Le groupe suisse UBS a augmenté en 2013 les provisions allouées pour les litiges juridiques et les procédures réglementaires de 190 millions de francs à 1,62 milliard de francs suisses, selon le rapport annuel publié le 14 mars. L'établissement est exposé à une série de plaintes, de litiges, de procédures juridiques ainsi qu'à des enquêtes gouvernementales et l’ampleur des risques peut être substantielle, rappelle le rapport.Dans l’affaire de manipulation du Libor, UBS avait annoncé en 2012 devoir payer 1,4 milliard de francs suisses, à titre d’amendes et de restitutions de profits, aux autorités américaine, britannique et suisse. Aux Etats-Unis, la grande banque a conclu un «non-prosecution agreement» (soit un accord qui le met à l’abri de poursuites) avec le Département américain de la Justice. UBS Securities Japan CO a également plaidé coupable du chef d’accusation de fraude électronique lié à la manipulation de certains taux d’intérêt de référence, rappelle UBS dans son rapport annuel."Toutefois l’arrangement ne résout pas les enquêtes par d’autres autorités de régulation, ni les plaintes au civil, qui ont été ou pourront dans le futur être déposées par des requérants privés ou gouvernementaux» sur la question du Libor ou d’autres taux d’intérêt de référence, indique la grande banque, qui ajoute que «l’ampleur de notre exposition financière à ces questions en suspens est très difficile à estimer et pourrait être substantielle».