Les nouvelles mesures relatives aux titrisations italiennes devraient réduire le risque de contrepartie des opérations de titrisations nationales, rapporte L’Agefi. Un des changements apportés les plus importants est la ségrégation des actifs destinés au remboursement du principal et des intérêts d’une transaction. De cette façon, des analystes considèrent que même en cas de faillite de la banque (dépositaire), les fonds présents sur le compte du SPV lui seront transférés, réduisant ainsi considérablement le risque de contrepartie. Des incertitudes demeurent cependant sur le statut des comptes ségrégués dans le cadre de la directive sur la résolution des banques. Ce qui pourraient signifier que l’exposition aux banques n’est pas totalement réduite, a cependant mis en garde l’agence de notation Fitch dans une note publiée mi-février.
La Prudential Regulation Authority (PRA), rattachée à la Banque d’Angleterre, a publié mercredi un document consultatif visant à durcir les conditions d’exercice dans le pays des banques qui n’appartiennent pas à l’Espace économique européen. Les succursales de ces établissements pourraient se voir interdites d’exercer si le régulateur de leur pays d’origine n’applique pas des standards aussi exigeants que ceux de la Grande-Bretagne.
HSBC a annoncé mercredi la cession de sa filiale au Kazakhstan à JSC Halyk Bank pour 176 millions de dollars (128 millions d’euros) en numéraire. Stuart Gulliver, le directeur général de la banque britannique, a vendu ou fermé 63 filiales au cours des trois derniers années dans le cadre la rationalisation de la structure du groupe. La cession de SB JSC HSBC Bank Kazakhstan s’effectue sur la base d’une valeur d’actif net de 160 millions de dollars pour la filiale et devrait être bouclée au quatrième trimestre 2014.
HSH Nordbank aura vraisemblablement besoin d’une aide d’Etat plus importante de quelques centaines de millions d’euros que prévu en raison d’un aggravation des pertes dans les créances au secteur du transport maritime, dont elle est un acteur majeur. La banque a dit jusqu’ici qu’elle pourrait avoir besoin d’une aide publique allant jusqu'à 1,3 milliard d’euros entre 2019 et 2025. «Au vu de nos résultats 2013, je ne serais pas surpris si nous parvenions à la conclusion que nos besoins en la matière ressortent à un niveau légèrement supérieur», a dit à des journalistes Thomas Mirow, président du conseil de surveillance de l'établissement, cité par Reuters. La banque est détenue à 85% par les Länder de Hambourg et du Schleswig-Holstein.
Un rapport sénatorial du sous-comité permanent en charge des enquêtes s’en prend violemment à la banque Credit Suisse, accusée d’avoir favorisé l'évasion fiscale de milliers de clients américains. Selon ce document, les avoirs soustraits au fisc américain ont pu atteindre 10 milliards de dollars entre 2001 et 2008. L’enquête est truffée d’anecdotes sur les moyens imaginés par la banque suisse pour assister les clients américains (agence à l’aéroport de Zurich, réunions secrètes, démarchage lors d'événements sportifs, etc...). Le directeur général de Credit Suisse Brady Dougan, qui doit être entendu cet après-midi au Sénat, assure que la direction n'était pas au courant de ces agissements, rejetant la faute sur quelques collaborateurs. L'établissement conteste en outre la méthode utilisée pour évaluer les avoirs potentiellement dissimulés.
Le taux de fraude sur les paiements est remonté en 2012 pour la première fois depuis 2008, selon la BCE. Il a représenté 0,038% des quelque 3.500 milliards d’euros de transactions réalisées dans l’espace des paiements en euros, contre 0,036% en 2011. En valeur, les transactions frauduleuses ont atteint 1,33 milliard d’euros, une progression de 14,8% sur un an. A 60%, la fraude provient des paiements en ligne, contre 48% en 2008. Les cartes émises en France, au Royaume-Uni et au Luxembourg ont connu le plus fort taux de fraude, selon le rapport annuel consacré au sujet.
L’assurance-vie a enregistré en janvier une collecte nette de 1,4 milliard d’euros, selon l’Association française de l’assurance (AFA). Ce montant est le plus élevé depuis juillet 2013, et fait suite à une décollecte de 1,6 milliard en décembre. Le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurances le mois dernier a atteint 11,3 milliards (contre 12,9 milliards en janvier 2013), et les prestations versées se sont élevées à 9,9 milliards (contre 9,3 milliards). L’encours des contrats d’assurance-vie (provisions mathématiques et provisions pour participation aux bénéfices) s’élève ainsi à 1.465,4 milliards d’euros à fin janvier, en progression de 4% sur un an.
Citant une note interne, le quotidien assure que la responsable de la compliance au sein de la banque américaine, Cindy Armine, tire sa révérence, après seulement un an à son poste. Elle quitte le groupe, pour rejoindre selon certaines sources du quotidien le spécialiste des paiements First Data, dirigé par un ancien cadre de JPMorgan, Frank Bisignano.
Le quotidien croit savoir que la banque américaine est proche de nouer un accord avec le gendarme des marchés, accord qui mettrait un terme aux poursuites pour tromperie sur la qualité de titrisations adossées à des créances hypothécaires. Morgan Stanley pourrait convenir dans ce dossier d’une amende d’au moins 200 millions de dollars.
Sur les conseils de l’agence chargée de gérer les participations publiques dans le secteur bancaire, le Trésor britannique pourrait repousser du printemps à l’automne la cession d’un nouveau bloc de titres de Lloyds Banking Group au grand public. En cause, la volatilité des marchés et le redressement plus lent que prévu de la banque. L’Etat pourrait tout de même rapidement vendre des titres à des institutionnels.
Les établissements européens ont réduit leurs risques depuis la crise financière. Leur exposition atteignait 23 milliards de dollars au troisième trimestre 2013.
La Réserve fédérale américaine a indiqué qu’elle comptait publier le 20 mars les résultats de ses tests de résistance annuels destinés à évaluer l’aptitude des banques à résister à une crise économique. L’évaluation des projets des banques vis-à -vis des dividendes et des rachats de titres sera quant à elle dévoilée quelques jours plus tard, le 26 mars.
Dans le cadre de la finalisation de la transposition de la directive AIFM, l’Autorité des marchés financiers a modifié les livres de son règlement général relatifs aux prestataires et aux produits d'épargne collective. Le ministre de l'économie et des finances a homologué ces nouvelles dispositions par arrêté du 11 décembre 2013 publié au Journal officiel du 20 décembre 2013 et par arrêté du 11 février 2014, publié au Journal officiel du 20 février 2014. Les principales modifications apportées au règlement général concernent le livre IV sur les produits d'épargne collective et portent sur : la création d’un titre II consacré aux FIA et, plus particulièrement, à la notification des demandes de commercialisation de ces fonds en France, à l'évaluation des actifs et à l’information des investisseurs et du régulateur ; l’application à tous les FIA commercialisés en France de certaines des règles de commercialisation actuellement applicables aux OPCVM ; l’insertion des mesures de compétitivité recommandées par le rapport du Comité de Place sur la transposition de la directive AIFM et le développement de la gestion innovante française portant, notamment, sur l’assouplissement de certaines règles d’investissement et la simplification des seuils de souscription en deux niveaux (100 000 euros pour les FIA ouverts aux investisseurs professionnels et 0 euro pour les FIA ouverts au grand public) ; l’intégration de dispositions afin de prendre en compte la modification de l’article R. 214-15-1 du code monétaire et financier concernant le calcul des ratios d’exposition et d’investissement des OPCVM. Par ailleurs, l’AMF a mis en conformité l’ensemble de son règlement général, en particulier le livre III, concernant les renvois aux dispositions du code monétaire et financier relatives aux FIA et leurs sociétés de gestion, les nouvelles dénominations des FIA et la notion de placement collectif. Lire la suite : cliquez ici
La banque américaine JPMorgan a annoncé mardi lors d’une journée investisseurs qu’elle prévoyait de supprimer 8.000 postes cette année dans ses activités de crédit à la consommation et de financement immobilier. C’est 5.500 suppressions de postes de plus que ce que le groupe prévoyait jusqu'à présent. Sur 2013 et 2014, JPMorgan aura donc supprimé 24.500 postes dans les deux divisions, qui souffrent d’une baisse d’activité liée notamment à de moindres refinancements hypothécaires. Par ailleurs, la banque a légèrement abaissé ses prévisions de rentabilité: elle ne prévoit plus qu’un retour sur capital tangible (ROTCE) compris entre 15% et 16% d’ici trois à quatre ans contre un ratio de 16% précédemment. Il atteignait 11% en 2013.
Le gouvernement britannique va obliger les sociétés de gestion à fournir le détail de tous les frais liés aux retraites à contributions définies versées dans le cadre du travail, rapporte Fund Web. La mesure a été confirmée dans une déclaration écrite du ministre des retraites Steve Webb.
Brady Dougan, patron du numéro deux bancaire suisse Credit Suisse, va témoigner mercredi 26 février devant une sous-commission du Sénat américain, rapporte L’Agefi suisse. Il sera entendu dans le cadre du conflit fiscal avec les Etats-Unis. Brady Dougan sera accompagné à l’audience par son juriste en chef Romeo Cerutti et par les deux responsables de la division Banque privée et Gestion de fortune, Hans-Ulrich Meister et Robert Shafir. Des représentants du ministère américain de la justice témoigneront également devant la sous-commission.
La China Securities Regulatory Commission (CSRC) a fusionné huit départements en seulement quatre et en a créé quatre afin de répondre aux évolutions à grande vitesse des marchés des capitaux et du secteur de la gestion d’actifs, rapporte Asian Investor.Les nouveaux départements sont : l’investissement obligataire, les activités novatrices, les fonds d’investissement privés et la lutte contre les abus de marché. Parallèlement, les deux départements dédiés à la supervision des sociétés cotées ont été fusionnés, ainsi que les deux départements dédiés à la supervision du marché des futures. Egalement regroupées les divisions dédiées à la supervision des fonds et des intermédiaires, et les deux divisions supervisant les introductions en Bourse et les entreprises de croissance.Le régulateur ne donne pas de calendrier spécifique pour la mise en œuvre effective de cette restructuration, indiquant simplement qu’il va s’efforcer de donner «dès que possible» des précisions sur les responsabilités de chaque nouveau département.
La banque britannique HSBC a précisé lundi 24 février, lors de la présentation de ses résultats annuels, sa stratégie de contournement des nouvelles règles européennes en matière de bonus à compter de cette année, rapporte L’Agefi. Comme le prévoient ces règles, HSBC demandera tout d’abord à ses actionnaires le droit de porter le plafond de la part variable de rémunération de 100 à 200% du salaire fixe. Surtout, la banque entend verser à ses salariés visés par Bruxelles une indemnité trimestrielle, qui n’est ni du fixe ni du variable mais aura pour effet mécanique d’augmenter la rémunération totale potentielle. 665 salariés sont concernés par la nouvelle indemnité, que 111 recevront en titres et 554 en numéraire.
Dans le cadre du G20, les gouverneurs des banques centrales et ministres des Finances des grandes puissances se sont engagés ce week-end à terminer d’ici à novembre et le sommet de Brisbane, les réformes entamées pour renforcer les grandes institutions financières et les marchés de dérivés, et limiter les risques de la finance parallèle en mettant également fin au «too big to fail», rapporte L’Agefi. Parmi celles-ci, figureront les recommandations du Conseil de stabilité financière (FSB) sur les marchés du repo et des prêts de titres, tandis que le comité de Bâle fera des propositions sur les risques résultant de l’interaction entre les banques et les établissements du «shadow banking». L’association internationale de supervision des assurances (IAIS) déterminera par ailleurs des exigences en capital pour les assureurs considérés comme systémiques au niveau mondial.D’autre part, la fragmentation des régulations est un des principaux sujets de préoccupation pour l’avenir. Le FSB invite à la réduire pour permettre de gérer au mieux les problèmes des institutions systémiques au niveau mondial, notamment ceux relatifs à la résolution.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a publié le 24 février une nouvelle liste mise à jour des sites internet proposant du trading d’options binaires pour lesquels aucun prestataire de services d’investissement autorisé n’a pu être clairement identifié. L’AMF met une nouvelle fois en garde les épargnants sur des campagnes publicitaires agressives, sur internet, portant sur le trading d’options binaires et annonçant des rendements très importants dans des délais très courts.
Les investisseurs européens ayant été victimes de la fraude de Bernard Madoff ont jusqu’au 28 février pour envoyer une demande de participation au Madoff Victim Fund, rapporte Plus24. Le journal note que l’escroc a fait peu de victimes en Italie si l’on regarde les données officielles. Sur la liste des plus de 13.000 clients de Madoff diffusée en 2008, seuls cinq noms étaient italiens : Domenico De Sole (ex président de Gucci), Paolo et Andrea Dini (propriétaires de Paul & Sharke), Arrigo Mayer et le révérend Stanislaw Wrobel de la Congrégation du Santo Redentore à Roma. Mais cela n’inclut pas toutes les personnes ayant investi dans des produits financiers italiens ou de droit étranger.
Le taux de fraude sur les paiements est remonté en 2012 pour la première fois depuis 2008, indique la Banque centrale européenne dans son troisième rapport annuel sur le sujet. Il a représenté 0,038% des quelque 3.500 milliards d’euros de transactions réalisées dans l’espace des paiements en euros, contre 0,036% en 2011. En valeur, les transactions frauduleuses ont atteint 1,33 milliard d’euros, une progression de 14,8% sur un an, selon la BCE. A 60%, la fraude provient des paiements en ligne (contre 48% en 2008), une hausse logique compte tenu de la part croissante que ces derniers prennent dans le total des transactions. Les cartes émises en France, au Royaume-Uni et au Luxembourg ont connu le plus fort taux de fraude, selon le rapport.
Pour le mois de janvier 2014, l’assurance-vie enregistre une collecte nette de 1,4 milliard d’euros, selon les statistiques publiées ce mardi par l’Association française de l’assurance (AFA), qui rassemble le Gema et la FFSA. Ce montant de collecte nette mensuelle est le plus élevé depuis juillet 2013, et fait suite à une décollecte de 1,6 milliard en décembre.
L’Union européenne a donné hier son feu vert à un plan de recapitalisation et de restructuration de 1,5 milliard d’euros pour un groupe de banques coopératives chypriotes. Le plan prévoit la réduction du nombre de banques coopératives à 18 par le biais de fusions, la mise en place d’une gestion du risque et d’une politique d’octroi de crédits adéquates, ainsi que le placement des crédits non performants dans une nouvelle structure ad hoc.
La Banque d’Italie a selon Reuters convoqué hier les dirigeants de Banca Carige au sujet de leur projet d’augmentation de capital annoncé la semaine dernière. La banque gênoise souhaite lever jusqu'à 800 millions d’euros d’ici à la fin mars, mais la fondation qui est son premier actionnaire à 46% n’aura pas les moyens de suivre et risque une sévère dilution de sa participation. Le comité de pilotage et le conseil d’administration de la Fondation Carige devaient se réunir hier pour examiner leurs options. Selon des sources, la fondation envisage de convoquer une assemblée générale extraordinaire des actionnaires pour faire reporter la date butoir de fin mars.
Confrontée à la détérioration de la solidité financière du secteur et au changement de comportement de ses assurés, la principale mutuelle allemande Barmer GEK a annoncé la suppression de 20% de ses effectifs, soit 3.500 postes. Elle veut également réaliser entre 250 et 300 millions d’euros d’économies.
La chaîne télévisée croit savoir que les syndicats de Sumitomo Mitsui Banking Corp s’apprêtent à soumettre fin mars au géant bancaire une revendication de hausse des salaires de 0,5%. Il s’agirait d’une première depuis dix-sept ans. NHK avance que les syndicats de Bank of Tokyo Mitsubishi UFJ et de Mizuho pourraient suivre l’exemple.