Alpha Bank a engagé le placement de 1,2 milliard d’euros d’actions auprès d’investisseurs privés. Le produit de cette levée de fonds doit permettre à la banque grecque de rembourser 940 millions d’euros d’actions de préférence souscrites par l’Etat lors du renflouement du secteur bancaire. Citigroup et JPMorgan dirigent le placement privé.
La banque italienne UniCredit a mandaté Citigroup, HSBC, la Societe Generale et UBS aux côtés de ses propres équipes pour diriger l'émission d’obligations de type additional tier one (AT1) en dollars. Les titres perdraient temporairement leur valeur si le ratio de fonds propres durs du groupe (common equity tier one, CET1) passait sous 5,125%. UniCredit, qui a publié une perte de 14 milliards d’euros l’an dernier en raisons d'énormes dépréciations de survaleurs et de provisions, affichait à fin 2013 un ratio CET1 de 9,4%. Les banques entameront mercredi et pour trois jours une série de présentations aux investisseurs en Asie et en Europe. De nombreux établissements bancaires ont émis depuis l'été 2013 des titres de capital contingent (CoCo) afin de muscler leurs fonds propres dans l’optique des règles de Bâle 3.
L’agence Fitch a passé lundi de stable à négative la perspective attachée à la note de 15 banques russes en raison de la dégradation de l’environnement économique en Russie. Les établissements concernés sont les quatre banques publiques (Sberbank, VEB, Gazprombank, RusAg), la première banque privée (Alfa Bank) et 10 filiales de banques étrangères. Parmi ces dernières figurent Rosbank, la filiale de la Société Générale, et la filiale russe de Crédit Agricole CIB.
Banca Monte dei Paschi di Siena se prépare selon Reuters à émettre un emprunt obligataire d’au moins 500 millions d’euros, le premier du genre pour la banque depuis juillet 2012. L'échéance devait être fixée aujourd’hui et l’emprunt, sans doute à court ou moyen terme, pourrait être émis dès demain. La banque italienne aurait pour ce faire engagé Banca IMI, JPMorgan, Mediobanca, MPS Capital Services et RBS.
BNP Paribas veut faire progresser ses revenus de banque de financement et d’investissement de plus de 6% l’an au cours de la période 2013-2016, ont indiqué, lundi 24 mars, les dirigeants du groupe lors de la présentation d’un plan stratégique pour 2014 -2016.
Credit Suisse a trouvé un accord pour régler le litige qui l’oppose à l’Agence fédérale américaine pour le financement du logement (FHFA). Le numéro deux bancaire helvétique devra payer 885 millions de dollars pour mettre fin à deux plaintes en suspens déposées par l’agence américaine.En conséquence, cet accord va grever les résultats financiers du quatrième trimestre et de l’ensemble de l’année 2013 à hauteur de 275 millions de francs après impôts, indique Credit Suisse dans un communiqué publié à la veille du week-end. L'établissement précise avoir ainsi clos le litige le plus important lié à des affaires hypothécaires l’opposant à des investisseurs.L’accord avec la FHFA, conservateur de Fannie Mae et Freddie Mac, met un terme aux demandes en suspens auprès du tribunal du district sud de New York. Celles-ci sont liées à la vente pour quelque 16,6 milliards de dollars de titres adossés à des créances immobilières résidentielles entre 2005 et 2007, faisant partie du dossier des prêts à risque.Dans le détail, Credit Suisse indemnisera les deux organismes de prêts de refinancement hypothécaires supervisés par le régulateur, à hauteur de 651 millions de dollars pour Fannie Mae et de 234 millions pour Freddie Mac, selon un communiqué de la FHFA.
L’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF/Esma) a lancé le 21 mars une consultation sur les déclarations de participations des principaux actionnaires de sociétés cotées. Les standards techniques proposés dans le document sont liés à la directive révisée sur la transparence adoptée l’an dernier concernant notamment les principales participations et la liste indicative des instruments financiers soumis à notification.La directive Transparence révisée porte sur l’harmonisation des obligations de transparence concernant l’information sur les émetteurs dont les valeurs mobilières sont admises à la négociation sur un marché réglementé. La consultation est ouverte jusqu’au 30 mai 2014.
BPCE a reçu des commissions du groupe CNP Assurances pour un total de 848 millions d’euros en 2013, selon le rapport annuel de la banque. Un montant en hausse par rapport à 2012, où la somme atteignait 834 millions d’euros. Le montant de ces commissions rémunère le réseau Caisse d’Epargne pour la distribution des produits d’assurance de personnes (contrats vie, assurance emprunteur) de la compagnie publique.
Le Livret A a décollecté de 0,21 milliard d’euros en février, après avoir connu des flux positifs de 1,6 milliard le mois précédent. En cumul avec celle du livret de développement durable, la collecte des deux produits au titre du mois de février 2014 est négative de 0,14 milliard. L’encours total du Livret A et du LDD atteignait 369,3 milliards d’euros au 28 février.
Le numéro un mondial de la gestion d’actifs possède 5,748% de Banca Monte dei Paschi di Siena, ce qui semble le désigner comme l’un des acheteurs de la participation cédée la semaine dernière par le principal actionnaire de la banque toscane en difficulté. La transaction, mentionnée vendredi dans un document boursier, fait de BlackRock le deuxième actionnaire de la banque, qui se prépare à augmenter son capital de trois milliards d’euros.
Le groupe financier néerlandais, qui s’est vu infliger en octobre dernier une amende de 774 millions d’euros dans l’affaire du Libor, prévoit de nommer Wiebe Draijer au poste de président. Il succèdera à Rinus Minderhoud qui assurait l’intérim. Wiebe Draijer, 48 ans, est actuellement le responsable du conseil économique et social, une organisation paritaire qui conseille le gouvernement.
Le groupe verse 885 millions de dollars (641 millions d’euros) pour régler un litige lié à des titres adossés à des crédits immobiliers (MBS) acquis entre 2005 et 2007 par Fannie Mae et Freddie Mac. L’accord met un terme aux procédures ouvertes aux Etats-Unis après le dépôt de deux plaintes par la FHFA. Ce règlement se traduit par une charge de 275 millions de francs suisses inscrite dans les comptes du quatrième trimestre 2013.
Après la clôture des marchés boursiers vendredi, la Fed a publié quelques corrections se rapportant aux tests de résistance des principales banques de Wall Street. La version initiale avait été publiée la veille. La principale modification a concerné American Express, dont le ratio de fonds propres minimum dans un scénario de stress a diminué de 0,5 points de pourcentage, à 12,1%. La seule banque a se positionner sous le seuil minimum requis de 5%, en l’occurrence Zions Bancorp, a vu son ratio de fonds propres légèrement augmenter à 3,6%. Quant à M&T Bank, deuxième établissement le plus vulnérable, son ratio minimum estimé progresse de 0,3 point de pourcentage, à 6,2%. Northern Trust a connu une révision identique, avec un ratio ressortant à 11,7%. La Fed a indiqué que les données avaient été ajustées en raison d’incohérences dans la manière dont les tests ont pris en compte les mesures de solvabilité au quatrième trimestre 2013 et traité les problématiques de rémunération.
Le fonds de restructuration du secteur bancaire espagnol (Frob) entend boucler la vente de Catalunya Banc avant le mois de juin, rapporte le quotidien sans citer ses sources. Le Frob doit dans un premier temps céder des actifs toxiques comprenant des créances douteuses à hauteur de 6 à 10 milliards d’euros, ainsi que 200 agences en dehors de la Catalogne.
La Fédération bancaire française a salué l’accord européen pour la création d’un fonds de résolution bancaire qui permettra d’éviter le recours au contribuable en cas de difficulté d’un établissement. «Les banques françaises souhaitent que des solutions soient trouvées pour que le fonds soit constitué de manière équitable, indique cependant un communiqué de la FBF. A cet égard, il est nécessaire que les modalités de calcul soient fondées sur le risque afin d’éviter des transferts de charges indus entre secteurs bancaires européens et les risques de distorsion de concurrence que cela pourrait entraîner.»
BPCE a reçu des commissions du groupe CNP Assurances pour un total de 848 millions d’euros en 2013, selon le rapport annuel de la banque. Un montant en hausse par rapport à 2012, où la somme atteignait 834 millions d’euros. Le montant de ces commissions rémunère le réseau Caisse d’Epargne pour la distribution des produits d’assurance de personnes (contrats vie, assurance emprunteur) de la compagnie publique. Il se trouve au coeur du bars de fer engagé entre les deux groupes depuis que BPCE a annoncé son intention de confier à Natixis Assurances, à partir du 1er janvier 2016, la production des nouveaux contrats d’assurances de personnes vendus par le réseau de l’Ecureuil.
Hypo Alpe Adria Bank a indiqué vendredi qu’elle réclamerait au gouvernement autrichien une injection de fonds supplémentaires allant jusqu'à 1,43 milliard d’euros. La somme est nécessaire afin de couvrir les provisions pour pertes de crédit exigées par ses commissaires aux comptes au titre de 2013. Elle permettra à Hypo Alpe de respecter le ratio de solvabilité minimal, le temps que Vienne mette sur pied la structure de défaisance qui doit procéder à la liquidation ordonnée de l'établissement.
Le Livret A a décollecté de 0,21 milliard d’euros en février, après avoir connu des flux positifs de 1,6 milliard le mois précédent. En cumul avec celle du livret de développement durable, la collecte des deux produits au titre du mois de février 2014 est négative de 0,14 milliard. L’encours total du Livret A et du LDD atteignait 369,3 milliards d’euros au 28 février.
François Pérol, le président du directoire de BPCE, touchera un bonus de 891.000 euros au titre de 2013, en hausse de 58% par rapport à 2012, révèle le document de référence du groupe. 40% de ce montant est versé dès cette année, le reste étant différé sur trois ans. Le salaire fixe de François Pérol reste stable à 550.000 euros. Sa rémunération totale pour 2013, y compris avantages en nature, s’élève donc à 1,45 million d’euros. Celle de Laurent Mignon, directeur général de Natixis, atteint 1,77 million d’euros, indique le document de référence de la filiale de BPCE. Son bonus a augmenté de 31%, à 958.000 euros, tandis que son salaire fixe est inchangé à 800.000 euros.
Le rapport de la décision finale de la direction générale de la Concurrence de la Commission européenne sur les aides d’Etat attribuées à Dexia dans le cadre de sa résolution, publié en milieu de semaine, révèle entre autres choses que la banque franco-belge pourrait à nouveau faire appel aux lignes de crédit d’urgence (emergency liquidity assistance) auprès des banques centrales nationales – en l’occurrence la Banque de France, la Banque nationale de Belgique et la Banque centrale du Luxembourg. Ce recours pourrait avoir lieu en 2016 et représenter entre 10 et 20 milliards d’euros. Il s’explique par la fin de l’utilisation des titres garantis par les Etats mis en réserve auprès des banques centrales. Dexia table toutefois sur un tirage limité dans le temps, s’il devait avoir lieu.
Visa et Mastercard ont cessé, sans préavis, de fournir des services de paiements aux clients des banques russes Rossiya et SMP, a appris vendredi Reuters auprès des deux groupes russes. Bank Rossiya, 17e établissement bancaire de Russie avec 10 milliards de dollars d’actifs, est visée par les sanctions prises à Washington après l’annexion de la Crimée par Moscou, car elle est dirigée par un proche de Vladimir Poutine. Elle ne pourra plus effectuer d’opération en dollars. Un certain nombre d’actionnaires de SMP sont également visés par les sanctions américaines.
A quelques jours de la clôture des Assises de la fiscalité, le gouvernement pourrait faire un geste fort et serait prêt à engager un baisse significative des impôts pesant sur les entreprises, croit savoir Les Echos. Même si le montant n’est pas arbitré, cette baisse d’impôts pourrait approcher les 8 milliards d’euros, alors même que les travaux des Assises devaient initialement se faire à fiscalité constante.Deux solutions sont sur la table : une baisse de l’impôt sur les sociétés et une réduction des impôts sur la production, au premier rang desquels la « C3S », la taxe assise sur le chiffre d’affaire qui rapporte 5 milliards d’euros.L’un des scénarios étudié par l’exécutif agit sur deux volets: il prévoit dans un premier temps une suppression de la C3S, la taxe sur le chiffre d’affaires des entreprises qui rapporte 5 milliards d’euros, combinée dans un second temps à une baisse du taux de l’impôt sur les sociétés, et ce d’ici à la fin du quinquennat.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a nommé Caroline Leau au poste de responsable de la communication en charge des sujets protection de l’épargne et médiation, à compter du 24 février 2014. Auparavant, elle a rejoint l’agence i&e en 2007, où elle a travaillé dans le pôle Finance au titre de consultante senior et directrice client. Elle conseillait notamment des acteurs du monde de la banque, de la gestion d’actifs, du conseil et de l’assurance. Spécialisée dans les problématiques d’image et de réputation, elle a été nommée manager en 2012 lors de la fusion de l’agence i&e avec le réseau Burson-Marsteller (groupe WPP).
L’agence de notation financière Fitch a indiqué le 21 mars avoir dégradé la perspective sur la note BBB de la Russie de stable à négative en raison des risques liés aux sanctions occidentales contre Moscou. "Étant donné que les banques et les investisseurs américains et européens pourraient avoir des réticences à prêter à la Russie dans les circonstances actuelles, l'économie pourrait ralentir davantage et le secteur privé pourrait avoir besoin d’aide publique», explique l’agence dans un communiqué. «L’impact direct des sanctions annoncées est pour l’instant mineur, mais l’incorporation de la Crimée dans la Fédération russe va probablement amener l’Union européenne et les États-Unis à élargir les sanctions en réponse», a-t-elle encore indiqué. «Dans le pire des scénarios, les États-Unis pourraient interdire aux institutions financières étrangères de faire des affaires avec les banques et les entreprises russes», s’inquiète l’agence, qui a avancé la date de la révision de la perspective de la Russie, initialement prévue en juillet 2014.
Mark Stevenson, un trader sur des obligations, a été banni de l’industrie financière par la Financial Conduct Authority (FCA) qui l’a également condamné à payer une amende de 662.700 livres pour avoir tenter de manipuler le cours d’emprunts d’Etat (Gilts) le 10 Octobre 2011. Le trader avait acheté un très grand nombre de ces titres - jusqu'à 92 % du volume de la journée - avec l’intention de les vendre pour un montant de 1,2 milliards de livres à la Banque d’Angleterre dans le cadre des opérations de «quantitative easing» en vigueur à l'époque et prévues ce jour-là. C’est une activité boursière inhabituelle sur les titres en question qui a alerté l’institution, la conduisant de ne pas se porter acheteur. Mark Stevenson a accepté de régler rapidement son amende dans le cadre de l’enquête, en échange de quoi il a bénéficié d’une réduction de 30 % sur la sanction pécunière qui aurait été de 946.800 livres.
Le Parlement européen et les Etats de l’Union européenne (UE) sont parvenus à un accord le 20 mars sur l’union bancaire au terme d’une nuit de négociation marathon, a annoncé le groupe parlementaire de droite PPE. Quelque 16 heures de négociations ont en effet été nécessaires pour y arriver.Cet accord politique porte sur la liquidation ordonnée des banques de la zone euro et vise à en faire porter le fardeau financier sur le secteur bancaire et non sur les contribuables. Ce pilier est le second de l’union bancaire européenne, après la supervision unique des banques de la zone euro, qui sera assurée à partir de la fin de cette année par la Banque centrale européenne (BCE).L’accord est intervenu juste à temps pour pouvoir être approuvé par le Parlement européen mi-avril, lors de la dernière séance plénière de la législature. L’avancée des négociations a notamment été ralentie par les positions défendues par l’Allemagne, jusqu’au bout très éloignées de celles du Parlement. Les points de friction concernaient en particulier le mécanisme de prise de décision et le rythme de montée en puissance du fonds qui sera mis en place et abondé par les banques pour accompagner les faillites du secteur.
La banque a annoncé l’extension de son offre de produits en renminbi pour les entreprises à travers deux nouveaux services: un dépôt à terme, et un fonds d’obligations publiques et privées, tous libellés en devise chinoise, avec horizon de placement à 5 ans minimum, jusqu’alors réservé aux investisseurs institutionnels et aux particuliers.
La succursale parisienne de la banque allemande a atteint 125 millions d’euros de revenus en 2013, a déclaré hier David Arlettaz, directeur général pour la France. «Nous avons un objectif de croissance à deux chiffres en France, en revenus et en nombre de clients», ajoute-il. Commerzbank revendique 15% de clients corporates supplémentaires dans l’Hexagone l’an dernier, mais la croissance des revenus qu’ils génèrent en France et à l’international semble moindre: en 2012, l’activité pesait déjà 120 millions d’euros environ. Par le passé, Commerzbank avait annoncé vouloir doubler ses revenus en France entre 2010 et 2014, pour atteindre 150 millions. Outre les crédits syndiqués, la banque est particulièrement active sur les marchés de dette. Depuis janvier, elle a participé aux émissions obligataires de Renault et sa filiale RCI Banque (500 millions d’euros chacun, à 7 ans) et à l’émission hybride de 2 milliards d’EDF.