Les sociétés de gestion françaises sont en avance par rapport à leurs homologues européennes dans la mise en œuvre pratique des dispositions de la directive AIFM. C’est l’un des principaux enseignements du baromètre publié récemment par l’Association Française de la Gestion financière (AFG), en collaboration avec le cabinet de conseil en management Kurt Salmon, et l’ASPIM, Association Française des sociétés de placement immobilier. Lancé début janvier 2014, ce baromètre évalue et suit l’état de préparation des sociétés de gestion françaises face à la mise en œuvre de la directive AIFM, entrée en vigueur le 22 juillet 2013. Son objectif est d’encadrer les gestionnaires de Fonds d’Investissement Alternatifs (FIA), de surveiller et de limiter les risques systémiques, afin accroître la protection des investisseurs. Après analyse du baromètre, l’AFG constate l’attractivité du label AIFM. 62% des acteurs interrogés en France, qui sont en dessous des seuils d’obligation d’enregistrement imposés par la directive et qui donc ne sont pas assujettis de fait, ont décidé volontairement d’opter pour l’agrément AIFM. 43% d’entre eux ont déposé leur dossier. « En effet, l’obtention du passeport européen permet aujourd’hui à un gestionnaire de gérer ses FIA au sein de l’UE, et de pouvoir les commercialiser dans tous les Etats membres », note l’AFG. L’association souligne que l’industrie française de la gestion, reconnue en Europe pour son expertise forte en termes de gestion des risques, « souhaite naturellement très majoritairement conserver cette fonction en interne ». 76% des sociétés de gestion sondées indiquent ainsi avoir fait le choix de maintenir la gestion des risques en interne, soulignant ainsi la forte expertise existant en France dans le domaine. Par ailleurs, 56% des répondants confirment avoir fait des adaptations marginales du reporting aux investisseurs. La baromètre a également mis en lumière le principal impact opérationnel d’AIFMD, qui semble être la production de reportings à destination des autorités de tutelle. Ces documents nécessitent une adaptation des systèmes d’informations afin de pouvoir retranscrire certaines données spécifiques. La principale difficulté pour 63% des sociétés de gestion interrogées est « l’utilisation de données non standardisées et provenant de multiples sources ». Face aux difficultés liées à la production des reportings, les acteurs sont assez partagés concernant la solution à adopter. Moins de 20% ont déjà tranché pour une externalisation à un asset servicer et 34% sont encore en cours de réflexion. La prochaine édition du baromètre est prévue à l’automne 2014.
BNP Paribas Securities Services (BPSS ) a annoncé le 14 avril la publication d’un livre blanc sur la directive AIFM («AIFMD en France : le rendez-vous à ne pas manquer») qui détaille les principaux chantiers à entreprendre et donne la parole aux professionnels à l’approche du 22 juillet, date à laquelle tous les gérants de fonds d’investissement alternatifs (FIA) devront s'être conformés aux dispositions de la directive. A cette date et dans la perspective de l’obtention d’un agrément AIFM auprès de l’AMF, la majorité des gérants français devront avoir mené à bien une réforme de leurs pratiques dans plusieurs domaines clés de leur activité, en tant que gestionnaire d’un ou plusieurs FIA, rappelle un communiqué. En pratique, sont concernés non seulement des hedge funds, des fonds immobiliers ou de capital investissement, mais aussi plus largement des fonds non conformes à la directive OPCVM (Ucits IV). «Les calendriers de transition doivent être affinés rapidement, afin de bien identifier en amont les mesures à prendre au cours des tout prochains mois», rappelle Julien Cuminet, responsable France des services aux fonds chez BNP Paribas Securities Services. Car outre le renforcement des fonds propres réglementaires, la mise en place d’une très stricte politique de rémunération des gérants ou la revue de l’organisation des fonctions de valorisation au sein des sociétés de gestion, celles-ci devront produire des rapports périodiques très complets. Ce livre blanc met également en exergue les opportunités en termes de distribution que représente le passeport européen AIFM pour les gérants français de fonds d’investissement alternatifs. «Une évolution encouragée aussi par l’initiative des autorités françaises, qui ont appliqué aux véhicules d’investissement de droit français concernés un judicieux toilettage, en amont de la mise en œuvre de la directive. Les fonds de droit français, sur les différentes classes d’actifs alternatives, peuvent ainsi capitaliser sur leur réelle antériorité. Leur conformité à un cadre réglementaire européen commun est à même de conforter les investisseurs étrangers dans leur intérêt vis-à-vis de produits de droit français», relève le communiqué.
Julius Baer dénonce le récent référendum suisse sur la restriction du nombre d’immigrants issus de l’Union européenne, rapporte le Financial Times fund management. Daniel Sauter, président de la principale banque privée de Suisse, estime que cela aura un impact significatif sur son établissement. L’an passé, le nombre d’employés étrangers travaillant dans les bureaux suisses de Julius Baer a augmenté à plus de 20 % pour la première fois, après l’acquisition de l’activité internationale de gestion de fortune de Merrill Lynch.
Interrogés par L’Agefi, Johannah Ladd et Mark Spanbroek de l’association de traders FIA EPTA, réfutent les critiques dont le trading à haute fréquence fait l’objet. Ils rappellent qu’il s’agit d’une « technologie neutre en soi » et dénoncent « les contre vérités » du livre de Michael Lewis en forme réquisitoire. Contrairement à son auteur, les deux membres de FIA EPTA contestent la thèse selon laquelle les traders à haute fréquence utiliseraient l’information de leurs clients à leurs dépends en rappelant « qu’ils n’ont pas de clients et pas d’information non publique ». Par ailleurs, Johannah Ladd et Mark Spanbroek alertent sur le risque que les participants de marchés aillent traiter en dehors des bourses si les dispositions de MIF 2 pour encadrer le trading algorithmique s’avéraient trop strictes dans les faits. Enfin, les représentants de FIA EPTA réaffirment leur volonté de permettre aux utilisateurs du trading à haute fréquence de mettre « directement leur prix à disposition du public ».
La commission des sanctions de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a prononcé un blâme assorti d’une sanction pécuniaire de deux millions d’euros à l’encontre de la Société générale pour avoir manqué à ses obligations vis-à -vis de clients à faibles revenus. La banque française est accusée d’avoir fait payer des prestations à des clients qui devaient bénéficier du droit au compte, lequel permet aux personnes en situation d’exclusion de bénéficier d’un service bancaire minimum. «Même si, d’une part, le dossier ne fait ressortir aucune volonté de méconnaître ces obligations et si, d’autre part, l'établissement a engagé certaines actions pour remédier aux insuffisances constatées, il reste que la population particulièrement défavorisée concernée par cette législation appelait une attention particulière», souligne l’ACPR dans sa décision.
Plus d’une semaine avant la tenue d’une assemblée générale potentiellement houleuse, Barclays devrait annoncer aujourd’hui qu’il entend installer Crawford Gillies, un ancien responsable de Bain, à la présidence de son comité des rémunérations. Des actionnaires de Barclays dénoncent une hausse de 10% du pool des bonus malgré un recul du résultat avant impôt.
La banque helvétique est allée chercher Jim Spencer chez Lazard afin de lui confier la direction exécutive du Financial Institutions Group sur le continent américain, révèle un mémo interne consulté par le quotidien. Jim Spencer, qui a débuté sa carrière à la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC) rejoindra l'établissement en octobre et remplacera à ce poste Craig Stine.
Comme JPMorgan, les revenus de trading obligataire de la banque ont fortement chuté. L'amélioration du portefeuille d'actifs toxiques sauve le trimestre
Bataille à couteaux tirés dans l’assurance de spécialité. Aspen Insurance Holdings, coté à New York, a repoussé hier une offre hostile de 3,2 milliards de dollars formulée par son concurrent Endurance Specialty Holdings, la qualifiant de «mal conçue» et comportant en outre «un risque d’exécution important». Endurance indique en être arrivé à cette décision après l'échec de négociations privées. L’action Aspen a grimpé de 11,18% hier.
Lancée début janvier, l'étude de faisabilité de la fusion entre la Banque Populaire de Lorraine Champagne et celle d’Alsace s’achèvera le mois prochain. « Nous n’avons détecté, à ce jour, aucune embûche », se réjouit Me Thierry Cahn, le président de la banque alsacienne. Pressenti pour prendre la tête du nouvel ensemble, avec pour directeur général Dominique Wein, actuellement dans les mêmes fonctions à Metz, Thierry Cahn a déjà dévoilé le calendrier de l’opération. Après consultation des partenaires sociaux, les deux conseils d’administration des établissements bancaires se réuniront séparément le 29 juillet pour examiner et valider le traité de fusion, après quoi les assemblées générales des deux banques seront convoquées pour entériner définitivement le mariage : en Alsace le 18 novembre prochain et en Lorraine le 27 novembre. Si l’intégration des systèmes informatiques et la réorganisation opérationnelle attendra la fin du printemps 2015, la fusion sera juridiquement rétroactive au 1er janvier 2014. Avec 860.000 clients, 270 agences réparties sur neuf départements, 2.900 salariés et un total de bilan de 21 milliards d’euros, le nouvel ensemble constituera la deuxième Banque Populaire de métropole, après la BRED. Pas de réduction d’effectifs « Ce regroupement n’entraînera aucune mesure de réduction d’effectifs et les quatre pôles que sont Metz, Troyes, Strasbourg et Sausheim seront maintenus », assure Thierry Cahn. D’ailleurs, le siège de la banque unifiée, à Metz, fait actuellement l’objet d’importants travaux qui s’achèveront d’ici à deux ans. Ancré en face de la gare, au coeur du quartier Impérial, candidat à l’Unesco, le nouveau siège pourra accueillir sur 20.000 m², aux normes haute qualité environnementale, quelque 600 collaborateurs. Il abritera également un amphithéâtre de 200 places, qui sera ouvert à des manifestations extérieures. A Strasbourg, les 10.000 m² de l’actuel siège situé en centre-ville, à la Place des Halles, seront vendus et les équipes des services centraux jusqu'à présent éclatées sur trois sites rejoindront à l'été 2015 un nouveau complexe de huit étages, actuellement en construction à l’entrée de Strasbourg, près de la gare TGV. Cet investissement de 19,5 millions d’euros était en projet depuis plusieurs mois et n’a donc pas été remis en cause par le projet de fusion.
L’Association Française de la Gestion financière (AFG), en collaboration avec le cabinet de conseil en management Kurt Salmon, et l’ASPIM, Association Française des sociétés de placement immobilier, a lancé, début janvier 2014, un baromètre pour évaluer et suivre l'état de préparation des sociétés de gestion françaises face à la mise en ??uvre de la directive AIFM. Sa première édition, rendue publique le 8 avril, montre que les sociétés de gestion françaises sont bien avancées et entendent bénéficier des possibilités de développement et de commercialisation ouvertes par ce texte. La directive AIFM, qui est entrée en vigueur le 22 juillet 2013, vise à encadrer les gestionnaires de Fonds d’Investissement Alternatifs (FIA), surveiller et limiter les risques systémiques, et accroître la protection des investisseurs. Elle soumet notamment les gestionnaires à une obligation d’agrément (les sociétés de gestion disposent d’un délai d’un an jusqu’au 22 juillet 2014 pour demander un agrément au titre de la directive), à des contraintes régulant leurs modèles organisationnels et opérationnels, à des règles harmonisées de gestion des FIA, à des obligations de reporting aux investisseurs et régulateurs, impliquant des adaptations significatives de leur organisation. La directive offre le bénéfice de « passeports » aux sociétés de gestion agréées pour offrir leurs services dans l’intégralité de l’Espace Economique Européen. Pour refléter la réalité du marché, cette 1ère édition du baromètre AIFMD a été proposée à un panel très large de gestionnaires de FIA, adhérents de l’AFG et de l’ASPIM : gestionnaires de private equity, d’OPC non coordonnés, de hedge funds, de fonds immobiliers..., concernés par cette problématique et a fait l’objet d’une présentation le 8 avril 2014. Les principaux enseignements du baromètre sont les suivants : Attractivité du label « AIFM » : 62% des acteurs interrogés qui sont en dessous des seuils d’obligation d’enregistrement imposés par la directive et qui donc ne sont pas assujettis de fait, ont décidé volontairement d’opter pour l’agrément AIFM et 43% d’entre eux ont déjà déposé leur dossier. En effet, l’obtention du passeport européen permet aujourd’hui à un gestionnaire de gérer ses FIA au sein de l’UE, et de pouvoir les commercialiser dans tous les Etats membres. De plus, la règlementation AIFMD assure un cadre européen réglementé pour les fonds alternatifs, argument fort vis-à-vis des investisseurs souhaitant être rassurés sur leurs choix dans le monde alternatif : AIFMD apparaît alors comme une réelle opportunité pour les gestionnaires français de FIA, dans un environnement international très concurrentiel. Grâce au cadre réglementaire mis en place avant AIFMD en France, les sociétés de gestion françaises sont en avance par rapport aux sociétés de gestion des autres pays d’Europe concernant la mise en ??uvre pratique des dispositions de la directive. 70% des sociétés de gestion françaises qualifient d’importants les impacts d’AIFMD sur leur organisation. Les politiques de rémunération ont été adaptées ou sont en cours de modification pour intégrer les obligations issues de la directive, en mettant en ??uvre, le cas échéant, le principe de proportionnalité. La délégation de certaines fonctions peut être une solution pour répondre à la directive : en effet, les gestionnaires doivent s’assurer que leur organisation garantisse l’indépendance des fonctions de gestion des risques et d'évaluation des actifs afin de limiter les risques de conflits d’intérêts. Il est à souligner que l’industrie française de la gestion, reconnue en Europe pour son expertise forte en termes de gestion des risques, souhaite naturellement très majoritairement conserver cette fonction en interne. En effet, 76% des sociétés de gestion ont choisi de maintenir la gestion des risques en interne (et seulement 6% déclarent vouloir externaliser la gestion de la liquidité), soulignant ainsi la forte expertise existant en France dans le domaine. 56% des répondants confirment avoir fait des adaptations marginales du reporting aux investisseurs : ceci démontre le haut niveau de transparence d’ores et déjà garanti et communiqué aux investisseurs. Le principal impact opérationnel d’AIFMD semble être la production des états à destination des autorités de tutelle. Ces reportings nécessitent une adaptation des systèmes d’informations pour être en mesure de retranscrire certaines données spécifiques. La principale difficulté remontée (pour 63% des sondés) est l’utilisation de données non standardisées, et provenant de multiples sources. Face aux difficultés liées à la production des reportings, les acteurs sont assez partagés concernant la solution à adopter. Moins de 20% ont déjà tranché pour une externalisation à un asset servicer et 34% sont encore en cours de réflexion. Compte tenu des délais assez courts imposés (la production du premier reporting est prévue pour octobre 2014), on peut penser que certains pourront faire un choix transitoire (externalisation pour limiter les risques « projet ») ou se tourner vers une externalisation totale chez un prestataire spécialisé. Concernant le projet en lui-même, 72% des sociétés de gestion estiment avoir réalisé la plus grosse partie des travaux, et être ainsi en ligne (pour 69% d’entre elles), ou bien en avance par rapport au planning initial.
Dans le cadre du Forum mondial sur la transparence et l’échange de renseignements à des fins fiscales, l’OCDE a mis en ligne un rapport d’examen par les pairs dont la France durant plusieurs années et qui s’est achevé en 2013.
Le bénéfice net de Citigroup a progressé de 4% au premier trimestre, la diminution des pertes imputable à ses actifs douteux ayant contrebalancé la baisse de son chiffre d’affaires tiré de ses activités de trading et de crédit. En données ajustées, le bénéfice net du numéro trois américain de la banque a progressé à 4,15 milliards de dollars, contre 4 milliards de dollars. Le cours de l’action Citigroup gagnait plus de 4% quelques minutes après l’ouverture. Dans ses activités principales, regroupées au sein de sa division Citicorp, le bénéfice net a reculé de 8%, tandis que son produit net bancaire a diminué de 5% en raison d’une baisse de ses recettes dans le trading obligataire et dans le crédit immobilier.
La division investissements de l’association britannique des compagnies d’assurances, l’IBA, pourrait fusionner avec l’association britannique des gestionnaires d’actifs (IMA), rapporte Fundweb.Les discussions sont déjà bien avancées et la fusion pourrait intervenir dès le mois de juin. L’opération déboucherait sur la création d’une nouvelle organisation, dotée d’un nouveau nom et qui aurait un nouveau président. L’actuel président de l’IMA, Dougie Ferrans, devrait démissionner dans les prochains mois.La transaction, qui prévoit également que le service d’information sur le vote des institutionnels rejoigne l’IMA, a l’accord de principe des conseils des deux organisations professionnelles. «Il s’agit d’une décision stratégique très importante pour l’IMA et ses membres. Nous serons désormais en mesure de parler d’une seule voix cohérente sur l’ensemble des problématiques et des activités qui ont trait à la gestion de l’investissement au service de nos clients et des bénéficiaires finaux», estime le patron de l’IMA, Daniel Godfrey, cité par Fundweb.
Les sociétés de gestion européennes ratent 1 milliard d’euros de bénéfice annuel en ne profitant pas des libertés que leur offre la réglementation européenne, montre une étude de McKinsey citée par le Financial Times fund management. La société de conseil indique que les gestionnaires ayant remodelé leur activité en ligne avec la directive Ucits IV (qui permet aux groupes de commercialiser des fonds dans toute l’Union européenne sans avoir de société de gestion dans chaque pays) devraient voir leurs bénéfices augmenter d’au moins 15 %.
Dans une déclaration pour le moins inhabituelle de sa part, le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, a prévenu, samedi à Washington, qu’un renchérissement supplémentaire de l’euro déclencherait un nouvel assouplissement de la politique monétaire européenne, rapporte Les Echos. « J’ai toujours dit que le taux de change n’est pas un objectif, mais qu’il est important pour la stabilité des prix et la croissance. Et ce qui s’est passé ces derniers mois, c’est qu’il est devenu de plus en plus important pour la stabilité des prix, a observé Mario Draghi. Aussi, un renchérissement du taux de change nécessiterait un nouvel aménagement de la politique monétaire. Si vous voulez que votre politique demeure aussi accommodante qu’elle l’est aujourd’hui, un nouveau renchérissement du taux de change nécessitera un nouveau stimulant. » Les propos de Mario Draghi ont été salués par le ministre des Finances français, Michel Sapin, tandis que la « préoccupation » de Mario Draghi est « intéressante » et «partagée» par certains gouvernements.
L’autorité de régulation de la finance américaine (Finra) soupçonne certains établissements de Wall Street de surfacturer certains investisseurs sur les transactions obligataires et de favoriser leurs meilleurs clients sur le marché primaire en leur allouant systématiquement une plus grande part des nouvelles émissions de dette corporate, rapporte l’agence Bloomberg. Cela permettrait aux clients les mieux servis de réaliser un profit rapide en revendant immédiatement leurs titres à un prix plus élevé aux investisseurs exclus de l’émission primaire.Le mois dernier, une source avait déclaré à Bloomberg que la SEC enquêtait sur des courtiers soupçonnés d’afficher des prix différents pour les mêmes titres obligataires sur les plateformes de trading électronique, les prix les plus défavorables étant proposés aux plus petits investisseurs.
L’Agefi rapporte que l’Autorité des marchés financiers (AMF) a demandé à la commission d’infliger une amende de 1,675 million d’euros à Joseph Raad, pour avoir utilisé une information privilégiée relative à l’OPA d’IBM sur l'éditeur de logiciel français Ilog en juillet 2008, alors qu’il était responsable du trading et de ventes au Crédit Libanais. L’information privilégiée lui aurait été transmise par Charles Rosier, son cousin et partenaire en affaires, qui exerçait les fonctions de responsable des activités d'émission de dette au sein de la banque conseil d’IBM, UBS. Pour ce dernier, le représentant du Collège du régulateur a proposé une sanction de 700.000 euros. L’affaire est d’autant plus notable que les deux hommes ont été sanctionnés pas plus tard qu’en octobre dernier dans l’affaire Geodis, un dossier comparable, indique le quotidien. Dans l’opération, le professionnel des marchés aurait réalisé un profit de plus de 6 millions d’euros. Dans l’affaire Ilog, l’achat d’actions et de CFD aurait permis à Joseph Raad de réaliser un profit de 334.680 euros. La défense de Charles Rosier a expliqué qu’il n’y avait eu, ni transmission d’information privilégiée, ni détention d’une telle information.
Pointant la responsabilité des Etats-Unis, les ministres des Finances des pays membres du G20 se sont dits profondément déçus du retard persistant dans les réformes des quotes-parts et de la gouvernance du FMI arrêtées en 2010 et la quinzième révision générale des quotes-parts, y compris une nouvelle formule de calcul. «Nous réaffirmons qu’il importe que le FMI demeure une institution reposant sur un système de quotes-parts», ont-ils indiqué, précisant que la mise en œuvre des réformes de 2010 reste la priorité absolue. «Nous engageons les États-Unis à ratifier ces réformes dès que possible», ont insisté les responsables. «Si les réformes de 2010 ne sont pas ratifiées d’ici la fin de l’année, nous demanderons au FMI de s’appuyer sur ses travaux existants pour proposer les mesures envisageables, que nous examinerons lors d’une prochaine réunion», ont-ils conclu.
Alors que les rendements des fonds en euros divergent selon les canaux, Fact & Figures juge que la faible part de la collecte en UC n'est pas inéluctable
La banque coopérative italienne Banca Popolare di Vicenza et sa concurrente Banca Etruria ont entamé des discussions exclusives en vue d’une fusion, ont-elles annoncé samedi dans des communiqués séparés. Banca Etruria s’est engagée à ne pas ouvrir de négociations avec une tierce partie avant le 30 mai afin de permettre à Popolare di Vicenza de présenter une offre ferme. Banca Etruria, qui compte 175 agences, a aussi suscité l’intérêt de Banca Popolare dell’Emilia Romagna.
La banque française a décidé d’acquérir la participation de 7% détenue par Interros dans Rosbank, une transaction qui lui permet de contrôler 99,4% de sa filiale russe. Le montant de l’opération n’a pas été dévoilé. «Cette transaction a un impact limité de quelques points de base sur le ratio common equity tier 1 de Société Générale», souligne le groupe dans un communiqué. Au 31 décembre 2013, le ratio CET1 Bâle 3 de la banque s'élevait à 10%.
Selon l’Argus de l’assurance, l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) planche actuellement sur la notion de groupe au sens de Solvabilité II. Un certain nombre d’exigences, notamment en matière de reporting, découleront en effet de cette définition. Par conséquent, l’avenir des sociétés de groupe mutualiste (UGM), unions mutualistes de groupe (UMG) et autres groupements paritaires de prévoyance (GPP) n’est pas encore scellé.
Le portefeuille d'Aviva France s'élève à 90 milliards d'euros d'encours dont environ 13 milliards d'euros comptabilisés au niveau des produits en unités de compte principalement en représentation des provisions mathématiques des contrats en euros et des fonds propres des compagnies d'assurance du groupe Aviva France.
Les contrats Afer et les contras Vie d'Aviva représentent respectivement 43 milliards d'euros et 11 milliards d'euros d'encours. Aviva gère également plus de 2 milliards d'euros au titre de son activité Santé et dommages.
Diplômé de HEC en 1983, Philippe Taffin est issu de la promotion « Adieu Tintin » en hommage à Hergé décédé la même année. Alors, objectif Lune ? Pas vraiment... Ne partageant pas l'ambition du professeur Tournesol, Philippe préfère poursuivre par un DEA d'économie spécialisé sur le financement de l'économie et les sujets d'endettement. Son titre de mémoire ? « Endettements souverains : crise de solvabilité ou une crise de liquidité?».
Wells Fargo, le numéro un du crédit immobilier aux Etats-Unis, a fait état vendredi d’une hausse de 14% de son bénéfice net au premier trimestre grâce à la diminution de ses provisions pour créances douteuses. Le quatrième groupe bancaire américain a réalisé sur les trois premiers mois de l’année un bénéfice net de 5,60 milliards de dollars (4,03 milliards d’euros), soit 1,05 dollar par action, contre 4,93 milliards (92 cents/action) sur la période correspondante l’an dernier. Les activités de crédit immobilier ont encore souffert ces derniers mois de la baisse des refinancements. Les revenus de la division ont diminué à 1,5 milliard de dollars, contre 2,8 milliards au premier trimestre 2013.
L’agence de notation Fitch Ratings a annoncé le 11 avril un relèvement de la perspective de la note de la dette du Portugal de négative à positive. La note est elle maintenue à BB+. Fitch justifie le relèvement de perspective par les efforts budgétaires consentis par Lisbonne, et le rétablissement général de l'économie.