La Commission des sanctions de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a prononcé, lundi 7 avril, à l’encontre de la société Cardif Assurance Vie un blâme assorti d’une sanction pécuniaire de 10 millions d’euros. Il a été reproché à l’entreprise d’assurance d’avoir «tardé à respecter correctement les dispositions de la loi du 17 décembre 2007 relatives à la recherche des bénéficiaires des contrats d’assurance sur la vie non réclamés, qui lui imposaient d’adopter une démarche active d’identification des assurés décédés, notamment par la consultation du Registre national d’identification des personnes physiques (RNIPP), et de recherche des bénéficiaires de ces contrats en cas d’information sur un décès ;Par ailleurs, de ne pas avoir pleinement appliqué les dispositions de cette loi qui lui imposaient de mettre en place un dispositif automatique de revalorisation des sommes dues au titre des capitaux décès."La Commission a estimé que ces insuffisances et ces retards dans la mise en oeuvre des exigences de la loi du 17 décembre 2007 se sont initialement traduits, pour Cardif Assurance vie par «de moindres dépenses au regard de ce qui était nécessaire et par la conservation indue de sommes qui auraient dû être versées aux bénéficiaires. Il en est également résulté, sur un plan plus général, un effet négatif sur la confiance des assurés pour les produits d’assurance vie.»
La Réserve fédérale américaine a accordé le 7 avril deux années supplémentaires aux banques détenant certains produits dérivés complexes pour se mettre en conformité avec la règle Volcker visant à freiner la spéculation financière. Les établissements détenant des CLO (collaterized loan obligations) auront désormais jusqu’en juillet 2017 pour céder ces produits structurés agrégeant des titres de dette émis par des entreprises, a annoncé la Fed dans un communiqué. En vertu de la règle dite Volcker adoptée en décembre, les banques aux Etats-Unis ne pourront plus spéculer pour leur propre compte et ne pourront plus détenir certains produits financiers à titre d’investissement.
Citigroup a annoncé le 7 avril qu’il allait verser 1,12 milliard de dollars à dix-huit investisseurs institutionnels pour régler un litige immobilier. La banque américaine était accusée de les avoir floués en leur vendant entre 2005 et 2008 des prêts immobiliers pourris.L’accord va contraindre l'établissement à passer une charge d’environ 100 millions de dollars sur ses comptes du premier trimestre, précise Citigroup dans un communiqué.
La Financial Conduct Authority a identifié d’importants manquements parmi les conseillers financiers concernant la transparence sur les frais, rapporte le Financial Times. Les gérants de fortune et les banques privées font pire que les autres. Selon le régulateur, 73 % des sociétés de conseil n’ont pas fourni l’information requise sur le coût du conseil financier. 58 % n’ont pas donné aux clients des informations de départ sur combien le conseil coûterait, et la même proportion n’a pas donné d’informations supplémentaires sur les frais.
Pour la première fois depuis 2008, les relèvements de notes d’entreprises non financières l’ont emporté au premier trimestre sur les révisions à la baisse dans la région Europe, Moyen Orient, Afrique (EMEA/EMOA), a indiqué le 8 avril l’agence d'évaluation financière Moody’s.Cette évolution confirme les bonnes perspectives globales pour la plupart des secteurs d’activité pour les douze prochains mois, estime Moody’s qui relève toutefois que la concurrence sectorielle et les aléas de la conjoncture internationale, comme l’a montré la crise de l’Ukraine, constituent des risques réels pour la solvabilité des entreprises.
La place financière de Gibraltar met en avant son appartenance à l’Union européenne pour proposer le passeport européen aux gérants suisses, rapporte L’Agefi suisse. Gibraltar veut offrir des solutions transfrontalières aux gérants suisses à la fois pour l’enregistrement des fonds et pour la gestion privée des actifs, leur ouvrant le passeport vers l’Union européenne. Aux yeux de Joey Garcia, associé du cabinet d’avocats Isolas, la LPCC implique les mêmes charges que l’AIFMD mais sans permettre d’en obtenir les mêmes avantages car l’ouverture à l’Europe ne se fera, dans le meilleur des cas, qu’à partir de 2015, si tant est que l’Union européenne accepte sans délai - et sans difficultés - l’équivalence des normes suisses. La redomiciliation d’un fonds ou d’un gérant non-européen dans une juridiction européenne parait dans ces conditions une solution avantageuse. Surtout si elle peut se faire de manière rapide et peu onéreuse.
Sur proposition conjointe de Bernard Spitz, président de la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA), de Thierry Martel, président de la Fédération française des sociétés d’assurances mutuelles (FFSAM) et de Claude Tendil, président de la Fédération française des sociétés anonymes d’assurances (FFSAA), la commission exécutive de la FFSA a validé ce jour la nomination de Thomas Saunier au poste de délégué général. Il succède à Jean-François Lequoy, parti chez Natixis pour chapeauter les activités d’assurance de la filiale de BPCE. Membre du comité de direction générale de Generali France, Thomas Saunier y était jusqu’à présent en charge des directions des particuliers, professionnels, entreprises, des opérations d’assurances, de l’indemnisation, des partenariats et des Dom-Com.
Les équipes de la Banque Postale ont entamé une tournée des investisseurs qui devrait se poursuivre jusqu’au 10 avril afin de vendre une émission de dette hybride tier 2. Barclays, BNP Paribas, la Société Générale et UBS ont été mandatées pour diriger ce placement en euros.
Le volume total des crédits à la consommation aux Etats-Unis a selon la Réserve fédérale progressé de 16,5 milliards de dollars en février, une hausse plus marquée que prévu par les économistes sur fond d’une demande soutenue de prêts étudiants et automobiles.
La commission des sanctions de l’Autorité de contrôle prudentiel et résolution (ACPR) a indiqué hier avoir prononcé un blâme assorti d’une sanction pécuniaire de 10 millions d’euros à l’encontre de Cardif Assurance Vie, filiale de BNP Paribas. L’ACPR reproche au fautif d’avoir «tardé à respecter correctement les dispositions de la loi du 17 décembre 2007 relatives à la recherche des bénéficiaires des contrats d’assurance sur la vie non réclamés qui lui imposaient d’adopter une démarche active d’identification des assurés décédés». L’Autorité estime en outre que la société n’a pas «pleinement appliqué les dispositions de cette loi qui lui imposaient de mettre en place un dispositif automatique de revalorisation des sommes dues au titre des capitaux décès». Une porte-parole de BNP Paribas Cardif a indiqué que le groupe «prenait acte de la procédure» de l’ACPR, soulignant avoir «mis en place un certain nombre de mesures, techniques et humaines, dans la recherche des bénéficiaires».
La banque allemande pourrait être contrainte de provisionner plusieurs milliards d’euros supplémentaires si une proposition des autorités européennes du secteur entre en vigueur, ce qui pourrait affecter sa capacité à renforcer son bilan et compromettre sa politique de dividendes. Des analystes estiment que Deutsche Bank pourrait devoir mettre de côté jusqu'à 2,2 milliards pour respecter la nouvelle règle proposée par l’Autorité bancaire européenne (ABE). Une proposition qui vise à imposer aux banques de nouvelles règles en matière de valorisation de certains actifs figurant à leur bilan et à provisionner les sommes nécessaires pour couvrir d'éventuelles pertes.
La banque américaine a annoncé hier avoir convenu de verser 1,1 milliard de dollars à dix-huit investisseurs institutionnels afin de mettre un terme à des poursuites liées à des titrisations de crédits hypothécaires. Citigroup, soulagée, inscrira une charge voisine de 100 millions de dollars dans ses comptes du premier trimestre.
L’assureur a annoncé le lancement du placement privé de sa part de 1,8% au capital du groupe de matériaux, valorisée à 459 millions d’euros au cours de clôture d’hier. Groupama voit dans cette opération «une nouvelle étape dans (s)a stratégie de performance» lui permettant «de renforcer ses marges de manœuvres financières et de réduire son exposition aux risques de marché».
National Australia Bank est selon l’Australian FinancialReview en discussions avec des groupes mondiaux de services financiers en vue de nouer un partenariat concernant son activité d’assurance vie. La banque australienne ne devrait pas céder totalement cette division, selon le quotidien.
La Commission des sanctions de l’ACPR a prononcé ce lundi à l’encontre de la filiale française de BNP Paribas un blâme assorti d’une sanction pécuniaire pour ne pas avoir respecté la règlementation sur les assurances vie non réclamées
Les équipes de la Banque Postale ont entamé une tournée des investisseurs qui devrait se poursuivre jusqu’au 10 avril afin de vendre une émission de dette hybride tier 2. Barclays, BNP Paribas, la Société Générale et UBS ont été mandatées pour diriger ce placement en euros.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) annonce la publication de la deuxième édition de son guide pratique sur le vote en assemblée générale, destiné aux investisseurs particuliers. Intitulé « Voter en toute connaissance de cause aux assemblées générales des sociétés cotées », ce document explique les projets de résolution les plus fréquemment présentés en assemblée générale. Il propose également une série de critères à prendre en compte avant d’arrêter sa politique de vote. L'édition 2014 de ce guide comporte un focus sur le « say on pay », pratique en développement qui consiste pour une société cotée à soumettre au vote consultatif de ses actionnaires la rémunération de ses dirigeants.
Le département de la Justice des Etats-Unis enquête sur le trading à haute fréquence en raison d’un possible délit d’initié, a déclaré le 4 avril aux parlementaires américains le ministre de la Justice (Attorney General) Eric Holder. Ce mode de transaction fait déjà l’objet d’investigations de la part de la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme des marchés boursiers américains, et du FBI, comme tous deux l’ont annoncé la semaine dernière. Les différentes autorités américaines veulent déterminer si le trader haute fréquence jouit d’un avantage de vitesse indu sur l’investisseur moyen. «Je confirme que le département de la Justice examine ces pratiques pour déterminer s’il y a infraction à la réglementation du délit d’initié», a dit Eric Holder à une commission de la Chambre des représentants.Le FBI se demande aussi si les traders haute fréquence ne sont pas engagés dans des transactions fantômes qui donnent l’illusion qu’il existe de l’activité sur telle ou telle valeur.
Selon l’Autorité des marchés financiers (AMF), depuis son instauration le 1er août 2012 jusqu’à la date du 31 juillet 2013, la taxe sur les transactions financières (TTF) en France a eu un impact sur les volumes estimé à -9,5 %, rapporte Les Echos. L’AMF évoque même « un impact transitoire beaucoup plus important d’environ 20 % durant la première semaine qui a suivi la mise en place de la taxe ». Le quotidien économique rappelle que cette TTF a rapporté moins que prévu la première année, autour de 690 millions d’euros, et l’Etat n’a budgété que 702 millions pour 2014, soit moitié moins qu’espéré par le législateur.
La commission de régulation bancaire de Chine (CBRC) va procéder à des tests de résistance au niveau régional et national, les banques ayant vu leurs créances douteuses augmenter fortement l’an dernier, selon l’agence Reuters qui rapporte des informations du journal Shanghai Securities News. «Tous les bureaux et toutes les directions doivent organiser des tests de résistance des organisations bancaires institutionnelles (...) afin d’analyser l’impact des situations défavorables de certaines banques et du système bancaire et d’exhorter les institutions financières à élaborer des plans d’urgence», souligne la commission dans un document adressé en mars aux établissements de crédit et repris par le journal. Le ratio de prêts en défaut de paiement ou en passe de l'être (NPL) a atteint 1% fin 2013 dans le système bancaire chinois, ce qui est une proportion sans précédent depuis deux ans, selon les chiffres communiqués en février par la CBRC. Un défaut de paiement sur le marché obligataire local et deux produits d’investissement du financement parallèle («shadow banking») ayant frôlé le défaut cette année ont mis en lumière les tensions croissantes dans le secteur financier chinois. «Les banques devraient examiner l'état des risques dans les régions clés, se focaliser sur certaines industries et sur les gros clients», note le journal qui cite un document de la CBRC.La CBRC recommande également aux banques de réduire leurs émissions de prêts aux véhicules de financement des collectivités locales (LGFV) et aux secteurs en surcapacité de production, y compris les secteurs de l’immobilier et du négoce d’acier.
Menacées d’être considérées comme présentant un risque systémique, les grandes sociétés de gestion portent leur combat contre cette mesure à une échelle mondiale, rapporte le Financial Times. Dans une lettre au Conseil de stabilité financière, BlackRock avance que pour identifier les institutions pouvant présenter un risque, il faut d’abord étudier l’effet de levier, et seulement dans un second temps la taille.
Les grosses sociétés de gestion pourraient présenter un risque pour la stabilité du système financier, a déclaré vendredi Andrew Haldane, le directeur exécutif pour la stabilité financière de la Banque d’Angleterre, dont les propos ont été rapportés par le Wall Street Journal. A l’occasion de la conférence asset management de la London Business School, il a indiqué que certaines sociétés de gestion sont si grosses que « les difficultés d’une société de gestion pourraient aggraver les frictions sur les marchés financiers ». Parmi les risques importants, il cite le cas d’un fonds en difficulté qui serait contraint de vendre des actifs, et ferait baisser les cours sur les marchés. Cela pourrait provoquer une autre tournée de ventes massives qui amplifieraient la chute.
Plusieurs pays asiatiques préparent leur propre version de Ucits, le passeport de vente des fonds européens, rapporte L’Agefi. Trois projets d’Ucits qui s'échelonnent de 2014 à 2016, selon Pascal Koenig, associé responsable de l’asset management chez Deloitte. Le premier projet porte sur la reconnaissance mutuelle des fonds ouverts (mutual funds) entre la Chine et Hong Kong. Le deuxième (Asean CIS Framework) prévoit la mise en place d’une offre transfrontalière entre Singapour, la Thaïlande et la Malaisie. Enfin l’Asian region funds passport concerne l’Australie, la Corée du Sud, Singapour et la Nouvelle-Zélande. Ces futures réglementations risquent de concurrencer la norme Ucits, plébiscitée par les investisseurs asiatiques pour la sécurité de son cadre juridique. Par ailleurs, parmi les boutiques indépendantes françaises, peu disposent d’un agrément de gestion local.
Banco Popular a indiqué être en négociations avec Citigroup en vue de lui racheter son réseau local d’agences de banque de détail ainsi que son activité de cartes de crédit. La transaction pourrait concerner 45 agences et au moins 300 salariés.
Royal Bank of Scotland a annoncé vendredi la nomination d’un directeur financier, Ewen Stevenson, qui prendra ses fonctions le 19 mai pour remplacer Nathan Bostock, parti début décembre chez Santander. Ewen Stevenson, âgé de 47 ans, a fait toute sa carrière chez Credit Suisse, où il co-dirigeait l’activité banque d’investissement pour l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient. Il a notamment fait partie de l'équipe qui a conseillé le gouvernement britannique lors du sauvetage de RBS et de Lloyds en 2008.
Le Shanghai Securities News relèvait vendredi que la commission de régulation bancaire de Chine (CBRC) va procéder à des tests de résistance aux niveaux régional et national, sur fond de progression des créances douteuses. «Les banques devraient examiner l'état des risques dans les régions clés, se focaliser sur certaines industries et sur les gros clients», avance le quotidien citant un document de la CBRC.
La banque britannique a lancé un appel d’offres pour sélectionner des banques chargées de vendre sa filiale en Espagne, qui compte un réseau d’agences. Morgan Stanley et Merrill Lynch seraient données favorites pour décrocher le mandat, affirme le quotidien El Pais. La filiale a cumulé les pertes depuis 2011. Les trois premières banques du pays pourraient être intéressées par certaines parties de l’actif.
Moody’s a relevé d’un cran la note de BNP Paribas, de A2 à A1, avec une perspective stable. L’agence de notation justifie sa décision par «l’amélioration significative du profil de liquidité et de financement» de la banque française. Moody’s relève aussi la diminution des incertitudes liées à l’exposition du groupe à l’Italie.
Citant des sources anonymes au sein du secteur bancaire, le quotidien allemand relève que DZ Bank et Commerzbank se doivent de réviser leurs règles internes en matière d’attribution de bonus afin qu’aucune somme ne soit versée à ce titre en cas de perte affichée par l’établissement. Une exigence née d’une règle mise en œuvre en janvier dernier par le régulateur, la Bafin. 60% de la rémunération variable chez Commerzbank serait attribuée en fonction de performances individuelles ne tenant pas compte du résultat de l’ensemble du groupe. Les deux banques citées devraient engager des discussions avec les représentants du personnel.