La filiale de Crédit Agricole SA a fait une demande d’agrément pour proposer des produits d’assurance dommages en Pologne d’ici la fin d’année. Dans ce pays où il dispose d’un réseau bancaire, Crédit Agricole Assurances distribue déjà des contrats vie et emprunteurs. Son objectif est de s’y développer par croissance organique. La Pologne ne représente que 12 % de son chiffre d’affaires international, lui-même de 17 % seulement du total - essentiellement en Italie. En dehors de ces deux pays, Crédit Agricole Assurances doit contracter des partenariats avec des tiers.
La banque britannique a annoncé hier soir avoir échoué à vendre ses activités bancaires en Uruguay, près de deux ans après avoir conclu un accord sur cette cession avec le groupe financier colombien Banco GNB Sudameris, en ajoutant étudier désormais d’autres options pour la vente de ces activités.
Jean-Pierre Gulessian est nommé directeur des marchés financiers du Crédit Mutuel Arkéa. Fort d’une longue expérience des marchés financiers, notamment des produits de la dette et de taux, il était, depuis 2012, Responsable de la Trésorerie et du Refinancement du groupe. Jean-Pierre Gulessian a débuté sa carrière en tant qu’ingénieur conseil en système d’information avant de devenir Responsable de la Trésorerie de la Banque Fédérative du Crédit Mutuel (BFCM) de 1988 à 1992. Il entre ensuite au Crédit National au poste de Trésorier Adjoint. Après le rachat par le Crédit National de la Banque Française du Commerce Extérieur (BFCE), il intègre Natixis Banque au sein du département Développement des produits dérivés de taux où il restera de 1996 à 2000. Après le rapprochement de Natexis Banque et du Groupe Banques Populaires, il devient Responsable de la Trésorerie et du Refinancement long terme du Groupe Natexis Banques Populaires (NBP). En 2006, il est nommé Trésorier long terme et Responsable de la Gestion globale du risque de taux du Groupe Natixis puis Directeur général de Natixis Funding.
En effet, selon le magazine Option Finance (n°1263), le groupe BPCE a confirmé la place centrale qu’il souhaiterait attribuer à la gestion d’actifs en octroyant une enveloppe de 1,5 milliard d’euros à la NGAM pour faire des acquisitions. Pierre Servant, responsable du pôle Epargne de Natixis et directeur général de NGAM a tenu à préciser: « Nous aimerions nous renforcer sur certaines classes d’actifs comme la gestion alternative ou les fonds multi-classes d’actifs car la demande est forte sur ces expertises actuellement. Mais nous pourrons aussi nous développer par le biais d’une croissance externe en visant des partenaires distributeurs. »
Le superviseur européen des assurances et des pensions professionnelles (Eiopa) vient d'émettre une opinion destinée à harmoniser les processus de candidature et d’approbation des modèles internes au sein des 28 états membres. L’objectif : « éviter le développement de solutions nationales divergentes et pour promouvoir des pratiques de supervision cohérentes ». L’Eiopa a ainsi développé un guide destiné à aider les assureurs dans leur démarche de candidature, de façon à leur permettre de comprendre le niveau d’information requis et le type de démonstration à effectuer pour prouver la pertinence du recours au modèle interne. Ce guide doit aussi orienter les autorités de contrôle nationales, dont l’ACPR en France, dans leur processus d’approbation des modèles internes.
L’actuel responsable de la trésorerie de Julius Baer, Jean-François Alarie, a décidé de quitter l'établissement, selon une note interne dont le site spécialisé a eu connaissance. Un départ inattendu qui devrait prendre effet à la fin du mois de juillet prochain. Jean-François Alarie occupe ce poste depuis février 2011. Son successeur n’a pas encore été nommé.
La filiale de Crédit Agricole SA a fait une demande d’agrément pour proposer des produits d’assurance dommages en Pologne d’ici la fin d’année. Dans ce pays où le groupe dispose d’un réseau bancaire, Crédit Agricole Assurances distribue déjà des contrats vie et emprunteurs. Son objectif est de s’y développer par croissance organique. La Pologne ne représente que 12 % de son chiffre d’affaires international, lui-même de 17 % seulement du total - essentiellement concentré sur l’Italie. En dehors de ces deux pays, Crédit Agricole Assurances doit contracter des partenariats avec des tiers du groupe.
Le Fonds monétaire international a publié lundi deux chapitres de son rapport de stabilité financière. Le premier traite des risques émergents liés à la modification de la typologie des investissements sur ces marchés, le second de l’avantage dont jouiraient les établissements financiers jugés trop gros pour faire faillite sur leurs coûts de financement. En utilisant deux méthodes, basées sur les niveaux de CDS et les notations des agences, les experts du FMI estiment les gains des banques concernées entre 15 et 70 milliards de dollars aux Etats-Unis sur 2011-2012, entre 25 et 110 milliards au Japon, entre 20 et 110 milliards au Royaume-Uni, et entre 90 et 300 milliards en zone euro. Une évaluation qui devrait faire parler d’elle de ce côté-ci de l’Atlantique...
La réglementation continue de hanter les esprits des gestionnaires d’actifs. Selon un sondage du cabinet de conseil en investissement Investit présenté à Londres, réalisé auprès de 60 membres de direction générale de 24 fournisseurs de services d’investissement et de gestion de portefeuille, les projets de changements réglementaires demeurent la principale priorité pour 93 % des personnes interrogées, rapporte Funds Europe. Dans le Top 3 de leur spriorités, ce sujet arrive largement en tête devant la gestion des données, qui arrive en deuxième position pour 66% des sondés, et les systèmes de front office, troisième priorité pour 52 % des gérants.Sans grande surprise, la directive AIFM (Alternative Investment Funds Managers) est la réglementation qui suscite le plus de préoccupation, suivie par les changements attendus sur le terrain de la compensation dans le cadre d’EMIR (European Market Infrastructure Regulation) et l’application de Dodd-Frank.
Trois anciens employés du courtier interbancaire Icap ont été inculpés en Grande-Bretagne pour leur rôle présumé dans le scandale de manipulation du taux interbancaire Libor, a annoncé le 28 mars l’office britannique de lutte contre la grande délinquance financière SFO.Ces nouvelles inculpations portent à neuf le nombre de personnes inculpées en Grande-Bretagne par le SFO, qui a réclamé en janvier une rallonge budgétaire pour terminer son enquête. Les trois personnes sont soupçonnées par le SFO d’avoir manipulé le taux de manière concertée «entre le 8 août 2006 et le 7 septembre 2010".Icap fait partie des groupes sanctionnés par les autorités britannique et américaine dans le cadre du scandale du Libor qui avait éclaté en juin 2012 avec l’amende infligée à Barclays. Outre Barclays et Icap, de nombreux établissements à travers le monde ont été rattrapés par ce scandale. UBS et Royal Bank of Scotland (RBS) ont également écopé de lourdes sanctions.
Les titres des assureurs Aviva, Resolution ou Legal & General notamment ont été sévèrement sanctionnés vendredi dernier en Bourse de Londres, clôturant sur des baisses de 2,8% à 7,1%, rapporte L’Agefi. En cause, l’annonce par le Telegraph d’une enquête à venir de la Financial Conduct Authority concernant le traitement par les assureurs de millions de contrats vie ou de pension souscrits entre les années 1970 et l’an 2000 et désormais fermés. Ils appartiendraient à des clients de longue date au sein de quelque 30 millions de contrats représentant un encours de 150 milliards de livres (182 milliards d’euros) qui seraient délaissés, subissant des frais élevés, dont des frais de sortie rédhibitoires. La FCA a confirmé que le sujet figurerait au menu de son plan d’action pour l’année à venir, dont la présentation est attendue aujourd’hui même.
Le Luxembourg a annoncé la signature le 28 mars de l’accord intergouvernemental Fatca. Cet accord comportera l'échange automatique d’informations entre administrations fiscales luxembourgeoise et américaine sur des avoirs détenus auprès d’institutions financières au Luxembourg par des citoyens américains et les personnes résidant aux Etats-Unis.Le Luxembourg introduira ainsi dans ses relations avec les Etats-Unis l'échange automatique d’informations à l’instar de ce qu’il fera, à partir du 1er janvier 2015, au sein de l’Union Européenne sur la base du champ d’application de la Directive 2003/48/CE en matière de fiscalité des revenus de l'épargne.La signature de l’accord lancera la procédure d’approbation parlementaire et permettra aux institutions financières luxembourgeoises concernées de se conformer dans les meilleurs délais aux exigences d’agrément applicables, suivant la procédure électronique définie par le Internal Revenue Service (IRS) américain.Il est entendu que les institutions financières concernées déploieront tous les efforts et mesures nécessaires pour se conformer aux exigences de l’accord."La signature de l’accord, ainsi que la récente décision du Luxembourg de donner son accord à l’extension du champ d’application de la directive sur la fiscalité de l'épargne,témoignent du fort engagement du Luxembourg en faveur de plus de transparence en matière fiscale sur la base de normes internationales effectivement appliquées par les grandes places financières du monde», souligne un communiquéLes textes seront publiés sur le site internet du ministère des Finances début avril.
Malgré la forte opposition de l’opinion et de la communauté financière, le Canada a signé l’accord Fatca avec les Etats-Unis en février dernier, rapporte L’Agefi suisse. Dans la presse canadienne, cette perte de souveraineté est vue comme une invasion. Sur le site BC Business, Fatca, qui doit entrer en vigueur en juillet prochain, est même décrit comme «l’assaut le plus efficace des Américains sur les Canadiens depuis la guerre de 1812». Plusieurs professeurs de droit fiscal et avocats réputés ont fait parvenir des lettres et documents de travail au département des finances canadien ces derniers jours. Ils insistent sur le fait que cet accord viole plusieurs lois canadiennes ainsi que la constitution, sans compter les accords de libre échange (dans le cadre de l’OMC et de l’Alena). Des class actions sont déjà envisagées.
Le Comité de Bâle a publié lundi une recommandation sur l’audit externe des banques, qui met à jour un précédent texte de 2008. Le régulateur bancaire y souligne notamment l’importance du comité d’audit, et dresse des recommandations allant au-delà des standards en place sur la compétence et la compréhension du secteur bancaire par les commissaires aux comptes externes.
Dans le cadre de son plan d’action annuel publié ce matin, la Financial Conduct Authority fait vœu d’étudier avec soin la gestion au sein des banques d’investissement ou des gestionnaires d’actifs des conflits d’intérêt entre respect des intérêts des clients et positions internes de trading. Le régulateur britannique entend inspecter les contrôles mis en place par les banques afin d’éviter les manipulations d’indices de référence tels le Libor.
Le principal actionnaire de Banca Monte dei Paschi di Siena, la Fondation Monte dei Paschi, a indiqué avoir à nouveau cédé des titres. Elle a vendu 6,5% du capital pour ramener sa part à 5,5% environ, au bénéfice pour 4,5% du fonds d’investissement américain Fintech Advisory et pour 2% de la filiale européenne de la banque brésilienne BTG Pactual. Surtout, la fondation précise avoir signé avec les deux investisseurs un pacte par lequel les trois réunis s’engagent à conserver une participation de 9% au capital de BMPS, avant comme après l’augmentation de capital de 3 milliards d’euros que doit mener au plus vite la banque.
Le régulateur s’inquiète du manque d’égards envers des clients bloqués dans des contrats fermés depuis parfois des décennies. Le secteur dévisse en Bourse
La rémunération globale de James Gorman, directeur général de Morgan Stanley, a presque doublé l’an dernier pour atteindre 18 millions de dollars (13,1 millions d’euros), montant le plus élevé depuis sa prise de fonction début 2010, montre un document boursier publié par la banque américaine vendredi soir. Dans le détail, celui-ci a reçu un salaire de base de 1,5 million de dollars, accompagné d’un bonus en cash de 316.000 dollars perçu immédiatement et de 5,09 millions de dollars payés en titres. En récompense d’un «engagement fort» et d’un «leadership important», le comité de rémunération de conseil d’administration lui a par ailleurs attribué 6 millions de dollars sous forme de stock-options, ainsi qu’un montant différé de 5,09 millions de dollars en numéraire. Sa rémunération globale s’était élevée à 9,75 millions de dollars l’année précédente, dont un salaire de base de 800.000 dollars.
La filiale de Scor a annoncé vendredi le rachat d’un portefeuille d’assurance-vie auprès de Mediterráneo Vida, assureur espagnol détenu à 100% par Banco Sabadell, en lui versant une commission de 82 millions d’euros. Cette transaction, qui prend effet au 1er janvier 2014, augmentera la rentabilité de fonds propres de Scor et devrait générer un volume de primes d’environ 30 millions d’euros cette année.
Alexandre Cavé, membre de l'équipe de recherche Européenne de Citywire, a interrogé des investisseurs basés à Genève sur les tendances en sélection de fonds pour l’année à venir. Les fonds à performances absolues semblent plébiscités sur la place genevoise pour 2014. Le responsable de la sélection de fonds d’une banque internationale a indiqué à Citywire que: « Les cinq dernières années ont été difficiles pour les stratégies absolute return, mais les résultats ont été positifs en 2013 et nous sommes confiants pour 2014». Les sélectionneurs de fonds ont expliqué préférer les gérants de fonds faisant preuve de flexibilité dans leur stratégie à cause d’incertitudes persistantes au niveau macroéconomique. « De plus en plus de clients en Suisse privilégient la gestion en rendements absolus dans une optique de protection de leur capital, les clients en Suisse préfèrent traditionnellement les prises de risques faibles et cela s’accentue en ce moment» a indiqué un responsable des investissements dont les encours s'élèvent à plus de CHF 10 milliards. Le fonds obligataire M&G Optimal Income, géré par Richard Woolnough, est particulièrement populaire auprès des sélectionneurs de fonds basés en Suisse grâce à une performance de 7.8% en 2013 et une allocation d’actifs diversifiée comprenant des actions. Les autres fonds plébiscités incluent Alken Absolute Return Europe, Standard Life Global Absolute Return Strategies Fund (GARS), Abaco Financials Fund et International Value Advisers Worldwide Fund. Malgré cet enthousiasme, les sélectionneurs de fonds interrogés ont soulignés le manque de définition précise du terme « absolute return » et son utilisation à des fins marketings. Le fonds PIMCO StocksPLUS Absolute Return Fund a été cité par un gérant de fortune basé à Genève comme un exemple de fonds absolute return qui en pratique performe similairement au benchmark, le S&P 500. Une minorité de sélectionneurs de fonds reste sceptique quant à l’utilité de la gestion en rendements absolus elle-même, soulignant que beaucoup de « all weather funds » n’ont pas tenus leurs promesses en 2008 et tendent généralement a sous performer dans les bullish markets.
La Société Générale est accusée par le fonds souverain libyen (Libyan Investment Authority, LIA), d’avoir aidé à détourner entre 2007 et 2009 plusieurs dizaines de millions de dollars par le biais de pots-de-vin versés à des associés de Saïf al-Islam, l’un des fils de l’ex-président Mouammar Kadhafi, rapporte le journal britannique qui a pu consulter la plainte, jugée «sans fondement» par la banque française qui entend la contester.
Selon le journal qui se réfère à ses sources financières londoniennes, la première banque chinoise, qui souhaite racheter un gestionnaire d’actifs en Europe, envisage de lancer une offre de 2 milliards d’euros sur Pioneer, filiale de la banque Unicredit. Le journal précise que Pioneer, l’un des plus importants acheteurs d’obligations italiennes, dispose de 174 milliards d’euros sous gestion.
Le rythme de remboursement par les banques de la zone euro des prêts d’urgence consentis par la Banque centrale européenne (BCE) s’est nettement ralenti au moment où les liquidités excédentaires sont au plus bas depuis la fin 2011. Les banques rembourseront 1,56 milliard d’euros à la BCE le 2 avril, a annoncé la banque centrale, bien moins que les montants remboursés cette semaine de 18,9 milliards. Les intervenants du marché monétaire interrogés par Reuters attendaient en moyenne 9 milliards de remboursements la semaine prochaine.
Intesa Sanpaolo a publié vendredi une perte de 5,19 milliards d’euros au quatrième trimestre 2013. Comme sa compatriote UniCredit, la première banque de détail italienne a passé ses comptes à la paille de fer en prévision des tests de résistance menés en Europe cette année. Elle a enregistré 3,1 milliards de provisions pour créances douteuses, contre 1,46 milliard au quatrième trimestre 2012, et passé 5,8 milliards d’euros de dépréciations. A la suite de ces annonces, le titre Intesa a gagné jusqu'à 5,43% en matinée, surperformant le secteur. Le ratio de fonds propres durs (common equity tier 1) reste très élevé à 12,3% fin décembre, le groupe ayant bénéficié de la réévaluation de sa participation dans la Banque d’Italie.
Le secteur de l’assurance fait aujourd’hui les frais outre-Manche (Aviva perdant jusqu’à 8,5% en matinée) de la vigilance du régulateur quant au traitement de millions de clients bloqués au sein de produits vie ou de pension souscrits entre les années 1970 et 2000 et désormais fermés. Le Telegraph évoque une prochaine enquête concernant 30 millions de contrats représentant 150 milliards de livres. La FCA confirme que le sujet figure au menu de son plan d’action pour l’année à venir qui sera publié lundi. En termes d’enquête, la FCA préfère évoquer pour l’heure une «meilleure compréhension» grâce à un dialogue avec les assureurs.