La commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF) a infligé une amende de 600.000 euros à Nicolas Miguet pour avoir fait des recommandations d’investissement en 2010 et 2011 sur le titre Belvédère aux lecteurs de ses publications - La Bourse et Bourseplus - sans avoir signalé clairement ses conflits d’intérêts, rapporte L’Agefi. Le représentant du collège avait requis en mars une amende de 2,2 millions d’euros. Le patron de presse avait déjà été condamné une première fois fin 2010 par l’AMF, dans un dossier impliquant la société Le Bélier, à une amende de 500.000 euros. La société Belvédère écope pour sa part d’une amende de 150.000 euros, tout comme son ancien dirigeant Jacques de Rouvroy. Le régulateur leur reproche notamment d’avoir délivré une information inexacte, imprécise et non sincère au travers de deux communiqués en 2010, alors que la société était en procédure de sauvegarde.
Patrick Odier, président de l’Association suisse des Banquiers, a demandé que la France prolonge le programme de régularisation fiscale, qui s’achève en principe fin mai, dans un entretien accordé à L’Agefi suisse. A la question «Qu’attendez-vous au juste de la France ?», Patrick Odier, qui est l’un des dirigeants de la banque privée genevoise Lombard Odier, répond : «Qu’elle poursuive le programme actuel au-delà du mois de mai en le faisant évoluer de manière plus pragmatique et efficace». Il ajoute que «la France et la Suisse ont un même intérêt dans cette affaire: qu’un maximum de clients se régularise». Avec ces régularisations, la France et la Suisse atteindraient ainsi la meilleure solution possible pour les deux États car elle permettrait d'éviter que des avoirs partent vers des juridictions moins régulées. Selon Patrick Odier, qui parle au nom des banquiers suisses, il faut agir rapidement, car d’ici 2 à 3 ans la Suisse va appliquer le système d'échanges automatiques d’informations, qui signifie la fin du secret bancaire, et les clients français non déclarés devront se décider d’ici là."Nous cherchons des solutions concrètes, et sommes à la disposition des autorités françaises pour trouver des réponses techniques performantes», a encore indiqué Patrick Odier, qui se déclare convaincu que les banques suisses pourraient proposer des moyens de faire probablement augmenter le degré de rapatriement fiscal.Les clients français des banques suisses trouvent le programme actuel «trop coûteux, trop compliqué et pas assez sûr. Ils n’ont pas confiance», ajoute Patrick Odier en indiquant qu’ils sont tentés de déplacer les fonds ailleurs, vers d’autres horizons jugés encore incontrôlés ou incontrôlables. Ces clients préfèrent prendre ce risque, car ils estiment qu’il est moins élevé que celui de se soumettre au programme français.
Le secret bancaire n’a définitivement plus cours en Suisse et à Singapour. Les deux pays ont en effet officiellement signé, ce 6 mai, une déclaration officielle en vertu de laquelle ils s’engagent à pratiquer l’échange automatique d’informations bancaires, mettant ainsi fin au secret dans ce secteur, a annoncé l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE), rapporte Reuters. «C’est clairement la fin du secret bancaire détourné pour des raisons fiscales», a déclaré Pascal Saint-Amans, directeur du centre de politique et d’administration fiscale de l’OCDE.Cet engagement à substituer la transmission automatique des données des déposants à l'échange à la demande vaut pour les 34 pays de l’OCDE ainsi que la Chine et la Russie. La plupart des autres pays signataires s'étaient déjà engagés à échanger des informations fiscales sur une base automatique avec les autres pays, mais la Suisse et Singapour, importants centres financiers, avaient jusque là tardé à franchir le pas.
Le principal assureur de personnes en France a dévoilé des résultats en hausse au titre du premier trimestre, passant par un chiffre d’affaires en progression de 11,3% à 7,93 milliards d’euros pour un bénéfice net en hausse de 11,1% à 256 millions. CNP Assurances se targue sur la période d’une collecte nette «positive sur l’ensemble des zones géographiques» et atteignant 849 millions d’euros.
Coface, qui tient toute la journée une réunion investisseurs en vue d’une IPO, a annoncé l’enregistrement de son document de base auprès de l’AMF le 6 mai. L’assureur crédit a par ailleurs publié un résultat opérationnel courant en hausse de +14,1% sur un an au premier trimestre et un résultat net de 36,7 millions d’euros en progression de +23,8%. La filiale de Natixis vise une entrée en Bourse d’ici à fin juin.
HSBC a publié mercredi un bénéfice imposable trimestriel en baisse de 20% sur un an, à 6,79 milliards de dollars (4,87 milliards d’euros), conséquence du ralentissement de ses activités de banque d’investissement. Les treize analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un résultat de 6,6 milliards de dollars. Le groupe a précisé que l’activité était restée faible en avril. Le directeur financier, Iain Mackay, a par ailleurs précisé que le groupe avait réalisé 275 millions de dollars d'économies au premier trimestre et qu’il avait identifié des opportunités lui assurant de pouvoir atteindre son objectif de 2 à 3 milliards de dollars de réductions de coûts annuelles.
la banque française a enregistré une baisse de son bénéfice net part du groupe comptable à 315 millions d'euros au premier trimestre sur dépréciation de ses activités russes
L’assureur a fait état hier d’une hausse de 1% de son chiffre d’affaires en assurance vie, épargne et retraite au premier trimestre. Le volume des affaires nouvelles baisse de 6% à 1,6 milliard d’euros en raison d’un repositionnement de produits en vie collective en Suisse et d’une base de comparaison défavorable. En dommages, le chiffre d’affaires progresse de 3%, à 10,4 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires global s’inscrit en hausse de 2% à 28,5 milliards d’euros.
La banque a engagé les traders seniors John Anderson et Michael Camacho comme co-responsables de son activité matières premières, en remplacement de l’emblématique Blythe Masters. Ces nominations sont à effet immédiat.
Le bénéfice net du réassureur est ressorti à 135 millions d’euros au premier trimestre (+21,6%) et son ratio combiné net, qui mesure la rentabilité de ses souscriptions, s’est amélioré à 88,9% contre 90,4% au premier trimestre 2013. Ses primes brutes émises ont totalisé 2,7 milliards d’euros, en hausse de 14,8% à taux de change constants grâce aux bons renouvellements de la division dommages ainsi qu'à la contribution des activités de Generali aux Etats-Unis.
Le groupe bancaire a vu son coût du risque refluer à 29 points de base (pb) au premier trimestre, contre un niveau de 33 pb au premier trimestre 2013 et de 38 pb au quatrième trimestre 2013. Le bénéfice net progresse de 16,1%, à 866 millions d’euros, pour des revenus en hausse de 3,7%, à 5,5 milliards d’euros. Sur le plan de solvabilité, le ratio CET1 Bâle 3 s'établit à 10,8% à fin mars, en amélioration de 40 pb par rapport à fin décembre 2013.
En raison d’une inflation des coûts de mise en conformité, JPMorgan a décidé de clôturer tous les comptes et de supprimer toutes les cartes de crédit détenus chez Chase par des responsables politiques étrangers actuels ou passés. Les établissements bancaires sont dans l’obligation de soumettre les comptes de «personnes exposées politiquement» à une surveillance renforcée. Cette mesure, qui affecte 3.500 comptes, n’a pas manqué de soulever l’indignation. L’ex-ministre des Finances colombien, José Antonio Ocampo, a indiqué au quotidien avoir adressé une réclamation aux régulateurs, accusant la banque de «discrimination».
A l’occasion de la refonte de son réseau d’agences en France en trois nouveaux formats, la banque va décliner dix engagements d’ici à 2017 vis-à-vis de ses clients individuels. Elle met l’accent sur la rapidité et la personnalisation. Le projet représente 210 millions d’euros d’investissements
L’assureur crédit, dont 40 à 50% du capital doivent être cotés d’ici à fin juin, réunit aujourd’hui les analystes financiers en vue de son IPO. Natixis, qui a par ailleurs signé la vente à des fonds des actifs résiduels de sa «bad bank» interne, la GAPC, poursuit ainsi son recentrage.
Le paradoxe de la situation Dans un gouvernement resserré, dont tous les efforts sont tendus vers la relance de la croissance et la maîtrise des dépenses publiques, la répartition des compétences entre les ministres devrait être simple : chacun dans son domaine et l’ensemble en ordre de bataille. Lire la suite en pièce jointe
Les autorités américaines et Credit Suisse seraient sur le point de conclure un accord selon lequel la banque helvète verserait 1 milliard de dollars et plaiderait coupable pour évasion fiscale aux Etats-Unis, rapporte le Wall Street Journal. L’accord est imminent et serait conclu avec le département de la Justice (DOJ), écrit le quotidien des milieux d’affaires américain citant des sources proches du dossier.Cette information a été publiée le même jour où le ministre américain de la Justice Eric Holder a affirmé qu’aucune banque n'était «au-dessus des lois», fustigeant «certaines institutions financières engagées dans des malversations». Selon un responsable gouvernemental, il s’agissait d’une référence aux enquêtes contre BNP et Credit Suisse.
Par décision du 25 avril 2014, la Commission des sanctions de l’AMF a sanctionné Elliott Advisors (UK) Limited, société de droit anglais, pour transmission d’une information privilégiée et Elliott Management Corporation, société de droit américain, pour utilisation de cette information privilégiée. Les sociétés écopent d’une sanction pécuniaire de 8 millions d’euros chacune. Début avril, le représentant du Collège de l’Autorité des Marchés Financiers ( AMF) avait demandé une sanction record de 40 millions d’euros. L’affaire qui remonte à 2010 concerne le consortium Eiffarie, formé par le groupe Eiffage et l’australien Macquarie, qui détenait alors 81,48% du capital des Autoroutes Paris Rhin Rhône, privatisées quatre ans plutôt. Les représentants de l’AMF ont reproché à la branche britannique du fonds, Elliott Advisors UK, d’avoir transmis à ses partenaires américains d’Elliott Management Corp, une information privilégiée sur la perspective de cession des titres APRR à Eiffage, à un prix supérieur au cours du marché. Au final, la Commission n’a pas pas retenu le manquement d’utilisation de l’information privilégiée à l’encontre d’Elliott Advisors, et a considéré que le manquement de manipulation de cours du titre APRR notifié aux deux sociétés n’était pas caractérisé. «Pour fixer le montant des sanctions», indique un communiqué de l’AMF, «la Commission des sanctions a retenu qu’Elliott Management n’était pas la bénéficiaire économique des opérations. Elle en a déduit que le montant de la plus-value s’élevant à 2 759 992 euros ne pouvait pas être pris en compte pour déterminer le quantum de la sanction par application d’un multiple, mais constituait néanmoins un élément d’appréciation de la gravité du manquement commis tant par Elliott Management que par Elliott Advisors.» Elle a également tenu compte de l’économie réalisée à raison de la diminution de la couverture à compter du 7 juin 2010 et des avantages tirés de la satisfaction des clients pour le compte desquels le manquement a été commis.
En novembre dernier, David Einhorn a demandé à la Securities & Exchange Commission (SEC), dans un lettre non encore publiée, un délai de sept jours pour faire état d’un investissement de son fonds Greenlight Capital dans la société Micron Technology, rapporte le New York Times.Selon David Einhorn, cet investissement non négligeable - la bagatelle de 47 millions de titres - aurait pu provoquer un envol du titre s’il avait été divulgué au public des investisseurs.Le document réglementaire dont David Einhorn souhaitait une publication retardée, Form 13F, est normalement déposé 45 jours après la fin d’un trimestre afin de donner aux investisseurs une idée des positions d’un gestionnaire. La SEC ne donne généralement pas suite à ce genre de requête pour un traitement confidentiel mais le simple fait d’en faire la demande permet au gestionnaire de gagner du temps au bénéfice du doute.La SEC s’est refusé à tout commentaire sur le dossier. Toutefois, relève le quotidien, la lettre de David Einhorn ne mentionne pas le fait qu'à l’issue de la période de confidentialité de sept jours sollicitée auprès du gendarme de la bourse, il s’est aussitôt et très largement exprimé sur son investissement dans Micron Technology.
En parallèle à la publication de résultats trimestriels supérieurs aux attentes, passant par un bénéfice net en hausse de 7% à 1,05 milliard de francs (862 millions d’euros) malgré un repli côté banque d’investissement, UBS a précisé son projet de modification de sa structure juridique afin de permettre un démantèlement plus simple en cas de crise profonde. Afin de motiver les actionnaires à accompagner la création d’une holding par échange d’actions, la banque promet le versement d’un dividende extraordinaire du fait de l’allègement des réserves réglementaires devant découler du projet.
BNP Paribas a présenté ce matin «Préférence client 2016», déclinaison de son nouveau plan stratégique à l’échelle de la clientèle particulière en France. La banque a confirmé la spécialisation de ses 2.200 agences en trois formats: les agences express, sans activité commerciale et largement automatisées, les agences conseils, pour les opérations régulières, et les agences projets, qui réuniront les expertises de la banque. Le plan prévoit en parallèle la création de 700 à 1.000 postes de conseillers spécialisés, qui interviendront sur tous les canaux. BNP Paribas a formulé 10 engagements de service, notamment personnaliser les offres proposées à ses clients et prendre en compte la fidélité dans la tarification. Un investissement de 210 millions d’euros sur 3 ans est prévu: près des trois quarts sont destinés à la transformation immobilière du réseau, laquelle devrait s’achever en 2019.
Federico Ghizzoni, le directeur général d’UniCredit, a indiqué à des journalistes à Milan que la banque italienne s’apprêtait à ouvrir les «data rooms» en vue de la vente de sa filiale Credit Management Bank, relate Bloomberg. Il s’agit de sa plate-forme de gestion des encours douteux. Plusieurs actifs similaires ont déjà changé de mains ces derniers mois, notamment en Espagne où les banques ont vendu ces activités à des fonds crédit.
Martin Vial, directeur général d’Europ Assistance depuis 2003, a décidé de quitter le groupe «pour s’engager dans une nouvelle phase de son parcours professionnel», selon un communiqué. Le conseil d’administration d’Europ Assistance Holding a nommé à titre intérimaire Eric Lombard, directeur général de Generali France, maison mère de la société d’assistance. Le recrutement du successeur de Martin Vial est toujours en cours. De sources proches du dossier, la décision de faire évoluer la gouvernance d’Europ Assistance aurait été prise d’un commun accord au début du printemps.
Dans le contexte de l’analyse de la qualité des bilans bancaires menée par la BCE, les établissements européens, grecs en tête, ont levé l'équivalent de 13 milliards de dollars de fonds propres au cours des quatre premiers mois, soit trois fois plus que l’année dernière à la même période.
Les autorités judiciaires américaines sont sur le point de conclure un accord de «reconnaissance de culpabilité», assorti d’une transaction de plus de 1 milliard de dollars, avec Credit Suisse. Objectif : mettre fin aux accusations de facilitation d'évasion fiscale pour le compte de clients américains. Cet accord pourrait être entériné dans les prochains jours.
Après presque deux ans de discussions, les gouvernements de la zone euro devraient, dans le courant du mois, arrêter définitivement les conditions de la recapitalisation directe des banques par le Mécanisme européen de stabilité. «Il y a un accord politique très large», a confirmé le ministre français Michel Sapin. Les différends portaient avant tout sur l’année 2015 où les règles de bail-in ne seront pas encore en vigueur mais où les éventuels besoins de capital révélés par les stress tests devront être comblés. Pour cette seule année, selon le président de l’Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem, le MES ne pourra entrer au capital d’une banque en difficulté qu’après dépréciation de 8% de son passif. Le compromis préparé par le président de l’Eurogroupe devrait être soumis à plusieurs parlements nationaux, notamment allemand et finlandais, dans les jours qui viennent. «Cet instrument va entrer dans le paysage», a assuré Michel Sapin.
Dans une vidéo diffusée hier, le ministre américain de la Justice indique que des poursuites pénales pourraient être prochainement annoncées contre de grandes banques accusées d’avoir porté préjudice à l'économie des Etats-Unis. Eric Holder ne cite aucun nom mais ses propos interviennent alors que deux établissements, BNP Paribas et Credit Suisse, sont dans le collimateur des autorités américaines. «Rien ni personne n’est trop important pour la prison», ajoute-t-il.