Dans le monde des sociétés de gestion, la clientèle des institutionnels est prestigieuse. Elle apporte des encours importants et est, généralement, exigeante sur ses placements. Sans réelle surprise, Amundi, Natixis AM et BNP Paribas Investment Partners en sont les principaux acteurs en France. Même si les encours sur le monétaire ont reculé en un an chez BNP Paribas et Natixis, ils trustent le podium depuis plusieurs années, selon la neuvième édition du classement annuel, établi par bfinance, de la gestion institutionnelle déléguée en France. Cette dernière a progressé de 4 % l’an dernier à 656 milliards d’euros. La surprise vient plutôt du fait que, hors monétaire, les plus fortes diminutions d’encours institutionnels de long terme viennent de La Française AM (filiale du Crédit Mutuel Nord Europe), d’Aviva Investors et de Schroders. Sur les investissements en actions, BlackRock a vu ses encours institutionnels diminuer de 600 millions d’euros (mais il a collecté sur d’autres actifs) et La Française d’environ 200 millions. Plusieurs sociétés mettent en cause l’arrêt brutal des flux sur les actions émergentes suite au ralentissement de la politique monétaire accommodante de la Réserve fédérale américaine à partir de l'été dernier. Sur les encours obligataires, Rothschild & Cie Gestion est le principal perdant avec 1,6 milliard d’euros d’encours institutionnels français en moins, devant Oddo avec une baisse de 770 millions. Elément important, bfinance assure que ce classement exclut les encours captifs d’un groupe. Par exemple, Amundi, filiale du Crédit Agricole et de la Société Générale, est censée avoir enlevé de la communication de ses chiffres les autres filiales du groupe comme Predica (par définition grand investisseur institutionnel via les placements dans les contrats d’assurance-vie qu’il vend). Les encours de fonds de fonds, qui pourraient provoquer des comptes doubles sont également enlevés. Placements réorientés Quarante-huit sociétés de gestion ont participé à l’enquête pour 2013, un peu moins que l’an dernier (53), mais bfinance a pu tirer d’autres enseignements. Ainsi, les encours investis sur le monétaire, qui représentent 182 milliards d’euros, ont chuté de 12 % (à périmètre constant) en 2013. Un recul dû à la faiblesse des taux ainsi qu'à une « réorientation des placements court terme en direction des supports bancaires tels que les comptes à terme et les dépôts à terme ». Emmanuel Léchère, chez bfinance, note cependant que « quelques répondants signalent une reprise de la collecte sur le début de l’année 2014 ».
Bank J. Safra Sarasin a annoncé le rachat de la banque privée suisse de Morgan Stanley, pour un montant non dévoilé. Prévue pour le premier semestre 2015, la transaction concerne les activités genevoises et zurichoises à destination de riches clients étrangers (à l’exception de l’Asie), soit environ 10 milliards de francs suisses d’actifs selon Reuters. La banque suisse de Morgan Stanley participe au programme de déclaration des clients américains non déclarés au fisc. L’an dernier, le groupe américain a déjà vendu sa gestion de fortune domestique en Europe et au Moyen-Orient à Credit Suisse et il a achevé la fusion du reste de son activité avec Smith Barney, racheté à Citigroup.
Gilbert Pioud, le président de la MACSF, la mutuelle spécialisée dans l’assurance des professionnels de santé, a été renversé le 29 avril et remplacé par Philippe Eveilleau en tant que président de la Sgam. Un putsch qui a aussi entraîné la révocation du directeur général, Marcel Kahn, par ailleurs président de la Roam. Ce dernier est remplacé par Stéphane Dessirier, actuellement directeur général de MACSF Prévoyance, selon un communiqué de la mutuelle.
Eiopa, le régulateur européen des assureurs, a annoncé le lancement des tests de résistance annuels du secteur, au lendemain de la publication par l’Autorité bancaire européenne (EBA) des scénarios des tests du secteur bancaire. Eiopa testera deux chocs, l’un provenant du secteur corporate non financier, l’autre des marchés actions. Les assureurs seraient ainsi soumis à un écartement de 142 à 176 pb des spreads souverains en Europe et de 175 pb à 203 pb en moyenne pour les spreads corporates. La chute des marchés actions serait de 21% ou de 41% suivant les scénarios, et celle de l’immobilier commercial de 18% et 49%. Les résultats de l’exercice seront publiés en novembre.
L’assemblée générale de Generali a confirmé ce mercredi la nomination de Jean-René Fourtou, coopté administrateur en décembre dernier, peu après la démission d’un autre Français, Vincent Bolloré. La durée de son mandat est alignée sur celle des autres membres du conseil. Les actionnaires de l’assureur italien ont ausi désigné un nouveau comité d’audit de cinq membres pour la période 2014-2016. L’AG a enfin autorisé le comité de direction à réaliser des rachats de titres à hauteur de 7 millions d’actions dans les 18 prochains mois pour le programme de rémunération à long terme des dirigeants.
La commission des sanctions de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution prévoit de statuer sur plusieurs affaires relatives à la protection de la clientèle des bancassureurs en 2014 et pourrait infliger des amendes plus élevées à l’avenir, rapporte L’Agefi qui cite une interview à Reuters du président de l’ACPR Rémi Bouchez. «Nous aurons encore des affaires portant sur les relations avec la clientèle cette année, prédit Rémi Bouchez. Nous assistons également à l'émergence de nouveaux acteurs dans le domaine des services de paiement. Ces nouveaux entrants n’ont peut-être pas tous pris toutes les précautions avec la nouvelle législation et nous allons, je pense, en voir arriver quelques-uns à la commission des sanctions.»
La Banque centrale européenne (BCE) a informé les banques, le 29 avril, des modes de correction de leurs déficits de fonds propres auxquels elles seront soumises à la suite de l’évaluation complète. Cette annonce survient après que l’Association bancaire pour l’euro (ABE) a communiqué, ce jour également, la méthodologie et les scénarios du test de résistance qu’elle conduira à l’échelle de l’Union européenne. Avec l’examen de la qualité des actifs, le test de résistance constitue un pilier essentiel de l’évaluation complète. La BCE a collaboré étroitement avec l’ABE sur la méthodologie applicable lors du test de résistance (mis au point par la Commission européenne) et avec le Comité européen du risque systémique (CERS), qui a développé le scénario adverse. Elle publiera les résultats de l’évaluation complète en octobre 2014, avant d’assumer les missions de supervision bancaire qui lui sont confiées en vertu du Mécanisme de surveillance unique (MSU). Les insuffisances de fonds propres révélées par l’examen de la qualité des actifs ou sur la base du scénario de référence du test de résistance devront être couvertes dans les six mois, alors que les déficits détectés selon le scénario adverse du test de résistance devront être corrigés dans un délai de neuf mois. Les mesures de recapitalisation destinées à combler les déficits de fonds propres devront s’appuyer sur des instruments de capital de la plus haute qualité, sauf si les déficits sont réduits par d’autres moyens. Vitor Constâncio, vice-président de la BCE, a déclaré qu’il conviendrait que les banques, anticipant la possibilité d’une insuffisance de leurs fonds propres, commencent à examiner les sources privées de capitaux susceptibles d’être mobilisées à la suite de cet exercice et en planifient l’utilisation, en tenant compte du fait que les stratégies de fonds propres qu’elles devront présenter pourront faire appel aux bénéfices non distribués, à des baisses des primes versées, à de nouvelles émissions d’actions ordinaires, à des fonds propres conditionnels d’une solidité appropriée et à des cessions d’actifs spécifiques au prix du marché. La BCE a également informé les banques des contraintes spécifiques imposées aux instruments de capital pouvant être éligibles pour couvrir les déficits identifiés lors de l’évaluation complète. Les déficits décelés à travers l’examen de la qualité des actifs et le scénario de référence du test de résistance peuvent uniquement être comblés par des instruments de fonds propres de base de catégorie1. L’utilisation d’instruments de fonds propres additionnels de catégorie1 (Additional Tier1, AT1) pour combler les déficits ressortant du scénario adverse du test de résistance est limitée, en fonction du seuil de déclenchement de la conversion ou de la dépréciation. Cette disposition a pour objectif de favoriser le recours à des éléments de capital de haute qualité et de soutenir l’utilisation d’instruments AT1 au seuil de déclenchement plus élevé s’ils participent à la résorption des déficits de fonds propres. L’utilisation des instruments AT1 est limitée à maximum 1% du total des actifs pondérés des risques (risk weighted assets, RWA), moyennant les spécifications suivantes: ● instruments assortis d’un seuil inférieur à 5,5% des CET1: 0% du total des RWA; ● instruments assortis d’un seuil égal ou supérieur à 5,5% et inférieur à 6% des CET1: jusqu’à 0,25% du total des RWA; ● instruments assortis d’un seuil égal ou supérieur à 5,5% et inférieur à 7% des CET1: jusqu’à 0,5% du total des RWA; ● instruments assortis d’un seuil égal ou supérieur à 7% des CET1: jusqu’à 1% du total des RWA. L’examen de la qualité des actifs s’est également poursuivi. Danièle Nouy, présidente du conseil de surveillance prudentielle du MSU, a indiqué que l’examen intensif de la qualité des actifs reste sur la bonne voie et se déroule à présent parallèlement à l’exercice de simulation de crise, auquel participent quelque 6.000 contrôleurs bancaires et auditeurs. Ces dernières semaines, les processus opérationnels et les politiques comptables des banques ont fait l’objet d’un examen et les informations adéquates ont été recueillies pour la sélection des échantillons aux fins de l’examen des dossiers de crédit et des analyses de provisionnement collectives. Des examens des garanties, du provisionnement et des expositions ont été lancés et seront achevés d’ici la fin de l’été. Les conclusions de l’examen de la qualité des actifs seront intégrées dans les résultats du test de résistance, ce qui constitue une caractéristique unique de l’évaluation complète, une amélioration par rapport aux exercices à grande échelle de simulation de crise menés par le passé. À la suite de la publication des résultats, la BCE demandera aux banques de soumettre des stratégies de fonds propres détaillant les modalités de couverture des déficits.
La Banque centrale européenne (BCE) et la Commission européenne ont publié le 29 avril des rapports analysant l’intégration et la stabilité financières en Europe. Ces deux publications annuelles, intitulées Financial Integration in Europe (Intégration financière en Europe) et European Financial Stability and Integration Report (Rapport sur la stabilité et l’intégration financière européenne), font état de la persistance d’une importante fragmentation financière au sein de l’Union européenne et de la zone euro, en dépit de nettes améliorations ces dernières années. Le processus de reprise de l’intégration des marchés financiers, qui avait débuté mi-2012, s’est poursuivi sur la majorité des compartiments au cours des premiers mois de 2014. Cette amélioration résulte de la disparition du risque de redénomination associé aux craintes d’un éventuel éclatement de la zone euro. Les évolutions observées en 2013 indiquent que les bilans bancaires ont continué de s’améliorer et que les institutions financières ont commencé à accroître leur exposition aux instruments transfrontières de la dette souveraine. En revanche, le secteur bancaire demeure concentré et de plus en plus interconnecté. En 2013, les améliorations de l’intégration et de la stabilité financière ont résulté de nombreux facteurs, notamment des mesures de politique monétaire, en particulier les opérations monétaires sur titres (OMT), de l’adoption de réformes réglementaires pertinentes, des progrès accomplis vers la mise en place de l’union bancaire, et du progrès régulier des réformes dans les pays de la zone euro. La zone euro et le marché unique présentent tous deux un plus fort cloisonnement économique et financier qu’avant la crise; il existe une marge de manœuvre pour favoriser une plus grande intégration sur des compartiments spécifiques tels que les obligations émises par le secteur privé, les marchés boursier et bancaire. La BCE a par ailleurs présenté un nouvel indicateur synthétique d’intégration financière (SYNFINT) qui retrace l’évolution dans le temps du niveau global d’intégration financière. Cet indicateur reflète les évolutions des quatre principaux compartiments de marché (monétaire, obligataire, boursier et bancaire) et montre les dommages causés par la crise financière, qui a induit des niveaux de fragmentation semblables à ceux observés avant l’introduction de l’euro, une faible reprise se dessinant actuellement. Par exemple, sur les marchés bancaires, les fortes variations des coûts d’emprunt pour les sociétés non financières, en particulier les petites et moyennes entreprises, restent une préoccupation majeure. Les indicateurs SYNFINT reposant sur les prix et les quantités continueront d’être développés et seront régulièrement utilisés dans les prochains rapports de la BCE sur l’intégration financière. «Un retour à des niveaux d’intégration financière plus élevés ne doit pas être tenu pour acquis et nécessite à court terme des efforts soutenus en matière de politique économique, en particulier la mise en œuvre efficace de l’union bancaire et, au niveau national, la poursuite des réformes structurelles», a déclaré le vice-président de la BCE, Vítor Constâncio, cité dans un communiqué.
Munich Re a accusé une baisse d’environ 7% de son bénéfice net au premier trimestre 2014, la faiblesse des taux d’intérêt sur le marché des capitaux ayant pesé sur le revenu de ses investissements. «Le bénéfice net devrait ressortir autour de 900 millions d’euros au premier trimestre», déclare Nikolaus von Bomhard, le président du directoire du groupe allemand de réassurance, dans son discours à l’assemblée générale. Le réassureur publiera ses comptes trimestriels le 8 mai.
Standard & Poor’s a passé en revue les notes de plus de soixante-dix banques européennes intégrant un soutien éventuel de leur État, pour tenir compte d’un retrait progressif de ce soutien suite à la mise en place des mécanismes de résolution bancaire. Après cette revue, l’agence a revu de «stable» à «négative» la perspective de 15 banques, dont le groupe Crédit Mutuel, Credit Suisse, Barclays, Deutsche Bank et UBS. S&P a augmenté la note de 2 banques, maintenu la perspective «négative» de 38 banques et la perspective «stable» de 15 banques.
La commission des sanctions de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution prévoit de statuer sur plusieurs affaires relatives à la protection de la clientèle des bancassureurs en 2014 et pourrait infliger des amendes plus élevées à l’avenir, a confié à Reuters son président Rémi Bouchez. Le gendarme des banques et des assureurs s’est illustré récemment en infligeant 10 millions d’euros d’amende à BNP Paribas Cardif dans le dossier des contrats d’assurance vie en déshérence, et 2 millions d’euros à la Société Générale pour n’avoir pas respecté le droit au compte. «Nous aurons encore des affaires portant sur les relations avec la clientèle cette année, prédit Rémi Bouchez. Nous assistons également à l'émergence de nouveaux acteurs dans le domaine des services de paiement. Ces nouveaux entrants n’ont peut-être pas tous pris toutes les précautions avec la nouvelle législation et nous allons, je pense, en voir arriver quelques-uns à la commission des sanctions.»
L’agence de notation a fait évoluer sa perspective sur le secteur bancaire grec de «négative» à «stable», soulignant le retour attendu de la croissance en 2014-2015 après six années de contraction. Moody’s voit le PIB de la Grèce croître de 0,3% en 2014, puis de 1,2% en 2015. Les pressions sur le financement des banques grecques devraient en ouvre se stabiliser encore davantage.
La banque britannique devrait selon le quotidien dévoiler la semaine prochaine, le 8 mai, à l’occasion de la présentation de sa stratégie en banque d’investissement, la création d’une structure de cantonnement d’actifs dans cette division, en cours de profonde réorganisation. La nouvelle structure sera dirigée par Eric Bommensath, coresponsable de la banque d’investissement de Barclays, qui a annoncé hier le départ du patron de ses activités américaines. Pour l’analyste Ian Gordon d’Investec, «ceci ressemble au mieux au début d’un jeu de chaises musicales, au pire à celui d’une douloureuse série de départs de hauts responsables».
L’agence de notation a indiqué avoir abaissé de «stable» à «négative» la perspective des notes de quinze banques européennes sur fond du nouveau cadre de résolution bancaire sur le Vieux continent affaiblissant l’hypothèse d’un soutien public. Barclays, Credit Suisse, Deutsche Bank, ABN Amro ou ING font partie des établissements visés par l’annonce de Standard & Poor’s.
La commission des sanctions de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) prévoit de statuer sur plusieurs affaires relatives à la protection de la clientèle des bancassureurs en 2014 et pourrait infliger des amendes plus élevées à l’avenir, a déclaré son président Rémi Bouchez dans un entretien à Reuters. Le gendarme des banques et des assureurs s’est illustré récemment en infligeant 10 millions d’euros d’amende à BNP Paribas Cardif dans le dossier des contrats d’assurance vie en déshérence, et 2 millions d’euros à la Société Générale pour n’avoir pas respecté le droit au compte.
L’agence de notation a fait évoluer sa perspective sur le secteur bancaire grec de «négative» à «stable», soulignant le retour attendu de la croissance en 2014-2015 après six années de contraction. Moody’s voit le PIB de la Grèce croître de 0,3% en 2014, puis de 1,2% en 2015. Les pressions sur le financement des banques grecques devraient en ouvre se stabiliser encore davantage.
L’Autorité des marchés financiers et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution ont mis en garde, lundi 28 avril, le public contre les activités de plusieurs sites Internet et entités qui proposent des investissements sur le Forex sans y être autorisés.Il s’agit d’une mise à jour de la liste des sites Internet et entités proposant en France, sans y être autorisés, des investissements sur le marché des changes non régulé (Forex). La liste des sites figure ci-dessous : www.4xp.com/fr / Forex Place Limitedwww.astonforex.com / Marketrade Ltdwww.bforex.com / BFOREX Limitedwww.boursofx.com / Smart Investwww.cfxmarkets.com / CFB International Ltdwww.elyseescapital.com / Elysees Capitalwww.finanzasforex.com / Evolution Market Group Incwww.forextrada.com / Forextradawww.forextradition.com / Forex Traditionwww.fxcast.com / Surplus Finance SAwww.fxntrade.com / Genus Group Ltdwww.gcitrading.com / GCI Financial Limitedwww.haussman-invest.com / Haussman Investwww.ihforex.com / Investment House Internationalwww.ikkotrader.com / IP International servicewww.instaforex.com / InstaForex Companies Groupwww.integralbroker.com / IB International Ltdwww.investcapitalmarkets.com / ICM WORLDWIDE Ltdwww.itcfx.com / Investment Formula Corporationwww.itnfx.com / International Traders Network FX
Point d'étape pour les ministres des finances du G5. Lundi 28 avril, Michel Sapin, ministre des finances et des comptes publics, Wolfgang Schäuble, ministre fédéral allemand des finances, Pier Carlo Padoan, ministre italien de l’économie et des finances, Luis de Guindos, ministre espagnol de l’économie et de la compétitivité, et George Osborne, Chancelier de l’Echiquier britannique, se sont réunis pour échanger sur les progrès de leurs travaux communs et décider des actions en ce qui concerne la promotion - via la fiscalité - de la transparence et la coopération ainsi que la lutte contre la fraude et l’évasion, pour mettre fin aux pratiques de concurrence dommageables et répondre aux pratiques d’optimisation agressive mises en place par les entreprises multinationales. «Dans ce cadre, les ministres ont demandé à leurs administrations d’engager les préparatifs en vue de la signature d’accords d’échange automatique d’informations, selon le nouveau standard mondial établi par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), entre elles et avec les 39 autres juridictions qui se sont engagées à les rejoindre. «Ce processus sera mené à bien au plus tard pour le Forum mondial sur la transparence et l’échange d’informations à des fins fiscales à Berlin les 28 et 29 octobre 2014 de façon à ce que les premiers échanges d’information se fassent en 2017 sur des données collectées à partir du 31 décembre 2015", indique un communiqué de Bercy. Par ailleurs, en matière de fiscalité des entreprises, les ministres ont réitéré leur plein soutien au chantier sur l’érosion des bases et les transferts de profit (Base Erosion and Profit Shifting – BEPS) lancé par le G20 et l’OCDE, dont les premières conclusions seront présentées aux ministres des finances lors du G20 de septembre 2014. D’ici là, une approche globale sera mise en place permettant de corriger les failles actuelles du système fiscal international, en modernisant certaines dispositions qui s’avèrent dépassées et en les remplaçant par un nouvel ensemble de règles mondiales. A cet égard, les Ministres du G5 se sont accordés sur la série de mesures suivantes afin de : - Trouver une réponse face aux défis spécifiques liés aux nouveaux business models dans le secteur de l’économie numérique. Les pays où ces sociétés conduisent leurs activités doivent être en capacité de percevoir leur juste part d’impôt. A cet effet, les ministres du G5 ont convenu de l’intérêt de travailler sur des interprétations flexibles des règles de territorialité actuellement en vigueur, sans s’interdire d’envisager, si cela apparaît nécessaire, l’adoption de notions nouvelles telles que la présence fiscale numérique (Digital Tax Presence). - Adapter les règles de manière à ce que la répartition des bénéfices entre les Etats reflète la création de valeur. Les administrations fiscales doivent aussi disposer de moyens renforcés pour remettre en cause les transactions ou les organisations à travers lesquelles des entreprises multinationales, dans des conditions non justifiées économiquement, abaissent fortement leur taux d’imposition mondial. Elles sont souvent liées à la localisation sur des territoires à fiscalité faible ou nulle d’actifs immatériels de valeur élevée ou de niveaux excessifs de capitaux et de risques. Enfin, ils soulignent aussi la nécessité de s’attaquer aux montages d’évasion fiscale reposant sur des instruments hybrides. - Mettre en place des mesures anti-abus dans le cadre des conventions fiscales internationales, dont les avantages doivent être réservés aux entreprises qui exercent une activité économique réelle. - Veiller à ce que les régimes préférentiels sur le plan fiscal ne sont pas accordés en l’absence d’activité substantielle, et sur la transparence. - Veiller à ce que le reporting par pays dont l’importance a été souligné assure à toutes les administrations fiscales concernées l’information nécessaire pour procéder à des travaux d’analyse-risque. Les ministres encouragent enfin la Commission à procéder à un examen de la législation européenne pour évaluer ses impacts sur les pratiques d’optimisation fiscale agressive et à proposer les mesures nécessaires. Ils ont convenu, à titre de première action en ce sens, de soutenir les modifications appropriées des directives relatives à la taxation des entreprises.
Les fonds de pension, les compagnies d’assurances, les gestionnaires d’actifs, les fonds souverains ou encore les distributeurs sont une majorité à estimer que le trading haute fréquence et les dark pools, ces plateformes opaques non réglementées, ont un impact négatif sur l’efficience du marché. Selon une étude réalisée par Create Research soutenue par Principal Global Investors auprès de plus de 700 participants dont 68 institutionnels à la tête de quelque 5.900 milliards de dollars d’actifs, 55% des répondants estiment que la multiplication des lieux de négoce hors marchés réglementés à l’instar des dark pools a un effet négatif sur l’efficience du marché. Ils sont en outre 52% à estimer que le négoce haute fréquence a également un impact négatif sur le bon fonctionnement du marché.Les dark pools et le trading haute fréquence ne suscitent que 18% d’avis favorables pour les premiers et 19% pour les seconds. Pour le professeur Amin Rajan, l’auteur de l'étude, ces deux phénomènes s’inscrivent dans un processus qui débouche sur «la surfinanciarisation des marchés, avec un découplage croissant des marchés boursiers par rapport à l'économie réelle» et la priorité croissance donnée au trading financier pour l’obtention de gains immédiats.Les impacts négatifs des dark pools et du trading haute fréquence sur l’efficience des marchés, moins transparents et moins liquides, empêchent une allocation optimale du capital, estiment 36% des participants qui évoquent deux autres soucis de préoccupation : la corrélation entre classes d’actifs (27%) plus difficile à appréhender, et le couple risque/rendement au sein des classes d’actifs actions (24%), sujet d’une marge d’erreur inacceptable."Les distorsions de marchés ne sont pas nouvelles. Ce qui est nouveau, c’est leur intensité», souligne Amin Rajan qui estime que les innovations ont leur place dans la finance mais doivent être mieux encadrées pour éviter les excès et dérapages en tous genres.
Coup de froid pour Invesco Perpetual. La Financial Conduct Authority (FCA), le régulateur britannique, vient d’infliger à Invesco Asset Management Limited et Invesco Fund Managers limited (Invesco Perpetual) une amende de 18,64 millions de livres pour avoir exposé les investisseurs à des risques trop élevés. De fait, le régulateur estime que, entre mai 2008 et novembre 2012, Invesco Perpetual n’a pas respecté les limites d’investissement qui sont prévues pour protéger les consommateurs en limitant leur exposition au risque. Une situation qui a conduit à des pertes estimées à 5,3 millions de livres. «Ces pertes auraient pu, cependant, être bien plus grandes», note la FCA dans son communiqué. Dans le détail, la FCA a jugé que la société de gestion avait violé les règles conçues pour limiter les risques aux investisseurs à 33 reprises, des violations qui sont intervenues via 15 fonds d’Invesco Perpetual qui représentaient plus de 70 % de ses actifs sous gestion.Le régulateur reproche également au gestionnaire d’actifs ne pas avoir clairement communiqué avec ses investisseurs, «n’ayant pas dévoilé l’utilisation de dérivés dans les prospectus simplifiés et ayant de manière inexacte décrit l’impact de l’utilisation de ces dérivés dans les documents d’information produits en 2012», selon la FCA. Enfin, la FCA note que Invesco Perpetual avait échoué à enregistrer les transactions dans les temps, ce qui signifie que les fonds auraient pu être mal tarifés, et que la société de gestion avait aussi échoué à contrôler la manière dont les transactions étaient justement alloués entre les fonds, créant ainsi un risque que certains fonds pouvaient être désavantagés. Le régulateur local note qu’Invesco a rapidement négocié pour régler les problèmes, réduisant ainsi son amende de 30 %. Sans cette négociation, la sanction aurait pu s’élever à 26,63 millions de livres.
L’Autorité bancaire européenne (EBA) a publié mardi le scénario des tests de résistance auxquels elle va soumettre 124 banques cette année. Le scénario macro-économique le plus défavorable prend en compte une déviation cumulée du PIB de -2,2% en 2014, -5,6% en 2015, et -7,0% en 2016 par rapport aux projections de base de la Commission européenne pour l’Union européenne. Ce scénario adverse comprend aussi un choc sur la courbe des taux longs allant de 137 pb pour l’Allemagne à 380 pb pour la Grèce au dernier trimestre 2014, à des baisses des marchés actions en zone euro oscillant entre 16% et 18% de 2014 à 2016, à une baisse des prix de l’immobilier de 6,9% cette année et de 11% les deux années suivantes en zone euro, et à une déviation de +2,2 points du taux de chômage dans la région par rapport aux projections centrales, soit 13,5% de chômeurs en zone euro en 2016. L’inflation tomberait à 0% dans l’UE et à 0,3% en zone euro.
Santander a annoncé mardi le lancement d’une offre de rachat sur les 25% de sa filiale brésilienne qu’elle ne détient pas encore. La banque espagnole précise qu’elle proposera aux actionnaires minoritaires de Santander Brazil un échange d’actions représentant une prime de 20% par rapport au dernier cours de clôture de la filiale. L’acquisition, qui pourrait atteindre le montant de 4,7 milliards d’euros si tous les titres sont apportées, se traduira au maximum par l'émission de 665 millions d’actions nouvelles. Par ailleurs, au premier trimestre, le bénéfice net de Santander a progressé de 8% à 1,3 milliard d’euros, à comparer à un consensus de 1,36 milliard établi par Reuters.
Swift a annoncé le lancement d’une nouvelle version de son annuaire Bankers World Online. Celui-ci inclut des données de références essentielles, comme le BIC (Business Identification Codes), l’IBAN (International Bank Account Numbers), le LEI (Legal Entity Identifiers), les codes nationaux des banques et bien d’autres données utilisées pour faciliter les paiements internationaux et pour satisfaire les nouvelles exigences de reporting.
Generali a annoncé l'émission par Lion I Re, un véhicule de droit irlandais, d’une obligation de 190 millions d’euros. En échange d’une prime de 2,25%, cette cat bond protège l’assureur italien contre les pertes supérieures à 400 millions d’euros causées par une seule tempête dans seize pays européens. L'émission de départ devait atteindre 150 millions mais a été relevée en raison de la forte demande. Selon Generali, il s’agit de la première incursion d’un sponsor italien sur le marché des insurance linked securities (ILS), la réassurance de marché.
Le rebond du crédit à la consommation observé en février sur le marché français s’est confirmé au mois de mars. La production mesurée par l’Association française des sociétés financières (ASF) auprès de ses adhérents a progressé de 1,5% par rapport à mars 2013, à 2,97 milliards d’euros. Cette évolution porte à 1,2% la croissance du premier trimestre. Le niveau du marché reste «très faible» de l’aveu même de l’ASF, «puisqu’à fin mars la production cumulée des douze derniers mois était encore inférieure de 22,4% au point haut atteint en septembre 2008».