale a voté mardi 19 février le projet de loi de séparation et de régulation des activités bancaires à l’issue de l’examen du texte en première lecture. Pierre Moscovici, ministre de l’Economie et des Finances, a salué ce vote et s’est félicité que «le texte ait trouvé, au-delà du très large vote de la majorité, l’appui de parlementaires de l’opposition», a indiqué un communiqué de Bercy.
Le fonds de pension californien CalPERS a annoncé le 19 février sa décision de ne plus investir dans les fabricants d’armes d’assaut qui ne sont pas autorisées à la vente dans l’Etat de Californie depuis la tuerie intervenue en décembre 2012 dans une école primaire du Connecticut. L’examen de toutes les classes d’actifs a permis d’identifier un montant de 5 millions de dollars investi dans deux fabricants d’armes. Un désinvestissement «de minimus» au regard des quelque 255 milliards de dollars d’actifs sous gestion du fonds et qui n’aura aucun impact en termes de coûts, précise le communiqué.
La polémique Vasella en Suisse tombe à point nommé pour les députés français, note L’Agefi. La commission des lois de l’Assemblée nationale doit prendre connaissance, ce mercredi matin, du projet de rapport élaboré par la mission d’information sur la transparence et la gouvernance des grandes entreprises françaises mise en place en juillet 2012, et dont le site lesechos.fr a dévoilé hier les principales lignes de ce rapport. Les vingt propositions des députés prônent un renforcement drastique de la législation sur la rémunération des dirigeants. Pour renforcer le pouvoir des actionnaires et assurer une plus grande transparence, les députés proposent notamment l’instauration d’un véritable «say on pay». L’assemblée générale pourrait ainsi se prononcer à la fois sur la politique de rémunération à venir du groupe, mais aussi sur les conditions de rémunération des dirigeants: variable, indemnités de départs ou de non concurrence. D’autres mesures concerneraient plus spécifiquement les administrateurs, en limitant par exemple le cumul des mandats.
L’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) a annoncé le 19 février que l’ordonnance sur la faillite de placements collectifs entrera en vigueur à partir du 1er mars. Cette réglementation doit améliorer la transparence sur la procédure des faillites."La nouvelle ordonnance concrétise les dispositions de la loi sur les placements collectifs relatives au droit de la faillite et détermine la manière dont les procédures de faillite doivent être conduites», précise la Finma dans un communiqué.
Le Parlement européen et le Conseil veulent limiter les dérives constatées ces dernières années sur les bonus des banquiers, rapporte Les Echos. Pour l’instant, aucun accord n’a pu être atteint mais les négociations menées le 19 février ont montré une convergence de vues qui devrait aboutir à limiter la partie variable de la rémunération au niveau de la partie fixe. Des divergences demeurent néanmoins. Les eurodéputés veulent qu’on puisse faire monter le bonus jusqu'à deux fois le salaire fixe, seulement si une majorité simple d’actionnaires le décide dans une assemblée générale, où deux tiers des actions seraient représentées. Cette condition est jugée trop stricte par le Conseil, qui réclame par ailleurs que le bonus puisse représenter trois fois le fixe en cas d’accord des actionnaires.
La facture des affaires (Libor, blanchiment, frauduleuses de produits financiers) s’annonce salée pour les banques européennes, rapporte Les Echos. Selon une étude menée par Credit Suisse sur un panel de 10 banques européennes, les affaires auraient déjà coûté près de 19 milliards de dollars aux établissements européens. Les pertes pourraient encore se chiffrer à 39 milliards de dollars dans les trois années à venir. Au total, les litiges qui ont émaillé l’actualité bancaire en 2012 pourraient donc coûter 58 milliards de dollars aux banques européennes, soit un tiers du coût pour elles de la crise des subprime…
Daniel Vasella renonce à son indemnité de non-concurrence de 72 millions de francs négociée avec Novartis. Une décision globalement saluée, même si d’aucuns regrettent qu’elle soit tardive. Le géant pharmaceutique bâlois a fait savoir le 19 février qu’il avait trouvé avec son patron sortant un terrain d’entente pour annuler l’accord rendu public le 15 février, qui a suscité une profonde vague de colère en Suisse. Daniel Vasella devait toucher de Novartis durant six ans au maximum 12 millions de francs par année à titre de dédommagement. Le contrat désormais caduc prévoyait que Daniel Vasella ne devait percevoir l’entier de la somme que s’il renonçait à passer à la concurrence. Daniel Vasella avait affirmé qu’il ne conserverait pas cet argent, mais le consacrerait tout ou partie à des dons. «Nous continuons de croire en une clause de non-concurrence, nous pensons toutefois que la décision d’annuler l’accord est dans l’intérêt des actionnaires et des parties prenantes de l’entreprise», indique le vice-président de Novartis Ulrich Lehner, cité dans le communiqué du groupe.